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 Après le plan cul, le plan sauvetage ! [Alvinou]

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MessageSujet: Après le plan cul, le plan sauvetage ! [Alvinou]   Lun 1 Juin - 20:04


Tu vas trouver ça bête
Mais j'étais sur le net...
... J'ai vu ma voisine sur Chatroulette !

Alvilla
L'idée m'avait été donnée par un collègue, qui m'avait suggéré de ramener des filles chez moi pour faire comprendre à Madison que j'étais déjà pris. J'avais essayé de mettre en œuvre son plan, mais soit ma chère voisine ne les avait pas vu rentrer chez moi, soi elle se fichait complètement de savoir que j'étais pris, en tout cas rien n'avait changé : les œillades, les sous-entendus, une petite tape sur les fesses suivi d'un rire au détour d'un couloir... Le message n'était CLAIREMENT pas passé. Mais l'idée de mon collègue m'avait donné une autre idée : si j'arrivais à lui faire croire que j'étais 100% gay, elle allait finir par lâcher l'affaire, non ? J'veux dire... ça reviendrait à lui dire qu'elle n'avait strictement aucune chance... Ouais, ça allait sûrement marcher ! Il ne me restait plus qu'à trouver un mec, le ramener chez moi, et m'arranger pour qu'elle le sache.

Le problème n'était pas tant d'aborder un homme... J'avais déjà eu des relations homosexuelles et je n'étais moi même pas bien sûr d'être franchement hétéro. Non, le problème était d'aborder quelqu'un tout court. .. On ne pouvait pas dire que la séduction était mon domaine de prédilection, ce qui était assez ironique quand on savait que je n'avais presque jamais eu de relations sérieuses, que des histoires sans lendemain, et malgré le défilement dans ma vie comme dans mon lit, je restais désespérément naze en drague. Ne me demandez pas comment je faisais d'habitude : je n'en ai pas la moindre idée ! Je dois avoir l'air suffisamment désespéré pour que les gens viennent me voir d'eux-même...

Quoiqu'il en soit, cet homme, ce fameux alibi, j'avais réussi à le traîner jusque chez moi par je ne sais quel miracle. En fait, si, je connaissais le miracle : il s'appelait Alcool. Lorsque j'étais rentré dans ce bar gay -oui, autant aller droit au but dans ce genre de cas- je m'étais senti si con, si impuissant -non, pas comme ça...- que je m'étais rué vers le comptoir où j'avais commandé tous les mélanges les plus forts pour me désinhiber un peu. J'étais encore très conscient, heureusement d'ailleurs, mais l'alcool m'avait bel et bien aidé à me lâcher, puisque j'avais osé aborder ce parfait inconnu, Alvin de son prénom. Je ne me souvenais plus exaaaactement de mon approche -probablement peu glorieuse, me connaissant- mais en attendant, il m'avait suivi jusque chez moi, ce qui en soit était déjà une belle victoire.

Sur le chemin jusqu'à mon immeuble, j'essayais d'avoir l'air détendu, discutant de tout et de rien avec mon compagnon, mais clairement ce n'était pas facile. Bonne poire comme je l'étais, je culpabilisais à fond les ballons « d'utiliser » Alvin pour arriver à mes fins. Je ne le connaissais ni d'Eve ni d'Adam, mais ça ne m'empêchait pas de me sentir un peu désolé pour lui. Bon... je me doutais qu'il ne voyait pas en moi le graaaaand Amour -il fallait être sacrément dérangé pour chercher le grand amour dans un bar gay, encore plus lorsqu'on suivait le presque premier venu- mais enfin... il devait bien avoir certaines attentes, qui ne devaient pas coïncider des masses avec les miennes. Oh je n'étais pas non plus du genre prude... Les coups d'un soir, j'avais connu ça, aussi mais... Bon je n'en étais pas fan, il fallait bien le dire. Je préférais le concept de « sex friends », l'idée d'avoir un peu de continuité me plaisait bien. Et surtout... J'étais bien trop obnubilé par ce plan pour me débarrasser de Madi pour véritablement me laisser aller. Et puis je n'étais pas fan des coups d'un soir en étant ivre. Bref, j'étais perturbé.

« Désolé d'avance pour le bordel... J'avais pas prévu de... de... enfin je pensais pas ramener quelqu'un »

A peine les mots avaient-ils franchi mes lèvres que j'eus envie de les ravaler. Pouvait-on sonner plus ringard ? Difficilement. Je me mordis la lèvre, songeant que je ferais bien mieux de fermer ma gueule pour le moment. Mais c'était plus fort que moi. J'aimais parler. Généralement, en tout cas. Là... j'étais sérieusement en train de me demander si tout tournait rond chez moi. Et si ça ne marchait pas ? Et si je faisais tout cela pour rien ? Bordel je me sentais con. Foutrement con. J'osais un coup d'oeil du côté d'Alvin, qui m'observait d'un air relativement calme, me demandant POURQUOI il avait accepté de me suivre alors que j'avais un panneau clignotant « loser » en pleine milieu du front. Peut être était-ce la Mère Thérésa des  plans cul, celui qui raccompagne les cas désespérés, leur fait un bisou sur le front, et s'enfuit rapidement. L'image me tira un petit sourire, et je détournai le regard. L’ascenseur venait d'atteindre mon étage.

Je lui fis signe de me suivre d'un signe de tête, le menant jusqu'à ma porte, où on s'arrêta. J'étais en train de réfléchir à la meilleure stratégie pour faire savoir à Madie que je ramenais un mec chez moi, gagnant du temps en faisant mine de chercher mes clefs dans ma sacoche. Fallait-il toquer à sa porte ensemble ? Oui mais pour lui dire quoi ? « Heyyyy salut... juste pour te prévenir que ça va être un peu bruyant chez nous parce qu'on va... » Oh bordel non... Je serais TOTALEMENT incapable de balancer ça. « T'as pas du sel ? » Très crédible... En plus PERSONNE ne manque de sel. Un tir bouchon ? Si elle voyait que je n'avais pas de bouteille, c'était crâmé d'avance. Un préservatif ? Je dus me foutre une baffe mentale. Sérieusement, Atti ? Aller réclamer des préservatifs aux voisins ? Non seulement je n'oserais jamais, mais en plus si j'entraînais mon « coup d'un soir » dans ma quête d'un condom, il allait prendre ses jambes à son cou, probablement. Alerte au loser....

Je fus tiré de mes plans foireux par un bruit de loquet que l'on ouvre derrière moi. Quelqu'un allait sortir de l'appartement... sûrement Madison ! Mes neurones s'agitèrent en tout sens pour trouver la meilleure idée possible. C'était ma chance ! Ma bonne étoile m'avait vu galérer avec mes préservatifs et mon sel et m'envoyait un peu d'aide ! C'était inespéré, je ne pouvais pas laisser passer une telle occasion !

Fébrilement, je lâchai ma sacoche au sol, je me tournai vers mon compagnon qui, par miracle, n'avait toujours pas déguerpi malgré mes bizarreries et ma lenteur sans pareille à trouver une foutue paire de clef, et sans l'ombre d'une hésitation, je fondis sur lui comme un rapace. Mes doigts s’agrippèrent au col de son vêtement, chemise, polo, quoique ce fut, je ne m'en souvenais même pas, et avec tout mon poids et mon élan, je le plaquai au mur du couloir, juste à côté de ma porte. Ma réaction avait été aussi vive qu'impulsive, il n'avait même pas pu se défaire à mon assaut. Une fois immobilisé, il me fut facile de réduire à zéros la distance entre nos deux corps, me collant à lui alors que mes lèvres venaient s'emparer des siennes, alors que ma langue venait chercher le contact de sa jumelle. Je ne sais si c'était l'effet de surprise, l'alcool, ou autre chose qui jouait en ma faveur, mais il ne me repoussa pas... Pour le moment en tout cas. Je n'étais pas à l’abri de me faire repousser ou de me manger une bonne grosse claque, mais je profitai de l'instant, laissant mes lèvres et ma machoire imposer un rythme aux siennes. Mes doigts lâchèrent le col, glissant sur ses épaules, s'y accrochant alors que mon cerveau passait en off pour un instant.

Un court instant. Une idée traversa mon cerveau comme un éclair. Oh putain.... Faites que ce ne soit pas Wini qui soit sortie de l'appartement ! Je ne pouvais définitivement pas rompre le baiser, me retourner pour vérifier de qui il s'agissait, puis bondir sur lui à nouveau... Il allait me prendre pour quelqu'un de bizarre. Euh... en fait il devait déjà me prendre pour quelqu'un de bizarre... Je n'avais plus qu'à croiser les doigts pour que ce soit bien Madison qui soit dans mon dos. Combien de secondes s'étaient écoulées depuis le bruit du loquet ? Était-elle déjà repartie ? Bizarrement, bien que je veuille qu'elle me voit dans cette situation, je n'avais pas tellement envie de lui faire face après qu'elle ait été témoin... Si elle pouvait juste nous voir, comprendre le message, et détaler, ce serait par-fait. Et en attendant, je n'osais toujours pas rendre sa liberté à mon partenaire, mordillant et suçotant ses lèvres pour oublier ce qui m'attendait lorsque nos lèvres se sépareraient...


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MessageSujet: Re: Après le plan cul, le plan sauvetage ! [Alvinou]   Lun 15 Juin - 12:53


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Dire qu'il ramait était un doux euphémisme. Alvin pataugeait dans la semoule, chaque fois qu'il s'imaginait gagner des points auprès de l'être de ses pensées, s'était pour mieux se rétamer et subir son regard désapprobateur. Soupir, il pense à Kleve l'âme en peine. Il avait vu des films humains où les histoires étaient compliquées, quasiment tout le temps les deux partenaires se disputaient au début  (espoir : Kleve l'avait menacé de l'égorger avec une bouteille brisée !) ; ensuite y avait un tiers qui foutait le bordel, révélant sans subtilité grâce à la jalousie l'attirance des deux masochistes du début (formidable : Cathleen tente de monter Kleve contre Alvin) pour finir par se tomber dans les bras dans une passion romanesque (rêve éveillé… ah non). Alors qu'Alvin, lui, avait assommé un garde à coup de poubelle en fer pour sauver Cathleen des griffes de l'humain, l'ingrat Kleve l'avait remercié en le menaçant et en embrassant, papouillant, Cathleen et ce devant lui ! AUCUN TACT ! Le message était très bien passé auprès d'Alvin : Kleve est manipulé par la séductrice mante religieuse qu'est Cathleen et, pour le faire succomber, faudra faire mieux que massacrer du garde dans la taverne.

Suite à cette soirée épique, Alvin rentra à l'appartement où il ne trouva pas Leandra. Zut, il aurait aimé lui parler, lui raconter sa soirée, la questionner sur la confession de Kleve comme quoi il la connaissait… il s'en va prendre une douche et range dans son placard l'uniforme de garde, ça pourra toujours leur servir. Une fois propre, il était prêt pour une nuit de sommeil mais à peine allongé sur le lit que son esprit cogitait. Kleve est en ce moment même avec l'autre trainée à faire il ne voulait imaginer quoi mais ce qui le gênait le plus, c'était que l'ingrat Kleve connaissait son identité et pouvait bousiller leur vie à lui et Lea en dévoilant tout. Ca me met la pression. Peut-être que demain l'Ananas saura tout, lui ordonnera de rentrer et alors, adieu vie en colocation, adieu l'existence d'humain et bonjour misère et dépression…

Vous feriez quoi s'il ne vous restait que quelques heures à vivre ?

Alvin, lui, se lèvera et irait enfiler ses plus beaux vêtements. Ensuite, après un tour rapide à la salle de bain, il sortirait de l'appartement à défaut de pouvoir les passer avec Leandra et sans hésitation se rendrait à un bar gay. Parce que mine de rien, c'était ce qu'il préférait et qu'au fond de lui il aimerait bien retrouver son ex le travestit histoire de retourner dans le Secteur avec de très bons souvenirs pleins la tête. Faire pendant ses dernières heures ce qu'il aimait le plus de la vie nocturne humaine : boire et tester la résistance des lattes des lits. S'il n'était pas tard il aurait été retrouvé ses amis mais à défaut d'eux, un inconnu sera parfait.

Il devrait aller dormir, il avait déjà pris une cuite y a à peine une heure, ses mains étaient encore abîmés des coups qu'il avait donné à Cathleen. Alvin poussa la porte du bar, un coup d'oeil, il ne voit pas son travesti. Tant pis, il s'accouda au bar et commanda du bourbon. Il n'eut pas à attendre longtemps qu'un mec l'abordait, content de ne pas avoir à attendre ou à faire tout le boulot, Alvin sourit tout en dévisageant le dragueur du dimanche. Okay si ses propres techniques d'approches n'étaient pas très efficace, celui là était encore plus mauvais que lui. Ce mélange de supplique, de petits sourires, compliments et re supplique c'était assez pitoyable. Heureusement, Alvin ne l'écoutait pas du tout. Tout ce qu'il voyait c'était qu'il était mangeable.

Qu'est-ce qu'il parlait ! Fallait vraiment qu'il soit à croquer pour qu'il supporte son bavardage, s'il avait voulu se faire un ami il n'aurait pas été dans ce bar à une heure pareil. En plus c'était PAS le moment pour se faire un « sex friend » comme disent mes humains, demain peut-être Kleve l'aura balancé. Non, ce soir c'était on profite des humains, on s'en donne à coeur joie, lui et moi on fait la fête à deux, point final.La fête ne s'annonçait pas très palpitante. Il était gêné, mal à l'aise, il n'avait jamais fais ça ?  Désolé d'avance pour le bordel... J'avais pas prévu de... de... enfin je pensais pas ramener quelqu'un . Tu… quoi ? Gêne + excuse + blabla pour combler les blancs + environ 30 ans = alerte rouge !

Rassure moi, je suis pas ton premier ? Y en a qui adore ça, retourne au bar, moi je fais pas dans le social.

Face à la gène d'Attila s'opposait le pragmatisme d'Alvin qui avait un peu trop l'habitude. Déjà qu'il n'était pas doté de compassion mais alors là, avec les mecs qu'il côtoyait, il les avait complètement déshumanisé. Alors perdre son temps avec un puceau nan merci, il passait ses journées à enseigner la science à l'université, il allait pas en plus passer ses nuits à jouer au prof. Néanmoins il ne se défilait ce qui rassura Alvin, ouf, pas besoin d'aller en lever un autre. Le temps passe et rien n'arrive. Il ne se rappelle pas lequel est son appartement ? Il n'avait pas l'air ivre à ce point tout à l'heure. Plantés devant une porte ils attendaient qu'Attila ait une illumination. Silence. Alvin commence à se demander à qui il avait affaire, peut-être qu'il n'aurait pas dû le suivre, il avait eu quelques cas so' parmi ses plan cul mais jamais rien qui ne l'ai fais fuir. Sous ses airs innocent qui inspirait la confiance, peut-être qu'Attila était un maniaque ? Pourquoi il ne bouge pas ? Rah ça me fatigue ! Alvin s'apprêtait à lui demander ce qu'il foutait quand son compagnon du soir sursauta car une porte s'ouvrait. Plaquage contre une porte comme il l'aimait, galochage à faire éteindre toutes ses appréhensions, ah, enfin il se réveille. Un demi-sourire vint naître sur son visage, Attila n'a rien d'un tordu, c'est juste un diesel et sa main gauche s'en alla s'agripper au bassin d'Attila pour qu'il n'ait pas la folie de s'arrêter.

Des yeux marrons les fixent et, entrouvrant les siens, Alvin sourit à la demoiselle alors qu'il appuyait sans vergogne sur la nuque d'Attila pour qu'il laisse sa pauvre bouche tranquille. Il va me les bouffer s'il continue. La fille semble au bord de l'apoplexie, lui ça le fait marrer, il se pencha vers Attila pour lui parler près de l'oreille. Le silence du couloir fera porter sa voix grave à la jeune femme, faudrait pas qu'elle se sente exclus.

J'aurais jamais parié que tu étais du genre exhibitionniste.

Dire qu'il l'avait cru puceau alors que sa nervosité était sûrement à mettre sur le compte de ses pratiques. Tant mieux, c'est encore mieux que ce que j'avais prévu. Il voulait des souvenirs impérissables, il était servit ! Ce type était à retenir ! Bon par contre y a juste un petit détail qui le gênait. Non laisse tomber Alvin, n'y fait pas attention, pour la première fois un mec te désire en public, tu vas pas laisser passer l'occasion. Il reprend son affaire avec Attila. Si ça se trouve il espère qu'elle se joigne à eux. Oui carrément, toi je te retiens. Alvin entrouvre à nouveau les yeux alors que ses mains ont entrepris de faire tomber le manteau d'Attila. Oh non… n'y pense pas…. Elle lui coupe l'envie là…

Attila, je dis pas non, au contraire, mais elle est pas un peu jeune ? Même si elle se contente de nous mater elle est quand même… tu fais ce que tu veux mais les jeunettes c'est pas mon truc.

Elle doit avoir l'âge de Cyan. Il n'aurait pas dû penser à ça car à la place de la fille en pyjama il eut l'image de sa petite protégée. Ca coupe direct l'envie, mince, c'était pourtant tellement bien partie et l'idée tellement alléchante.

Je peux passer un coup de fil et nous trouver quelqu'un de moins jeune très rapidement.

Alvin ou comment passer pour un trafiquant d'être humain. Son portable dans sa poche, ce bijou qu'il volait régulièrement jusqu'à ce que ça n'ait plus de batterie, lui servait majoritairement à appeler le tel volé de Leandra. Elle aura sans aucun doute une copine à leur proposer.


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MessageSujet: Re: Après le plan cul, le plan sauvetage ! [Alvinou]   Lun 15 Juin - 21:45


Tu vas trouver ça bête
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Alvilla
« Hein ? »

Fut ma première réponse spontanée à sa théorie sur ma virginité. Ca, je ne l'avais pas vu venir du tout... Réponse qui fut bien vite suivi d'un éclat de rire bruyant -je rigolais fort quand j'étais nerveux, heureusement il ne pouvait pas le savoir. C'était risible ! Me voilà tellement stressé par mon plan foireux que je passe pour le bon vieux puceau... La honte. La grosse grosse grosse honte. Je venais de tomber dans la dernière strate des niveaux du pathétisme. Le temps de me calmer un peu et de retrouver ma contenance, et je pus enfin articuler un  

« Non non, je te rassure, c'pas du tout ça le problème »

Ouais, en même temps, je venais de lui balancer qu'il y avait un problème. Mauvaise idée ! Il allait falloir rattraper le coup si je ne voulais pas qu'il s'échappe AVANT d'avoir montré à Maddie que j'étais totalement gay et amoureux. Pense comme Winie, Atti, pense comme elle, elle trouve toujours comment retomber sur ses pattes... Même si une fois sur deux on y croit pas une seule seconde. Ouais en fait, super mauvaise référence. Ne pense pas à Winie ! Trouve un truc qui soit crédible !

« Non pas qu'il y ait un problème hein... pas du tout... je me demandais juste si j'avais des capotes... »

GLAM Atti, SUPER GLAM. Tu veux pas lui dire que t'as un slip kangourou et des morpions dans la foulée tant que t'y es ?  Non parce que autant sortir le grand jeu tout de suite parti comme tu es... Je fermai les yeux deux secondes, le temps d'invoquer une grosse baffe mentale dans ma gueule pour me remettre les idées à l'endroit. Ne PAS lui faire, peur, tu te souviens ?

« ET J'EN AI »

Oups, parlé un peu trop fort. Oui, évidemment que j'en avais. D'abord parce que j'étais un type très prudent de nature. Ensuite parce qu'il y avait eu la journée sidaction il n'y a pas si longtemps, qu'ils avaient distribué des préservatifs gratuitement dans la rue, que Winie m'avait ramené ceux qu'on lui avait filé parce que « c'est connu, les items et stuff gratos de base c'est pour les noob, si tu veux level up ton DPS rapidement faut investir » et « t'en auras plus besoin que moi » et « entre ça et mon sort de protection level 5 t'es bufféééé à mort ! ». TOUT A FAIT. J'avais répondu « Yolo ? », pas très sûr de moi, et il s'était avéré que ce n'était pas le genre de situation dans laquelle on pouvait placer Yolo. Dommage, j'aurais tenté. N'empêche que j'en avais, des capotes.

Ce qui semblait suffire à le faire rester -comme quoi j'ai encore des arguments. Foireux, mais bien existants, amen ! Je n'eus guère le temps de me décrédibiliser d'avantage, tout s'enchaîna très vite, et en moins de deux, je me retrouvais plaqué contre lui, qui se retrouvai en sandwich entre le mur et un moi-même plus déchaîné que jamais. Sa main sur mon bassin m'encouragea à continuer : si lui il y croyait, alors Madie y croyait ! Et puis... ouais bon c'était pas désagréable quoi. Quand la conscience était mise au garage, il était nettement moins difficile de prendre son pied. Je sens le regard de Madie dans mon dos, et je prie pour qu'elle se barre quand même dans pas trop longtemps, parce que j'suis pas non plus 200% à l'aise.

Alvin brise notre baiser pour venir glisser ses lèvres à mon oreille et me susurrer quelques mots. Moi exhibitionniste ? La bonne blague... Plus pudique tu meurs ! Mais ça me va bien qu'il pense cela, au moins je ne passe pas trop pour un tordu. Minute... c'pas une psychose exhibitionnisme ? Eh meeeeerde. Bon, il n'a pas l'air de trop me prendre pour un tordu... est-ce que ça fait de lui un type encore plus tordu ? Non non non, oublie ça Atti. Concentration ! Tant que Madie regarde, joue le jeu !

« Ca serait dommage de ne pas faire profiter du spectacle... non ? »

Ma voix est joueuse. Quand je ne suis pas figé par la timidité, je sais être espiègle, taquin. Bon et puis là j'ai un coup dans le nez, franchement, ça aide. En attendant, je m'acharne à ne PAS regarder Madie, n'osant pas affronter son regard. Elle ne devrait pas déjà avoir dégagé ? Pourquoi elle s'attarde... Elle a un grain celle là ! Je décide de l'ignorer, je me concentre sur Alvin, esquissant un sourire alors qu'il tire sur mon manteau pour faire tomber les couches futiles. Lui-même n'a pas l'air très à l'aise avec notre spectatrice.

« Ignore la »

lui ordonnai-je d'une voix suave, m'apprêtant à lui voler un nouveau baiser alors que mes mains se glissaient sous son t-shirt. Et c'est là que ses mots me figèrent. Une première fois. Jeunette ? Ok, Maddie fait pas son age mais.... JEUNETTE ? Elle fait pas 20 ans non plus quoi... Il en remet une couche. Quelqu'un de moins jeune ? Bordel mais il lui faut quoi ? Une grand-mère ?
Je fronce un peu les sourcils, me retournant pour voir comment Maddie a pu se fringuer pour avoir l'air siiii jeune -ou pour estimer combien de verres de bourbon Alvin avait pu avaler pour voir trouble à ce point.
Je me retourne, et je me fige. En 2 secondes top chrono, je deviens blême. Mes mains s'enlèvent du corps d'Alvin comme si je venais de me brûler alors que la parole me revient comme par miracle.

« Oooooh putain... WINIE ! Boooooordel ! Qu'est-ce que tu fous là ? Bordel.... Meeeeerde quoi, qu'est-ce que.... Elle est où ta mère ? »

Je ne sais pas ce qui me mortifie le plus : que Maddie n'ait pas vu ma plus belle prestation, ou que ma meilleure amie m'ait vu dans une situation aussi gênante. J'veux dire... On partage pleins de choses elle et moi, mais ça.... Yurk non ! Et vu la tronche qu'elle tire, elle semble assez d'accord pour dire que non, c'était pas nécessaire de partager.

« Mais reste pas plantée lààààà, rentre chez toi ! »

C'était mi-un ordre, mi-une supplique. Je devais être rouge pivoine maintenant. Je tirai sur ma veste pour la remettre, ce qui était sans doute exagéré, après tout je n'étais pas non plus en slibard devant elle... Mais là, plus il y avait de couches de vêtements sur moi sous ses yeux, et mieux c'était. Je dus presque la pousser dans son appart pour précipiter les choses et éviter de mourir foudroyé par la honte. Le souffle un peu court, je posais mes yeux sur Alvin. Tiens, il n'avait pas encore fui ? Le destin devait être de mon côté ce soir... Tentant un sourire désolé dans sa direction, je me passais une main dans les cheveux.

« Ah ces voisins hein... »

Petit rire nerveux en guise de conclusion. Et maintenant, quoi ? Avec un peu de chance, Maddie allait rappliquer avec tout le boucan qu'on avait fait -enfin que j'avais fait... Et même si elle ramenait sa poire, mauvais timing ! Parce que là, l'ambiance torride venait de faire un gigantesque FLOP. C'était comme plonger une torche dans l'Antarctique : zéros chance de survie. Et le pire, c'était que je ne savais juste PLUS DU TOUT quoi dire. Est-ce que je baissais les bras ? Est-ce que je le laissais partir ? Ou est-ce que je l'assommais et le séquestrais chez moi jusqu'à ce que Maddie ne daigne nous espionner ?

« Tu euh... veux boire un truc ? »

Ouais. L’appâter avec de l'alcool, c'était une bonne alternative, non ?

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MessageSujet: Re: Après le plan cul, le plan sauvetage ! [Alvinou]   Dim 28 Juin - 18:35


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Ah bah y en a un il est content d'avoir des capotes. C'est bien. Alvin le gratifia d'un petit sourire gêné en levant les pouces vers le haut, yeah Attila, félicitation. Ce bref moment étrange fut vite évincé, il n'y avait plus que lui, sa bouche, ses mains... Alvin cessait de penser, son exhibitionniste se la jouait Abbé Pierre des Sans Amours, ouais t'as raison, offrons leur du spectacle, soyons généreux, exhibons nous. Il n'a pas tord, c'est plus excitant d'avoir un regard dans le dos, se sentir jugé ça le poussait à sortir ses meilleures techniques. J'vais le retourner dans tous les sens, ça va être un vrai numéro de cirque. Il n'aurait pas dû regarder l'inconnu car c'est foutu, Alvin se remet à penser, se sent mal… il sort le Joker trafic d'humains et croise les doigts que sa suggestion emballe Attila. Rousse, blonde, brune, j'ai de tout et je prend de tout, faut pas être… olà j'aurais dû me la fermer. Attila s'écarta de lui de façon extrêmement vexante, okay j'ai compris c'est la honte que ton amie m'ait vu avec toi ! Je suis pas présentable, pour les inconnus du couloir ça passe mais pas pour Mademoiselle yeux de merlans frits ! Puis se lança dans une conversation étrange, une espèce d'engueulade, qu'Alvin ne voulait pas entendre. Il se passa ses mains sur le visage puis se retourna pour regarder franchement dépité Attila et « Winnie ». Superbe, merci, casseuse d'ambiance et puis lui qui rougit, roh mais ça va t'as rien fait de répréhensible l'humain. Au contraire ! Nan mais j'ai compris…

Sérieusement ? Il la blâme genre il ne la connaît pas ? Non mais il me prend vraiment pour un con ou alors il est très con ? Alvin se taisait, seul son regard qui s'assombrissait indiquait sa jauge d'humeur. Ah oui, un verre… le lot de consolation… Il se tait et regard Attila, si je le fixe en silence ça va peut-être le foutre mal à l'aise et ce sera tant mieux. J'ai pas signé pour un énième verre, moi !

Toujours silencieux et immobile, Alvin se mis à cogiter façon liste Pour et Contre. Il avait le choix : rentrer à l'appartement et râler d'avoir potentiellement gâché sa dernière journée d'humain avec le plus frustrant des coups d'un soir, ou alors relancer la machine en espérant que la p'tite brune ne lui ait pas sabré toute envie. Un sourire éclaire son visage. Il y a mieux, il pourrait se venger de cet humain qui joue avec sa libido. Franc sourire, il opine du chef et le suit dans l'appartement.

Avec plaisir !

Il entrèrent dans l'appartement, sympa la déco, tiens ça ça plairait à Lea. Il nota des chaussons plus petits cachés derrière le porte-manteau, tiens tiens, monsieur n'est pas si seul qu'il veut le faire croire. Bah m'en fous. Il continua d'observer les lieux par pure curiosité, le nez en l'air et sans même attendre Attila ou lui demander s'il prenait la bonne direction, se mis à chercher la cuisine, mais comme c'était pas la Maison Blanche, il mis deux minutes à trouver l'endroit.

Je compatis, pour les voisins, j'en ai deux qui chantent en pleine nuit, vraiment la galère…  

Il s'amusa de son propre mensonge par un petit sourire alors qu'il se positionnait à côté du frigo. Bon, parler voisins c'est bien sympa mais on ne va quand même pas faire connaissance, s.o.s amitié c'est pas pour ce soir.

Aussi Alvin attrapa sans ménagement le haut du jean d'Attila pour le retenir, si tu as, je prendrais bien un whisky glaçons, ordonna t-il plus qu'il ne demanda, pas que j'aime le whisky mais je sais très bien rentabiliser les glaçons. Un silence, il l'observe en souriant et le relâche en reculant un peu, tellement théâtrale. J'apprécie moins le ketchup, trop collant…  il se tourna vers les ustensiles de cuisine qui s'étalait devant lui et, à chaque fois qu'il faisait un petit commentaire sur l'un d'eux, il le prenait pour le mettre à côté de lui, petite réserve perso d'objets d'Attila. Sympa le fouet, pour commencer c'est bien. Ah ta passoire, je prend, c'est un classique, les ciseaux aussi… j'espère que tu as du wasabi, on est pas des p'tits joueurs.

Alvin inspira et frappa du plat de la main à côté du lavabo par plus plaisir de continuer à jouer avec les nerfs d'Attila. Ce mec avait flippé devant la porte, puis il avait flippé devant la fille, c'était foutu, il n'y croyait plus à son mensonge comme quoi « il n'était pas vierge » : ce type n'était qu'un novice dans le domaine et il voulait cacher Alvin. Parfait, c'est ta première fois, moi c'est la dernière, je vais rendre ce moment mémorable.

Je blague, alors mon petit Attila, raconte moi tout de toi. C'était qui cette fille ? Tu fais quoi dans la vie ? Tes parents habitent où ? Beaucoup d'exs ?  

Il avait l'air encore plus flippant à jouer au mec curieux et intéressé, avec le petit regard niais, que lors de son plan « je sors tous les ustensiles les plus étranges que je peux trouver avec un air sérieux d'experts ».  Alvin souriait niaisement, s'amusant intérieurement de la situation. Qu'est-ce qu'il y avait de meilleur qu'avoir Attila à son tableau de chasse ? Avoir un Attila à tourner en bourrique qui finira quand même dans son lit – nan parce que faut pas perdre de vue ses objectifs.


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Hello from the Dark Side
MessageSujet: Re: Après le plan cul, le plan sauvetage ! [Alvinou]   Sam 25 Juil - 21:37


Tu vas trouver ça bête
Mais j'étais sur le net...
... J'ai vu ma voisine sur Chatroulette !

Alvilla
Je fus particulièrement surpris de le voir accepter de me suivre chez moi... Après le flop monumental de mon plan, j'étais certain qu'il se serait barré en pestant. En fait je ne voyait aucune bonne raison pour lui de rester, mais le fait était là : il était bel et bien chez moi. Et moi... moi je ne savais pas où me mettre, encore moins quoi faire. J'essayais de chasser de ma tête l'expression de ma meilleure amie. C'était une manière particulière de lui annoncer que j'étais bi, pour sûr. Forcément, à force de lui parler de Shar à longueur de journée, elle n'avait pas pu s'imaginer que potentiellement, j'étais intéressé par les hommes également. Elle pouvait encore moins s'imaginer que je les attirais chez moi juste pour dissuader sa mère... Bon sang, maintenant que l'alcool commençait à se diluer, je réalisais à quel point mon plan était foireux et tordu !

Il était cependant un peu trop tard pour renoncer, surtout avec Alvin dans mon appartement. Il commençait à s'y balader, à le découvrir... Je vis dans un coin les chaussons que Winie avait laissé chez moi et je m'insultait mentalement de ne pas avoir pris le temps de les ranger. Voilà que je passais en prime pour le type qui a une copine -chaussons clairement trop petits pour un mec- et qui va voir ailleurs. Soit Alvin n'avait pas relevé, soit il s'en foutait. Les deux m'allaient, au stade où on en était.

Essayant de faire diversion, je lui proposais une boisson. Il m'attrapa par le jeans, me tirant à lui. Nous faisons à peu près la même taille, et je me retrouvais donc face à lui, nos bassins collés. En temps normal, nul doute que mon esprit aurait gambadé vers des contrées bien moins chastes, mais là, j'étais encore torturé par mon plan qui se cassait de plus en plus la gueule. Cela ne m'empêcha pas de rougir lorsqu'il se mit à évoquer les glaçons... Et je maudissais dans ma tête mon côté « jeune fille prude » qui choisissait ce moment particulier pour se réveiller.

« Je te prépare ça »

Arrivai-je finalement à articuler alors qu'il me rendait ma liberté. J'espérais profiter de ce court laps de temps pour retrouver un semblant de contenance et arrêter de m'humilier à répétition. Me dirigeant vers le petit meuble où je stockais toutes les bouteilles, j'attrapai deux verres au passage, m'attelant à ma tache de barman de fortune alors qu'il continuait d'explorer ma cuisine avec une attention touuuute particulière, analysant le moindre de mes ustensiles. Je revins vers lui avec le verre de whisky, détour par le frigo pour y ajouter les glaçons. M'adossant contre l'ilot central où se trouvaient les fameux accessoires, juste à côté de lui, je lui tendis un des deux boissons, gardant l'autre pour moi.

J'avais beau avoir l'air d'un type plan-plan, je n'étais pas aussi novice et inexpérimenté que je ne voulais le laisser croire. Bon, évidemment, je n'étais non plus un expert dans le domaine, encore moins pour ce qui était de l'utilisation des accessoires, mais j'avais fait mes expériences, disons... Et si je pouvais voir l'utilité d'un fouet de cuisine -même si franchement ce n'était pas mon dada- je ne voyais VRAIMENT pas à quoi pouvait servir la passoire. A vrai dire, je crois bien que je préférais ne pas savoir, et mon expression devait parler à ma place à voir l'air amusé sur le visage d'Alvin. Je mis quelques secondes à comprendre qu'il était en train de se moquer de moi. Mon visage se détendit un peu, un sourire réapparut.

« On peut toujours essayer, je te sens très inspiré... »

répondis-je, taquin, tout en me disant que non, vraiment, je ne voulais pas savoir ce qu'on pourrait faire avec une passoire. A part se la mettre sur la tête et avoir l'air d'un imbécile fini, mais pas sûr que ça aide question sex appeal...
D'ailleurs en parlant d'assassiner le sex appeal, l'interrogatoire façon Gestapo, c'était plutôt pas mal aussi. J'haussai les sourcils, me demandant ce qui le piquait de vouloir d'un coup tout connaître sur moi. Ce n'était pas tellement que je ne voulais rien dévoiler, c'était plutôt que mon intuition me disait qu'il n'en avait rien à cirer de tout ça. Et moi... moi je réfléchissais toujours à comment retourner la vapeur et quand même réussir à me faire surprendre par Madie. Maintenant qu'on était chez moi, c'était nettement plus compliqué, et comme j'imaginais assez mal Madie essayer de m'espionner, il allait falloir que je me débrouille pour nous faire voir d'elle. Si Mahomet ne va pas à la montagne, la montagne ira à Mahomet. Je n'avais jamais pigé ce proverbe, mais l'idée générale était là.

« Mes parents et mes exs ? T'essaies de tuer l'ambiance ? »

répliquai-je, haussant un sourcil amusé accompagné d'un sourire en coin. Clairement, c'était ce qu'il cherchait à faire. Pourquoi ? Aucune idée. Je pensais l'avoir fait flipper avec l'intervention de Winie, mais s'il m'avait suivi chez moi, c'était qu'il n'avait pas été traumatisé... Alors pourquoi tout ruiner ? Aucune idée. Il devait avoir ses raisons... et moi, je m'en fichais un peu si on ne s'envoyait pas en l'air. De toute façon je n'avais pour le moment qu'une seule chose en tête : faire passer le message à ma chère voisine ! Quelque chose me disait que Winie n'allait pas colporter le ragot chez sa mère... Il fallait donc que j'achève ma mission tout seul. J'allais gagner masse d'xp si j'y arrivais en mode solo... Minute. Est-ce que je venais de penser ce que je venais de penser ? Bon sang. Winie déteignait sacrément sur moi....

« Tu sais... si tu aimes t'amuser avec des accessoires, ma voisine en a de très intéressants... on pourrait peut être aller lui demander de nous en prêter ? »

Suggérai-je, avec autant de subtilité et de finesse qu'un phacochère se prenant pour une ballerine... J'avais envie de me filer des baffes tellement c'était n'importe quoi mon plan... Mais bordeeeeel il fallait que Maddie me voit. L'ennui, évidemment, c'était que Winie ouvre la porte à la place de sa mère. Bon, y avait quand même peu de chance vue le quotient de sociabilité de ma meilleure amie... A priori, elle ne risquait pas non plus de se ruer sur l'entrée à la moindre manifestation de vie, plutôt l'inverse -sauf peut être si elle attendait une livraison de pizza. En attendant, mon plan avait trop de faiblesses : d'abord, le risque qu'il ne soit pas intéressé. Ensuite, que Madie ne soit pas là. Et puis même si elle était là, quelque chose me disait que j'allais perdre l'inspiration de mon mensonge grotesque une fois face à elle et son regard vorace. J'allais même probablement virer pivoine, perdre mes mots et... et voilà. Au pire, je pouvais bondir sur Alvin et le gallocher. Certes, il y avait le risque qu'il me repousse à force de me voir changer d'avis toutes les 30 secondes.... Mais si déjà elle pensait que j'étais fou amoureux de lui, c'était un bon début, non ? Bon sang... cette histoire me poussait définitivement à faire n'importe quoi.

« Pas celle que tu viens de voir hein... »

ajoutai-je, réalisant que ça deviendrait glauque s'il imaginait Winie avec un attirail SM.

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MessageSujet: Re: Après le plan cul, le plan sauvetage ! [Alvinou]   Mer 18 Nov - 12:44


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ils sont de sortis

Alvilla
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Rolala il n'a pas peur, c'est pas drôle. Un poil déçu, Alvin apprécia néanmoins qu'Attila sourit à ses blagues très douteuses : t'es sympathique quand tu veux dis donc. Amusé, il sourit en buvant son whisky, du bon, c'est agréable. La boisson fut enfilée à une vitesse largement supérieur à la moyenne – à force de faire pilier de comptoir Alvin était number one dans le lever de coude – et aussitôt posé qu'il en demandait un autre, ça donne soif ces trucs là. T'as pas l'air emballé. Nan sans blague ? Il crève pas d'envie d'essayer la passoire ? C'est bizarre ça dis donc ! Taquin, Alvin s'approcha d'Attila tout en continuant à bavarder mais rien ne marchait, au moins ça le fait sourire. Il est mignon quand il sourit, ça m'donne encore plus envie de lui pourrir sa soirée.

Pendant qu'il bavassait tout en cogitant à comment embêter Attila tout en concluant avec lui – ça allait lui demander une stratégie aussi intense qu'une partie de Stratego tel que c'était partit – Attila lui proposa de retourner voir la voisine. Vraiment. Le mec se fait chopper, il la dégage vite fait mais il veut quand même y retourner ? Mais qu'est-ce qui cloche chez toi ?! La précision fut nécessaire car Alvin commençait à se dire qu'en fait Attila se serait bien fait la beaucoup trop jeune gamine du pallier, qu'il l'avait pas assumé sur le moment – d'où le « rentre chez toi » -  mais que finalement ça le titillait… oh bon sang mais ce mec va pas très bien dans sa tête… heureusement Attila précisa qu'il s'agissait d'une autre voisine. Ah bah si c'est une autre voisine on est sauf… il a peur de s'emmerder rien qu'avec moi ? Un poil vexant mais l'idée du tricycle tentait fortement Alvin, pour le coup c'était vraiment une soirée mémorable… car oui, il était évident qu'Attila ne lui proposait pas d'aller vraiment chercher des accessoires. Quel type de personne irait demander des accessoires coquins pour ne pas les utiliser avec le propriétaire ? Personne ! C'est trop mal polie ! Et puis ça ne se prête pas ce genre de truc, c'est bien trop personnel ! Non, c'était certain, Attila lui proposait un excellent plan avec sa très généreuse voisine.

D'accord !

S'exclama Alvin d'un ton enjoué en se rendant sans plus attendre dans le couloir. Son plan était bien meilleur que le faire tourner en bourrique ! Finalement il le traumatisera plus tard, on prend le dessert avant l'apéritif. Il s’ébouriffa les cheveux pour être à son avantage, un petit passage de main rapide, son plus beau sourire et Alvin était fin prêt pour aider Attila à convaincre la voisine de les rejoindre (même si la façon dont il avait parlé d'elle le laissait croire que c'était pas la première fois qu'il allait frapper à sa porte).

….

Il se fout de moi ?! Ce mec est VRAIMENT un foutu pervers ! Attila s'était planté devant la MEME porte que tout à l'heure ! La MEME ! En fait… il a mentit… il veut se taper la petite de tout à l'heure ?! Mais non, non, je fais pas dans le détournement de mineur ! Elle fait tellement… oh c'est… il sonne ! Fuit Alvin, fuit ! Du bruit, ça bouge à l'intérieur. Le démarqué jeta un coup d’œil en coin à Attila, cette gosse devait avoir l'âge de Cyan et il était hors de question qu'il laisse un chaud lapin dévergonder une gamine ! Il va lui pourrir son plan, mais alors quelque chose de beau ! Mon dieu, si un mec faisait ça à Cyan… tu as de la chance Attila que ce ne soit pas ma protégée sinon tu te baladerais avec ta tête sous le bras. Et Alvin repense « aux accessoires » et ne comprend plus rien, enfin si, ce qu'il comprend c'est que le pervers qui a failli lui servir de plan cul lui a mentit ! Il a raconté une chose alléchante pour le faire venir dans le couloir, pour lui faire baisser sa garde et il espérait sûrement que son appétissant tricycle allait  avoir raison du peu de moral qu'il a ! ben raté mec ! RATE !

La serrure se déverrouille, Alvin se prépare à être l'incarnation du connard sur Terre, la porte s'ouvre… et ce n'est pas la gamine de tout à l'heure. Ce n'est pas une môme, c'est une femme. Une très belle femme. Il ne savait pas où poser ses yeux tant il y avait à déguster. Était-ce ses yeux bleus clairs qui le fixaient, sa bouche pulpeuse étirée en un sourire amusé, qui le faisait perdre pied ? Ses courbes parfaites qui lui donnait envie de jeter Attila dans la cage d'escalier pour ne la garder que pour lui ? Il est fort probable que son déshabillé noir qui ne cachait que l'indispensable, que sa robe de chambre en satin légère dénudant une épaule audacieuse, soient pour quelque chose dans l'hypnotisme que la Voisine exerçait sur Alvin. Sublime, cette femme était sublime.

Attila… tiens donc… et bonsoir, jeune homme.
Bonsoir.

Sa voix n'avait plus rien de moqueuse, elle n'était pas non plus trop aguicheuse. Juste un beau sourire dans un visage radieux. Attila, je retire mes sombres pensées à ton égard, tu es le meilleur coup d'un soir, non, le meilleur copilote de la ville.

Mon ami m'a dit que vous aviez de quoi nous amuser… j'ai cru comprendre qu'il venait souvent vous voir pour épicer ses ébats.

Alvin s'était approché de la Voisine, susurrant ses phrases tout en la dévisageant du coin de l'oeil, ne cachant pas son appétit mais ne la dévorant pas pour autant. Laisser passer le message mais ne pas l'imposer, se rapprocher encore un peu, flirter, se laisser aller… et se prend un mur quand elle claqua la porter derrière elle pour sortir sur le pallier.

Et de quel genre de piment, souhaitez-vous ?

Incernable, elle les aguichait mais ne semblait pas pour autant accessible. Présente, palpable et pourtant intouchable. Son regard azur posé sur Attila, lui répondant sans même le regarder. Torture. Elle se joue de lui, l'ignore et cela le frustre, cela l'agace, lui donne encore plus envie de l'ajouter à son tableau de chasse.

Environ 1m70, brune, élancée, yeux bleus.

Ah ! Elle le regarde ! Il avait parlé avec une franchise désinvolte, sans séduction dans la voix, balançant sa réponse comme s'il s'était s'agit d'une marque de lessive. Ses yeux dans les siens, Alvin ne perdit pas son temps en blabla, maintenant qu'elle le regardait il n'allait pas la laisser s'échapper. C'était devenue une mission ! Ce tricycle sympathique prenait des allures de missions impossibles.

Jouons franc-jeu, Attila m'a dit que vous saviez y faire, je suis intéressé… vous avez une gosse, il a un appartement de libre. Donc soit on y va et je vous promet que ce sera mémorable, ou soit on laisse Attila dans le couloir le temps que vous et moi on test sa literie.

Un sourire en coin pour se rapprocher de la voisine, lui effleurer le bras juste du bout des doigts et ensuite se reculer.

mais ce serait dommage de nous dire non, il a vraiment insisté pour que vous soyez de la partie.



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