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 Les fous qui dérangent sont des anges {Leafred

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MessageSujet: Les fous qui dérangent sont des anges {Leafred   Mer 24 Fév - 22:30



Debout les fous
ft. Leandra & Winnie.


Elle a fini par trouver la boîte. Cette petite chose qu'elle n'avait pas remarqué et qui, pourtant, faisait toute la différence. Winifred a les yeux rivés sur son contenu, les mains tremblantes et le souffle court. Dire qu'elle a cru, naïve, que sa vie avait basculé le jour d'Halloween, quel nennie, ça a commencé bien avant. Le visage du psychologue Caldwell lui sourit à pleine dents sur fond de paysage un peu flouté. Les coins sont cornés, il a perdu ses rides, mais la photographie ne ment pas, aussi jeune était-il alors, cet homme-là est le psychologue du bas de la rue. Elle est si belle. Sa mère, Madison, fait une moue idiote qui crie sa jeunesse. Les yeux pétillants, Madison prend la photo à bout de bras en véritable experte de la chose. Mince, ça craint. Avant halloween elle a eu cet entretien catastrophique avec le psychologue, cet homme détestable avait osé la provoquer devant sa propre mère en affirmant qu'à part le suicide, rien ne pouvait la soigner. Connard. Et sa mère de ne rien dire, de partir, pâle et étrange. D'aller ensuite s'enfermer dans le bureau et de ne plus en ressortir, y retourner et devenir muette le temps d'une semaine… et après rien n'avait changé. Etrange semaine que celle-ci dont Madison ne fit aucun commentaire. Quand elle put retourner dans le bureau, Winifred fouilla pour comprendre l'attitude étrange de sa mère mais rien, nada. Elle continua, encore et encore, jusqu'à comprendre qu'il n'y avait rien dans cette pièce, car il manquait la boîte noire et rose. Clairement cette boîte métallique dont elle n'a jamais eu la clef était hideuse, et visible avec ça ! Tant mieux, elle aurait été bêtement marron, elle n'aurait pas retenue sa présence dans l'appartement. La vie passe, James entre dans son existence et la suite fait que cet incident se fait petit… et disparaît de son esprit. Maman, y a le psy qu'est à l'hosto aussi. Elle avait dit ça comme ça, pour faire la conversation depuis son lit d'hôpital. Il aura fallu que sa mère pâlisse à nouveau pour que Winifred se rappelle et la voilà de retour chez elle, perdue. Incapable de trouver cette boîte. Une visite à Miranda ne changera pas ses obsessions. Cette boîte, elle est où ? Finalement elle la retrouve bien cachée sous une planche, sous le lit de sa mère. Une vraie gosse avec ses cachettes. La boîte est forcée par les outils de cuisines et Winifred découvre « la boîte intime » de sa mère. Journaux pas terminés, babioles, tickets… et surtout, les photographies. Cette photographie.

Elle le connaît, elle connaît le psy.

Ni une, ni deux, elle imagine un plan pour justifier sa présence dans le cabinet. Présence complètement stupide puisqu'elle lui a clairement fait comprendre qu'elle ne reviendrait jamais chez lui. Enfin, il était demeuré, elle trouvera le moyen d'entrer ! Dans la précipitation, Winifred ne prit pas le temps de vérifier l'évidence : les horaires d'ouvertures du cabinet. Aussi quand elle se retrouva nez à nez face à une porte close, son enthousiasme vira à la frustration. Elle a besoin de réponse et c'est pas sa mère qui va les lui donner ! Bordel ! Il habite où !? La plaque ! Bartholomew Caldwell… okay facile avec ça de retrouver son adresse. Elle va aller chez lui. Ce ne sont pas les meilleures dispositions pour l'interroger mais, de toute façon, elle ne sait pas comment être subtile. Espérons qu'il ne soit surtout plus à l'hôpital car elle va en faire des détours sinon. Si elle était plus sensée, elle envisagerait de se calmer en premier lieu mais Winifred n'était pas sensée. Les nerfs à vif depuis Halloween, elle ne vivait plus que d'impulsions.

Du mouvement. Elle avait toqué avant de se rendre compte que les horaires indiquaient que c'était fermé. Tiens. La secrétaire du psychologue fit office de gardienne, parfait. Elle n'a même pas besoin de rentrer chez elle, cette femme va lui dire où il habite – ou lui laisser son ordinateur pour qu'elle le fasse. Pensée pour Attila. Ce genre de mission, c'était leur crédo, mais quand elle était passée tout à l'heure devant son appartement elle n'avait pas pu lui demander de l'accompagner. Halloween était toujours en travers de sa gorge et, surtout, ce mystère lui tenait un peu trop à coeur. C'était bien trop personnel, intime… et, pour une fois, elle n'était même pas certaine de vouloir connaître le fin mot de l'histoire.

- Tu tombes bien, j'ai besoin de savoir où est le psy. Urgent, ordre du médecin. Halloween, j'y étais quand ces tatoués du dimanche l'ont fait exploser et ils m'ont dit que je ne pourrais sortir que si je parlais de ça à quelqu'un.

Tranchée, autoritaire, le petit bout de femme tient le regard de la secrétaire. Je ne partirais pas. Poings fermés, elle se tient droite dans ses converses, sûre d'elle. Sa douce folie lui donne une confiance qu'elle ne pensait pas avoir.

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MessageSujet: Re: Les fous qui dérangent sont des anges {Leafred   Jeu 3 Mar - 21:48


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Leafred

Bosser comme secrétaire pour le Doc’, ça avait des bons et des mauvais côtés… Dans les mauvais, on comptait tous les patients qui, sous prétexte que je suis secrétaire de psy, pensent que je peux jouer les psys moi aussi. Non mec, j’en ai rien à cirer que ta femme t’a trompé avec ton père. Rien du tout. Et encore moins des effets que ça a sur toi, tu t’es planté de bureau. Les bons côté… ce sont tous ces patients un peu chtarbés mais diablement drôles. L’autre jour par exemple, un type avec la phobie des mains s’est pointé… Sa réaction quand je lui ai tendu un papier a été mémorable : il s’est mis à hurlé comme si il avait vu un monstre. Pas très fendard pour lui, pour sûr, mais qu’est-ce que j’ai pu rire ce jour là… Clairement, y avait des patients hauts en couleur. Evidemment, entre les gens pénibles et les gens funs, il y avait tous les gens insipides, la grande majorité de la population. Je ne comprenais pas comment Barth pouvait ne serait-ce que faire semblant de s’intéresser à leurs soucis. Et le pire… c’était qu’il ne faisait PAS semblant. Non non, il s’intéressait sincèrement à eux. Ce mec était fou. C’était d’ailleurs ce qui faisait de lui un bon psy. Sûrement.

Encore une dure journée de finie. Barth est parti devant, il est passé voir un patient chez lui –celui qui a la trouille des mains justement- et il ne repassera sûrement pas par le bureau. Qu’à cela ne tienne, j’avais de toute façon quelques petites choses à finir, autant les faire au bureau où je serai tranquille… Je ne préfère pas que le doc me voit faire des recherches pour les Red Hawks, et s’il n’est pas du genre fouine, il pourrait toujours tomber sur quelque chose qui ne le regarde pas à la maison. Alors le bureau, c’est par-fait.

J’étais tellement plongée dans mes recherches que je sursautai en entendant que l’on toquait à la porte. Je restai un instant silencieuse et immobile, réfléchissant à ce que je devais faire. Etait-ce Mew ? Avait-il oublié ses clefs ? Je ne pensais pas qu’il repasserait par ici, j’étais certaine qu’il retournerait directement à la maison… Bon, ça allait devenir suspect si je continuais de faire la morte. Rabattant l’écran de mon ordinateur portable après avoir réduit ma fenêtre de recherche –au cas où Barth avait besoin de regarder un truc sur mon ordinateur, autant éviter qu’il ne tombe directement sur mes travaux, je me décidai enfin à aller ouvrir. Je dévérouillai la porte que j’avais fermée pour ne pas être prise par surprise, et je l’ouvris, m’attendant à tomber nez à nez avec le doc, déjà prête à l’accueillir avec un sourire complice.

A la place…  je dus descendre un peu les yeux pour tomber sur une… fillette. Elle me disait quelque chose, et après avoir fouillé un peu mes souvenirs, je me souvins pourquoi : je venais tout juste de commencer mon travail de secrétaire lorsqu’elle avait débarqué, boudeuse et caractère de cochon, avec sa mère. Elle m’avait regardé bizarrement, comme si j’étais une ennemie ou quelque chose du genre… Par la suite, j’avais vu tellement de gros barjots me regarder bizarrement que j’avais appris à faire la part des choses.

Elle semblait dans un état d’agitation, ce qui ne présageait rien de bon. Je n’étais PAS douée pour gérer les patients borderline, vraiment pas. J’espèrais qu’elle n’avait ni des pulsions suicidaires ni meurtrières, il serait dommage qu’il y ait un mort ce soir à cause de mon manque de tact et d’empathie.
Mon sourire jusque là amusé se transforma en grimace polie : ne pas tirer la gueule Lea, ça va mettre la patiente instable dans de mauvaises dispositions, et tu ne veux pas ça.

J’ouvris la bouche, prête à lui réciter mon discours expliquant que le Doc n’est pas là et patatiiii et patataaaaa, mais elle me devança, se mettant à me tutoyer comme si j’étais sa pote du skatepark du coin. Euh… on se calme la mioche ? Non, ça n’a pas l’air au programme. Elle a l’air excitée comme une puce. A bien y réfléchir, elle était déjà drôlement agitée la dernière fois que je l’ai vue, ça doit faire partie de son tempérament.
Je la laissai me débiter sa tirade, penchant la tête sur le côté alors que je la dévisageai. De toute évidence, se débarrasser d’elle n’allait pas être aussi facile que je le pensais. En fait, j’aurais mieux fait de continuer à faire la morte…  Sergei attendait mon rapport pour demain.

Essayant de ne pas avoir l’air trop agacée, je notais tout de même dans un coin de ma tête sa façon de parler des Atriens. Visiblement, la demoiselle n’était pas leur fan numéro 1. Je dus attendre qu’elle ait fini de déblatérer pour pouvoir à mon tour en placer une. La demoiselle était bavarde.


« Les tatoués du dimanche hein ? »

Répétai-je, ne cachant pas mon amusement. J’avais entendu un sacré paquet de noms d’oiseaux pour les atriens, généralement plus virulents que celui-ci d’ailleurs, mais pour sûr, la gamine gagnait un point pour l’originalité. Cela dit, nous n’étions pas là pour discuter sémantique, d’ailleurs, moi je n’étais pas là pour discuter tout court, alors autant expédier illico presto le souci.


« Alors d’abord… ton nom ? Que je vérifie que tu es bien une patiente du docteur »

On m’avait rarement entendu si courtoise et polie. En fait, plus j’avais envie de faire chier les gens, plus je devenais polie. Etrange. Il faudrait que je demande à Barth d’où ça venait cela…


« Ensuite, tu sais probablement lire à ton age, nous sommes hors des heures de consultation. Et le doc ne fait pas d’heure sup. Peu importe la raison. Désolée que tu ais fait tout ce chemin pour rien…. »

Mon ton pseudo-complaisant était tellement surjoué qu’on voyait à des kilomètres que je jubilais intérieurement. Si elle me sautait à la gorge et essayait de m’arracher la carotide avec les dents, je pourrais toujours dire « mais j’comprends paaaaas, j’étais courtoise et aimable pourtant ! » pour justifier le fait que j’avais du lui faire le coup du lapin. Evidemment, on n’en était pas encore là. Elle avait plus le profil de la gamine en pleine crise d’ado que de la psychopathe pour le moment. Cela dit… elle était peut être un peu vieille pour faire une crise d’ado. Quel age avait-elle au juste ? Difficile à dire. Son attirail la rajeunissait sans doute aussi.


« Donc voilà. Pas l’choix. Soit tu m’en parles, après tout, je suis aussi quelqu’un, soit tu repasses demain et bonne soirée ma p’tite dame ! »

Conclus-je, un petit sourire suffisant sur les lèvres alors que je jouais un peu sur les mots. Elle avait, de toute évidence, absolument envie de parler au Doc, peu de chance pour qu’elle se rabatte sur moi, la secrétaire moqueuse. Dans 5 minutes, elle devrait lever le camp, et moi, j’aurais la paix. Amen.


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Parce que le cerveau suit le coeur

Je te l'ai dit, tu as ce sourire au coin des lèvres quand tu mens. Tu t'imaginais pouvoir t'en sortir encore et encore facilement. J'essaie d'y croire, j'me voile sûrement la face. Tu m'as poignardée dans la noir. J't'ai fait confiance, aveugle était ma confiance, et tu m'as fait tort.
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MessageSujet: Re: Les fous qui dérangent sont des anges {Leafred   Mer 16 Mar - 22:47



Debout les fous
ft. Leandra & Winnie.


Adossée contre le chambranle de la porte, elle attend qu'on lui ouvre la porte. Il est pas pressé… Ah enfin ! Winnie ne recula pas quand la porte s'ouvrit mais fronça les sourcils, c'est pas le doc ça. Bah, la secrétaire c’était comme le larbin d’un Boss : tu le dégomme et ensuite, t’as le droit de voir le big boss. L’astuce c’est de jouer le jeu, le temps de débloquer le bon skill pour déjouer le larbin.

Beatrix. Beatrix Livingtson.

Répondit elle laconique, toujours sous identitée secrète lors de mission, en profitant que la porte soit ouverte pour regarder à l’intérieur. Ca n’avait pas changé. L’esclave du doc continuait de bavasser, s’excusant à grand renfort de cérémonial de l’inutilité de sa démarche, et franchement si n’importe qui pouvait comprendre qu’elle se moquait de Winifred : Winnie, elle, ne remarqua rien. Tout ce qu’elle entendait c’était qu’il n’était pas là et qu’elle allait devoir se contenter de la psy de seconde zone. Et tout ce qu’elle voyait c’était la lumière pâle du pc se reflétant dans la vitre derrière le bureau. Elle ne pouvait pas parler à la jeune femme, qu’est-ce qu’elle allait pouvoir lui dire ? Winifred tarda son regard sur elle : elle avait quoi ? trente ans maximum ? Elle avait peut-être connu sa mère plus jeune… mais il aurait fallu qu’elle soit proche du doc depuis très longtemps et ça collait pas vraiment côté âge... Évaluant les plus et les moins, elle finit par la juger inutile. Par contre l’ordi… lui… Comme la jeune femme avait pu l’apprendre à ses dépends, Winifred et la politesse ce n’était pas son fort. Profitant de sa petite taille et, surtout, très habituée à forcer les portes, elle se glissa rapidement dans le cabinet. Mode ninja activé. Elle se glissa sous le bras de la secrétaire et accélérant d’un coup, couru jusqu’à l’ordinateur. Mode ninja terminé, on switch en pirate. Et un pirate ça ne s’embarrasse même pas à répondre à la bonne femme qui garde le donjon, j’parle pas aux pnj.

Tout ce dont elle avait besoin c’était les fichiers personnels du doc. Probable que ses photos ne soient pas dans le pc du bureau mais s’il avait fait comme tout le monde : se créer un compte sur l’ordinateur, alors elle pouvait accéder à ses données personnelles. Ordinateur perso, téléphone… au pire, elle aura son adresse perso via le GPS du téléphone. Le navigateur internet était ouvert en bas de la page, parfait elle en avait besoin pour pirater le compte mail si le besoin en était. La page s’afficha, elle déplaça la souris sur le menu démarrer quand le contenu de la page l’arrêta. Ça c’était pas des recherches lambda, et elle s’y connaissait en recherches sur internet.

Tes recherches…

Ce n’était vraiment pas clair mais Winifred n’eut évidemment pas le temps de farfouiller l’historique même si l’envie était grande. Cependant voir ceci lui donnait une idée. Elle dévisagea une nouvelle fois la secrétaire, hm elle n’était pas baraquée mais elle était prête à parier que dans un combat entre elles deux pour le contrôle de l’ordinateur, elle aurait le dessus. Pas un instaDis me dit ce que tu cherches, je te le trouve. Surtout si ça concerne c’est tordus… Je sais des choses, je peux t’être utile. nt elle ne pensa à lui demander poliment l’autorisation (pas comme si elle était déjà devant mais bon…), plutôt porté sur le chantage, la baston et les stratégies alambiqués tirées de ses jeux, Winifred fit tourner le fauteuil façon inspecteur gadget.

Je peux t’obtenir de bien meilleures infos que ça.

Elle ne mentait pas, pour le coup les recherches de la jeune femme flirtait avec le niveau d’un collégien. C’était facile, plat, évidemment… franchement à la portée de n’importe qui. Sûre de ses talents - pour ne pas dire un brin suffisante en la matière - Winifred lui sourit tout en prenant soin de bien s’accrocher au fauteuil au cas où elle aurait envie de la déloger.

J’blague pas. Ce qu’elle savait avait tendance à la faire passer pour folle mais les propos récents de James et la certitude que le monde entier avait tord mais qu’elle même avait raison, poussait Winifred à abattre toutes ses cartes pour se vendre. En échange, dis moi si le doc t’as parlé d’une Madison ? Et si non.. j’aimerais fouiller l’ordi pour voir ce que sa vie privée contient.

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MessageSujet: Re: Les fous qui dérangent sont des anges {Leafred   Sam 26 Mar - 13:14


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Leafred

Beatrix Livingston hein. Ce nom ne me disait rien… en même temps je n’avais jamais véritablement eu une excellente mémoire des noms. Plus des visages, d’ailleurs je la remettais bien, cette petite. Elle avait débarqué en traînant des pieds, amenée par sa mère, et avait déployé toute la mauvaise volonté du monde jusqu’à ce que celle-ci ne revienne la chercher. Comportement typique de l’ado en crise, sauf qu’elle me semblait un peu vieille pour être une ado… Donc, Beatrix. C’était pas franchement à la mode comme prénom, pas trop de sa génération. Pas de bol.

Je m’apprêtai à faire demi-tour vers l’ordinateur afin de vérifier qu’on avait bien une fiche patient à ce nom, mais la petite fouine fut plus rapide que moi. Comme piquée par une mouche, la voilà qui se faufilait sous mon bras, dans la salle d’attente, détalant vers…. Mon ordinateur ? Merde.

Il ne me fallut que quelques secondes pour la rejoindre, mais la fouine avait été rapide, et à en croire son commentaire en suspens, elle avait eu le temps de voir ce que j’étais en train de rechercher. La machoire un peu tendue, l’air nettement moins chaleureux, je me tenais droite devant elle, la surplombant alors qu’elle s’affaissait sur le bureau. Du bout des doigts, je rabattis l’écran du portable, l’ordinateur se mettant automatiquement en veille

« Tes parents ne t’ont jamais appris que la curiosité est un très mauvais défaut ? Ca peut te mettre dans de sacrément mauvaises situations… »

Oh ce n’était pas tant une menace, juste… un genre d’avertissement. Ok, c’était une forme de menace, mais ne chipotons pas. Je ne lui avais pas mis le coupe-papier sous la gorge, si ? Bon, alors n’utilisons pas de gros vilains mots. D’ailleurs, la gamine semblait s’en foutre éperdument, preuve que je n’avais pas du être très effrayante. Je levai les yeux au ciel. Si je devais faire du babysitting pour tous les patients de Barth en dehors des horaires de consultation, il allait falloir que je lui demande une augmentation. Ou l’autorisation de leur botter les fesses, au choix.

En attendant le parasite ne semblait pas vouloir se décrocher de MON fauteuil. Je savais qu’il était confortable, c’était moi qui avais fait braire Barth pour qu’il l’achète. Bon, je n’avais pas eu à trop insister…  Barth était plutôt du genre bonne pâte de ce côté-là. Mais ce n’était certainement pour des mioches viennent le squatter à ma place. Je m’apprêtais à la faire déguerpir de là lorsqu’elle me lança à la figure qu’elle pouvait m’obtenir de meilleures informations. Sur le coup, j’éclatai d’un rire bref. Elle était prête à tout pour ne pas se faire jeter d’ici, ça crevait les yeux. Ma courte hilarité passée, je retournai le problème dans ma tête… Que cette gamine soit plus douée que moi, c’était loin d’être impossible. On avait du lui coller dans les paluches 36 000 joujous numériques et virtuels dès  son plus jeune age, comme tous les humains, alors que moi, j’avais vu un ordinateur pour la première fois de ma vie à 15 ans. Et je n’avais commencé à en utiliser un qu’après mes 20 ans. J’avais vite appris les fonctionnalités de base, mais de là à tout maîtriser…. Clairement je n’en étais pas là.

Levant un sourcil, l’observant avec un certain sérieux mêlé d’une pointe d’intérêt, je finis par lâcher :

« Je t’écoute »

Vas-y gamine, vends toi. C’est bien beau de me dire que tu peux me trouver mieux, maintenant il faut me le trouver. Ou, en tout cas, me convaincre. J’avais croisé mes bras sous ma poitrine, dévisageant la môme, me demandant bien ce qu’elle pourrait m’apporter. Et surtout, qu’est-ce qu’il faudrait que je lui dévoile pour que ses recherches soient efficaces. Evidemment, la question du paiement n’allait pas trop tarder non plus. Elle n’allait, pour sûr, pas faire ça juste pour mes beaux yeux. Et si elle me demandait de l’argent… ça s’annonçait compliqué. Concrètement, vu ce que me coutait déjà le magnifique cagibi où j’habitais maintenant, il allait falloir jeûner pour pouvoir mettre de l’argent de côté. Et ça, c’était hors de question. J’aimais trop bouffer. Et puis je n’étais pas désespérée à ce point non plus : s’il fallait que je me démerde avec mes recherches basiques, je le ferais. J’irais faire les yeux de cocker à Serguei ou Elyan.

La condition finit par tomber. Je m’efforçai de garder un air sérieux, concentré. Ce n’était pas trop difficile puisque j’étais en train de cogiter. Madison… Le nom ne me disait rien du tout. Il ne me semblait pas me rappeler une patiente avec ce prénom. A part une patiente… Barth était assez secret sur son passé et sur ses proches. S’il y avait une Madison dans son entourage, je ne la connaissais pas. Peut être avait-il rencontré quelqu’un ? Me l’aurait-il dit si c’était le cas ? Pas sûr. Il n’avait probablement pas tellement envie que je vienne tout gâcher avec mes gros sabots. Penser à tout cela me mettait d’humeur grognonne… Aussi décidai-je de chasser ces sujets de mon esprit. Revenant à notre réalité, je réalisais que la gamine, Beatrix, m’observait toujours, attendant ma réponse. Merde. C’était quoi sa condition déjà ? Fouiller l’ordi si je n’avais pas d’info sur cette Madison ? Ca, c’était mort. J’ignorais ce que Barth avait sur son ordi, et je ne comptais pas l’apprendre en aidant une ado déglinguée. Il me restait toujours le bluff. La bonne nouvelle, c’était que mentir et jouer la comédie, c’était plutôt mon domaine.

« Madison, ça me dit quelque chose en effet »

Lâchai-je finalement, fronçant les sourcils, l’air concentré, comme si je faisais appel à une souvenir lointain.

« Mais qu’est-ce qui me dit que tu ne me racontes pas des cracks juste pour obtenir les infos que j’ai ? »

Enchaînai-je, l’air méfiant. Je devais avoir l’air suffisamment intéressée par ses services, et suffisamment protectrice d’une hypothétique information que je détiendrais. Tout était dans le dosage. J’espérais que la gamine n’était pas un Barth en puissance, perspicace à l’extrême, capable de détecter tout et n’importe quoi à ma façon de sourire, de regarder, ou de me gratter le nez.

« Une avance sur recherches pourrait raviver quelques souvenirs… »

Ajoutai-je, et cette fois, j’avais pris un air de business woman. Clairement, j’étais passée en mode négociation. Si tu veux mes infos, commence par me faire mes recherches. Je n’avais jamais été une joueuse de poker assidue, mais le bluff, ça me connaissait bien. C’était presque comme si j’avais fait ça toute ma vie, alors ce n’était pas une demie-portion qui allait me battre sur mon terrain.

« Et ça a intérêt à valoir le coup. Je n'aime pas qu'on me fasse perdre mon temps »

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MessageSujet: Re: Les fous qui dérangent sont des anges {Leafred   Lun 11 Avr - 12:53



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Ce qu'elle pouvait être lente ! A croire que son cerveau tournait en 3G. L'appareil préhistorique qui lui faisait face finit néanmoins par sortir de sa veille et lui offrir une réponse des plus alléchantes. Elle avait entendu parler de sa mère. Intéressée, Winifred se redressa sur son siège, tendue et aux aguets, prête à la questionner et à recevoir les informations souhaitées. Sauf que l'autre avait aussi à y gagner et, la négociation prit place alors qu'elle se renfrognait. Ca aurait été trop simple… honnêtement, la curiosité des recherches la titillait et le sujet, en plus, lui parlait. Elle-même s'intéressait au cas de la maison explosée et aux atriens, si l'aider pouvait la servir elle-même… Loin d'être une grande manipulatrice, Winifred tomba dans tous les panneaux de Leandra et, pire, trouva le deal particulièrement excitant. Ordinairement elle faisait sa petite magie dans sa chambre, loin des regards, là elle avait une spectatrice et l'enjeu – sa mère – rendait l'ensemble particulièrement excitant. Elle aurait dû simuler une hésitation, histoire de paraître plus sournoise, plus astucieuse, qu'elle ne l'était mais la flamme dans ses yeux la trahissait.

Okay.

Répondit-elle avait un certain enthousiasme en se tournant vers le PC. Comment prouver ses compétences ? L'excitation ne la rendait pas idiote, elle savait qu'elle ne devait pas abattre toutes ses cartes au premier tour : c'était la règle de base de n'importe lequel de ses rôles. Il fallait monter crescendo, créer la surprise un peu plus à chaque tour… Elle prit donc l'ordinateur et alluma la petite lampe de bureau histoire d'avoir encore plus de lumière, puis elle inclina le PC de façon à bien voir le clavier. Ils sont sérieux ? Ah bah c'est pas que des cours de recherche en ligne qu'ils vont avoir, c'est aussi des cours de sécurité… Les quelques lettres et chiffres – bien peu à son goût – bien grasses du clavier furent entrer dans la barre « mot de passe ». Echec. Elle fit une nouvelle combinaisons et la troisième fut la bonne. L'avantage de ces machines c'est que ne se bloque jamais. Voilà, elle était dans l'ordinateur et le PNJ à ses côtés pouvait déjà voir qu'elle maitrisait son sujet.

Ce qu'il y avait d'intéressant chez Winifred c'était de voir comment ce bout de femme bavard et nerveux, devenait calme et silencieux quand elle « travaillait ». Toute son attention était fixée sur l'écran, elle était bien, elle-même, dans sa petite bulle. Ses doigts pianotaient avec dextérité, son regard se promenait sur la page, sachant toujours exactement où se positionner. Il n'y avait pas d'hésitation ; là où le commun des mortels posaient des questions au moteur de recherche, elle, elle exploitait des parenthèses, astérisques, traits d'union et on en passe. Les questions se transformaient en une espèce de langage codé qui lui permirent de resserrer le champs des recherches à Edendale. Onglet numéro 1 : prêt. Il ne contenait qu'une excellente et pointilleuse recherche affichant tous les articles, journaux comme blog, de ceux ayant narré la nuit de l'explosion. Elle alla installer un logiciel et enregistra tout les articles de la page une de Google dans des documents words puis envoya le tout sur le logiciel

Tu pourrais tout lire mais ça serait super long. Je t'ai mis ça, je l'utilise pour mes jeux, ça va plus vite.


Hop, elle clique sur « scanner » et entre divers mots clefs dans le champs : « mots clefs ». Atriens. Bizarre. Découverte. Danger. A savoir. Le logiciel charge… et finit par afficher les occurrences. Ils ne s'agit pas de dire combien de fois ces mots ont été écris mais où. Rapidement elle va voir les mots qu'elle préférait, à savoir, découverte et bizarre. Et… ça paye.

Regarde, sur les dix articles y en a sept qui parlent d'une dispute violente entre deux atriens et un humain. Son doigts glisse sur l'écran pour lui montrer les points importants. Et un humain est intervenu pour les séparer, il n'était pas seul… il a embarqué l'atrienne… Attend y a une photo.

Laide, évidemment, puisque prise par un amateur. La photo montrait l'atrienne de dos, Cathleen étant reconnaissable pour les deux jeunes femmes, embarqué par un homme massif bien que petit, inconnu au bataillon. Mais bon, elle ne connaissait pas grand monde. Winifred prit l'image et la déplaça dans un nouvel onglet, recherche « image ». Le moteur de recherche ne trouva rien. Nouvelle recherche via des sites spécialisés bien plus pointue.

Ca c'est pas normal.

Elle avait un air sérieux mais le frémissement aux coins de ses lèvres, le regard passionné détrompait sa voix : Winifred s'éclatait. C'était meilleur que tout le reste, ça ne sera jamais que meilleur que tout le reste. Depuis qu'elle avait mis un doigt dans l'informatique, elle n'avait pu l'enlever. Cet instant là, celui de la découverte étrange, grâce à ses propres talents, était plus jouissif qu'une partie réussite en survivor de Call of Duty ; plus jouissif que le jeu des corps avec James et encore bien meilleur que se voir obtenir un abonnement à vie à Dragon Quest Resurrection. Le bonheur brute.

On apparaît tous sur internet. Je fais une recherche sur toi, je vais trouver des trucs. Tu as forcément été prise en photo, écrit des trucs… tout ce que tu fais, je vais le retrouver et, si en apparence je ne trouve rien, ben je vais trouver des homonymes ou des gens qui te ressemble… or là j'ai rien. Ce mec a effacé complètement ses traces… Il a juste pas fait gaffe au blog de… elle va voir le nom… de TonyS car il ne l'a pas nommé et qu'il la foutu en plein milieu.. On a de la chance pour le coup. Sa voix se meure alors qu'elle réfléchit. La femme je la connais mais lui… Y a une piste à creuser. ajouta t-elle en reprenant de l'aplomb, se tourna vers la secrétaire. Je peux faire tellement plus que ça, là c'était une vraie recherche en ligne, un gosse intelligent aurait pu le faire. Ce n'était même pas un pique, juste l'évidence. Avec mes outils je peux entrer n'importe où et te mettre en relation avec des données, des personnes, dont tu n'imagines pas l'existence. Elle ne se vantait même pas, encore une fois, c'était un simple fait ; seul l'éclat de ses yeux et le sourire trahissait une certaine fierté.

A ton tour, dit moi ce que tu sais.

Mais aussi forte soit l'envie de poursuivre ses recherches, elle n'oubliait pas que le plus important restait sa mère et le psy.

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MessageSujet: Re: Les fous qui dérangent sont des anges {Leafred   Ven 6 Mai - 19:50


Nice work you did
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Leafred

Comme prévu dans mon plan, elle obtempéra et se mit donc au travail pour me prouver l’ampleur de ses capacités. Elle commença par dévérouiller mon clavier avec une simplicité enfantine, ce qui me rappela qu’il fallait que je nettoie le clavier en question, ou que j’opte pour un mot de passe suffisamment tordu pour que même en en connaissant toutes les composantes on ne puisse pas le reconstituer en totalité.
Contournant la demoiselle assise sur MA chaise je me positionnai derrière elle afin de voir ce qu’elle cherchait, ou plutôt ce qu’elle trouvait. Pour sûr, elle pianotait vite, la môme, j’arrivais à peine à suivre. D’ailleurs, au bout d’un moment, j’arrêtai d’essayer.

Je ponctuai ses commentaires de quelques « inhin » « mm mm » pour dire que je suivais, mais mes yeux étaient essentiellement occupés à scruter l’écran et les articles qu’elle avait dégoté. Tiens Cathleen, Kleve et Alvin. Comme quoi, ils me collaient à la peau ces 3 là, même quand je n’y pensais pas ils s’invitaient dans ma tête. Le 4eme bonhomme, je ne le connaissais pas. Il avait du débarquer après mon départ. Son « ça ce n’est pas normal » me fit tourner le regard vers elle. Ah ? J’n’avais pas la moindre idée de ce qui lui posait souci, mais elle avait l’air à 200%.

Et là…. Ce fut l’ouverture des vannes.
Clairement, quand on lançait la gamine sur un sujet qui l'intéressait elle se transformait en vrai moulin à paroles. Bon, il y avait clairement quelques aspects dans son charabia qui m'échappaient, mais ce n'était pas très important. Je n'avais pas pour objectif d'apprendre à faire moi-même ce qu'elle faisait bien mieux elle-même. Donnez à quelqu'un du poisson et il sera nourri une fois, apprenez lui à pêcher et il se nourrira à vie, certes. Mais ils avaient oublié la 3eme option dans le proverbe : payer le pêcheur et il vous nourrira à vie sans que vous n'ayez à lever le petit doigt. Je pourrais clairement inventer un gros mensonge bidon pour ensuite l'exploiter, c'était dans mes cordes, je devenais très imaginative lorsqu'il fallait pondre une histoire... Mais j'avais une autre idée en tête. Cette gamine n'avait pas l'air excessivement fan des atriens à en croire sa façon de parler d'eux un peu plus tôt.... Évidemment, de là à partager complètement l'idéologie des Red Hawks, il y avait un pas. Un grand pas même. Mais j’étais bien placée pour savoir qu’avec une toute petite étincelle, on pouvait faire un beau feu de forêt si on savait comment s’y prendre. Et je savais comment m’y prendre. Chacun sa spécialité : elle, c’était l’informatique, moi, c’était attiser la haine.

Elle me sortit de mes pensées en me rappelant que qu’il y avait 2 parties dans le deal, et qu’ayant rempli la sienne, elle attendait que je délivre ma part de l’accord. Je restai un instant silencieuse, pensive, à me mordiller la lèvre, comme si j’hésitais. En fait, j’étais en train de réfléchir à comment j’aller placer mes pions pour obtenir ce que je voulais. Croisant mes bras sous ma poitrine, je m’appuyai un peu sur la chaise de bureau que « Beatrix » occupait toujours, utilisant mon poids pour faire rouler le siège sur le côté de sorte à l’éloigner de l’ordinateur et le tourner vers moi.

Plissant les yeux, l’air suspicieux, comme si je n’étais pas totalement convaincue encore.

« Si tu es tellement douée pour trouver des informations sur des gens ou des... Choses, pourquoi tu ne fais pas toi-même des recherches sur Madison ? »

Demandai-je finalement dans un haussement de sourcil inquisiteur. Ne jamais laisser savoir à quelqu’un à quel point il peut vous être précieux. A la place, il valait toujours mieux leur laisser croire qu’on leur faisait une grande faveur en acceptant leur aide. La môme manipulait ses informations, moi, je préférais manipuler les gens. Chacun son passe-temps.

« On est tous sur internet, tu l’as dit toi-même »

Ajoutai-je, histoire de lui montrer que oui, j’avais écouté. Douée comme elle semblait l’être, ce devrait être un jeu d’enfant que de trouver ce qu’elle voulait sur cette fameuse Madison et sur Barth –car de toute évidence, c’était le lien entre les deux qui l’intéressait.

Glissant ma main dans mes cheveux, je me redressai un peu pour venir m’asseoir sur le rebord du bureau, à côté de l’ordinateur que je ne cherchai pas à fermer, de toute façon elle connaissait déjà le mot de passe.

« Si je te dis ce que je sais... Je risque gros à dévoiler des choses sur mon employeur »

Et accessoirement, sur mon ami. Honnêtement, si j’avais su quelque chose sur cette fameuse Madison, j’aurais tout de même prévu de lui raconter n’importe quoi. Je ne vendais pas mes proches aussi facilement. Mais la question était pour moi presque plus riche que la réponse, et je brûlais d’aller moi-même demander au Doc qui était cette fameuse Madison. Ce serait très déplacé de ma part étant donné les évènements récents mais… je sentais que la question allait finir par me hanter. Il m’en fallait peu parfois.

Mais ce n’était pas le moment de dériver. Je ne devais pas perdre des yeux mon nouvel objectif, à savoir, recruter une ressource des plus intéressantes pour le compte des Red Hawks. On avait bien besoin d’éléments comme elle, que ce soit dans la résolution de cette fichue explosion ou pour nos plans futurs.

« En revanche.... Je pourrais te présenter à des gens qui ont le bras long, et beaucoup d’atouts. Ils n’auraient aucun mal à te donner les informations dont tu as besoin, et plus encore. Et ils ont besoin de gens comme toi dans leurs rangs »

expliquai-je d’un air très sérieux, sur le ton de la confidence. Je devais être prudente dans mes dires, les Red Hawks n’étaient pas exactement une association approuvée par les autorités d’Edendale, pour ne pas dire qu’on avait des affiches WANTED aux fesses.
Il fallait que j’amène la chose subtilement mais… sans trop laisser de place au doute. Je devais savoir rapidement si l’étincelle que j’avais cru voir était bel et bien réelle.

« Évidemment si la situation actuelle d'Edendale te convient ou si tu préfères continuer à jouer dans ton coin et à voir ‘petit’ je pourrais comprendre.... Tout le monde n'a pas les épaules pour changer fondamentalement l’avenir de notre ville, l’avenir des humains. »

Je n'étais pas 100% certaine qu'elle marchait au challenge mais... Ça se tentait. Généralement, provoquer les gens était un bon mécanisme. Et puis, quelqu’un qui n’avait pas le sens du défi ne m’intéressait pas et n’intéresserait pas les Red Hawks. Nous n’avions pas besoin de tafioles dans nos rangs, il nous fallait des gens ambitieux et déterminés. La gamine avait l’air d’avoir ce qu’il fallait mais je devais m’en assurer avant d’en dire trop.


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Je te l'ai dit, tu as ce sourire au coin des lèvres quand tu mens. Tu t'imaginais pouvoir t'en sortir encore et encore facilement. J'essaie d'y croire, j'me voile sûrement la face. Tu m'as poignardée dans la noir. J't'ai fait confiance, aveugle était ma confiance, et tu m'as fait tort.
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MessageSujet: Re: Les fous qui dérangent sont des anges {Leafred   Dim 29 Mai - 0:52



Debout les fous
ft. Leandra & Winnie.


S'éloigner de l'ordinateur, contre son gré, lui tira un air renfrogné. Mais qu'est-ce qu'elle foutait ? Privé de clavier, Winifred éprouva une violente frustration qui se traduisit par un grognement étouffé. Réflexe, elle agrippa le bureau, elle ne l'éloignera pas aussi aisément de son précieux PC. La PNJ avait décidé de prendre vie, alors qu'elle aurait dû commenter avec bonheur, admiration même, ce que Winnie lui avait offert… elle se lançait dans les négociations. Tu pouvais pas juste me donner l'information et admirer ? La cadette avait une moue qui en disait long sur ce qu'elle éprouvait, incapable de deviner le jeu de manipulation qui se cachait derrière les yeux fixes de la secrétaire. Ses remarques étaient pertinentes mais elles impliquaient qu'elle abatte ses cartes et ça, ben elle n'avait pas très envie de le faire… renfrognée, Winnifred s'enfonça dans son siège, son regard se détourna de la bonne femme pour se fixer sur le clavier. Arf, la voilà de retour dans son champs de vision. T'es trop proche du PC. Bien forcée, Winifred remonta ses yeux marrons sur elle.

Hé ! Un deal est un deal ! Elle avait promis que si je l'aidais, elle me donnerait ce que je souhaites ! On ne revient pas sur un accord ! La benjamine s'était redressée sur sa chaise, offusquée par tant d'aplomb. Pour qui elle se prend ?! L'hypersensibilité de Winifred la faisait se sentir trahir, amenant à ses yeux candides des perles de colère et ses poings sur les accoudoirs se serrèrent. On avait un deal ! Bienvenue dans le grand jeu des alliances Winnie, on ne gagne pas à chaque fois. En fait, on gagne rarement. Prête à sortir les crocs et à voler le PC dans la foulée, elle avait prit appui sur les accoudoirs mais le mouvement fut stoppé en plein élan.

Pardon ?

Ah bah ça elle ne s'y attendait absolument pas. Présentée à des gens ? Mais à qui ? Et c'est quoi ça, mes talents ? Faire ça mais pour des gens puissants ? Et qui peuvent savoir ? Winifred était naïve mais elle restait septique face à une telle proposition alors que la femme n'était même pas fichue, de base, de lui offrir ce qu'elle avait promis… Winnie se laissa retomber sur son siège, plus qu'attentive même si un post-it « je suis pas un pigeon » semblait s'être installé sur son front. Changer l'avenir ? Situation acceptable ? Ca sonne un peu gros quand même… et ça sonne social… mais être reconnue pour ce qu'elle faisait, éprouver l'adrénaline à nouveau… son regard coulait de Leandra à l'ordinateur, pour s'en revenir à la jeune femme. Elle devrait répondre à sa première question mais elle n'en a nulle envie, alors Winifred se tut, tout simplement. Par contre, pour ce qui est du reste...

Tu viens de me dire que tu me donnerais tes infos et tu me donnes rien…

Profitant d'avoir le silence, Winifred fit rouler le siège jusque devant le PC sur lequel elle se remit à pianoter. Pendant qu'elle parlait, ses petits doigts faisaient bouger le curseur, l'air de rien un logiciel fut installé, noyé sous une montagne d'onglet, images et autres concernant les atriens pour bien masqué ce qu'elle faisait véritablement.

Je ne te crois pas, tu me dis ça mais tu me présenteras à personne.

L'installation n'avait pas besoin d'elle, elle abandonna donc le moteur de recherche qui affichait une carte d'Edendale pour se retourner vers la jeune femme.

Et si je veux les informations sur Madison il va falloir que je leur obéisse à eux aussi ? C'est qui ces gens ? T'as des noms ? Tu vas me dire que tu peux rien raconter car t'aurais des ennuis avec eux, hein ?


Manipuler était un Art et nul doute que Leandra excellait dedans. La perche tendue était bonne, Winifred ressentait la curiosité souhaité par l'atrienne. Oui, elle avait envie que l'on la voit exercer son talent, elle avait envie que ça se sache et qu'on lui donne des défis qui la stimulent. Elle aspirait à bouger cette ville, a faire exploser ces murs et si l'univers pouvait savoir que la Sauveuse d'Edendale s'appellait Dunn, ce serait formidable. Oui, les perches étaient bien choisi mais Winifred avait… son propre mode de fonctionnement. Déjà, elle buguait sur le principe naïf qu'avoir un deal signifiait qu'il était respecté : elle attendait bêtement que la secrétaire lui donne ses infos. La nouvelle proposition était plus alléchante, mais elle n'avait pas signé pour ça ! Bref, elle était méfiante, rien ne disait qu'elle n'allait pas la trahir une seconde fois… De plus, si elle voulait qu'on sache ce dont elle était capable et aspirait à faire bouger les choses, elle voulait le faire en comité réduit. Vraiment réduit. Et elle choisissait les spectateurs. « Des gens » c'était vaste, peut-être n'étaient-ils que deux mais elle, elle imaginait un gymnase…

Hors de question qu'elle côtoie autant d'inconnus.

Et je ne me mélange pas. La situation ne me convient pas et je vois grand mais je pense en solo, loin de la foule. Les trags sont partout, ils savent se faire passer pour des humains alors… renseigne toi, j'prends pas le risque de tomber dans un nid en allant voir « ton association de bras-longs », termina t-elle en mimant les guillemets avec ses doigts.

Voilà, elle avait dit non… la frustration est grande mais la crainte d'autant de monde était plus forte. Dommage, mais elle n'est pas folle… douce ironie, l'infiltrée est face à elle. Tapotant nerveusement le bureau de ses doigts, Winifred cogite, se demandant si elle s'envole ou si elle reste. Y a des infos à la clef… elle me ment… y a la gloire… des gens… y a peut être la porte de sortie, s'ils sont si fort…

J'en rencontrerai qu'un à la fois. Mais tu me dis pour Madison…. Moi aussi je me met en danger là…
ajouta t-elle timidement, peu sûre d'elle et tellement mal à l'aise quand elle essayait, elle, de manipuler un tiers.

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MessageSujet: Re: Les fous qui dérangent sont des anges {Leafred   Dim 12 Juin - 21:01


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Rien qu'à sa tête, je pouvais voir qu'elle n'était pas exactement enchantée que je botte en touche sur la fameuse Madison. Je n'avais pas la moindre idée de qui était cette nana, ni de ce que cette gamine voulait au doc, mais visiblement c'était important. Honnêtement, j'en étais presque à vouloir savoir moi-même ce qu'il en était maintenant que ma curiosité était piquée. Mais ce n’était pas comme si je pouvais sortir la réponse d’un chapeau… Et concrètement, je me voyais mal amener le sujet sur le tapis avec Barth. D’autant que ces temps-ci… nous avions bien moins l’occasion de discuter en tête à tête, lui et moi. Et le « au fait Madison ça te dit quelque chose ? » entre 2 patients n’était clairement pas une option.
Alors certes, je pouvais toujours lui balancer une fausse vérité, peut être même qu’elle s’en satisferait, mais je n’avais pas envie de lâcher un gros poisson lorsque j’en voyais un. Une gamine comme elle, douée ET manipulable, c’était exactement ce dont on avait besoin chez les RH. Il fallait juste que j’arrive à l’attraper dans mon filet.

Je la voyais cogiter, s’agiter, s’énerver, mais je ne dis rien, me contentant de la fixer les bras croisés, attendant que la petite graine ne germe dans son esprit. Encore fallait-il que l’idée trouve une place dans cet esprit visiblement… chargé.
Elle reprit enfin la parole pour réclamer l’information qu’elle m’avait demandée. J’aurais pu m’en douter, mais je n’étais pas prête à céder du terrain. Si je lui donnais ce qu’elle voulait, même sous forme de mensonge, elle risquait de filer.

« Je ne t’ai jamais dit que je te donnerai quoique ce soit. Je t'ai juste dit que j'avais des informations sur Madison mais que je voulais d'abord m'assurer que tu n'étais pas qu'une grande gueule avec rien derrière »

La notion de test dans une quête, ça devait bien lui parler, non ? Comme quand on envoyait le prince buter le dragon avant de pouvoir épouser la princesse…. Ou un truc du genre. Je n’étais pas une grande fan des contes humains, trop nianians à mon goût.
L’instant d’après, elle se remettait à pianoter sur mon ordinateur… On ne l’arrêtait donc jamais celle là ? Y avait pas un bouton off ? Ou des piles à enlever ?
Est-ce qu’elle était en train de hacker mon ordinateur pour se venger ? Ca, je ne l’avais pas envisagé, je devais bien l’admettre. Pas qu’il y ait des informations précieuses sur ce dit ordinateur, mais quand même, ça m’embêterait de me faire blouser par une morveuse. C’était un peu le souci avec ce genre de tactique : à trop faire miroiter quelque chose, on créait des frustrations, et la frustration n’était jamais facile à gérer.

« Leur obéir ? Non, pas vraiment. C’est une mission si tu veux. Tu leur donnes ce qu’ils veulent et en échange, ils te donnent ce que tu veux. Une fois la mission remplie, tu ne leur dois rien. Jusqu’à la prochaine mission, s’il y en a une »

Bon, l’idée était là. Après, je n’étais pas certaine que les RH la laissent vaquer bien gentiment à ses occupations sans lui demander une certaine forme d’allégeance, mais ce genre de détails pourraient être apportés…. Plus tard. Là, le but, c’était de lui vendre l’idée, pas de la rebuter.

« Evidemment que je ne te donnerai aucun nom. Tout comme ton nom ne sera jamais donné si tu acceptais de travailler pour nous… »

Il était important qu’elle se sache en relative sécurité, et balancer des noms pour la rassurer maintenant ne serait finalement que la preuve que la notion sécurité identitaire n’était pas très robuste chez nous, les Red Hawks.
Cela dit, elle devait s’en douter. Elle ne pouvait pas honnêtement penser que j’allais lui dévoiler le nom de mes collègues juste pour lui faire plaisir.
Le long silence qui suivit me parut de bon augure. La gamine avait l’air du genre à beaucoup japer quand elle n’était pas d’accord, alors ce mutisme soudain voulait probablement dire qu’elle était en train de considérer ma proposition. Je ne pus retenir un léger sourire lorsqu’elle reprit la parole, confirmant au passage mes pensées. Certes, ça ressemblait à un refus, mais je sentais bien qu’il n’était pas définitif, que ça continuait de tourner dans sa tête. Une fois que l’idée est implantée, nul ne peut l’empêcher de grossir, de gagner du terrain.

« Tu as l’air bien renseignée sur ces ‘Trags’. Ca pourrait te porter préjudice. A toi ou ton entourage »

L’idée n’était pas de la menacer, juste de lui rappeler que seule, elle n’était pas en sécurité, alors que bien entourée… Les RH, même si je ne les avais pas encore nommés, pourrait assurer sa sécurité, celle de sa famille, de ses amis, entre autre chose. Evidemment, les grands des RH étaient avant tout de grands individualistes, des marionnettistes égoïstes et sans scrupule, mais ils étaient aussi suffisamment malins pour savoir qu’il était dans l’intérêt de protéger leurs pions, au moins pour le début de la partie.

En attendant, je ne la lâchai pas des yeux, observant le cheminement de l’idée dans sa tête à travers son regard et ses mimiques. Je dus me retenir de ne pas jubiler lorsqu’elle lâcha finalement une forme de consentement. A la place, je gardai un air sérieux, solennel presque. Elle ne la lâchait pas, sa Madison.

« Techniquement, les informations sur Madison, c'est mon "association de bras longs" qui les a. Et si tu veux un deal, un vrai, c'est du tangible contre du tangible. Pas du "ouais en vrai je sais faire mille fois mieux que ça". Ce sont tes services, contre nos informations. »

Maintenant que j’avais piqué son intérêt, il était temps de jouer cartes sur table.

« Rassure toi, ils ne te laisseront jamais rencontrer tout le monde d'un coup. Ils ont bien plus à perdre que toi dans l’histoire. Tu les rencontreras un à un »

Probablement des sbires dans un premier temps, et ensuite un plus gradé, Sergei sans doute. Le connaissant, il arriverait merveilleusement bien à retourner la tête de la demoiselle, il n’y avait qu’à voir comment il s’y était pris avec Cora.
Et avant qu’elle ne proteste parce que je ne lui donnais rien sur Madison, j’enchaînai :

« C'est ça ou rien. J'suis pas là pour négocier ma grande. Si tu veux laisser passer ta chance, c'est ton problème. Tu pourras retourner dealer des épées contre des pièces d'or. On pensera à toi quand on sortira Edendale de la merde dans laquelle elle s'est embourbée »

[/quote]

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