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 Just stuck, hollow and alone, and the fault is my own [Alvinou ♥]

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MessageSujet: Just stuck, hollow and alone, and the fault is my own [Alvinou ♥]   Sam 16 Jan - 13:50


I wanna heal, I wanna feel like I’m close to something real
I wanna find something I’ve wanted all along,
Somewhere I belong

Lealvin
Ce n’était pas exactement que tout mon monde s’écroulait, parce que franchement à ce niveau là, j’avais vu bien pire… Mais je détestais perdre le contrôle des choses et concrètement, c’était ce qui se passait. Pourtant, après avoir vu mon père mourir, tué par les mains de mon frère, après avoir connu la peine carcérale à 11 ans à peine, après avoir du quitter ma planète à tout jamais et avoir vécu comme une fugitive pendant toutes ces années… Je ne devrais pas être aussi faible, aussi fragile. Je devrais être forte. Infaillible. Et pourtant, me voilà là, allongée sur ce lit, à papillonner des paupières au ralenti comme pour arrêter le temps. A compter dans ma tête les personnes connaissant mon secret. Alvin ne comptait pas. Il pouvait savoir. Il ne me laisserait pas me faire capturer par les Atriens. Il ne les laisserait pas m’avoir ou me faire du mal. J’aimerais pouvoir penser la même chose de Miranda et de Bartholomew, mais je dois admettre avoir peur. Non en fait je suis tétanisée que mon monde s’écroule, et de n’avoir aucune échappatoire.

Dans le casque plaqué sur mes oreilles, la chanson que j’ai reçue à Noël tourne en boucle alors que mes doigts tapotent la boîte du CD. Avant même d’en avoir entendu le contenu, j’ai reconnu la voix. Quand on passe trop de temps avec quelqu’un, on finit par tout connaître par cœur, le bruit de ses pas, l’intonation de sa voix et ce qu’elle veut dire, le son qu’il fait quand il est agacé, les mimiques qu’il fera et à quel moment. Franchement, à m’entendre, on pourrait croire que je suis amoureuse. Et je le suis, mais pas de lui. Lui, c’est juste…. Moi.

Je soupire en roulant sur mon flanc. Je ne sais pas quel est le déclencheur. Nolan qui, encore une fois, semble faire passer tout et n’importe quoi avant moi ? Barth qui a carrément oublié qui j’étais l’autre jour ? Ma vie qui tombe en morceaux ? Mes amis qui n’en sont pas, mes ennemis qui n’en sont pas non plus ? Ca pèse sur mon moral et ce soir, je me sens étrangement fatiguée, presqu’abattue.

Les paroles tournent encore et encore dans ma tête, elles me bercent et me font presqu’oublier que rien ne va. Que ma mission se casse la gueule, ma couverture aussi, et mes convictions avec. Qu’un taré circule dans BS prêt à faire exploser des gens, et qu’on ne sait même pas qui est sa cible. Que la vie est une guerre, car comme les belliqueux l’ont annoncé : la paix est bien trop dure à consommer. Et que dès que l’on baisse les armes, on se fait exécuter.

La chanson venait de se finir, et je sentis comme un électrochoc me secouer. Est-ce que j’étais VRAIMENT en train de me morfondre comme une adolescente boutonneuse ? Oui. C’était clairement ce que je faisais. Et c’était risible. Méprisable même. Et je ne connaissais qu’une seule personne capable de me remettre d’aplomb.
Mon pouce s’écrasa sur le bouton stop du lecteur pour le faire taire, l’instant d’après je bondissais du lit pour m’habiller. Dehors, le temps était atroce : froid et pluie diluvienne au programme, mais honnêtement rien ne pouvait m’arrêter. Les rangers aux pieds, la grosse verte à capuchon sur le dos, j’étais prête à affronter les intempéries.

Il me fallut quelques longues minutes pour rejoindre notre immeuble. J’ai sonné à tous les appartements sauf le tien pour rentrer, et je ne comprends pas comment cette vieille technique peut encore marcher. Qu’importe. Je prends l’ascenseur et j’ai le cœur qui bat… Je n’ai pas vu notre appartement depuis tant de temps maintenant. J’arrive devant l’appartement et, comme tu l’as promis, la clef m’attend sous le paillasson. Je souris, je ris presque tellement c’est cliché. Je la prends, je l’insère, je tourne, la porte s’ouvre. Et me voilà avec les deux pieds dans l’appartement. Je goutte un peu sur le parquet.

Je refermai la porte doucement, sans faire de bruit. Je savais qu’Alvin était un oiseau de nuit comme moi, un couche-tard, mais là il était 8h du matin, il était probablement déjà couché… Il avait beau passer des nuits entières à pousser la chansonnette dans les bars, à cette heure-ci, il avait déjà rejoint les bras de Morphée. Ou d’un autre mec. Et merde… je faisais quoi s’il n’était pas là ? Ou pire, s’il était là mais avec un Kleve dans son lit ? J’allais quand même pas m’incruster…

Je me dirigeai à pas de loup jusqu’à la chambre, où je distinguai effectivement une forme dans les draps. Il avait l’air d’être seul. J’espérais franchement qu’il l’était, sinon son compagnon allait se faire écraser comme une patate, et j’en avais strictement rien à péter.
Hop, me voilà basculant sur le lit juste à côté de lui. Ouf, pas de compagnon. J’allais sûrement le réveiller, mais je m’en foutais. Il allait flipper et essayer de m’assommer, mais je m’en foutais. J’avais mon bras droit sur lui, prêt à l’immobiliser s’il ltentait de le faire. A plat ventre sur le lit, toujours dans ma veste mouillée par la pluie, le visage écrasé dans la couette, je trouvai quand même la force de murmurer :

« Réveille toi, j’ai besoin de toi. »

Respect du sommeil des autres ? Inconnu aux bataillons. J’avais besoin de lui. Il n’avait qu’à se réveiller.


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Parce que le cerveau suit le coeur

Je te l'ai dit, tu as ce sourire au coin des lèvres quand tu mens. Tu t'imaginais pouvoir t'en sortir encore et encore facilement. J'essaie d'y croire, j'me voile sûrement la face. Tu m'as poignardée dans la noir. J't'ai fait confiance, aveugle était ma confiance, et tu m'as fait tort.
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MessageSujet: Re: Just stuck, hollow and alone, and the fault is my own [Alvinou ♥]   Mer 20 Jan - 23:25



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C'est un peu compliqué. Vraiment. Ca semble simple comme ça, tu vois les gens dans la rue, ils sont là, ensemble, et ça te semble vraiment facile. Ils se tiennent la main, piquent la nourriture de l'autre ; ils se font des plans sur les dix années à venir, y en a un qui met le genou à terre dans la foulée et l'autre qui réserve la mairie. Ca paraît vraiment facile. Ca paraît. Il n'est pas dupe, si lui le pense c'est que forcément les autres aussi l'ont en tête. Le mec là-bas, attablé devant la devanture du restaurant avec sa rombière, tu vas pas me dire qu'il n'a pas caressé du regard les généreuses courbes de la serveuse ? Elle lui a jeté une œillade par dessus la choucroute qui sert de coiffure à son épouse, c'est qu'elle lui dirait pas non. Enfin. Elle est vraiment mignonne, jeune… elle sait qu'elle lui plait. Ah un autre couple ! Mains dans la main, le regard attendrit, il les voit commenter chaque objet de la vitrine. Ridicule, elle pense que le vendeur qui sort de la boutique a une bien belle chemise et lui, il se dit qu'elle doit avoir bien froid dans cette robe. Le copain se lance dans la conversation. Il se dit qu'il a un joli jean, ce vendeur bien trop aimable pour être honnête. Bordel. Ca fait des plombes qu'il est devant cette fenêtre et pas un signe, rien ! Ah, les courbes de la serveuse ont du succès mais il ne remarque aucun petit mot, pas un numéro de téléphone sur la note. Le vendeur ferme seul la boutique. Un dragueur du dimanche avec sa bande de pote commande des bières. Célibataire. Pas intéressant. Non. Ce n'est pas croyable. Pourtant il a sortit la longue vue, rien ne peut lui échapper. Alvin mange un sandwich devant sa fenêtre. Le restaurant finit par fermer et la serveuse rentre seule, à pied. Personne n'a été infidèle. Personne. C'est pas croyable, dans quel monde vit-il ? Quelle race peut être aussi loyal ? On parle pas de fidélité là, on parle de connerie. C'est un rejet total de sa nature profonde. Kleve n'est pas humain, fort heureusement. Kleve est un bon atrien, comme lui et comme lui il a les mêmes concepts, les mêmes pensées. Un doute. Kleve est le type d'atrien a se prendre pour un humain dans ce genre de conneries. Fidèle, il s'efforce d'être fidèle. Mater mais ne pas toucher ; sentir mais ne pas acheter, c'est un dilemme de chaque instant, une lutte contre lui-même. C'est horrible. Suite à leur dispute Alvin n'avait plus de goût pour ces choses-là, il notait la beauté mais n'en avait pas l'envie. Maintenant que ça allait mieux avec Kleve… il était un peu trop redevenu lui-même. Bordel, c'est pas atrien de se priver des bonnes choses. Fidèle. Pour ne pas gâcher ce qu'il a durement construit. Et c'est ainsi qu'Alvin passa une soirée particulièrement morne et sinistre devant sa fenêtre. Il regarda ensuite une émission nullissime sur le cable où il était question d'humains envoyé à Los Angeles pour devenir célèbres. Il a même corrigé des copies. C'est dire. L'ennui l'endormie plus que le sommeil. C'est fade, la soirée est sans saveur, nulle, inutile. Du gâchis. Si Leandra avait été là tout aurait été différent, si elle vivait avec lui ils auraient pourri ensemble ces couples, les poussant à la faute pour que, si lui pèche, il puisse se justifier : c'est pas moi, c'est la génétique, regarde eux aussi ils sont infidèle. Ah si Lea était là il n'aurait même pas philosophé sur les relations humaines ! Il serait peut-être parti chanter, ça aurait été sympa ça, faire de la musique… bof. La flem. Alvin s'ennuie de sa meilleure amie, Alvin tourne en rond dans les draps, s'enroule jusqu'à ne plus pouvoir bouger.

« Réveille toi, j’ai besoin de toi. » 

Cette voix, elle lui ferait ouvrir les yeux même plongé dans le plus intense des sommeils. Leandra. Ne pas ouvrir les yeux, ne pas lui faire ce plaisir. Il n'est pas à sa disposition. Non mais, il lui a quand même écrit une chanson ! Il s'est excusé ! PREMIERE FOIS EN… première fois depuis qu'il l'a connaît… ah oui quand même… il mérite quelques secondes de faux sommeils ! Leandra attend, insiste, il rit sous cape. Il est heureux. Heureux qu'elle soit là à côté de lui, même si c'est pour lui demander quelque chose. Niais de la retrouver ici, dans leur appartement. Oh il n'a pas oublié les derniers événements mais le manque était plus fort que l'orgueil. C'était une intolérable sensation que celle d'avoir un gouffre à la place du coeur. Un trou. Deux trous, pour être exacte, un pour chaque coeur. Le vide l'accompagnait où qu'il aille, comme un manteau trop lourd. Il assombrissait tout, même les moments de bonheur était terni par un je ne sais quoi qui le parasitait. L'ennui grandissait en même temps que la lassitude. C'est quand il se mit à fredonner pour elle qu'il comprit qu'il devait passer outre son orgueil. 31 octobre ils se disputent. 25 décembre, il s'excuse. Plus d'un mois pour reconnaître qu'il a besoin d'elle, qu'il existe ici bas une personne qu'il aime un tout petit peu plus que lui-même. Tout ce temps pour se faire à l'idée, pour la combattre mais y revenir et, finalement, céder. Parce qu'il a besoin d'elle. Puis se planquer, pour ne pas assumer d'être un mec sentimental. D'être simplement un gars qui a des émotions empathique pour les êtres vivants. Bordel, qu'est-ce qu'il est heureux.

Qu'est-ce qui t'arrive ?

Mais elle se fout quand même un peu de sa gueule. Ses yeux clairs froncèrent en voyant la tâche humide s'étendre sur le lit, merde elle est trempée ! Mince Lea je dors là-dedans moi !

Dégage de mon lit et va te changer. On discutera ensuite, j'dors pas dans une piscine.

Il lui tourna le dos pour marquer le coup, sa voix réprobatrice n'arrivant pas à maquiller sa joie. Il essaie que son sourire ne soit pas trop grand mais c'est peine perdu. Elle a besoin de lui, elle se sert même très clairement de lui… c'est agaçant, et il va bien l'embêter avec ça mais… bordel, ça fait du bien qu'elle lui revienne.

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MessageSujet: Re: Just stuck, hollow and alone, and the fault is my own [Alvinou ♥]   Jeu 21 Jan - 20:11


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Lealvin
Sa voix me fichut un frisson. C’était con, hein, parce que cette voix, je l’avais entendue encore et encore pendant des années. Je l’avais entendue joyeuse, triste, énervée, taquine, amusée, agacée, en colère, fatiguée, pensive, chantante, marmonnante, grognante. Elle m’avait tantôt engueulée, tantôt amusée. Je la connaissais presque par cœur. Mais je ne l’avais pas entendue depuis tellement de temps… j’avais presque l’impression que ce n’était pas réel. Et si je pouvais le toucher, le palper ou le frapper pour m’assurer qu’il était bien là, je ne pouvais rien faire vis-à-vis d’une voix. Je me contentai de sourire, dans l’ombre. Il me demande ce qui m’arrive. Il ne s’en fout pas. Il n’a pas le droit de s’en foutre, de toute façon, mais le sourire me bouffe quand même les lèvres.

Il roula sur lui-même pour me présenter son dos, le tout accompagné d’un commentaire plein de reproche. Par réflexe, je lève les yeux au ciel.

« C'est mon lit »

Signalai-je comme si c'était une vérité générale, alors que je savais que ça ne l'était pas. Ca avait toujours été son lit, et je me l'étais largement appropriée durant mon squatt longue durée chez lui. Qui va à la chasse perd sa place hein.... Maintenant, il l'avait reprise. Logique. Mais ça ne m’empêchait pas de marquer mon territoire, pas tellement pour le plaisir de jouer les possessives, plus pour le plaisir de le titiller. Lea et Alvin sans Lea taquinant Alvin c’était… vide de sens.

Mais sur le principe, je m’exécutai quand même, me tortillant comme une anguille pour m’extraire de ma veste mouillée, fichant quelques coups de bras et jambes au passage à Alvin, avant d’expédier le vêtement par terre. Ca allait faire une flaque par terre mais tant pis, au pire ça traverserait le parquet et irait arroser les voisins… Cadeau de retour !
Maintenant en t-shirt trois fois trop grand pour moi –je l’avais piqué à Barth, et il était déjà trop grand pour lui- je rampai jusqu’à mon meilleur ami. Je lui avais obéi pour lui faire plaisir, il pouvait bien s’occuper de moi maintenant.

Je plaquai la paume de ma main, glacée par la froidure nocturne, à la base de sa nuque. Punition pour me tourner le dos de la sorte. Mais je n'allais pas en rester là, j'avais trop de jours et de semaines de privation d'embêtement à rattraper. Me glissant contre lui, je vins poser mon avant bras sur son épaule, m'appuyant sur lui comme je le ferais sur un comptoir. Dans cette position, je voyais presque son visage. Avec la pénombre, pas tellement quand même. Mes cheveux encore un peu humides gouttèrent sur son bras, illuminant au passage une partie d'une marque invisible. Je penchai un peu ma tête, le dévisageant calmement, m’imprégnant de son odeur. Ca faisait longtemps que je ne l’avais pas vu, mine de rien…

« T'es un Atrien, t'es censé aimer l'eau »

Lui fis-je remarquer, jouant à plus bête que je ne l'étais. Évidemment que les Atriens aimaient l'eau, se ressourçaient à son contact, mais ça ne voulait pas non plus dire qu'il voulait dormir dans un lit humide... Personne n'aimait ça. Moi non plus et maintenant que je n'avais plus ma veste je sentais le drap mouillé sous mon bras gauche, celui qui n'était pas sur Alvin, et ça n'avait rien de confortable. Mais je n’allais certainement pas lui faire remarquer qu’il avait raison.

« Et t'es mon meilleur ami, alors me tourne pas le dos »

Ça pouvait ressembler à un ordre, ou un reproche .... Mais non, c'était une déclaration. Bah oui, je venais bien de lui dire qu'il était mon meilleur ami, non ? Il devait probablement s'en douter vu le temps qu'on passait ensemble et étant donné qu'il était de loin la personne qui le connaissait le mieux.... Et aussi un peu parce que c'était Alvin, et que le connaissant il devait se considérer le meilleur de tous les amis de beaucoup de gens. Donc ouais, il devait le savoir, n'empêche que je ne lui avais jamais dit. Les déclarations et moi ça faisait 2, j'étais beaucoup plus douée pour balancer des vacheries. Qui aime bien chatie bien, non ? Bon l’ennui, c’est que je chatie aussi les gens que je ne peux pas voir en peinture…

« Allez, tourne toi et montre moi ta tête de petit con, elle m’a manquée »

Oui oui, je continue dans le sentimentalisme exacerbé. Je vous jure, ses moues de snobinard supérieur à tout et tout le monde m’ont manqué comme jamais je ne l’aurais cru. C’était dingue d’être accroc à quelqu’un de la sorte. On m’avait toujours raconté que c’était ça, l’amour. Mais ils s’étaient tous plantés. Ce n’était pas l’amour, c’était la fusion. Alvin, c’était moi au fond, rien d’étonnant à ce que je ne sois que l’ombre de moi-même loin de lui. C’était chiant, quand même, quite à devenir fusionnelle avec quelqu’un, j’aurais pu choisir autre chose que ce type insupportable.


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MessageSujet: Re: Just stuck, hollow and alone, and the fault is my own [Alvinou ♥]   Dim 24 Jan - 22:37



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Il lui répond d'un sourire qu'elle ne voit pas, grogne quand elle le frappe mais apprécie la tournure. Forcément, elle allait pas sagement descendre du lit et mettre le vêtement dans la machine à laver. Elle va dégueulasser le sol. Depuis quand il est aussi maniaque ? Il était temps qu'elle revienne, il vire vieux garçon. Frisson. Elle s'est pelotonnée contre lui, lui tirant une grimace. Oh putain elle est froide ! Sa main, son bras, elle va le faire grelotter ! Il était tout chaud, choc thermique, à cause d'elle il va se chopper un coup de chaud et froid ! Mais il ne bouge pas car si lui a froid, elle, elle doit être frigorifiée ! D'ailleurs il va même étendre ses jambes pour bien prendre la place dans le lit. Voilà, parfait. Silence pour la faire mariner et c'est uniquement quand il n'y tient plus qu'il se tourne vers elle. Enfin. Nez contre nez, il remonte sa main de dessous la couverture, pour l'approcher du visage de Lea. Enfin. Et, la caresse proche, pas loin, son regard devenu tout doux, il s'en va lui pincer ce fichu petit nez.

Tu m'as même pas manqué.

Menteur, et pas crédible avec ça. Enfin, ça il le sait, il ne fait même pas semblant de se persuader lui-même de ce qu'il raconte.

Et j'aime pas l'eau dans MON lit. C'est pas agréable…. Et j'aime pas faire boule à facette quand je dors.

Il sourit à cette blague magnifique, idiot et content de la voir. Tellement content qu'il en aurait envie de se prendre un thé, de s'asseoir en tailleur sur le lit et de l'entendre raconter sa vie. C'est ridicule, maintenant il en vraiment l'envie. Non, il est bien au chaud dans sa couette et le temps qu'il aille à la cuisine, elle aura piqué toute la couette.

Bon allez, raconte moi tes malheurs.

Que je te raconte ensuite les miens. Gâteaux secs. Il y a des gâteaux sec et croquants dans le placard de la cuisine. Cela doit être particulièrement grave pour qu'elle vienne jusqu'ici, pour que madame s'abaisse à lui confier qu'il lui avait manqué… d'ailleurs, c'était particulièrement agréable à l'oreille de l'entendre dire. C'est toujours bon de se rappeler que l'on manque aux gens, qu'il est tellement exceptionnel qu'elle ne peut pas ne pas penser à lui. La boîte des gâteaux est rouge. Il a faim. Et soif.

Fait pause.

L'appel du ventre battait la curiosité et la joie des retrouvailles. Alvin balança la couette sur Leandra, prit son oreiller préféré avec lui – il peut risquer la possession de la couette mais jamais celle de l'oreiller – et s'en rendit chercher ses fichus gâteaux. La plaque induction fit comme à l'habitude des miracles : à fond, elle fait bouillir l'eau très rapidement. Hop, ça fait du bruit dans la cuisine, il fait même un peu exprès de ralentir le rythme pour l'agacer et, enfin, revient dans la chambre. Le plateau est en équilibre précaire sur le lit, c'est surtout le lancer d'oreiller-posage de plateau qui est compliqué mais il réussi néanmoins à retourner dans le lit. Silencieux mais toujours souriant, il se servit de la tisane dans sa grande tasse. Les petits gâteaux étaient toujours à même la boîte, boîte qu'il ouvrit pour en croquer un.

Tu voulais une tasse ?

Théière immense, mais pas de tasse pour elle. Faut pas débloquer non plus. Amusé, il l'invite de la tasse fumante à reprendre la parole.

Alors. Qu'est-ce qui se passe ?

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MessageSujet: Re: Just stuck, hollow and alone, and the fault is my own [Alvinou ♥]   Lun 1 Fév - 22:08


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Lealvin
Il en met du temps, cet imbécile, à se tourner vers moi à nouveau. Pourtant je lui ai dit que c’était inadmissible de me tourner le dos ! Finalement, enfin, il me fait face. Son nez contre mon nez, j’ai envie de rire tellement je me sens enfant sur le moment, mais je me tais. Il me caresse le visage, je me retiens de glousser, il me pince le nez, là je grimace carrément.

« Aoutch ! »

Il me dit que je ne lui ai pas manqué. Il mériterait que je lui tire les oreilles, mais j’ai franchement la flemme, je me contente de lui tirer la langue, signe que je n’y crois pas du tout. Evidemment que je lui ai manqué. S’il est un bout de moi, c’est que je suis un bout de lui, et un bout de soi, ça manque FORCEMENT.  C’est… intuitif. Normal. Viscéral même !

Ses conneries sans pareil m’ont manqué. Boule à facette… Je vais te les foutre les boules mon coco si tu me refais un coup pareil ! Il m’invite finalement à raconter mes malheurs, et mon visage se fend d’un grand sourire. Non pas que j’ai des réjouissances à lui annoncer, loin de là, mais je vais ENFIN pouvoir vider mon sac chez mon meilleur ami. Il faut en avoir été privé pour savoir à quel point ces moments d’épanchement sont précieux. Je me frotterais presque les mains tant je me réjouis d’entamer mon récit, mais il me coupe dans mon élan. Fais pause . Je dois faire une sacrée drôle de tête alors qu’il me coupe et s’échappe de la chambre. Je reste un instant silencieuse et pantoise. Il se fiche de moi là, non ? EVIDEMMENT qu’il se fiche de moi. C’est Alvin, merde. Quel con ! Je l’aime, mais quand même. Qu’il est con… Je me vengerai. Mais pas tout de suite. Là, je le regarde déguerpir avec son coussin comme trophée. Genre je lui aurais piqué quoi… Bon, ok, carrément en fait. Mais merde !

Il revient finalement avec son plateau et son coussin, tout guilleret. Il s’installe, prépare sa tambouille sous mon nez, sans rien me proposer. Du grand Alvin comme j’aurais pu m’y attendre. Il se sert, me nargue volontairement. J’avais presque oublié cette part de lui. Presque.

Pour sur, les deux hommes de ma vie n'avaient pas grand chose en commun ... D'un côté il y avait Barth, attentionné, qui me couvait comme une mère poule, l'air de rien, comme si c'était naturel, et de l'autre il y avait Alvin, je m'en foutiste à l'extrême, qui me ferait croire qu'il me laisserait crever la bouche ouverte s'il le pouvait alors que l'on savait tous les deux qu'il ne le ferait pas. Non il me fermerait au moins la bouche pour que j'ai l'air moins stupide quand l'ambulance arrive. Mais je n'allais pas lui faire le plaisir de dire que oui, je voulais une tasse. Non, j'allais plutôt profiter d'un moment d'inattention pour lui voler la sienne, ou bien boire directement à la théière quand elle ne serait plus brûlante. Et tant pis si j'étais un peu malade... On partageait tout entre BFF, non ? Si j'étais malade, toi aussi mon chou. On crèvera sous la couette avec 40 de fièvre en duo, ce sera merveilleux.

« Ça ira »

Les mots étaient sobres, mais mon sourire en coin, mes yeux, tout devait lui dire que je n'en resterais pas là. Je n'en restais JAMAIS là. On appelait ça l'acharnement, et Alvin en connaissait un rayon sur ce sujet. Ca n’irait pas du tout. Mais mon temps viendrait. Pour le moment, je n’avais pas trop soif. Le moment venu, je saurais m’arranger.

En attendant, il m’invitait enfin à me livrer. Ce moment, je l’avais attendu. Alvin était LA personne à qui je faisais le plus confiance sur cette planète et toutes les autres. Plus que mon frère, ma sœur, ou n’importe qui d’autre. Ca pouvait sembler fou, alors qu’il m’avait presque trahi, mais finalement tout était dans le « presque ».  Et pouvoir se confier à son plus grand confident, c’était un soulagement sans nom. Ce secret, je l’avais trop longtemps porté, il commençait à me bouffer. Heureusement, j’étais maintenant là, sur ce lit, prête à me livrer à lui.

Et puis… j’'étais dans tous les cas contente qu'on n'aborde pas le sujet de notre dernière entrevue, ça aurait le don de m'énerver. Je n'avais pas du tout apprécié sa façon d'agir, et lui n'avait probablement pas aimé le rapprochement entre Cathleen et moi. Je ne pouvais pas spécialement lui en vouloir dans la mesure où ces deux là se détestaient... Mais Alvin devait maintenant savoir que je détestais qu'on essaye de contrôler ma vie. Je ne doutais pas un instant que le sujet allait survenir à un moment ou un autre… Mais pour le moment, je pouvais me concentrer sur mon problème.

Alors par quoi commencer ? Alvin n'était pas patient. Si je commençais à lui dérouler mes derniers mois loin de lui, je le voyais bien me bailler à la figure pour me signaler qu'il fallait que j'aille droit à la partie importante. Il fallait néanmoins que je lui donne un peu de contexte.

« Bon alors... Pour faire simple : quand je suis partie d'ici j'ai squatté pendant un moment un immeuble du quartier pour éviter de crever de froid. Je squattais la salle d'attente d'un psy qui a fini par m'embaucher et me proposer de venir vivre chez lui le temps de retrouver un appart. Bon finalement je suis encore chez lui mais passons... »

Ce n’était pas le sujet, pas le problème. La question, c’était de savoir comment je pouvais lui expliquer le souci de manière concise.

« Une chose amenant une autre... Il a découvert que j'étais atrienne. Il a même pas flippé. En fait il avait l'air plutôt content... »

Ah ça, pour être content ! Il m’avait presque sauté dans les bras. En fait non, il m’avait embrassé. Drôle de réaction, mais c’était de Barth dont on parlait, rien d’étonnant finalement….
Bien décidée à finir mon récit j’enchaînai presqu’immédiatement, triturant mes doigts à défaut d’avoir autre chose sur quoi passer mon stress palpable.

« Il a promis de ne rien dire et je le crois, mais je flippe comme pas possible qu'un RH le manipule et lui tire les vers du nez. Je suis bien placée pour savoir qu'ils sont TRÈS doués pour obtenir des informations... S'ils découvrent que je suis atrienne... Je suis tellement mal Al, tellement tellement dans la merde.... »

Je secouai la tête d'un air complètement dépassé. Je n'avais pas peur de grand chose, mais retrouver mon statut de prisonnière, que ce soit chez les RH ou les Trags, en faisait partie.

« Ah et après ça, il m'a proposée qu'on se marie... »

Ajoutai-je en riant. Mais c'était un rire nerveux. Il fallait que je parle d'autre chose pour ne pas me laisser bouffer par la panique, même si c'était tentant d'y céder totalement, de mettre le cerveau en off et laisser les instincts prendre le dessus. Alvin pouvait assurer la partie réflexion seul, non ? Il avait plus de sang froid que moi, en général. Il allait bien réussir à analyser tout cela avec logique, avec raisonnement… Oui, il allait pouvoir m’aider. Il le fallait.


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MessageSujet: Re: Just stuck, hollow and alone, and the fault is my own [Alvinou ♥]   Jeu 11 Fév - 14:31



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Il la regarda stupéfait. Choqué. Altéré. Dépité. Les mots ne manquaient pas pour qualifier l’état d'Alvin qui ne savait s’il devait hurler ou partir tant elle était désespérante. Son secret, dévoilé ! Ses projets, potentiellement avortés ! Elle comprenait dans quel mouise elle s’était mise ? Le bordel que c’était ? Pire, elle imprimait dans son tout petit cerveau inutile et faiblard que ce mariage était un cadeau empoisonné ?! Mais qu’est ce qui lui était arrivé ? Comment avait elle pu tomber si bas ? Il l’avait pourtant prévenu le 31 octobre, il lui avait annoncé qu’elle filait un mauvais coton ! Qu’elle était sur la mauvaise pente, mais non, madame n’avait rien écouté ! Comme d’hab ! Sauf que cette fois, elle était plus bas que le caniveau.

Méritait elle qu’il l’aide ? Qu’il la sorte de là ? Les solutions étaient évidentes mais aurait elle la force de les appliquer ? Il commençait à sérieusement en douter vue la tournure de son discours. Pourtant elle avait beau en cet instant le décevoir, il saura être la. Elle avait plus que tout besoin d’un ami. Quelle s’en souvienne, il ne fera jamais pour un autre.

Tu te fous de moi… grince t’il en se redressant, abandonnant pose flegmatique et thé. La solution est évidente et elle s'appelle Prèäs. Elle est de la même famille que la graine de Ricin et les humains ne savent pas encore la détecter dans le corps. Au pire, il y aura une enquête mais faute de preuve tu seras relaxées, au mieux ils ne comprendront rien.

Voit à quel point je t’adore pour te suggérer une extrémité dont nous avons parlé mais jamais appliqué. On a parlé d’en finir avec les aériens, mais c’est avec un humain que nous commencerons. Alvin avait le regard sombre mais rien de sadique, sournois ou comploteurs n’apparaissait sur son visage. Il était d’un calme plat, méthodique. Comme lorsqu’il travaillait : froid et méthodique, cherchant la solution et l énonçant.

Mais si sa mort te causerait trop de peine .. car à tes mots, à ta façon de me raconter l’histoire, je sens une affection intolérable pour cet humain. Je trouverai comment empêcher nos marques de réagir à l’eau. Ce n’est qu’une réaction biologique, comme tout, elle peut être modifiée. Bien entendu après la théorie il le faudra passer à la pratique, pas sur nous évidemment… Je trouverai quelqu’un à démarquer.

Un silence pour la regarder et lui laisser le temps d’enregistrer ce qu’il vient de lui suggérer.

Parce que tu crois quoi ? T’as pas réfléchit, t’es perdue… mais il y a des questions évidentes et des solutions encore plus évidente : Uno, comment s’appelle ce doc ? C’est peut être un démarque qui se joue de toi. Deuzio tu as envie de vivre avec la menace constante que, peut être, un jour il va te balancer ? As-tu envie de mettre à mal ta liberté ?


Une pause, un silence, pour qu’elle entende le sous entendu. La vie côté humain à eu raison de sa combativité. Mais après tout en quoi est ce son problème ? Elle a besoin de lui pour protéger sa couverture, d’accord, ce n’est rien de plus qu’il n’a déjà fait. Et après ? Ils en ont déjà parlé, du fait qu’il trouvait qu’elle se perdait… Alvin avait besoin de sa combativité, de la retrouver elle et non de côtoyer un simulacre. De côtoyer un fantôme de ce qu’elle fut. Est il indispensable de le préciser tant cela est évident ? Alors que Lea et Kleve changeaient, perdaient leur rage, Alvin attisait la sienne. Incapable de lâcher prise, il refusait qu’elle prenne le risque d’être démasquée ou pire, qu’elle refuse de continuer la lutte. Si elle lâchait tout… lui, il ne pouvait pas. Il ne pouvait pas avoir une petite vie confortable avec Kleve et aller déjeuner chaque dimanche midi chez sa meilleure amie. C’était impossible, son envie d’en finir avec les trags étaient trop forte et il avait pris goût à cette vie, à ces combats… aussi fort il s’en épuisait, aussi fort il en avait besoin.

Et puis…

Tu te vois vivre avec lui ? Il t’offre un job, une situation.. et tu crains que les Red ne s’en prennent à lui, le pauvre petit mari… ça y ai, enfin, l’ironie qui l’habitait toujours avait fini par filtrer, et avec elle une pointe de dédain. Tu veux quoi Lea ? Qu’est-ce que tu veux vraiment ? Car tu flippes mais à moi, ça me semble très limpide ! Soit on le saigne avant qu’il ne parle, soit tu prends tous les risques !

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MessageSujet: Re: Just stuck, hollow and alone, and the fault is my own [Alvinou ♥]   Lun 15 Fév - 21:55


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On pouvait toujours compter sur Alvin pour se prendre une bonne grosse douche froide. Comme si l’averse sur le chemin jusqu’à l’appart ne m’avait pas suffi… Est-ce que j’avais réellement cru que nos retrouvailles se feraient dans les bons sentiments et l’affection ? Une seconde, une minute, oui. Quand j’avais vu son visage lorsqu’il réalisait que j’étais de retour, j’y avais cru. Même lorsqu’il avait parlé, avec ses mots durs mais son ton qui le trahissait, j’y avais cru. Là… Je venais de me rappeler soudainement qui nous étions. Alvin et Léa. Léa et Alvin. Deux êtres qui s’aimaient tellement qu’ils en devenaient incapables de se le dire, encore moins de se le montrer.

« Bordel… j’avais oublié quel plaisir c’était de discuter avec toi… »

Lâchai-je, levant les yeux au ciel sans chercher à cacher mon exaspération. Le meurtre. Voilà sa solution. Evidemment. Alvin était impitoyable. Et je l’aurais probablement été à sa place moi aussi. Il ne connaissait pas Barth, forcément. Et ça lui importait peu que j’ai de l’affection pour lui. Pire, c’était probablement un argument de plus pour le buter à ses yeux. Je me sentais mal à l’aise, parce que j’ignorais s’il disait cela juste pour me provoquer, me faire réagir, ou s’il l’envisageait véritablement. Je plongeai mes yeux clairs dans les siens, encore plus clairs, encore plus psychédéliques, et je sondai. Je ne voyais que de la détermination, et ça me fit frissonner. Littéralement.  Je tirai sur mes manches pour cacher cela.

Alvin se remit à parler, je n’aimais pas le ton qu’il employait, vraiment pas, mais je ne trouvai rien à redire, alors je me contentai de soutenir son regard pour lui prouver que je ne flancherai pas. J’aurais du être touchée, honorée, qu’il soit prêt à de tels extrêmes pour moi, mais il avait une façon de me le dire qui me révoltait plus qu’elle ne m’émouvait. C’était du grand Alvin ça : il arrivait toujours à me mettre dans des états inimaginables. En fait, à bien y réfléchir, et même avant notre dispute déchirante de la dernière fois, nous avions toujours passé plus de temps à nous mettre sur la gueule qu’à démontrer notre affection l’un pour l’autre. C’était comme ça entre nous, comme si on s’épanouissait d’avantage dans la guerre que dans l’amour, tout en s’aimant plus que l’on ne se détestait. C’était terriblement tordu, en fait.

« Combien de temps ça te prendrait ? »

Demandai-je, analytique à mon tour, ne me laissant guère le temps de m’attendrir de son engagement sincère, et pur à sa façon, à me sauver la peau. C’était… bizarre comment sentiment. A la fois, j’avais conscience que personne ne ferait jamais cela pour moi, et à la fois, je n’arrivais pas à m’en émerveiller comme si… Comme si c’était la moindre des choses. Comme si c’était normal venant de lui, comme si je n’en attendais pas moins de lui. Notre niveau d’exigence l’un envers l’autre devenait titanesque… Mais la différence, c’était que sur ce point là, Alvin ne me décevait pas. Moi, en revanche… Sa contrariété à mon égard était palpable, et c’était, pour moi, insupportable. La façon qu’il avait de me regarder, de me parler, non, je ne supportais pas. J’avais envie de lui coller mon poing dans la gueule pour effacer cette expression, mais je me retins, me contentant d’enfouir mes poings serrés entre mes jambes. Calme toi Léa. Mais je me refusais à répondre à ces questions. Cela reviendrait à admettre qu’il y avait une part de vrai dans ce qu’il disait, ce serait sous-entendre que ses questions étaient fondées, alors qu’elles n’étaient là que pour me faire une jolie leçon comme il savait si bien les faire.

« Pas besoin de me sortir la leçon de morale à la "si t'étudies pas il y aura des conséquences, t'auras pas ton année". Je suis pas ton élève, Alvin. Je suis TRES au courant des enjeux. »

Sifflai-je, visiblement vexée.
Il montait en pression et moi avec. Pire qu’une cocotte minute, j’allais me mettre à souffler de l’air et  crier dans pas longtemps alors que ses mots s’insinuaient en moi et se répétaient comme un écho vicieux. Merde merde merde. Pourquoi j’étais venue le voir ? Pourquoi j’étais venue lui parler ? Pourquoi je lui avais raconté tout cela ?

« Oh et puis tu me gonfles sévère ! »

Balançai-je, agressive et irritée au possible, alors que je me relevai du lit d'un bond. Il me gonflait sacrément même. Parce qu'il avait raison. S'il avait tort, j'aurais pu le rembarrer, le contrer, me foutre de lui. Mais non, cette andouille avait raison, et ça me foutait en rogne. Et pas qu'un peu. Je sortis de la chambre d'un pas furax qui, avec mes Rangers toujours vissées aux pieds, devait réveiller tout le voisinage. Mais j'en avais strictement rien à péter.

J'avais froid. Et atrocement la dalle. C'était toujours pareil quand j'étais de sale humeur, il fallait que je bouffe pour me calmer. Je fonçai vers le frigo, l'ouvris pour l'inspecter. Ce n'était pas le vide interstellaire mais franchement on n'en était pas très loin. Je finis par jeter mon dévolu sur un gros pot de yahourt. A défaut du gros cliché de la meuf qui se descend le pot de glace XXL toute seule j'allais tabler là dessus. J'attrapai une cuillère à soupe que je plongeai dedans, avec en prime, environs 1/3 du paquet de sucre déjà légèrement entamé. Parée à subir l'insupportable clairvoyance d'Alvin, je m'apprêtais à retourner dans la chambre mais réalisai au passage que j'étais gelée. J'avais l'impression que l'humidité s'était infiltrée dans mes vêtements, j'en grelottais presque. Le sweat d'Alvin négligemment posé sur un des fauteuils eut vite fait de m'enrober du cou aux cuisses jusqu'au bout des ongles, l'avantage de mettre un vêtement trop large pour soi. Concrètement, ayant laisser l'intégrale de mes affaires ici, j'aurais pu tout simplement mettre un de mes pulls, mais je préférais utiliser les siens. Parce que sans trop savoir pourquoi, ça me donnait du courage pour lui faire face. Parce que le sweat portait encore son parfum tellement familier que ça rassurait. Et parce que quite à dégueulasser des fringues avec du yahourt -j'étais pas spécialement maladroite mais les circonstances étaient un peu spéciales- autant que ce soit les siennes.

J'en profitai pour me débarrasser de mes bottes par deux coups de pied habiles dans le vide, ignorant le bruit lourd sur le parquet. Si les voisins n'étaient pas contents et bien... C'était un bonus.

J'étais à nouveau dans la chambre, enfin plus précisément appuyée sur le chambranle de la porte, mon pot de yahourt dans le bras gauche, la cuillère dans la main droite, une jambe légèrement repliée pour pouvoir coller mon pied droit nu le long de mon tibia gauche. Je faisais le flamand rose.

« D'ailleurs... Au lieu de me jeter ton mépris à la figure, nettoie toi les oreilles : j'ai dit qu'il m'avait demandée en mariage. Pas que j'allais me marier »

Alors certes, je jouais sur les mots, d'autant que je considérais de plus en plus cette option au cours des derniers jours, mais le plaisir de lui rabattre le caquet était trop grand pour m'en priver en le laissant avoir ne serait-ce qu'un peu raison. Il avait déjà trop raison à mon goût. Il était déjà gonflé d’arrogance alors si en plus il réalisait que j’étais somme toute d’accord avec lui, il allait exploser. C’était presque pour son propre bien que je n’abonderais pas dans son sens.

« Et même… MEME si je me mariais avec lui… Quand on aura buté tous les atriens, c’est avec les humains qu’on passera le reste de notre vie. Alors va bien falloir apprendre à vivre à leurs côtés, tu crois pas ? »

J’avais brandi la cuillère dans sa direction comme une arme ou un doigt moralisateur –nul doute que se faire menacer par un instrument de cuisine badigeonné de yahourt devait être extrêmement persuasif…

« Tu sais, parfois on peut faire confiance aux gens. »

Bon honnêtement je ne savais pas bien si j'essayais de le convaincre lui ou de me rassurer moi. La vérité c'était que je faisais difficilement confiance. Mon instinct me disait de faire confiance à Barth, mais dès que les neurones s'en mêlaient, c'était plus compliqué. Et si j’avais admirablement bien réussi à faire taire mes neurones ces derniers temps, Alvin était particulièrement doué pour les réveiller en quelques mots à peine. Saleté de meilleur ami. J’aurais du m’attacher à un foutu débile profond.

« Je t'ai fait confiance à toi. J'ai eu raison, non ? »

Voilà. Ca, c’était un argument béton, non ? Probablement pas. Les arguments bétons n’existaient pas face à des personnes comme Alvin, persuadées de toujours avoir raison. J’étais moi-même difficile à ébranler dans mes convictions… sauf face à lui. Il savait comment s’insinuer dans mon cerveau. Il savait sur quel bouton appuyer pour obtenir ce qu’il voulait de moi. C’était terrible de devenir aussi maniable entre ses doigts.

Mais je ne le laisserai pas faire de moi ce qu’il voulait. Il allait falloir qu’il trouve de bons arguments, cette fois-ci. Qu’il m’explique, de manière parfaitement rationnelle, pourquoi faire confiance à Barth était une moins bonne idée que de lui faire confiance à lui. Clairement, l’idée que je fasse confiance au doc posait un souci à Alvin, je n’étais juste pas certaine de cerner lequel. Précisément, je n’arrivais pas à savoir s’il s’agissait juste d’une inquiétude sincère et sans arrière-pensée pour mon sort, ou s’il ne supportait tout simplement pas que je fasse exception à la règle pour quelqu’un d’autre que lui. Il se faisait du souci pour moi, ça, j’en étais sûre et certaine. Mais nettement moins certaine que ce soit la seule chose le poussant à réagir ainsi.

« Donne moi une raison incontrable, une seule, de le tuer, et je le ferai. »

J’y allais au bluff. Etais-je capable de tuer Barth ? Je n’en savais rien. Une partie de moi, celle qui l’aimait, me disait que non. Mais une autre partie de moi, la partie froide, calculatrice, celle dont l’instinct de survie surpasse tous les bons sentiments, me soufflait que j’en étais parfaitement capable. Je n’avais absolument pas envie de me lancer dans ce genre de débat intérieur, je sentais bien que ça allait mal finir. Mais c’était la seule idée que j’avais pour que Alvin oublie définitivement cette idée : s’il me proposait son argument et que je trouvais quelque chose à y redire, il devrait abandonner cette option sans revenir dessus.

« Et quite à le descendre... Tu pourrais attendre que je sois maquée avec lui, histoire de pas gâcher l'héritage »

J'espérais sonner convaincante dans mon role de la connasse opportuniste. C'était, habituellement, une seconde nature chez moi. Mais concernant Barth... Non je n'arrivais pas à le voir comme un moyen vers une fin. J'en avais rien à foutre de son héritage. Rien du tout.

« Si je ne le bute pas, tu trouveras un moyen.»

Le moyen d’effacer les marques. Ce n’était pas un ordre. Ce n’était pas une demande. C’était une affirmation. Une confiance aveugle, une foi totale en lui. En ses capacités, en sa volonté, en son dévouement. J’avais envie de l’étriper de me connaître si bien, d’appuyer ou ça fait mal, de faire ressortir des choses horribles en moi, et j’avais envie de l’embrasser d’être là pour moi, de croire en moi-même lorsqu’il ne le devrait pas, de vouloir me relever plutôt que de juste m’abandonner. Pourquoi tout devait être si compliqué entre nous ?


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Parce que le cerveau suit le coeur

Je te l'ai dit, tu as ce sourire au coin des lèvres quand tu mens. Tu t'imaginais pouvoir t'en sortir encore et encore facilement. J'essaie d'y croire, j'me voile sûrement la face. Tu m'as poignardée dans la noir. J't'ai fait confiance, aveugle était ma confiance, et tu m'as fait tort.
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MessageSujet: Re: Just stuck, hollow and alone, and the fault is my own [Alvinou ♥]   Ven 19 Fév - 14:09



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Il ne disait plus rien, attendant impassible qu'elle s'imprégne de ce qu'il venait de lui balancer. Forcément elle n'apprécie pas, cela s'entend, son irritation. Forcément… non il n'y a pas de forcément. Il ne devrait même pas y avoir d'irritation, de regard vers le ciel. Elle fait dans la compassion… elle s'attache plus vite que lui, cela il l'avait sentit quand ils s'étaient rapprochés des Red Hawks mais il n'avait pas imaginé que cela puisse lui pourrir à ce point l'esprit. Lui, il n'aime véritablement que peu de monde. Leandra… c'est complexe au point que le noeud qui les lie ne peut être tranché. Comme un tiers l’a dit un jour : “vous deux, votre relation, vous serez la gloire de l'autre ou sa destruction"'.  

Alors qu'elle s'en va faire il se savait quoi, il s'interrogeait sur la durée que pourrait lui prendre ses recherches. Aucune idée. Le temps de faire la théorie, déjà… il avait mis une bonne année à inventer l'opération pour démarquer et il avait l'aide de Lars. Là, il était seul. Le temps… il l'entendait faire son bazar, s'en foutant éperdument. Pas vraiment. Concentré, Alvin appréciait d'avoir ce bruit familier pour accompagner le roulement de ses méninges. Elle lui avait manqué, plus qu'il ne l'avait cru. C'était plus que sa simple absence, ne pas lui parler, avoir le sentiment lourd qu'un fossé ce creusait entre eux à chaque jour qui passait… c'était plus que ca. C'était ne plus avoir le son lourd de ses pas sur le plancher, c'était ne plus s'agacer de ses manies ou prendre un plaisir, exprimé dans un demi sourire, quand elle était si bruyante. C'était ne plus être stimulé par ses piques et ses questions ; ne plus l'avoir au quotidien, c'était se perdre. Faner comme une fleur aimée qu'on oublie dans un vase du salon. Pour ca, pour tout ça, il allait la relever.

Enfin elle revient avec son yahourt et une pose incongrue qui le fait sourire. Propos sensés, attitude absurde, tout elle ca, les paradoxes. Il a bien envie de lui arracher son yahourt mais n'en fait rien, l'heure est trop grave pour qu'il s’éparpille. C'est dire à quel point l’affaire lui tient à coeur.

Certes…

Elle aimait plus que lui. Lui n'aimait que lui, Lea et Nathan. Cyann aussi, elle il n'aurait su dire pourquoi. A Lea il doit la vie, à Nathan il y a le lien de la vie, du sang. Cyann… Cyann est son exception. Aucune raison d'aimer cette atrienne, de l'adorer comme un mentor exigeant, un père protecteur ou un amant jaloux. Alors, d'accord on peut parfois faire confiance sans raison si ce n'est celui du coeur. Après tout, ne devient il pas également fou, fidèle, pour les beaux yeux de Kleve ? Aucun rapport, il abandonnerait Kleve pour se préserver. N’a t'il pas déjà pensé à le démarquer pour l'inscrire dans leur grand changement, pour lui permettre de survivre à la purge.

Leandra poursuit son argumentation, les réponses lui viennent mais il la laisse parler. Silencieux, immobile, Alvin l’observait sans rien qui ne puisse son expression. Méthodique, il rangeait chacun de ses petits arguments dans des cases, retenait, analysait mais ne commentait nullement. Même s’il avait changé, même si maintenant il brassait énormément de vent, quand il s’agissait d’affaires sérieuses - liées à sa propre survie ou à la sienne - il redevenait ce trag enfermé dans le QG. Ce mec qui bossait H24 sans réfléchir, qui libérait son esprit pour ne se focaliser que sur le problème et sa solution. Voilà. Lea a finit de parler et lui, il a tout noté dans son esprit comme s’il avait tenu un bloc-note dans sa main. Une pause pour voir si elle a bien terminé, oui, je peux en placer une ? Bien. Alvin se leva et s’en alla chercher son cartable. Il y récupéra un marqueur noir, le décapuchonna proprement, il avait toujours pris soin de ses propres affaires à défaut de le faire avec celle des autres et, tranquillement, retourna sur le lit. Debout, dos au mur, blanc, il passa en mode professeur.

Il te l’a demandé, faut bien donner une réponse. Imaginons donc que tu dises oui…

Il écrivit en haut, à gauche, du mur un grand Oui puis il fera de même avec toute son argumentation, usant de flèches, pour lui montrer le cours de sa pensée.

Puisque nous allons devoir vivre au milieu des humains. Cependant cet humain là sait qui tu es, tu vas donc vivre avec une… comment ils disent ? …. ah oui, une épée au dessus de la tête. Prendre le risque qu’il te balance et que tu finisses, au mieux, dans une prison, au pire qu’ils te brûlent. Cependant, comme tu le dis : on peut faire confiance. Tu m’as fais confiance et tu as eu raison, néanmoins, moi, j’ai à gagner dans notre alliance. Tu m’as tiré des Trags . Et même encore j’ai à y gagner dans notre affaire, en t’aidant à éliminer les atriens je me débarrasse complètement des trags. Silence. Ton humain il a quoi à gagner à t’épouser ? Et me répond pas que c’est pour tes jolies fesses, je les connais et ça ne suffit pas. Nouvelle pause. C’est pas faux pour l’héritage… autant le plumer, tant que tu arrives à le faire taire jusqu’à ce que je te démarques entièrement.

Un pan du mur entier était couvert des réflexions d’Alvin. C’était disgracieux mais efficace, d’ailleurs cela lui plu temps qu’il écrivit un grand “non” à coté du “oui”.

Tu ne l’épouses pas. Il t’en tient rigueur, il te balance. Il passe outre, tu as toujours l’épée.

Alvin se détourna de ses écrits pour s’appuyer contre le mur, en lui laissant assez d’espace pour qu’elle lise l’ensemble.

Je pense que le buter est la solution la plus sûre.


Alvin sauta du lit sans égard pour les voisins, recapuchonna son crayon mais remonta sur le lit avec, l’encre faut pas qu’elle sèche.

Je continues de penser que ta pseudo compassion et “on doit faire confiance car on va vivre avec eux” ce sont juste des excuses car tu te ramollies. Y a qu’a te voir à Halloween avec Cathleen ou l’atrienne… une parfaite humaine.

Il l’adore plus que tout, plus que sa propre vie probablement. Nul n’est son égal, il abandonnerait jusqu’à Nathan pour la suivre jusqu’au bout du monde. Les frontières, il démonterait pierre par pierre les remparts de la ville si elle le désirait. Et c’est parce qu’il l’aime un peu trop qu’Alvin a le chic pour ne pas se contenter de peu, parce qu’il a une exigence folle envers elle, elle se doit d’être à la hauteur de son affection.

Si tu te ramollies, Leandra, je ne vois pas pourquoi je t’aiderais.

Il l’adore, désespérément il l’adore. Pour cette affection il devient cruel, incapable de lui répondre ce qu’il sait : pour toi je trouverais la solution, évidemment. Allez, réveille toi, je sais que ma meilleure amie se cache derrière ce trop plein de guimauve que tu me sers.

Si tu lui fais confiance, alors… fait confiance. Prend le risque. Prend tes affaires et va chez lui. Fait ta vie d’humaine. Après…. évite de m’ignorer pendant des mois, quand je pense que tu m’as négligé pour un humain pareil…

Enfin, enfin la voilà ! La jalousie. La rationalité primait sur son raisonnement mais la jalousie était bien présente également, assise à la table des émotions elle n’attendait que son tour pour s’exprimer. Elle fout sa vie en danger pour un autre que lui, elle accourt à son chevet car son dernier jouet se fait menaçant… et elle lui parle de confiance ! De “vivre avec”. Bordel, elle vit avec, travaille pour lui, elle a bouleversé sa vie sans qu’il ne le sache… pour ça !? C’est comme si elle était déjà mariée. Il était prêt à passer outre mais face à tant de mauvaise volonté... et forcément, elle vient gémir  auprès de lui... mais sa solution ne lui va pas. De même qu'elle ne devrait pas avoir envie de l'épouser, elle ne devrait pas vivre avec lui, elle aurait dû rester ici, squatter son pallier à lui. Il n'était plus le centre de son univers et à l'entendre, il avait la désagréable impression que ce psy le remplaçait. Quitte ton job, cette vie, et revient moi. Bordel, lui ça fait des mois qu'il déprime mais elle... il le sait, tant que lui-même n'aura pas sa vie rêvée elle n'aura pas le droit de le quitter.

Fait ce que tu veux Lea, prend le risque mais tu ne sais pas qui de lui ou de moins viendra le coup d’épée. Donne moi une bonne raison de ne pas te laisser croupir dans tes emmerdes.

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MessageSujet: Re: Just stuck, hollow and alone, and the fault is my own [Alvinou ♥]   Dim 28 Fév - 19:59


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Il fallait laisser cela à Alvin : il savait être patient et courtois. Il me laissa parler, déverser tout ce que j’avais à dire, dans un silence religieux. C’en était même agaçant. Dis le si j’te fais chier Didier ! Bon en même temps, le connaissant, c’était pour mieux préparer son argumentation. Alvin ne restait JAMAIS bouche bée. Il avait toujours le dernier mot. En tout cas il essayait, avec moi, ce n’était pas toujours évident.
Comme je m’y attendais, lorsque j’eus fini, il se leva, se dirigeant vers… son sac de professeur ? Je fronçai un peu les sourcils, me demandant ce qu’il avait en tête. Je ne tardai pas à avoir ma réponse alors qu’il crapahutait sur le lit. Ok, il comptait sortir l’artillerie lourde.

Je pinçai les lèvres, dissimulant maladroitement mon agacement. Il me prenait donc VRAIMENT pour son élève. Ou alors la déformation professionnelle était gravement avancée, ce qui n’était pas impossible non plus. Dans un cas comme dans l’autre, le voilà debout sur le lit à gribouiller n’importe quoi. Ca devait lui donner de l’assurance de faire ça, parce que concrètement, je n’étais pas suffisamment arriérée pour ne pas comprendre le message qu’il essayait de passer. Je lui jetai le même regard noir que ses élèves devaient lui lancer quand il passait en mode super-agaçant –c’était son super pouvoir. Mais ça ne lui faisait ni chaud ni froid, il était lancé.

Visiblement, j’avais tout de même marqué un point avec l’héritage. Difficile de dire si c’était son côté matérialiste qui s’exprimait ou s’il était juste contente que je retrouve ma logique froide et calculatrice habituelle, mais qu’importe, ça semblait le convaincre. Cela dit, sa conclusion restait immuable : tuer Barth.
Et le voilà qui en prime se mettait à faire des amalgames à tout va.

« Qu’est-ce que Cathleen et Amethyst viennent foutre là dedans ? »

Répliquai-je, le ton un peu sifflant. Il avait réussi à m’irriter, et pas à moitié. Ok. Le souci était donc plus vaste que juste le Doc, puisque même Cathleen et Amethyst s’y trouvaient mêlées. A croire qu’il ne supportait juste pas que j’ai une vie sociale. Je m’étais avancée vers lui, le pot de yahourt vide avait chuté au sol au passage, et maintenant j’étais aussi sur le lit, à sa hauteur, l’air aussi aimable qu’une plaque d’aluminium, le visage à quelques centimètres du sien seulement. Il puait le thé d’ailleurs, mais c’était toujours mieux que la clope.

« Tu ne l’as peut être pas remarqué mais… j’ai une couverture à maintenir. ON a une couverture à maintenir. Officiellement, je suis une gentille humaine pro-atrienne. PERSONNE ne doit savoir que je suis affiliée aux Red Hawks. Mais c’est bien. Très bien même. Si même toi tu te fais avoir à mon jeu d’actrice, c’est que je suis diablement douée »

Mon regard ne laissait rien voir d’autre que cette touche de moquerie qui perçait aussi dans ma voix. Alors Alvin, qu’est-ce que tu as à me répondre sur le sujet ? S’il se mettait à insister, je n’allais pas me gêner pour ramener Kleve sur le tapis. Je n’avais rien contre Kleve, mais si mon meilleur ami continuait de me gonfler avec mes fréquentations, j’allais gentiment lui rappeler que lui ne se privait pas pour passer du bon temps avec un atrien. « Faites ce que je dis, pas ce que je fais », c’était pas trop trop ma tasse de thé.

« Si je ne traîne qu’avec des Red Hawks, mon allégeance va devenir assez transparente… Je passe déjà tellement de temps avec Nathan et Sergei qu’il faut bien que j’équilibre en traînant avec quelques atriens inoffensifs, tu ne crois pas ? »

Continuai-je, la voix dure. Il allait voir si je me ramollissais ou pas.
Ok, je devais avouer avoir mentionné Sergei JUSTE pour emmerder Alvin. Je savais à quel point il détestait ce type, et je pouvais comprendre pourquoi. Mais pour moi, Sergei était un mal nécessaire, et Alvin ne semblait pas vouloir le comprendre. Quoiqu’il en soit ce n’était pas le débat du moment… Mais si je pouvais détourner un peu l’acharnement d’Alvin ce n’était pas perdu. Même si le connaissant, il avait un fil de pensée assez unique. C’était son côté acharné : il ne lâchait jamais le morceau. Et il n’allait pas me lâcher avec son histoire de ramollissement. Je fermai un instant les yeux, la ride du lion et la machoire tendues. Il m’usait. Je n’arrivais pas à lui en vouloir totalement, car je savais ce qu’il essayait de faire et pourquoi il le faisait. Et… peut être que ça aurait pu fonctionner, s’il n’y avait pas eu cette nuit. Cette fameuse nuit. Celle où quelque chose s’était malgré tout brisé, même si jamais je ne pourrais le haïr, et jamais je ne pourrais cesser de l’aimer. Il allait cependant falloir qu’il entende ses 4 vérités, lui aussi.

« Négligé ? »

Je répète le mot avec une touche d’incrédulité mêlée de cynisme. Oh Alvin… Tu ne sais pas dans quel engrenage tu colles ton doigt en t’aventurant sur ce terrain.

« Putain mec ! Tu m’as pour ainsi dire foutue dehors et tu me reproches de pas avoir passé assez de temps avec toi ? »

Et le pire, c’était qu’il était capable de VRAIMENT penser que j’étais l’amie indigne dans l’histoire. Mais à dire vrai, ce n’était pas tant cela qui m’avait blessée. Ce n’était pas cela que je n’avais pas digéré. Sans m’en rendre compte, mes doigts s’étaient reserrés sur son t-shirt, le tirant un peu vers moi, comme si nous n’étions pas déjà assez proches.

« Tu veux une bonne raison Alvin ? Je vais te la donner. Tu me dis qu’il est une menace. Tu me dis qu’il est une épée de Damoclès pour moi et que pour cela, je dois le buter. Et toi alors ? Hein ? Est-ce que je dois te rappeler qui a alerté le voisinage après m’avoir balancé de l’eau à la figure ? Et s’ils étaient arrivés avant que je me barre, qu’est-ce que tu crois qu’il me serait arrivé ? Hein Alvin ? Est-ce qu’il faut que je te bute aussi parce que sur un coup de tête tu pourrais livrer ma tête sur un plateau ? C’est quoi ton plan génial ? Je dois saigner tous les gens qui savent qui je suis, toi y compris ? C’est ça ton plan ? »

Honnêtement, en venant ici, je ne comptais pas mettre cet incident sur le tapis. J’étais du genre rancunière et revancharde, pour sûr, mais je n’étais pas venue ici pour rendre des comptes, j’étais venue ici pour passer l’éponge. Evidemment, c’était avant que ce crétin d’Alvin ne décide de me mettre en rogne. C’était quoi déjà le proverbe humain ? Ah oui : on récolte ce qu’on sème.


_________________

Parce que le cerveau suit le coeur

Je te l'ai dit, tu as ce sourire au coin des lèvres quand tu mens. Tu t'imaginais pouvoir t'en sortir encore et encore facilement. J'essaie d'y croire, j'me voile sûrement la face. Tu m'as poignardée dans la noir. J't'ai fait confiance, aveugle était ma confiance, et tu m'as fait tort.
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MessageSujet: Re: Just stuck, hollow and alone, and the fault is my own [Alvinou ♥]   Jeu 10 Mar - 20:29



The scars of your love they leave me breathless
ft Leavin


Il roula des yeux quand elle s’indigna pour Cathleen et Amethyste, bon sang elle n’était même pas fichue de comprendre d’elle-même. Quel mot n’avait-elle pas saisit dans “tu te ramollies” ? Alors qu’elle s’avançait, l'invectivant avec des propos parfaitement sensée qui ne faisait que souligner sa jalousie - ce qui évidemment l’horripilait - Alvin fixait le pot de glace. Il aura fallu qu’elle cite Sergeï pour qu’il coula son regard clair sur elle. Sergeï. Ce naze est toujours en vie ? Y a pas un de ses piafs qui lui a bouffé les ailes ? Quel intérêt pouvait t-elle trouver à pareil moineau ? Il était à la fois moche, horripilant, superficiel, indigne de sa fonction… et il n’était pas utile qu’elle l’entende. Elle pourrait croire qu’il jalouse Sergeï, ou qu’il était possessif. Ce qu’il n'était pas, il était simplement conscient de la médiocrité du leader des Red Hawks. Okay Alvin, au plus profond de lui-même, reconnaissait éprouver une pointe de jalousie pour cet homme qui, de tout ceux qu’il connaissait, était bien le seul qu’il jugeait assez “charismatique” pour lui faire de l’ombre. Mais la question n’était pas là et il avait bien plus important en tête pour se laisser divertir par le sujet “Sergeï”. De plus, qu’elle qualifia Amethyste d’atrienne inoffensive le faisait doucement marrer. Elle ? Inoffensive ? La douce blague… Mais il n’en fit rien, se contentant d’un regard sombre où elle ne pouvait voir qu’un agacement sans fond.

Hm.

Par contre il avait sans aucun doute déconné en laissant entrevoir sa déception à ne plus l’avoir dans les pattes, Lea était lancée et rien ne semblait l’arrêter. A nouveau elle le serrait, pour l’instant c’était son tee-shirt mais il sentait venir que le prochain mouvement, c’était pour sa nuque. Comme d’hab. Me froisse pas mon vêtement, j’y tiens… A nouveau il la regarda avec désapprobation, attendant qu'elle ait terminé pour revenir au sujet qui lui tenait à coeur. Ah, cela lui rappelait cette dispute qu’elle évoquait avec tant de hargne, tant de rancoeur. Lui, il était simplement vexé qu’elle ait eu l’air de passer à autre chose, l’ignorant et faisant sa vie avec son humain de compagnie. Mais elle… un sourire railleur prit place sur son visage, elle, elle l’a gros sur le coeur. C’est quelle a bien cogité, bien encaissé la trahison, la retournant encore et encore on dirait… et le Pardon n’était pas près d’arriver semble t-il… C’est toujours agréable de voir à quel point on compte pour quelqu’un. Ca fait plaisir ma Lea, j’ai l’impression d’avoir occupé toutes tes pensées quand je t’entend t’énerver. Clairement, Leandra ne pouvait avoir plus belle attitude. Tout content de son effet, de l’avoir marqué au point que des mois après elle se rappelait comme si c’était la veille, Alvin jubilait. Elle allait cesser de lui en vouloir avec le temps, sinon elle ne serait pas revenue auprès de lui… question d’année, ça va passer ! La suite du discours lui plu encore plus - si tant est que ce soit possible - au point qu’il ne cachait même plus son amusement. Ca c’est ma Lea.

Exactement.

Ce n’était peut-être pas assez précis. Se dégageant avec douceur, en lui enlevant un doigt par un doigt, il s’écarta pour la prendre par les épaules, sans force. Exactement ma Leandra, exactement.

A bien y regarder ce serait le plus raisonnable, au moins tu serais sûre que personne ne saurait la vérité à ton sujet. Personne ne remonterait jusqu’à toi. Plus de pression, de risque qu’un jour je change de camps…

Il aurait dû s’énerver comme elle mais à la place, il était bien trop heureux de la retrouver qu’il en oubliait de s’offusquer. Lâchant ses épaules, il lui ébouriffa les cheveux avec affection, sauta du lit pour ouvrir la table de chevet et en tirer un paquet de bonbon. En son absence il avait comblé le manque en se goinfrant de sucrerie, mauvaise habitude qu’il abandonnera demain. Ou après demain. Quoi qu’il en soit, Alvin remonta sur le lit, gobant des “stroumphs” tout en parlant.

Sauf que j’ai un poste clef chez les trags, ma disparition entraînerait une enquête. De plus rien ne te prouve que je n’ai pas laissé de trace pour remonter jusqu'à toi s’il m’arrivait quelque chose de fâcheux.

Ca va lui donner confiance tiens, bravo Alvin…

Mais je te jure que j’ai rien laissé et que j’ai plus à gagner à être auprès de toi que contre toi. Je te l’ai dis : on est fort, ensemble, car on a les mêmes objectifs et les mêmes ennemis. C’est ce qui fait les meilleurs partenaires !

Pour une fois il ne mentait pas : il n’avait, en effet, laissé nul document pour faire le lien Leandra-Octavia. Cependant, le doute était permis après de telles paroles… satisfait de son petit effet, il poursuivit son laïus, ne se lassant pas de sa propre voix ou du sentiment agréable d’avoir un rôle important. C'était ça, surtout, qui le rendait aussi loyale envers elle : elle lui donnait une raison de vivre, un but. Un objectif. Alors que les autres n'attendaient que des choses peu excitantes facilement réalisable, elle, elle lui ordonnait des défis. Et s'il l'adorait et savait tout ce qu'il lui devait, il ne se lasserait jamais de ce sentiment incroyable qu'il ne trouvait qu'après d'elle : il était indispensable. Irremplaçable.

Mais je vais trouver comment enlever les réactions chimiques, souffla t-il pour calmer le jeu. Faudra que t’évites les examens médicaux, je peux rien faire pour les doubles poumons et coeurs. Un silence. Je vais prendre un cobaye, y a un gamin qui me doit un paquet d’argent… je sais exactement comment il va me rembourser.

Le sourire en coin n’augurait rien de bon pour le dit “gamin” mais ce n’était pas le soucis de Leandra, aussi il ne détailla pas. Puis, il préférait qu’elle ignore son identité, si elle le connaissait elle serait capable de faire dans le sentimental… et il avait autre chose à faire que caster des cobayes ! Il eut envie de préciser qu’il aimerait qu’elle retrouve son mordant mais la tournure de la conversation, la dispute qu’elle n’a pas oublié, le fit évincer cette option. C’est de force, en la plongeant dans des situations complexes, qu’il lui fera retrouver ce “mordant” qu’il retrouve tout juste. C’est bien plus efficace - moins sain - mais plus efficace qu’une conversation.

En attendant…

Tu me présentes ton fiancé ? J'ai faim, on pourrait manger tout les trois ?

Depuis quand l'heure était un soucis pour eux ?

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MessageSujet: Re: Just stuck, hollow and alone, and the fault is my own [Alvinou ♥]   Mar 22 Mar - 7:55


'There you go again making me love you
Got you stuck on my body like a tatoo

Lealvin
Intérieurement, je jubilais. La tête qu’il faisait, le regard qu’il m’avait lancé quand j’avais balancé le nom de Sergei… J’avais l’impression de jouer à « Agace Alvin avec le minimum de mots possibles ». Clairement, j’avais gagné. Je le défiais du regard. Lui, il ne disait rien, mais je savais qu’il n’en pensait pas moins. Je le connaissais bien, mon cher Alvin.

De manière générale, il n’était pas très bavard, mais ses yeux parlaient à la place de ses lèvres. C’était le grand défile des émotions : déception, désapprobation, satisfaction et… oh… IL jubilait. J’étais en train de déverser tout mon énervement sur lui et il Ju-BI-LAIT. Bordel. Voilà que son super pouvoir de m’irriter en 2 secondes top chrono se manifestait à nouveau… S’il tenait un peu à la vie il allait falloir qu’il change de tactique. Et après jubilation, comble de l’horreur, c’était la moquerie. Il se foutait de ma gueule, le con ! Il aurait mérité que je lui colle un coup de boule, mais je n’allais certainement pas me coller une migraine de première juste pour le plaisir de le faire taire…. Même si c’était très tentant.

J’avais à peine fini de lui faire remarquer que selon sa superbe logique, je ferais mieux de lui faire la peau, à lui aussi, qu’il …. Approuva mon idée.
Alors qu’il s’affairait à se défaire de ma prise, je l’observai un moment le sourcil léger, dans un immobilisme sceptique. Déserrer mes doigts de son t-shirt ne fut pas très difficile. J'étais en rogne, pour sur, mais aucune commune mesure avec notre dernière dispute. Cette colère là avait été destructrice, dangereuse et... Un manque terrible de self-control, une faiblesse que j'avais longtemps ressassée et méprisée. Il était toujours difficile de garder la tête froide lorsque l'on avait le sang chaud... Mais je n'aimais pas les excuses, alors je n'allais pas essayer de m'en trouver.

Il appuya sa brève approbation avec quelques arguments, m’expliquant en quoi il était parfaitement logique et raisonnable de se débarrasser de lui. Insiste pas trop, Alvin, tu me gonfles tellement là que je pourrais te prendre au mot. Un coup d’œil rapide sur ses mains sur mes épaules, et je ramenais mon regard sur lui alors qu’il finissait son plaidoyer.

Un ricanement s'échappa alors de mes lèvres alors que je donnais un petit coup de tête pour me débarrasser des mes cheveux trempés qui commençaient à me retomber sur la figure.

« Pitié, à d’autre. On sait tous les deux que tu t'aimes bien trop pour conseiller à qui que ce soit de te buter »

Répliquai-je, moqueuse. J’esquissai un mouvement de recul pour éviter sa main, mais il fut plus rapide que moi. Ses doigts vinrent mettre un bordel innommable dans ma chevelure déjà peu docile, et je tentai de remettre un peu d’ordre dedans tout un émettant un grognement d’agacement. Sale gosse. Et le voilà qui en prime se récupérait un sachet de bonbons, grossissant encore plus la caricature du môme insupportable. Il le savait, il en jouait.

Il était déjà de retour sur le lit, à ma hauteur, gobant ces immondices bleus beaucoup trop sucrés alors que je rangeais méticuleusement ma tignasse sur le côté, dans le creux de l’épaule, dans l’espoir que l’agité de service leur foute la paix. La suite de ses dires ne m’étonna pas franchement, et je levais les yeux au ciel, plus par habitude qu’autre chose. C’était presque devenu un réflexe quand j’entendais la voix d’Alvin.

« Ah bah voilà, c'est déjà plus crédible »

Soit dit en passant, je ne savais pas si son objectif était de me foutre les jetons, mais si c’était le cas, c’était plutôt loupé. J’avais toujours été une tête brûlée, je fonctionnais mal aux menaces. Par contre, le levier de la colère était très bien huilée chez moi, y avait pas à appuyer beaucoup dessus pour tout déverser.

« Tu sais "diviser pour mieux régner" ça marche généralement mieux si tu l'appliques à tes ennemis, pas à tes alliés »

Ajoutai-je ensuite, ponctuant mon commentaire d’un sourire insolent. Raconte ce que tu veux Alvin, tu sais très bien que pour me foutre les jetons, il faut agir, pas parler. Je te sais beau parleur, qui plus est, alors il en faudra un peu plus pour me faire psychoter. Le connaissant, je n’étais même pas certaine qu’il ait véritablement envie de m’effrayer. Non, ça devait encore être un de ses tests psychologiques malsains. Alvin était taré, rien de neuf sous le soleil.
Il enchaîna d’ailleurs en me certifiant ne pas m’avoir tendu de piège.

« Ca me donne presqu’envie d’essayer, juste pour vérifier »

Ma réponse fusa accompagnée d’un sourire railleur. Ca faisait longtemps que je ne l’avais pas asticoté. Ca m’avait manqué, mine de rien. Mais il pouvait crever pour que je lui dise. D’autant que j’étais encore et toujours en rogne contre lui, contre son sale caractère, contre son extrémisme à deux balles.
Il finit par mettre son arrogance de côté, revenant au point le plus important : la disparition des marques. Il parlait avec certitude, comme si l’échec n’était même pas une possibilité. Bizarrement, ça me rassurait, quand il parlait ainsi, et ce même si je savais qu’Alvin et l’humilité, ça faisait 10.

« T’as intérêt »

La gratitude ? Oui oui, je connaissais. Mais il n’allait pas se formaliser. Il avait l’habitude. Il connaissait, de toute façon, les enjeux. Je ne savais pas si c’était sauver ma peau qui le motivait, ou juste le goût du challenge, mais je sentais à sa voix, à ses dires, qu’il était déterminé. Et c’était tout ce qui comptait pour le moment. Je ne pus m’empêcher de rouler des yeux alors qu’il me suggérait d’esquiver les examens médicaux.

« T’as d’autres conseils pertinents Capt’ain Obvious ? »

Oui, je sais. Encore la gratitude. La putain de gratitude. J’m’étais jamais vraiment étouffée avec par le passé, ça allait pas commencer maintenant. De toute façon, quelque chose me disait que mes merci, Alvin n’en avait pas grand-chose à cirer. Si je m’avais Kleve et que j’étais équipée comme lui, j’aurais pu le remercier en nature, mais là clairement, non.

« Je pensais que tu avais passé l'âge de jouer au docteur »

Ajoutai-je, en réponse à son idée d’utiliser un gosse comme cobaye. En même temps, je parlais à un mec se goinfrant de bonbons…. Je ne creusais pas d’avantage le sujet du rat de laboratoire, c’était les affaires d’Alvin, il faisait bien ce qu’il voulait après tout.

« Fais gaffe, si tu prends de la bedaine en plus de ton sale caractère, t'auras du mal à garder Kleve dans ton lit »

Fis-je remarquer, donnant une pichenette dans son sachet de bonbons presque vide pour finir par enfoncer mon index dans sa poignée d’amour droite. C’était clairement gratuit, Alvin étant franchement très loin d’être enrobé, mais c’était plus fort que moi : j’avais du rattrapage de taquinage à faire.

Et visiblement, lui aussi était d’humeur joueuse. Mais il s’aventurait sur un terrain qui ne me plaisait pas beaucoup. Inspirant un coup, je lui tournai le dos le temps de redescendre du lit. Je n’allais pas rester perchée là ad vitam aeternam. Je me laissai tomber en arrière, d'abord assise, puis couchée sur le dos sur le lit, observant Alvin, toujours debout, par en bas. Il était presqu’impressionnant sous cet angle. Le monstre dévoreur de Schtroumpfs.

« Oui bien sûr, et la Prèäs se retrouvera malencontreusement dans sa soupe ? »

Suggérai-je dans un sourire tordu. Je ne savais pas trop ce qu’Alvin avait derrière la tête. Je lui avais clairement dit que non, je ne buterais pas le Doc. Est-ce que ça le dissuaderait de faire le sale boulot lui-même ? Pas sûr. Sur certains sujets, comme celui-ci, je n’arrivais pas à lire clairement en lui. Le connaissant, il pouvait aussi simplement dire cela pour le plaisir de me faire réagir. Je n’allais pas lui faire le plaisir

« Pourquoi t'inviterais pas plutôt ton mec à la place ? »

Suggérai-je, d’une voix faussement innocente.
J'avais toujours pas franchement digéré le comportement de Kleve à Halloween. Certes, nous n'étions pas les meilleurs amis du monde, mais je pensais qu'il avait un peu plus d'estime pour moi que cela. Alvin avait peut-être raison : il fallait que j'arrête le sentimentalisme à 2 balles et que je me reconcentre sur mon objectif. Si je commençais à être affectée par les agissements et humeurs des uns et des autres j'étais clairement pas sortie de l'auberge.

« A vrai dire... J'ai du sommeil à rattraper, alors à moins que je ne sois indispensable pour ton repas nocturne, je pense que je vais piquer un somme »

Ici, ça allait de soi. Et dans ce lit, puisque j'y étais déjà. Cela faisait plusieurs nuits que je ne parvenais pas à dormir plus de 3h, ça commençait à user mes nerfs, à influencer mon jugement et mon tempérament, et ça m'emmerdait franchement. J'étais deja en position pour m'endormir, quoiqu'un peu au milieu du lit. Il me suffirait de fermer les paupières, et de me laisser porter par le courant de ma fatigue. Il y avait, dans cette chambre, quelque chose qui m'appaisait, presque qui me berçait. A moins que ce ne soit Alvin en train de remuer sur le matelas.


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