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 Si j'étais un homme... ( Attilou ♥ )

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MessageSujet: Si j'étais un homme... ( Attilou ♥ )   Ven 29 Avr - 18:55


Si j'étais un homme...
C'est le malaise du moment.

Chaque métier avait son comble. Le mien c'était que je parlais à personne des mes problèmes. J'écoutais ceux des autres mais j'étais incapable de me soulager en partageant mon mal. C'était sans doute pour cela que j'avais du mal à tourner la page de ma vie avec Léandra. On n'avait jamais pourtant été en couple, simplement une colocation. Mais j'avais fait l'erreur d'avoir imaginé quelque chose avec elle avant de lui avoir proposer de m'épouser. Une lourde chute qui, malgré les apparences, m'avait fait beaucoup de mal. Je lui avais certifié que ça m'allait parfaitement qu'elle aille vivre ailleurs, que malgré son refus on resterait amis. Je la voyais au travail, derrière son bureau. Et sans se douter que peu à peu ce qui avait été au sommet d'une amitié était descendue à quelque chose de plus professionnelle. C'était aussi de ma faute, je l'évitais. Parce que cela me faisait mal de parler, de rire avec Léa, de me rappeler avant.

Même lors de la soirée arrosée où j'avais fait la connaissance de Maud rien n'était sortie. Je gardais tout pour moi et parfois j'avais l'impression d'étouffer. Je voulais faire alors ce que le plupart des humains avait comme idée pour oublier : l'alcool. Il y avait aussi la drogue mais je n'avais pas vraiment envie de finir mort dans un coin de rue par mort cérébral. Et j'étais déjà suffisamment illuminé à la base. Je voulais éviter de croiser des connaissances alors j'étais partie là où personne n'allait. Si on voulait être éviter il fallait trouver l'endroit que tout le monde esquivait. Simplement les hybrides et les pro-atriens se risquait dans le quartier Nekx. Ceux qui ne se sentaient pas à leur place. J'étais aussi un candidat idéal pour ce paradis mais j'aimais bien ma maison à Edandale Hills. Il y avait aussi peu de personne là bas et l'ambiance n'avait rien à voir avec celle d'ici.

So, j'avais fini par atterrir dans un bar qui ne donnait pas du tout envie d'y entrer ou même d'y consommer quoique se soit. Mais j'en avais tellement vu que la façade de l'endroit ne m'avait pas arrêté. Les autres personnes présentes ne m'effrayaient absolument pas. J'étais partie m'asseoir au comptoir pour commander une bière. Puis deux, puis trois. Mais aucun désert à l'horizon. C'était ça aussi le plus triste : je tenais plutôt bien l'alcool. Une fille m'avait ensuite accosté. Charmante, brune avec des tatouages sur ses bras. On avait discuté de tout et de rien, je me gardais mes remarques de psy pour moi.
Sans protester, je m'étais laissé guider dans les toilettes. Endroit ô combien glamour pour avoir des relations sexuelles. Je n'étais pas idiot, elle m'avait pas emmené ici parce qu'elle avait peur de faire pipi toute seule. Sans douceur la tatouée m'avait poussé dans une cabine et j'avais oublié de lui signaler que pour ce genre de chose j'étais pas du tout l'homme adéquat. Elle était mignonne, mais c'était tout ce que j'arrivais à ressentir. Même sa forte poitrine écrasé contre mon corps me laissait indifférent. Il y avait longtemps que j'avais au ce genre d'intimité. La dernière fois remontait au temps où j'étais sortie avec une certaine Madison. Ma meilleure amie de l'époque. Le sexe ne m'avait jamais attiré à la base.
Embrasser cette inconnue sans aucune passion derrière et la toucher comme si il s'agissait d'une œuvre d'art était la seule chose que je pouvais lui offrir. Elle n'était cependant pas femme aux préliminaires et lorsque je me retrouvai à nu et surtout dégonflé j'avais l'impression de passer devant un tribunal. Ses yeux noirs passèrent de la surprise à l'incompréhension puis à la colère. Ce dernier point n'était pas bon pour moi et j'avais vu juste puisque sa main vint s'abattre violemment sur ma joue. Même pas le temps de m'expliquer qu'elle attrapait ses vêtements furieusement avant de me laisser comme un con. Non sans m'avoir traité de pédé et de pervers. Tout de suite les grandes conclusions.
En plus elle avait même pas vérifié avant de sortir du coup...je me retrouvais quasi à poil devant un homme qui n'avait rien demandé.

- Désolé, vous n'avez rien vu

Soufflais je avant de me baisser pour remonter mon pantalon. Je ne m'étais pas attardé sur mon interlocuteur sur le coup. Mais une fois rhabillé je loupais une respiration en reconnaissant l'un de mes patients. Attila. Sans comprendre, je sentais mes joues s'empourprer. De gêne peut être. Du coup je ne savais plus quoi dire et restai figé à le fixer.

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MessageSujet: Re: Si j'étais un homme... ( Attilou ♥ )   Mar 3 Mai - 21:01



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Nekx. Un simple mot qui était devenu un mythe au fil des années. On racontait des choses tantôt folles tantôt sombres sur ce drôle de quartier encore plus craint et évité que le secteur lui-même. Je n’aurais, il y a quelques mois à peine, sincèrement jamais pensé à y foutre les pieds. Qu’y aurais-je fait ? Aucune idée. Trafics en tout genre, fêtes étranges ou carrément flipptantes, non, rien qui ne m’intéressait. Et pourtant, aujourd’hui, c’était dans ce paradis maudit que j’étais venu chercher une forme de réconfort. J’avais d’innombrables fois entendu dire que Nekx était l’endroit où les âmes perdues venaient errées… et je devais admettre me reconnaître à merveille dans ce qualificatif aujourd’hui : âme perdue.

Le moins que l’on puisse dire, c’était que la chute n’avait pas été lente. En fait elle avait été plutôt soudaine même. Tout s’était enchaîné : Winie qui s’éloignait de moi, Amy qui refusait de me parler, Sharleen qui guérissait mais que je n’arrivais plus à regarder en face, ce tordu de Trag qui me faisait du chantage. J’avais cessé d’aller voir mon psy, j’avais l’impression que plus je parlais de moi, plus je ressassais, et pire ma situation devenait. Ce qui était censé être thérapeutique et qui l’avait d’ailleurs été devenait nocif pour moi. J’étais incapable de savoir ce qui ne tournait pas rond chez moi, mais clairement, il y avait quelque chose. Alors quand un type dans un bar m’avait soufflé à l’oreille que la réponse à toutes les questions se trouvaient à Nekx, je m’étais dit que j’allais tenter ma chance.

Clairement, je n’espérais pas tirer quoique ce soit de bon de ce nid à malfrats et à déchets. Franchement…. J’en étais juste à un stade où je me fichais pas mal de savoir ce qui pouvait m’arriver, alors c’était l’occasion de satisfaire ma curiosité et de découvrir ce que Nekx cachait de si mystérieux. La réponse était…. Rien. Franchement, cette banlieue craignos était surtout décevante. Les gens s’en faisaient toute une montagne, mystifiait la zone à trop craindre d’y foutre les pieds. Nekx n’était qu’un repaire à paumés. En ce sens, j’y avais clairement ma place.

J’avais hésité un moment à céder à tous les clichés, à tester la drogue à défaut de trouver un autre hobby… Mais non. Même au fond du gouffre, j’étais coincé du cul et froussard. Remarquable. Mais franchement, la drogue ce n’était pas mon truc. Je n’aimais pas bien perdre le peu de contrôle que j’avais, et je savais que les stupéfiants avaient fait perdre le contrôle à plus d’une personne. Je n’avais jamais non plus été un grand fan d’alcool, mais je savais aussi qu’il avait ce pouvoir de désinhibition formidable dont j’avais largement avisé par le passé. Notamment lorsque j’avais essayé de me débarrasser de ma voisine cougar : les plans culs, ça ne m’intéressait pas des masses, alors il n’y avait que l’alcool pour me transformer en coureur de jupons. Enfin, de pantalons en l’occurrence.

C’était précisément comme ça que je me retrouvais à ingurgiter des boissons plus ou moins légales dans un bouiboui vraiment singulier. Des mélanges qu’on ne trouvait pour sûr pas partout… J’avais reconnu l’absinthe, que sa réputation précédait, mais il y avait également des mixtures inconnues que je soupçonnais atriennes. C’était aussi cela, Nekx, un mélange des cultures. Beaucoup d’hybrides e de pro-atriens extrêmistes zonaient dans le coin, alors ça ne m’étonnait pas tellement. J’avais honnêtement commandé au hasard sur la carte, et j’avais même fini par dire au barman de choisir pour moi. Mon voisin de droite, lui, semblait savoir ce qu’il voulait. Il s’acharnait à commander encore, et encore, et encore la même boisson jaunâtre sans sembler s’en lasser.

En apparence, évidemment. Car passé un certain stade, son estomac crut bon de lui mettre le hola. L’ennui, c’est que le hola atterit sur mon pantalon alors que le bougre se penchait sur ma cuisse pour vider ses tripes. Je dus retenir un haut le cœur moi-même… J’étais assez sensible à ce genre de choses, et la texture autant que l’odeur sur mon jeans, c’était clairement insoutenable. Si je ne faisais rien, c’était moi qui allait finir par rendre mon repas –pourtant maigrichon- alors que je n’étais même pas ivre. Juste légèrement…pompette. Et encore.

Retenant les spasmes frénétiques de ma gorge et de mon estomac pour imiter mon super voisin, je fonçais vers les toilettes dans l’idée de nettoyer au maximum les dégats. Alors certes, tout le monde allait avoir l’impression que je m’étais pissé dessus, mais au moins l’odeur putride du repas mi-digéré de mon ex-voisin ne serait plus là et ça… c’était inestimable.

Alors que j’atteignais enfin la porte des toilettes, une jeune femme visiblement remontée en sortait d’un pas de furie, me fonçant dedans au passage alors qu’elle grommelait quelque chose qui ressemblait fortement à « pauv’ type ! ». J’haussai les sourcils, un peu surpris qu’elle m’ait classé dans la famille des pauvres types alors qu’elle avait du me voir 3 secondes top chrono –et encore, ça c’était si elle arrivait à voir en fixant ses chaussures- mais ne trouvai pas l’énergie de répliquer. Elle devait être ivre. Ou en colère. Ou les deux. Dans tous les cas, je n’avais pas spécialement envie de m’y frotter, et c’est donc dans un haussement d’épaule que je continuai mon chemin dans les toilettes.

Là, au milieu de la pièce, se trouvait un homme en tenue très très légère. En fait, il n’avait même rien qui faisait office de pantalon ou de sous-vêtements. Par automatisme, je détournai immédiatement les yeux. J’étais moi-même extrêmement pudique, alors par compassion, je me sentais gêné quand quelqu’un se trouvait dans une situation délicate du genre. Je faillis faire demi-tour et oublier l’odeur nauséabonde sur mon pantalon, mais la voix qui s’éleva me rappelait tellement quelque chose… Je gardai mon regard légèrement brouillé vers la personne, constatant au passage qu’il avait remonté son pantalon. Bon sang ! C’était mon psy.

J’ouvris la bouche, ne sachant trop que dire alors qu’il s’excusait. Je faillis répliquer que j’aurais préféré ne rien voir, mais je décidais à la place de rentrer dans son jeu. Clairement, je n’aurais pas aimé être à sa place, alors autant faire un effort.

« Vu quoi ? »

Répondis-je dans un sourire presque timide, comme si j’avais loupé la scène d’avant. Maintenant, je comprenais un peu mieux l’énervement de la demoiselle. Enfin en fait, non, pas du tout, mais à son air penaud, je me doutais qu’il devait y avoir un rapport entre cette drôle de situation et l’état de celle qui avait déboulé hors des toilettes. Comme quoi, Nekx ou ailleurs, les scénarios se ressemblaient tous un peu au fond.

« Je ne pensais pas tomber sur vous ici »

Ajoutai-je dans un sourire léger mais sincère, alors que je me dirigeais vers le lavabo dans l’idée de me débarrasser du vomi sur mon jean. Clairement, je ne savais pas comment j’allais m’y prendre autrement qu’en renversant des litres et des litres d’eau sur le tissus. Autant se jeter dans une piscine en fait. Sauf que des piscines ouvertes à cette heure-ci, il n’y en avait pas des masses. Il n’y en avait même pas du tout.
Essayant de glisser ma cuisse sous le jet d’eau de la manière la moins maladroite qui soit, je jetai un regard en coin au docteur Caldwell, ce psy que j’avais fui faute de pouvoir assumer mes histoires sombres.

« Mais j'imagine que c'est pour cela qu'on vient tous dans le coin, pour ne pas rencontrer ceux qu'on connaît... »


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MessageSujet: Re: Si j'étais un homme... ( Attilou ♥ )   Mer 4 Mai - 21:15


Si j'étais un homme...
C'est le malaise du moment.

Je ne savais pas vraiment quel était le pire. Etre vu dans ce quartier par un de mes patients ou que ce dernier m'ait vu sans pantalon. Les deux avaient quelques chose d'assez gênants même si en vérité je pouvais très bien trainer où je le désirais. Finalement le pire restait donc ma demi-nudité. Attila avait heureusement eut la gentillesse de regarder ailleurs et de ne pas s'attarder sur ce détail dérangeant. Je n'avais pas de complexe mais c'était tout de même un de mes clients. Même si il ne venait plus me voir pour une raison que j'ignorais, il le restait à mes yeux. Même ceux qui étaient guérie ne changeaient pas de statut sur ma liste. J'avais du mal à ne plus voir un patient et laisser place à simplement l'être humain que j'avais soigné. C'était comme les professeurs quand ils croisaient des anciens élèves. Il était difficile pour eux de ne pas penser à l'enfant à qui ils avaient appris énormément de choses.

Attila ne posa pas de questions, et accepta de rentrer dans mon jeu. Je finissais par revenir sur terre, et lui sourit. Il n'y avait rien à voir de toute façon. Par contre, ce n'était pas le cas de l'état du pauvre pantalon de mon interlocuteur. Apparemment quelqu'un avait préféré se vider sur lui que dans la cuvette des toilettes.

Nous étions en tout les cas deux à être étonné de se voir par ici. De ce que j'avais noté Attila était un homme plutôt sage, discret, qui évitait les ennuis. Il y avait pourtant autre chose au fond de lui, et cette petite chose j'avais essayé de la faire sortir sans succès.

- Je pensais tomber sur personne de ma connaissance en venant ici...

Assurais je avec un petit sourire. Cela devait être aussi son avis. Je le regardais lever sa jambe pour essayer de la mettre sous le robinet. Je haussai un sourcil, me pinçant les lèvres pour m'empêcher de rire face à une telle position. Le plus simple pour lui serait d'enlever directement son pantalon. Ce n'était pas moi qui allait lui faire quelque chose.

- J'avais besoin d'oublier...mais ici ou ailleurs c'est un échec complet

Soufflais je avant de soupirer.

- Vous devriez enlever votre vêtement, cela sera plus facile pour le nettoyer que de lever la jambe

Il n'y avait hélas plus de savon pour l'odeur ni d'essuie main pour frotter. Je pouvais toujours aller demander de l'alcool à brûler et un torchon mais je n'avais pas envie de prendre le risque de croiser la demoiselle. Une baffe suffisait, et en plus elle n'y avait pas été de main morte. J'étais certains d'avoir une marque sur ma joue. Juste au cas où je vérifiais dans le miroir un peu sale où effectivement, le profil droit était bien un peu rougie.

- Vous savez pourquoi les femmes ont ce réflexe étrange de vous frapper alors que vous n'avez rien fait ?

Demandais je en me tournant vers Attila. Même si ce dernier était un être timide, il devait avoir plus de vie sociale que la mienne.
C'était vrai en plus je n'avais rien fait de mal. Ce n'était pas un crime d'être impuissant, et puis elle m'avait pas demandé l'autorisation ni poser la question si je pouvais faire quelque chose. Et c'était une fois devant le fait accompli que l'on passait encore une fois pour le méchant de l'histoire.

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MessageSujet: Re: Si j'étais un homme... ( Attilou ♥ )   Jeu 5 Mai - 21:05



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Comme je m’y attendais, le psychologue me confirma qu’il ne s’attendait pas franchement à croiser quelqu’un ici. Pourtant, dans tous ses clients, il devait bien y avoir quelques profils qui ne feraient pas trop tâche dans le coin… Mais bon. Lui aussi devait avoir besoin de ses petits jardins secrets, ce ne devait pas être facile tous les jours de trouver son intimité avec le risque de croiser tous ses clients. D’autant que le monde était petit depuis qu’on avait construit une enceinte autour de notre ville. Moi, j’avais moins ce souci. La plupart des gens que je croisais dans le cadre de mon boulot étaient soit décédés, soit dans le comas lorsqu’ils m’avaient rencontré.

« Personne n’oublie ici. Personne n’y arrive j’ai l’impression. »

Reconnus-je dans un sourire désolé, tout en galérant comme un pauvre malheureux à essayer de nettoyer mon jeans. En quelques secondes à peine, je compris que ça allait être un grand raté, mais le massacre était déjà plus ou moins fait. Le psy arriva d’ailleurs à la même conclusion que moi après quelques secondes d’observation, et il y alla de ses propres conseils sur comment procéder.

« Vous essayez de nous mettre sur un pied d'égalité ? »

Ne pus-je m’empêcher de plaisanter avant de me rappeler que j'étais censé avoir oublié ça. J’espérais qu’il n’allait pas s’en formaliser, j’étais un peu fatigué par l’alcool.

« À vrai dire je préfère éviter d'enlever mon pantalon dans les toilettes d'un bar…. glauque. Ça pourrait donner lieu à une mauvaise interprétation »

Ou même une invitation. Honnêtement je n’avais pas du tout la tête au flirt ou plus sur affinité ce soir. Je n’avais d’ailleurs plus la tête à cela depuis quelques semaines déjà. Séduction et déprime faisaient mauvais ménage de toute évidence. L’ennui, c’était qu’ici plusieurs personnes étaient venus ici en quête de ces sensations là, alors si je pouvais éviter de me balader en boxer dans les toilettes, ça me paraissait une sage décision.

« Et puis au stade où en est mon pantalon il n'y a plus grand chose à sauver »

Ajoutai-je tout en frottant frénétiquement ma main sur le tissus dans l’espoir de faire disparaître la tâche. La bonne nouvelle, c’était que toute la jambe étant maintenant trempée, on ne voyait plus vraiment la salissure de base.

« Je savais que j'aurais dû emmener un baise-en-ville... »

Soupirai-je en fermant le robinet pour arrêter le massacre. En même temps, je n’avais pas franchement prévu de me faire vomir dessus. Techniquement, je pourrais juste rentrer chez moi et me changer vu que je n’avais rien de constructif à faire par ici, mais entre rester dans les toilettes à discuter avec mon ancien psy, retourner observer des déchets en action, et aller ruminer dans mon appartement, je préférais très largement la première option. C’était probablement un signe que j’étais au bout du bout. Mais cette conversation était ce qui se rapprochait le plus d’une interaction sociale normale durant ces 3 dernières semaines alors… franchement, ça me faisait du bien.

Du coin de l’œil, j’observais le docteur Caldwell qui s’observait dans la glace. Clairement, la nana qui était sortie en jurant ne l’avait pas loupé. Enfin… en tout cas je supposais que la rougeur marquée sur sa joue venait de là. Après, évidemment, on pouvait vite sauter aux conclusions…
Sa question me tira un petit rire, ce qui était déjà beaucoup étant donné mes humeurs dernièrement.

« Les hormones ? »

Lâchai-je, la voix toujours rieuse, même si en soi la claque qu’il avait du se prendre ne devait pas beaucoup l’amuser. Il ne semblait pas particulièrement en colère cela dit, juste un peu… perdu.
Dans un haussement d’épaule, j’ajoutai :

« Jusque là quand une femme m’en a collé une… c’était plutôt mérité donc je ne saurais dire… »

Que ce soit Sharleen et sa force de moineau ou Amy et son énergie débordante, chacune des baffes ou des poings que ces deux là m’avaient infligés étaient largement justifiés. De ce côté-là, je n’avais clairement aucune excuse.

« J’ai toujours été nul en psychologie… Alors si un psy n’arrive pas à décrypter ce genre de comportement, je pense que je n’ai aucune chance »

Ajoutai-je dans un sourire compatissant. Après tout, c’était lui l’expert, celui qui était capable de décrypter les comportements les plus étranges. Mais face aux crises souvent inattendues de ces demoiselles, même le meilleur des psys semblait démuni. C’était rassurant de savoir que je n’étais pas le seul à ne pas être bilingue en langage corporel féminin.

« Les femmes sont de drôles de créatures. Elles ont le don de nous préter des intentions et des idées qui n’ont généralement même pas effleuré notre cerveau… »

Je ne lâchai pas le docteur Caldwell des yeux, ne pouvant m’empêcher de me demander ce qui l’avait amené dans ce sombre quartier. Quelqu’un m’avait une fois dit que les psys étaient finalement les plus mal lotis : ils n’avaient pas moins de problème que les autres, mais n’avaient pas nécessairement de personne pour les écouter ou les conseiller. C’était un peu une ironie du sort en soi.

« C’est pour ça qu’elles sont aussi fascinantes…. J’imagine »

Soupirai-je, fermant un moment les yeux. J’espérais depuis des semaines maintenant d’effacer le regard empli de colère de Sharleen et celui déçu d’Amy de ma tête, mais dès que mes paupières tombaient, ils étaient là, tous les deux, immuables. Je rouvris presqu’aussitôt les yeux. Ce n’était pas le moment.

« Vous l’avez probablement offensée sans même le vouloir »

Conclus-je, lui offrant un sourire empathique. J’imaginais assez mal le docteur offenser quelqu’un volontairement, à moins que ce ne soit dans un cadre thérapeutique. Evidemment je ne le connaissais pas beaucoup mais… il y avait des choses que l’on sentait.

« C’était une amie à vous ? »


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MessageSujet: Re: Si j'étais un homme... ( Attilou ♥ )   Ven 6 Mai - 18:07


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C'est le malaise du moment.

Oublier, c’était un verbe compliqué à exécuter. Beaucoup de gens cherchaient à le faire mais peu y réussissait. Sans cela je ne pouvais pas avancer, vivre comme avant dans ma bulle bleue, reboucher le trou. C’était terrible comme sentiment. Jusqu’à la venue de Léandra dans ma vie je n’avais jamais cherché à oublier quoique se soit. C’était une fois que l’on se retrouvait à la place des autres que l’on se rendait compte que ce n’était pas si simple d’oublier. L’expression «  c’est plus facile à dire qu’à faire », prenais alors tout son sens.

En même temps je ne pouvais m’en prendre qu’à moi-même. C’était moi qui avais invité Léandra dans ma vie, personne ne m’avait forcé la main. C’était au moins une leçon que je retenais : plus jamais je ne laisserai quelqu’un entrer dans ma vie.
Je préférais nettement aller dans celle des autres pour m’occuper de leurs problèmes. Celui qui se trouvait sous mes yeux n’était pas difficile. Attila n’avait juste pas pensé à prendre des vêtements de rechange. Je lui avais proposé d’enlever son pantalon pour le nettoyer plus facilement.  

- Mon pantalon est en parfait état, personne n’a vomi dessus

Répliquais-je. Ce n’était pas comme si j’avais fait exprès de me retrouver presque tout nu devant lui. Je me serai bien épargné cette peine et la scène dans la cabine. En fait mon interlocuteur craignait simplement pour ses fesses. J’haussai un sourcil avant de pouffer de rire.

- Quoi ? Vous avez peur que je vous saute dessus ?

Même si je le voudrais, je ne pourrai même pas. Enfin si, sauter au sens propre du terme c’était faisable, mais pas dans le second sens. J’aurai l’air bien con à tenter de vouloir faire rentrer quelque chose de mou dans un trou. Cette pensée était quand même assez bizarre. Mais Attila avait raison sur un point : c’était trop tard pour son pantalon.

- En effet, je crois que c’est mort pour lui

Toute la jambe de son pantalon était trempée. Du coup on ne savait pas vraiment ce qui s’était passé. Il regrettait de ne pas avoir amené de sac avec lui.

- C’est le risque des imprévus

Je lui offris un sourire avant de m’observer dans la glace. C’était clair que la scène avec la jeune femme n’était pas prévue. Je demandais alors son avis sur la psychologie féminine. C’était censé être moi le professionnel là dedans mais de ce côté-là j’étais nul. J’étais bon pour soulever, pointer les problèmes mais pas pour comprendre comment fonctionnait le cerveau féminin. Ma question avait au moins le mérite de faire rire Attila. Il ne semblait pas non plus savoir grand-chose.
C’était sur que les femmes étaient doué pour trouver des sous entendus là où il n’y en avait pas. Un simple geste pouvait être interprété comme salement alors que pas du tout.

- C’est sur. L’autre jour je me suis fait frappé par une femme parce qu’elle pensait que je m’étais adressé à elle alors que ce n’était pas du tout le cas…

Bon après on avait fini par prendre un nouveau départ mais comme première rencontre c’était assez marquant. J’avais pourtant l’habitude de me prendre des baffes, mais je savais généralement pour quelles raisons. Je les trouvais surtout agaçantes parfois, à parler tout le temps surtout pour ne rien dire de très intéressant au final. C’était sans doute pour cela que le caractère de Léandra m’avait plu, elle était loin d’être une pipelette et assez masculine.

- Toute personne est fascinante à sa façon. Chacun est unique donc il y a toujours quelque chose de différent à voir

Enfin j’imaginais que c’était mon côté psychologue qui voyait les choses ainsi. Je vivais avec mon métier, qui empiétait aussi sur le privé. Du coup, je blessai sans le vouloir mes interlocuteurs. Comme le soulignait Attila, je n’avais pas fait exprès de l’offenser mais j’aurai pu éviter de le faire en lui disant non.

- Non, je l’ai rencontré il y a cinq minutes.

Je devais apparaître comme un homme facile maintenant que j’avais dit cela. Sauf que c’était pas du tout évident ce genre de situation avec moi.

- Et puis sans le vouloir je me suis retrouvé dans une cabine avec elle. Elle voulait faire des choses mais…pas moi

Je haussai les épaules. Elle allait s’en remettre. Il n’y avait pas que moi sur Terre.

- Elle a du imaginer que c’était parce que je préférais les hommes que je n’avais pas envie d’elle

Rajoutais-je avec un sourire. On y retournait, dans les facultés des femmes à voir le mal partout. Enfin, ce n’était pas mauvais. Chacun préférait qui il voulait. Moi j’étais dans aucune case.

- Bon, si on s’en allait ? J’aime beaucoup la décoration mais cela commence à devenir assez oppressant

Et avec l’alcool que j’avais bu, prendre l’air serait une bonne idée.


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Dernière édition par Bartholomew Caldwell le Lun 23 Mai - 16:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Si j'étais un homme... ( Attilou ♥ )   Mar 10 Mai - 19:55



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J’esquissai un sourire mal à l’aise.

« Vous non, mais il y en a d’autres dans la pièce d’à côté qui semblent bien de ce genre »

Je n’aimais pas porter des jugements hâtifs mais… honnêtement il y avait un petit paquet de gens dans ce bar en présence de qui j’éviterais de baisser ou d’enlever mon pantalon. On n’est jamais trop prudent après tout. Et puis sachant que mon interlocuteur s'était littéralement fait sauter dessus par une demoiselle aux idées mal placées ma vigilance ne semblait que justifiée.
Bon, avec un peu de chance mon look maintenant extrêmement négligé grâce à ma jambe intégralement trempée allait refroidir leurs ardeurs. Et encore, je n'en étais pas certain. Dans le doute, je préférais ne pas tenter ma chance.

Le psy me confirma dans la suspicion que c'en était fini de mon pantalon vu le massacre que j'avais fait.

« RIP pantalon »

Déclarai-je d'un ton presque solennel avant d'hocher la tête dans un sourire hébété.

« Je n'ai jamais été un grand fan des surprises et des imprévus »

Pourtant avec Winie, j'aurais dû m'y habituer, mais non. J'avais toujours été le garçon, puis l'homme, à la vie rangée, où tout devait être sous contrôle. Pourtant les imprévus semblaient vouloir me coller à la peau. S'ils pouvaient s'énamourer de quelqu'un à l'esprit un peu plus aventurier que le mien et m'oublier, je ne dirais pas non.

Mais bon, il y avait bien pire dans la vie que de tremper son pantalon. La malédiction de mon interlocuteur avec les femmes, par exemple, semblait déjà plus problématique.... A ses dires, ce n'était pas la première fois que ce genre de situation se produisait.

« Ah donc, vous semblez attirer les femmes un peu violentes…. Il va vous falloir apprendre à les détecter pour mieux les éviter si vous ne voulez pas finir en punching-ball »

Il fallait dire que des femmes de caractère au poing un peu trop leste, nous n'en manquions pas à Edendale. L'arrivée des Atriens n'avait pas non plus apaisé les tempéraments les plus explosifs, bien au contraire.

« Je pourrais pour fournir une liste bien remplie de demoiselles à éviter quand on tient à ses joues. Ou sa mâchoire »

Ajoutai-je dans un sourire en coin qui annonçait clairement que j'avais joué le cobaye dans le domaine. Le coup de poing d'Amy avait laissé sa marque douloureuse pendant un certain temps. Cela dit, contrairement au docteur, je l'avais amplement mérité ce coup-ci.

« C’est pour ça que vous êtes devenu psy ? »

Demandai-je, alors qu'il expliquait qu'à ses yeux tout le monde était fascinant. Je m'étais toujours dut que pour exercer un métier comme le sien, il fallait soit profondément aimer la nature humaine, ou bien être particulièrement curieux à son égard. En plus d'avoir un genre de don naturel... J'étais moi-même tellement perdu face aux comportements des gens, impossible de devenir psy. Je serais capable de mal diagnostiquer la moitié de mes patients me connaissant, ce pourrait être problématique. Mon seul atout, c'était que j'étais curieux. Quand je discutais avec quelqu'un, j'avais toujours pleins de questions. Ca, le psy avait déjà dû le noter, mais ça ne semblait pas trop le déranger, il se prêtait au jeu des questions-réponses avec bonne volonté.
Il m'expliqua un peu plus en détail comment il en était arrivé à se faire baffer par la jeune femme un peu plus tôt.

« Je pense que c’est moins vexant pour elle de se dire que vous n’êtes pas du tout attiré par les femmes plutôt que de se dire que vous n’êtes pas attiré par elle en particulier »

Ce genre de déni était une manière courante de se protéger. C’était certes maladroit, encore plus de le reprocher à son interlocuteur comme l’avait fait la demoiselle avec le Docteur, mais ça ne m’étonnait pas franchement. Personne ne vit bien un refus, chacun s'en remet à sa façon, et l'alcool n'avait pas dû aider à l'accepter avec modération. Honnêtement je n'avais pas fait attention à elle en la croisant, je n'aurais su dire si elle avait l'air plutôt sûre d'elle ou non. Qu'importe au fond, la baffe était de trop.

Ce fut à ce moment que le docteur me proposa de sortir de lmcet endroit glauque. Son commentaire me tira un sourire, clairement, on avait vu plus chaleureux comme environnement.

« Je ne pense effectivement pas réussir à faire des miracles en m’acharnant d’avantage… autant jeter l'éponge »

Même si en l'occurrence c'était mon propre pantalon qui faisait éponge et que je n'avais pas tellement envie de le jeter. J'essayai de l'essorer comme je pouvais mais sans grand résultat, et je finis par abandonner l'idée. Coupant le flux d'eau je me tournai vers mon compagnon d'infortune.

« Bonne idée, fuyons le lieu du crime »

Approuvais-je dans un sourire. Des crimes en l'occurrence. De crimes ayant fait de sacrées victimes d'ailleurs : un pantalon et une joue. Triste bilan pour les super-vilains d'Edendale ce soir.
Je le suivis alors que nous retournions dans la salle principale du bar, nous faufilant dans la foule pour nous diriger vers la sortie. L'avantage qu'il y ait du monde, c'était que personne ne voyait véritablement mon pantalon, ça m'évitait les regards moqueurs. J'avais malgré tout hâte de sortir, il faisait atrocement chaud, presque moite, au milieu de la foule.

J'entendis un

« Je le savais ! »

Méprisant alors que je continuais de me frayer un chemin vers la sortie. Je levai les yeux vers la jeune femme qui venait de commenter à haute voix, et je reconnus immédiatement la giffleuse. Elle ne m'accorda qu'un bref regard, ses yeux perçants fixèrent un moment le docteur Caldwell avant de se reposer sur moi alors que ses lèvres se retroussaient en un sourire dédaigneux. Je mis un moment à comprendre ce qu'elle sous-entendait, avant que ça ne fasse tilt. Oulah.... S'il lui suffisait de nous voir sortir ensemble des toilettes pour la conforter dans sa théorie, elle était encore plus dans le déni que je ne le pensais. Je ne comptais franchement pas rentrer dans son jeu, je ne savais même pas si Barth l'avait remarquée en passant. Clairement, ça ne valait pas la peine de perdre son temps ici.

Arrivé dehors, j'inspirai un grand coup, content de retrouver la fraîcheur nocturne alors que j'enfilais  la veste en lin que je tenais jusque là à la main. Le psy avait eu raison : ça devenait oppressant là dedans.

« Votre giffleuse avait l'air particulièrement soulagée de vous voir sortir en ma compagnie.... Je crois qu'on a apaisé son ego »

Et nourri son dédain, mais ça, c'était une autre histoire. Elle n'avait toujours pas dû digérer le refus. Une femme blessée dans son orgueil, ça ne pardonnait pas facilement, nous les hommes, on l’apprenait généralement à nos dépends.

« C’est récent votre malédiction avec les demoiselles un peu abruptes ? »

Demandai-je, levant le nez vers le ciel. Il était plutôt dégagé ce soir, ce qui expliquait aussi pourquoi les températures étaient aussi fraîches, mais en contrepartie, les étoiles plus visibles. Ce qui était autrefois un paysage idyllique pour beaucoup rappelait aujourd’hui tant de mauvais souvenirs… Après tout, c’était de ce ciel qu’étaient tombés les Atriens. Et je ne parlais même pas de ces derniers qui devaient rêver d’une vie plus simple sur une autre planète cachée dans ce ciel étoilé. Clairement, la voie lactée ne nous avait jamais rendu aussi philosophes, nous les terriens.

Me rappelant que je n’étais pas seul, je clignai des yeux, reportant mon regard et mon attention sur le Docteur Caldwel, lui adressant un sourire d’excuse. Je n’étais clairement pas un très bon compagnon de fin de soirée ces derniers temps, trop morose ces derniers temps. Je n’avais jamais été le petit rigolo de service aux soirées étudiantes, mais en ce moment, j’étais particulièrement terne.

« Vous aviez sûrement imaginé une meilleure fin de soirée que celle-ci en venant ici »


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MessageSujet: Re: Si j'étais un homme... ( Attilou ♥ )   Mer 11 Mai - 18:52


Si j'étais un homme...
C'est le malaise du moment.

En effet cet endroit était loin d'être idéale pour se sentir en sécurité. Attila faisait donc bien de garder son pantalon. Au pire, j'aurai pu prendre la poubelle pour m'en servir comme arme de défense. Quoique le plastique ne devait pas non plus faire des dégâts immenses.

- Je confirme, j'en suis une des victimes

Elle m'avait sauté dessus la bougresse. Même pas demander mon avis, tu fais et puis c'est tout. Sauf que moi, je ne pouvais pas faire. Si j'avais été un vrai homme peut être que l'affaire aurait été concluante mais dans le monde réel cela avait été loin d'être le cas. La prochaine fois je viendrai en travesti, ça éloignerait les mauvaises personnes.

Attila avait trouvé la bonne technique, avec son pantalon trempé et qui sentait un peu le vomi il était certain de faire fureur au sein de la société. Certes, ce n'était pas voulu. Il venait de le dire lui même qu'il n'aimait pas les imprévus et les surprises. Cela devait être triste tout de même de vivre une vie planifiée.

- Pourtant elles peuvent être bonnes ! Imaginez, vous achetez un ticket de loto et paf ! vous gagnez le gros lot ! Ce n'était pas prévue et pourtant ça fait plaisir ! Et puis c'est tout ce qui fait le piment dans la vie, sans cela qu'est ce qu'on s'ennuierait

La mienne était remplie d'imprévue. Je ne pouvais pas prévoir quand je m’évanouirai ou perdrait l'usage de l'un de mes membres pendant un temps indéterminé. Ce n'était pas drôle par contre. Mais je devais faire avec, je n'avais pas vraiment le choix. Je n'avais pas prévu non plus de finir dans une cabine avec quelqu'un. A la base j'étais simplement venue pour passer une nuit tranquille, en solitude. Mais j'avais un don pour m'attirer les foudres.

- Si seulement ce n'était que les femmes...les hommes aussi aiment bien me frapper

Soupirais je en réponse à son conseil. Je le remerciais tout de même pour son idée de liste, qui pouvait aussi m'être utile pour éviter les cas dangereux. Mais avec mon métier, c'était assez compliqué de les fuir. Mes patients eux mêmes parfois me frappaient. Un peu moins, depuis que Léandra était ma secrétaire. Mais la colère, la frustration faisait partie intégrante des émotions humaines. Et il faut dire quelque fois, cela soulageait grandement la personne qui avait besoin de se libérer. Donc, j'étais déjà en quelque sorte un puching ball.
Le cerveau humain était extraordinaire, avec toutes les facettes de personnalités qu'il pouvait concevoir. Des milliers de combinaisons. Je ne savais pas vraiment si c'était pour cette raison que j'étais devenue psychologue. Peut être voulais je aussi me comprendre moi-même, savoir ce qui clochait chez moi.

- Oui et non. A défaut de réussir à me sauver, j'essaye de le faire pour les autres

Je n'arrivais pas à saisir mon propre fonctionnement. C'était tout de même un comble. Alors peut être qu'un autre point de vue pourrait m'aider. J'expliquai donc la raison de la baffe. J'avais bien saisi que les femmes préféraient penser, en cas de refus, que l'homme n'en étais pas un. A se croire trop fatale on finissait par terre. Maud en était le parfait exemple. Je n'avais pas marché comme elle l'avait souhaité, du coup elle s'était mise en mode drama.

- La fierté en prend un coup j'imagine

Et il me semblait que la féminine était pire que la masculine. Si les hommes s'en sortaient avec un bon poing dans la tronche, les femmes, elles, étaient énormément rancunières. Mais étant donné que je n'avais jamais proposé de relation sexuelle je ne pouvais pas savoir, que le sexe, était si important pour certaines personnes.

Histoire de laisser cette scène derrière moi, je proposai à Attila de bouger d'ici. De toute façon, son pantalon était foutue, il n'y avait plus rien à faire pour lui.

- C'est un crime en effet d'oser s'attaquer à un si jolie visage !

Renchéris je avec une petite moue avant de rire. C'était donc de bonne humeur que je quittais les toilettes avec Attila. Il y avait encore beaucoup de monde, ce qui rendait les lieux encore plus chaud. Alors que je me dirigeais vers la sortie du bar, en vérifiant que mon patient me suivait bien une voix féminine que je connaissais s'éleva. Je ne savais pas ce qu'elle savait. Elle me fixait d'un regard noir et je la regardait aussi. Oui ? Je finissais par hausser les épaules avant de reprendre ma route.

Ce n'était que lorsque Attila m'expliqua, une fois dehors, qu'elle avait l'air soulagé de nous voir tous les deux, que je comprenais l'exclamation de la demoiselle. Ma bouche forma un "o" et mon regard glissa sur le pantalon trempé de mon interlocuteur. Elle croyait aussi qu'on en avait mit partout ? A cette idée dégoutante, je mettait ma main devant ma bouche pour cacher mon hilarité.

- Si c'est avec vous alors ça va, je m'en sors plutôt bien

Même si on avait rien fait il m'avait quand même vu à moitié nu. Et je trouvais cela pas très juste même si il avait pas vu grand chose en fait.

- Oulah non, je suis un abonné ! L'humain est brutal par nature, c'est son premier instinct de répondre par la violence. C'est le caractère ensuite qui fait le reste, met une bride

M'exclamais je en le regardant le nez en l'air. Je le mimais, examinant les étoiles. Bientôt j'en serai une aussi. La plus brillante de toutes ! Même si mon corps sera bouffé par les vers, mon esprit restera intacte. Et peut être que là haut, je verrai d'autre peuple comme les atriens dans la galaxie. Je pourrai me balader de planète en planète et réaliser mon rêve en me posant sur la lune. Un sourire étirai mes lèvres et je finissai par baisser la tête pour me masser la nuque. Attila me lança un sourire désolé, s'excusant d'être une mauvaise compagnie sans doute.

- Je n'avais rien imaginé du tout, à part boire tout seul dans mon coin...donc finalement vous êtes un bon point ! Une bonne surprise !

Terminais je en faisant référence à la discussion de tout à l'heure. Mon avis aurait sans doute été différent avec un autre patient mais Attila ne faisait pas partie de veux qui était chiant. Il était curieux, posait beaucoup de questions mais sans rien de grave. C'était un gentil garçon. Par conséquent, il ne serait jamais de mauvaise compagnie. Et honnêtement, j'aurai fini déprimé et l'envie de sauter devant un bus serait sans doute revenue avec l'alcool.

- A vrai dire, je ne me sens pas très bien socialement depuis quelque temps...je me sens...seul...

Soufflais je avant de poser mon regard sur lui et d'approcher mon visage du sien pour l'embrasser sur la joue.

- Alors merci

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Dernière édition par Bartholomew Caldwell le Lun 23 Mai - 16:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Si j'étais un homme... ( Attilou ♥ )   Sam 21 Mai - 18:52



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« Je dois être quelqu’un d’ennuyeux »

Répondis-je dans un sourire désolé. Clairement, je n’aimais pas les surprises PRECISEMENT parce qu’on ne savait jamais à l’avance si elle allait être bonne ou mauvaise. Alors dans le doute… je préférais savoir à quoi j’allais avoir à faire, ça évitait les soucis. La prudence, ça avait toujours été mon dada, c’était plus fort que moi. Alors je pouvais parfaitement concevoir que certains me percevaient comme chiant… Mais honnêtement, ce n’était pas maintenant qu’on allait me changer. Et puis si je devais vraiment faire un effort pour changer quelque chose chez moi, mon aversion pour les surprises ne serait pas franchement en tête de liste.

Je restai un instant silencieux suite aux dires du docteur. En un sens, ça pouvait être comique cette espèce de malédiction, mais au fond, j’étais surtout triste. Triste qu’un type bien comme le docteur se retrouve à jouer les punching balls de service. Evidemment, ce n’était peut être qu’un leurre… Après tout, je ne pouvais pas prétendre bien connaître le docteur Caldwell, mais mon intuition me disait qu’il était quelqu’un de fondamentalement bon, et les gens comme ça ne couraient pas les rues. C’était un peu navrant de songer que c’était ce genre de personne qui subissait la colère du monde.

« Je suis sincèrement désolé d’apprendre ceci… Je ne vois pas ce que vous avez pu faire pour mériter ça… »

Marmonnai-je, un peu perplexe. Il y avait tout de même quelque chose qui ne tournait pas rond chez les gens pour se défouler ainsi sur une personne qui était, selon moi, tout sauf nocive. Et sa réponse me confirma d’ailleurs ce sentiment : le docteur Caldwell semblait être ce que l’on appelait un pur altruiste.

« Ah… vous avez l’étoffe d’un vrai superhéros en fait. Je connais quelqu’un qui vous adorerait »

Murmurai-je dans un sourire. N’était-ce pas la définition exacte du superhéros ? Essayer de sauver les autres ? Les personnes purement altruistes étaient extrêmement rares, mais visiblement, elles existaient. Je repensais immédiatement à Winnie et son obsession des héros. Je ne comptais plus le nombre de fois où elle m’avait fait déguiser en superhéros… J’étais toujours atrocement ridicule. Il fallait dire que à part Super-Loser, je ne voyais pas exactement quelle pourrait être ma place dans une league de superhéros… Bon, aux yeux de ma meilleure amie, nul doute que le docteur manquerait un peu d’action. Elle, elle était plutôt fonce dans le tas, pour ne pas dire carrément tête brûlée.

Le simple fait de repenser à Winie assombrit quasiment instantanément mon visage. Plus je ressassais ces souvenirs aussi drôles que plaisants, plus la distance qu’elle avait instaurée entre nous se faisait lourde, écrasante. Je n’avais toujours pas réussi à avoir une vraie discussion avec elle. Sachant qu’avant elle vivait presque dans mon appartement, c’était une vraie déchirure pour moi que de devoir continuer mon bout de chemin sans elle. Mais franchement, je ne voyais pas quoi faire.

La voix de psychologue me sortit de mes pensées juste à temps, juste avant que je ne me mette à réellement broyer du noir. Posant mes yeux sur lui, je réalisai que ce que je venais de lui dire semblait sincèrement l’amuser. Tant mieux. Il valait clairement mieux en rire qu’en pleurer. J’esquissai un sourire à mon tour.

« Ravi d’être un faux plan cul acceptable »

Répondis-je dans un petit rire. Clairement, je n’en étais pas à ça près. Ca me rappelait quand ce drôle de type, obsédé par mes ustensiles de cuisine, était venu chez moi. Enfin, pour être exact, je l’avais RAMENE chez moi, pour faire passer un message à Madison. Résultat des courses : Winie nous avait surpris, et je m’étais retrouvé avec un type visiblement frustré que je ne tienne pas mes promesses dans l’appartement. Il fallait admettre que je lui avais fait miroiter une nuit de folie pour finalement le laisser sans rien… Mais bon. Tout ça pour dire que les faux plan culs, c’était un peu mon domaine d’expertise.

« Visiblement vous attirez les gens débridés alors… »

Conclus-je en réponse à son analyse du comportement humain. Sauf moi, peut être. Je n’étais clairement pas de nature violente. J’avais le physique pour, clairement, mais pas la volonté. J’avais toujours été partisan de la discussion et de la négociation, il fallait vraiment me pousser à bout pour menacer mes proches pour me faire utiliser mes poings. Comme je le disais un peu plus tôt… j’étais un type plutôt tranquille, plutôt planplan.
D’ailleurs, j’en profitai pour m’excuser auprès de mon compagnon, bien conscient que je n’étais pas exactement la compagnie rêvée pour une fin de soirée. Mais le docteur ne semblait pas de s’être avis, comme il me l’assura.

« Ah bah… j’imagine que nous sommes deux alors. J’admets que dans ce cas, je peux tolérer les surprises »

Renchéris-je dans un sourire, clin d’œil à notre discussion un peu plus tôt. Finalement, il se pourrait bien que le docteur Caldwell et moi ayons plus de points communs que je ne l’aurais cru. Ce qu’il m’annonça ensuite faisait étrangement écho à ma situation, à la différence près que la mienne, je l’avais plus ou moins provoquée.

« Vous avez perdu quelqu’un ? »

Demandai-je sans trop réfléchir, songeant à voix haute plus qu’autre chose. J’ouvris la bouche, prêt à m’excuser pour mon indiscrétion, mais n’en eus pas le temps, la seconde qui suivait, le psy venait me déposer un bécot sur la joue. Immédiatement, je me mis à rougir comme une adolescente effarouchée. C’était plus fort que moi, je n’avais jamais été quelqu’un de particulièrement tactile à part avec quelques rares personnes, alors le rouge me montait très facilement aux joues. Sauf lorsque j’étais très saoul, comme cette fois où j’avais invité le fétichiste des ustensiles de cuisine chez moi, mais là, j’avais finalement très peu bu, pas suffisamment pour masquer ma timidité.

« Euhm… de rien. »

Murmurai-je finalement, comptant sur l’obscurité nocturne pour dissimuler ma couleur cramoisie.

« Content d’être utile à quelque chose »

Ajoutai-je dans un petit hochement de tête.

« Je suis étonné que quelqu’un comme vous soit seul… Je veux dire, vous avez l’air social et bienveillant, les gens devraient se bousculer aux portillons »

Comemntai-je, ne le lâchant pas des yeux, comme pour le sonder. Je ne faisais pas dans la flatterie inutile, même si ça pouvait sonner ainsi. Je pensais réellement ce que je disais, une personne comme lui devrait être plutôt entourée, c’était le genre d’homme que les gens sensés voudraient comme ami ou comme compagnon, non ?


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MessageSujet: Re: Si j'étais un homme... ( Attilou ♥ )   Dim 22 Mai - 20:05


Si j'étais un homme...
C'est le malaise du moment.

Dans la catégorie, l'homme le plus déprimant du monde le gagnant est : Attila. Je n'avais pas dit qu'il était ennuyant mais manifestement je n'avais pas été assez clair. Si il n'aimait pas les surprises, tant pis pour lui. Si il était heureux comme cela je n'allai pas le forcer à se laisser surprendre par la vie. En tout les cas je ne trouvais pas mon interlocuteur ennuyeux. Des personnes barbantes j'en connaissais, et Attila n'avait rien à voir avec eux.

- Non, Madame Humphrey est une personne ennuyeuse...elle ne fait que de parler de son caniche à longueur de journée

Finissais je par lancer avec un sourire en pensant à cette pauvre femme qui prenait son chien pour son bébé. Je n'avais jamais compris ces gens qui traitait les animaux comme des êtres humains en les habillant, en les appelants "mon bébé". Un manque de besoin affectif, d'enfant, c'était certain que c'était dans ces choses là que cela se passait.
Un de mes nombreux points de vue qui me causait des soucis, et surtout pour ma joue. Les gens n'aimaient pas qu'on les contredisent ou que l'on rentre dans leur tête. Du coup, c'était facile pour moi de me faire frapper. Attila ne comprenait pas pourquoi on agissait ainsi envers moi et en était même désolé.

- Trop de choses...surtout de ne pas me mêler de mes affaires. Mais c'est plus fort que moi. J'analyse et je parle. Le pire coup c'était sans doute celui que je me suis pris de la part d'un homme en lui révélant que sa petite amie le trompait avec le facteur...

Révélais je en levant les yeux au ciel pour chercher dans mon cerveau. J'étais loin d'être simplement le psychologue retranché dans son cabinet. Non, mes neurones me suivaient hors de mon travail et ne me laissait quasiment jamais en paix. Sauf quand j'étais bourré.

J'étais loin d'être un superhéros, même si le compliment me flattait. Je pouvais être détective et médecin mais jamais on ne m'avait fait endosser le rôle de Batman.

- Un superhéros ? Je suis loin d'être quelqu'un que l'on doit admirer ou placer ses espoirs...Je suis bourré de défauts et bien loin d'être un combattant

On avait vu ce que cela avait donné mon dernier affrontement. 1-0 pour les petits merdeux et un séjour à l’hôpital pour moi. En plus j'avais aussi perdue Léandra dans la même enveloppe. J'aurai préféré ne jamais me réveiller tiens, au moins je n'aurai pas souffert de cette perte. Même si on travaillait au même endroit, ce n'était pas la même chose qu'avant. Tout était différent.
En pensant à la démarquée je perdais mon sourire, un reflet face au visage d'Attila qui avait aussi perdue son éclat joyeux. On était bien beau tous les deux. En même temps j'avais toujours vu mon patient dépressif.
Moi, j'étais capable de passer du rire aux larmes. La preuve, en pensant aux paroles d'Attila sur notre soi disant relation et ce que cette jeune femme avait penser de nous suffisaient à chasser les nuages noirs de mon esprit.

- Plus qu'acceptable si voulez mon avis ! Enfin sur un point je ne peux pas trop me prononcer

C'était vrai je ne savais pas ce qu'il valait au lit, et de toute façon il ne pouvait qu'être meilleur que moi à ce niveau là.

- Peut être

J'avais la chance d'attirer les cas sociaux mais heureusement Attila n'en faisait pas partie. C'était un homme gentil. J'étais donc ravie de savoir que lui aussi appréciait ma compagnie. Après tout il aurait peut être bien aimé rester tout seul dans son coin contrairement à moi. Fut un temps être seul ne me dérangeait pas mais comme j'avais pris l'habitude d'avoir la présence de Léa près de moi, je sentais à présent un vide quand j'étais avec moi même. Ici, c'était Attila le super héros. Et moi j'étais la demoiselle en détresse. Esquivant sa question, je l'embrassai sur la joue.
Même si il faisait sombre, je voyais bien qu'il était gêné de cette soudaine proximité. Je n'étais pas le genre de mec qui frappait à l'épaule l'autre pour clamer son amitié.

- Pourquoi est ce que l'on se battrait pour moi et pas pour vous ? Vous êtes tout aussi bienveillant et social que moi

Je soupirai, serrant mes bras autour de moi pour me protéger du froid. J'avais prit une veste légère et je regrettais de ne pas avoir choisie mon manteau avant de partir.

- Seul, on ne souffre pas...J'ai voulu changer cela, j'ai demandé à quelqu'un de partager sa vie avec la mienne mais elle a refusé...

Je répondais ainsi à sa question que j'avais ignoré. J'avais perdue une personne mais pas dans le sens de la mort. C'était peut être même pire en y pensant. C'était compliqué de faire le deuil d'une personne vivante. Je sentais une bouffée de tristesse monté dans ma gorge, la nouant et les larmes remplir mes yeux. Je détournais la tête pour les cacher. J'étais vraiment pitoyable.

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MessageSujet: Re: Si j'étais un homme... ( Attilou ♥ )   Jeu 2 Juin - 21:04



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Je souris en l’entendant essayer de m’assurer que je n’étais pas quelqu’un d’ennuyeux. J’étais franchement assez certain de l’être, pas ça ne me dérangeait pas autant que ça aurait pu en vexer certains. Honnêtement, ennuyeux était un qualificatif comme un autre, pas franchement une insulte selon moi, mais enfin…

« Je n’ai pas de caniche en effet… Mais si j’avais un animal, je pense que je serais capable de beaucoup parler de lui aussi »

Répondis-je dans un petit rire. Ouais, et un animal, en ce moment, j’en aurais bien besoin. J’avais beau m’être moqué, fut un temps, de ceux qui s’entouraient d’une armée de chats pour pallier la solitude, mais je commençais à en voir l’attrait. Un petit chaton comme compagnon d’infortune… oui, ça serait plutôt sympathique. Mais voilà que je m’égarais !

Revenant à notre discussion, j'hochai un peu la tête alors qu'il m'expliquait comment celà se faisait qu'il se fasse sans arrêt bousculer par son entourage.

« C'est vrai que les gens n'aiment généralement pas être mis à nu, ils se sentent vulnérables. »

C’était un instinct naturel que de ne pas vouloir s’exposer, et certaines personnes réagissaient visiblement plus virulemment que d’autres. De là à frapper quelqu’un… Bon, j’étais mal placé pour le savoir, j’étais un calme de nature, il m’en fallait vraiment beaucoup pour m’énerver et devenir violent.

« Mais ce serait quand même dommage de ne pas profiter de votre talent »

ajoutai-je dans un hochement de tête. Il était observateur, et il cernait facilement les gens, les situations, il serait ridicule de le freiner alors qu’il pouvait certainement rendre service aux gens. Evidemment, il fallait savoir y mettre les formes… Mais c’était une autre histoire. Ce talent, c’était comme un genre de super-pouvoir, il fallait juste le mettre au service des bonnes choses ou des bonnes peronnes.

« Rassurez vous la plupart des super héros ont beaucoup de défauts. Et généralement ils ne sont pas admirés, plutôt décriés... »

Fis-je remarquer. J’en savais quelque chose, Winie m’avait suffisamment bassiner avec tous ses super-héros en tout genre… A ce stade je pouvais presque faire une thèse sur le sujet, alors que de base je n’étais pas spécialement un grand fan du genre. Mais bon, on s’adapte à notre entourage… Il fallait VRAIMENT que j’arrête de penser à elle pour tout et n’importe quoi. Je passais clairement trop de temps avec elle… Résultat, maintenant qu’elle avait mieux à faire que de traîner avec un vieux ringard comme moi, c’était moi qui souffrais.

Je relevai un peu la tête alors que le docteur me disait qu’il n’y avait pas de raison que les gens se battent pour lui et pas pour moi. J’esquissai un sourire triste.

« Disons que dans mon cas... Les intentions sont sûrement bonnes, mais les actes pas toujours bienveillants »

J’avais un exemple très récent du genre. Personne ne pouvait me reprocher d’avoir voulu guérir Sharleen, en revanche, la manière de procéder était nettement moins admirable, j’en avais conscience, et je m’en voulais d’ailleurs terriblement d’avoir cru un instant que ce serait une bonne idée.

« Honnêtement ? Je ne peux m'en prendre qu'à moi-même si je suis dans cette situation aujourd'hui »

Il fallait être lucide et franc avec soi-même. Je pouvais toujours me mentir et prétendre être un incompris, je savais que je n’avais pas d’excuse, ou en tout cas pas de bonnes.
Mes yeux tombèrent sur le docteur Caldwell qui semblait mal équipé pour affronter la fraîcheur nocturne. Sans trop réfléchir, j’enlevai ma veste et la lui tendis.

« J’voudrais pas que mon docteur tombe malade »

Dis-je dans un sourire, même si techniquement je n’étais pas venu le consulter depuis un sacré bout de temps. Qu’importe, je n’avais pas envie qu’il se choppe la crève. Moi, j’étais plutôt une force de la nature, rarement malade.

« Oh »

Murmurai-je en première réaction à ce qu'il venait de me dire. Avait-elle refusé une demande en mariage ? Ou simplement une proposition d'emménager avec lui ? Je n'osais pas lui demander, de peur de remuer le couteau. Je le vis se détourner, comme s'il voulait cacher ce qu'il ressentait en évoquent cette situation. J'arrivais très bien à imaginer ce qu'il pouvait ressentir, ayant moi-même été rejeté par Sharleen lorsque nous étions plus jeunes. Évidemment, je ne connaissais pas toutes les circonstances de son rejet, alors je pouvais difficilement en saisir l'impact.

« Elle vous a dit pourquoi ? »

La question s'était échappée de mes lèvres avant de passer par le filtre "cerveau", et je me collai une baffe mentale de l'avoir formulée.

« Désolé, je ne veux pas remuer le couteau dans la plaie... »

Je fis un pas vers lui, apercevant ainsi le reflet d'une larme qu'il avait voulu me cacher sur son visage. La douleur semblait encore bien vive, ça ne devait pas être une rupture ancienne, il était encore probablement dans la phase de cicatrisation.
Posant une main que je voulais rassurante, chaleureuse, sur son épaule, j'esquissai un sourire dans sa direction.

« C'est elle qui y perd le plus dans l'histoire vous savez. Je suis sûr qu'elle s'en rendra elle-même compte tot ou tard »

Et je ne disais pas celà juste pour lui remonter le moral. Honnêtement, dans l'affaire, elle perdait une personne qui était prêt à partager sa vie avec elle, et il avait perdu quelqu'un qui lui aurait probablement fait plus de mal que de bien, que ce soit volontairement ou non. La déchirure était certes vive pour le moment, mais être seul un instant était mieux que de la mauvaise compagnie, et la solitude ne durerait pas éternellement.

« Si ce n'est pas trop indiscret... Est-ce que vous êtes restés en contact ? »

C'était probablement la partie la plus délicate : faire comme si rien ne s'était passé, comme si on n'avait pas le coeur broyé. J'en savais quelque chose, et je ne le souhaitais à personne. C'était probablement plus simple de couper complètement le cordon.


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MessageSujet: Re: Si j'étais un homme... ( Attilou ♥ )   Ven 3 Juin - 22:55


Si j'étais un homme...
C'est le malaise du moment.

Je n'arrivais pas à imaginer Attila devenir gâteux face à un animal. Il fallait croire que je ne le connaissais pas tant que cela alors. Cela dit, il avait aussi un côté doux alors que peut être la proximité d'un animal faisait ressortir cette douceur. Malheureusement je n'avais aucune bête sous le pied pour valider ma théorie. Je pouvais toujours l'amener chez moi, et laisser le chat du voisin faire le travail.

- Hum...je demande à voir

Peut être que si il revenait me voir à mon cabinet, je pourrai emprunter un animal pour notre rendez vous. Je notai dans un coin de ma tête, ce petit travail qui pouvait être utile pour définir Attila. En tous les cas il était bien loin de tous ces humains violent. Beaucoup se serait barré en pensant avoir une relation avec moi. Pas une seule gêne, la seule chose qui l'avait fait rougir c'était lorsque je l'avais embrassé sur la joue. Un garçon timide donc mais qui savait cependant bien complimenter. Ce que moi je voyais comme un fardeau, lui, le voyais comme un talent. J'aurai préféré en avoir un autre moins envahissant. Je comprenais alors pourquoi il me comparais à un super-héros. Je n'avais pas la force surhumaine comme Superman ou la capacité de tisser des toiles. J'avais simplement un cerveau trop évolué.

- Je devrais donc me trouver un nom de super-héros....des idées ?

Demandais je en plaisantant. Je n'avais pas l'intention d'en devenir un mais cela m'amusait d'être vu ainsi. D'habitude j'étais le pauvre psychologue au bord de la mort pour beaucoup de monde mais avec Attila, j'étais simplement un homme talentueux. Cela dit, il n'était pas au courant de mon état. Si il savait, sans doute me regarderait il avec pitié comme les autres. Ils ne pensaient pas à mal, mais cela avait quelque chose de blessant pour moi.

- Vous voyez, on se ressemble pas mal ! Mes intentions sont aussi bonnes mais le résultat ne l'est pas

J'avais proposé à Léa de m'épouser pour la protéger. C'était quand même un acte de bienveillance. Mais au final, cela n'avait fait que de nous séparer. C'était ma faute, je le savais.

- Vous avez un regard lucide sur vous même...Se rendre compte tout seul que l'on a merdé cela prouve que vous êtes un homme bien...

Tellement bon, qu'il avait enlevé sa veste pour me la tendre. J'étais déjà malade mais je n'avais pas envie de l'inquiéter en restant transi de froid. Je souriais pour le remercier avant de poser le vêtement sur mes épaules. Attila était quelqu'un de bien. C'était agréable de parler avec lui. Il ne jugeait pas, c'était sans doute pour cette raison qu'il était la première personne à qui je laissais voir ma peine.

- Elle voulait son indépendance...

Je ne pouvais pas lui en vouloir de choisir la liberté plutôt que moi. C'était évident comme choix. Pourtant j'avais mal à chaque fois que je la voyais. Je n'avais même pas le courage de lui dire de partir, de trouver un autre travail. J'étais trop bon, trop con.
Une main sur mon épaule me faisait relever la tête. Rassurante et réconfortante. Je me sentais encore plus mal que d'habitude. Si mes états de faiblesse se résumait à faire des malaises, jamais je n'avais pleurer devant quelqu'un. Je n'avais même pas pleurer tout court, laissant ma tristesse au fond de moi. Qu'est ce qu'elle avait à y gagner d'être avec un mourant ? Rien du tout. Elle se serait inquiété à chaque seconde de mon état, si je n'allai pas mourir dans la minute suivante.
Je ne savais même pas si elle avait trouvé un toit ou si elle continuait de hanter les salles d'attente. Je la voyais simplement derrière son bureau. Il n'y avait aucun moment de discussion, juste une relation professionnelle. Ce que j'avais chéri durant une courte période avait été détruit. Parce que j'avais été faible, con et que je n'avais pas été capable de tenir la promesse que je m'étais faites. Ne s'attacher à personne.

- On se voit mais...elle...elle me manque...elle me manque tellement...

Ma voix était tremblotante. J'avais l'impression d'étouffer, du mal à respirer. Je me rapprochais d'Attila et m'emparais violemment de ses lèvres. Les larmes coulaient sur mes joues et je finissais par cacher mon visage contre l'épaule de Attila.

- Pardon....pardon...

Je sanglotais tel un enfant, mais je n'arrivais pas à m'arrêter.

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MessageSujet: Re: Si j'étais un homme... ( Attilou ♥ )   Dim 12 Juin - 21:08



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Je secouai légèrement la tête alors que le psychologue soulignait que je devais être quelqu’un de bon si j’avais conscience d’avoir mal agi.

« Ca ne rattrape pas le dixième de ce que j’ai fait »

Répondis-je dans un sourire triste. Il avait sûrement raison, au fond. Il fallait avoir un fond de bonté pour avoir le recueil nécessaire pour savoir qu’on avait vraiment mal agi. J’en avais conscience, mais je savais également que ce n’était pas cela qui allait changer l’avis d’Amy à mon égard. Concrètement, je serais incapable de me pardonner moi-même tant que elle ne m’aurait pas pardonné. Et quelque chose me disait que le pardon, je pouvais m’asseoir dessus. J’avais brisé trop de choses entre nous pour qu’elle ne passe outre mes actions. C’était probablement cela le pire, en fait, savoir que rien ne serait plus comme avant peu importe ce que je pouvais faire ou dire.

Ce qu’il me restait ? Pas grand-chose. J’essayais de me persuader que je pouvais me racheter en essayant d’apporter mon aide à d’autres qu’elle, mais au fond, je savais qu’il y avait comme une aigreur en moi, une ombre grandissante qui me soufflait : à quoi bon ? A quoi bon essayer d’être quelqu’un de bien alors que je savais qu’à tout moment j’étais capable de devenir le pire des hommes juste pour une cause qui me paraissait juste ? J’étais vicié, et depuis que je le savais, j’avais l’impression que la noirceur gagnait du terrain.

Mais en attendant de savoir ce que j’allais faire de moi, je m’en tenais à mon code de conduite habituel, et ce fut donc naturellement que je tendis ma veste au docteur que je voyais grelotter. Il me remercia d’un sourire, avant que la discussion ne dérive sur cette femme qui lui avait apparemment brisé le cœur. Comme quoi, nous étions tous également vulnérables face à la gente féminine.

Apparemment, la demoiselle voulait son indépendance. Ce discours là faisait étrangement écho à celui de Sharleen, j’allais finir par croire que c’était obsessionnel chez les Edendaliennes.

« Je suis désolé que son ‘indépendance’ se soit faite au détriment de votre couple… »

Murmurai-je dans un hochement de tête. Je ne savais pas exactement ce qu’avait vécu cette femme, ni ce qu’ils avaient vécu tous les deux, il m’était difficile de juger si sa décision était légitime ou non. D’ailleurs, je m’en fichais un peu. Ce qui m’importait, c’était plutôt le résultat, à savoir l’homme brisé que j’avais à mes côtés. Le pouvoir des sentiments pouvait s’avérer redoutablement dévastateur.

« Elle regrettera sûrement de vous avoir quitté »

Affirmai-je, certain de mes propos. Je ne voyais pas comment quitter quelqu’un qui nous était cher au nom de « l’indépendance » pouvait s’avérer être une bonne décision.

« Ce sera alors à vous de voir si vous voulez lui ouvrir les bras à nouveau ou non »

Dis-je d’un ton prudent, une note d’avertissement dans la voix. Je savais mieux que quiconque qu’il était tentant de replonger dans ses vieux vices, de faire la même erreur deux fois, de s’exposer à nouveau pour mieux se faire blesser. Je n’avais pas envie que le docteur subisse ça une deuxième fois, il avait déjà l’air assez abîmé comme ça.

Doucement, je retirai la main que j’avais placée sur son épaule, lui offrant un sourire que je voulais réconfortant. Il avait l’air sincèrement meurtri. L’instant d’après, il se mettait à bégayer, visiblement submergé par sa nostalgie ou par le manque. J’ouvris la bouche, prêt à chercher à le réconforter comme je le pouvais, lorsqu’il vint plaquer ses lèvres contre les miennes. J’écarquillai les yeux autant que je le pus, me figeant de tout mon long tant je ne m’attendais pas à cette réaction. Je m’apprêtai à la repousser gentiment, mais il fut plus rapide à briser le contact pour venir enfouir son visage au creux de mon épaule. Je restai un moment là, interdit, à ne pas savoir quoi faire ou dire alors qu’il balbutiait des excuses. Bon sang, il avait l’air complètement perdu…

J’inspirai un grand coup avant de venir refermer mon bras dans son dos dans une étreinte apaisante. Je n’appréciai pas spécialement qu’on me saute aux lèvres comme ça, mais il avait l’air tellement paumé que je n’avais pas franchement le cœur à le houspiller sur ses manières cavalières.

« C’est pas grave, je vous assure »

Murmurai-je, tout en me faisant la réflexion qu’il fallait que j’arrête de jouer la bonne poire du panier. En même temps, il était en train de sangloter sur mon épaule, et c’était au dessus de mes forces de l’enfoncer encore plus maintenant. Je me disais que si j’étais un jour dans cet état, j’aurais aimé que quelqu’un me tende la main également.

« Si vous voulez on peut aller mettre des œufs pourris dans sa boîte aux lettres ou taguer des choses obscènes sur sa porte »

Plaisantai-je, espérant alléger un peu son humeur. Je n’étais évidemment pas sérieux, je voulais surtout détendre un peu l’atmosphère en sortant des conneries. Clairement, il avait besoin de se changer les idées, et je n’avais pas grand-chose à disposition à part des blagues vaseuses.

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MessageSujet: Re: Si j'étais un homme... ( Attilou ♥ )   Lun 13 Juin - 17:38


Si j'étais un homme...
C'est le malaise du moment.

Attila avait dû faire vraiment quelque chose d'affreux pour culpabiliser à ce point. J'étais tout de même assez curieux de savoir la raison mais ce n'était pas mes affaires. De toute façon, si il désirait en parler à quelqu'un il savait que j'étais là pour l'écouter, ici ou à mon cabinet. Tout ce que j'entendais restait confidentiel - du moins pour ce qui était important. Parce que personnellement que Monsieur Dupont soupçonne que sa femme le trompe ce n'est pas vraiment important. Les soucis de mon interlocuteur l'étaient beaucoup plus. J'en avais aussi, alors peut être que maintenant cela me plaisait de savoir que je n'étais pas le seul. Attila avait cessé de venir me consulter, alors je pensais qu'il allait mieux mais manifestement il traversait une sale période.

- Vous savez, le but ce n'est pas de se rattraper sur ses erreurs. La vie ce n'est pas comme les mathématiques, du plus et du moins, ça ne fait pas du moins. La personne à qui vous avait fait du tort, vous devez lui montrer que vous savez que vous avez merdé. Par exemple, si un homme oublie son anniversaire de mariage. Sa femme s'en retrouve vexé. Que' fait l'homme ? Il s'excuse, il s'en veut mais il ne montre pas qu'il sait qu'il a fait une erreur. Alors ce qu'il doit faire, c'est très simple. Il doit lui acheter le cadeau d'anniversaire de mariage et un autre pour le pardon. Pourquoi deux et pas que un seul ? Parce que un seul ferait passer cela aux yeux de la personne vexée comme un acte de " voilà comme ça elle ne m'embêtera plus". Deux cadeaux montrent que vous vous sentez impliqués dans la "dispute". La vie c'est ça, donner deux fois plus que ce que l'on devrait à la base.

C'était un petit cours du Docteur Caldweel, c'était cadeau. Peut être que cela allait faire réfléchir Attila sur ce qu'il pourrait faire pour corriger ses fautes. Malheureusement mon discours ne pouvait pas s'adapter à mon problème. Je n'avais commis aucun crime et puis tout ce que je pouvais faire pour adoucir la chute de ma relation avec Léandra c'était de la laisser partir tranquillement sans faire de crise. M'imaginer à genoux en train de la supplier m'avait plutôt donner la nausée que de vouloir le faire. Dans cette histoire c'était moi la victime de toute façon. C'était moi le malade qui s'était fait jeter comme un chien par la fausse humaine. C'était d'ailleurs assez drôle que Attila nous définisse comme un couple. On était pas vraiment aussi intime. On était collègue, colocataire. Ami. Peut être. Est ce qu'on rejetait aussi violemment ses amis ? J'en avais pas beaucoup et à vrai dire il était aussi compliqué pour moi de définir notre ancienne relation. On était pas un couple, avec Madison j'en avais été un. Je pouvais clairement dire que c'était mon ex petite amie. Et son déménagement imprévue m'avait fait aussi très mal. C'était aussi ma meilleure amie à l'époque. Et sans doute que Léa s'en était rapproché aussi de cet état d'amitié. Vu comment je vivais mal notre séparation, elle était importante.

- Pour souffrir à nouveau ? Non merci. Mes bras resteront croisés à jamais

Répliquais je à son avertissement. Ils seront fermé, comme dans mon cercueil. S'ouvrir socialement c'était beaucoup trop dur. Tellement dur que je n'arrivais même plus à contenir mes émotions. Je n'avais pas l'habitude d'en avoir un paquet alors je ne savais pas pourquoi je m'étais retrouvé à embrasser Attila ni à pleurer contre lui comme un gamin. Il était beau l'homme de quarante ans. Là, normalement on me repoussait ou on me frappait. Visiblement ce n'était pas le genre de mon ancien patient qui avait fait l'inverse. Ses blagues pourries avaient même réussies à me faire sourire.

- Je sais même pas où elle habite...

Avouais je entre deux sanglots à peine calmés. Pleurer, on disait que cela faisait du bien. J'avais plutôt la gorge sèche et les joues trempés. Tout comme le pauvre vêtement d'Attila. Je ne voulais pas non plus abuser trop de sa gentillesse et finissais par me retirer de son étreinte. J'inspirai un bon coup pour me calmer, essuyant mes yeux et mon visage humide avec ma manche.

- J'ai besoin de me défouler...cela vous dit un chambouletout à la décharge ?

Chacun avait sa façon de faire, moi c'était de lancer un objet contre un autre. Et il n'y avait rien de mieux que la décharge de ce quartier pour trouver son bonheur.

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Dernière édition par Bartholomew Caldwell le Mer 15 Juin - 17:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Si j'étais un homme... ( Attilou ♥ )   Mar 14 Juin - 22:04



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Je sentais bien que le docteur Caldwell essayait de redorer mon estime de moi. J’ignorais si c’était un réflexe de psychologue ou juste sa gentillesse naturelle qui le poussait à agir ainsi… Mais qu’importe au fond. Ca faisait du bien d’entendre une version différente de l’auto-lynchage que je m’infligeais tous les jours. Même si je doutais un peu qu’il arrive à me faire changer d’avis à mon sujet. Mon opinion était déjà faite et il serait difficile de la modifier. Le fait qu’Amy refuse de m’adresser la parole ne m’aidait pas non plus à passer à autre chose, pour être tout à fait honnête.

Malgré tout, le docteur ne semblait pas vouloir lâcher l’affaire. Je l’écoutai m’expliquer son point de vue sur la vie d’une oreille attentive, l’air pensif. Il avait probablement raison mais entre oublier un cadeau de mariage et trahir la confiance de quelqu’un, il y avait un sacré pas, et j’avais un peu de mal à voir quel « cadeau » pourrait rattraper ce que j’avais fait.

« J’y réfléchirai… mais je pense qu’il faudrait que je trouve un sacré cadeau pour me faire pardonner. »

Répondis-je dans un petit sourire.

« Il faudrait aussi que je puisse lui donner le cadeau sans qu’elle me le jette à la figure ou m’en colle une »

Ajoutai-je dans un petit rire nerveux. Amy n’était pas franchement une personne violente de nature, mais elle en était arrivée à un stade où me voir lui donnait des envies de meurtre, alors forcément ça compliquait un peu l’étape du pardon. Mais je pouvais honnêtement la comprendre, je n’aurais probablement pas réagi différemment si les rôles avaient été inversés… Le sentiment de trahison était définitivement le pire qui soit.
Cela ne voulait pas dire que les autres n’étaient pas terribles à leur façon évidemment… Il n’y avait qu’à voir l’état du docteur lorsqu’il parlait de l’abandon de son ancienne petite amie pour comprendre qu’il y avait mille et une façon de se faire blesser. Cela dit, je restais persuadé que niveau guérison, la trahison restait la plus vicieuse. Je ne souhaitais à personne de vivre ce que j’avais imposé à Amethyst.

Je posai une main au creux de son épaule, serrant mes doigts dans un geste d’encouragement.

« C’est ce qu’il y a de mieux à faire. »

Approuvai-je. Il était toujours tentant de retomber dans ses vieux travers. La nostalgie avait un pouvoir très puissant : celui de nous faire reluire un bonheur qui n’existait plus. Plus d’une personne s’était laissée avoir par les belles promesses des souvenirs, mais c’était généralement pour mieux rechuter ensuite.

« Si vous êtes capable d’affirmer ça, c’est que vous avez déjà commencé à tourner la page »

Fis-je remarquer dans un sourire. Généralement parlant, les grands écorchés étaient les premiers prêts à tout pardonner et tout recommencer. C’était la phase de déni. Au moins, le docteur semblait avoir quitté cette phase là. Alors certes, c’était pour rejoindre celle de la dépression, mais il fallait cela pour évoluer vers l’acceptation et puis finalement, le renouveau. Mais je ne lui apprenais probablement rien, c’était lui le psy après tout, le cycle du changement, tous ces trucs là, il devait maîtriser. Après… il était toujours plus difficile de s’analyser soi-même.

Cela dit, le docteur Caldwell avait probablement encore quelques phases difficiles à traverser avant de voir le bout du tunnel. Il n’y avait qu’à voir l’état dans lequel il se mettait en repensant à cette jeune femme pour comprendre qu’elle l’avait marqué profondément. J’aurais pu, pour sûr, mal interpréter son comportement et m’énerver, mais je ne savais que trop ce que le désespoir pouvait nous pousser à faire. Plutôt que de l’engueuler ou de le remettre à sa place, je décidai d’être le soutien dont il aurait besoin ce soir. Mon étreinte sembla le calmer un peu, et mon humour pourri le dérider un peu. Lentement, il se détacha de moi. Il avait l’air toujours assez dévasté, mais au moins les sanglots semblaient s’être un peu calmés.

« C’est probablement mieux »

Murmurai-je lorsqu’il m’avoua ne pas savoir où elle habitait. Au moins, ça évitait d’être tenté et de débarquer chez elle un soir de grosse beuverie… non parce que honnêtement, on était beaucoup trop nombreux à avoir fait ça, à revenir penaud supplier quelqu’un parce qu’on avait un peu trop d’alcool dans le sang. Au moins, s’il ne savait pas où la trouver, ça tuait dans l’œuf la tentation.

Sa proposition me tira un petit rire.

« Le moins que l'on puisse dire c'est que vous avez des activités très originales dans votre catalogue »

Commentai-je en passant ma main dans mes cheveux.

« Mais… pourquoi pas ! C’est la première fois que j’irai dans une décharge pour m’amuser… il faut une première fois à tout  »

Ajoutai-je, étonnamment enthousiaste à cette idée pourtant étrange. La soirée était de toute façon atypique alors bon… autant pousser l’atypique au bout du bout, et j’avais comme l’impression qu’avec cet homme là, l’atypique était plutôt monnaie courante. Déjà lorsque j’étais son patient, je m’étais fait la remarque que c’était un homme pour le moins singulier. En le fréquentant dans un autre contexte, mon avis n’avait pas tellement changé.

« Je vous suis, docteur, j’avoue ne pas être sûr de savoir par où passer »

Je n’avais pas un très bon sens de l’orientation, je ne connaissais pas très bien Nekx, et il faisait nuit, le trio gagnant pour se perdre à coup sûr si je devais jouer les guides. J’espérais simplement que le docteur Caldwell savait mieux se situer que moi.


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MessageSujet: Re: Si j'étais un homme... ( Attilou ♥ )   Mer 15 Juin - 18:29


Si j'étais un homme...
C'est le malaise du moment.

Et bien Attila avait des connaissances assez violente. En même temps c'était vrai que je n'avais pas pensé à la question sur l'envoi du cadeau. Mais si la personne dont parlait mon interlocuteur était un minium attaché à lui, elle l'écouterait. Lui donnerait une chance de s'excuser proprement.

- C'est en effet à rajouter dans l'équation

Je me demandais bien moi même ce que je ferai si Léandra venait frapper à la porte de chez moi. Est ce que je serai capable de lui pardonner ? De lui donner une seconde chance ? Elle m'avait quitté pour son indépendance, m'avait clairement expliqué que c'était son rêve. Mon but était donc de l'aider à l'exaucer. Accepter son retour serait comme l'aider à briser son souhait le plus cher et ce n'était pas dans mon caractère. Mon métier c'était d'aider les gens, à les rendre heureux ou, au pire, leur montrer le chemin pour l'être.

Une chose était au moins certaine, je n’accueillerai plus jamais quelqu'un chez moi. La prochaine personne que je verrai squatter ma salle d'attente sera dégagé par moi même ou par la police. J'avais assez donné pour le reste de ma vie et tout ces tracas me fatiguait.
Je pouvais au moins compter sur l'appui d'Attila. Il était d'accord avec moi, et bien que je n'étais pas vraiment d'accord sur le fait que j'avais tourné la page. Tant que je verrai Léa sur mon lieu de travail je continuerai de déprimer et à penser au bus. Mieux valait garder mes envies suicidaires pour moi.

- Je lui en veux, c'est tout, mais je suis loin d'avoir fini de me torturer l'esprit avec cette histoire...

Il fallait voir le côté positif, j'ignorais où elle résidait alors je n'étais pas tenté d'aller toquer chez elle. Ou voir si c'était confortable. Tel que je me connaissais je serai capable de lui proposer de lui acheter un joli appartement plutôt qu'une poubelle. Avec son salaire de secrétaire elle n'avait pas dû investir dans le grand luxe.

J'étais venu ici pour me vider la tête et finalement je n'avais fait que de parler et penser à elle. C'était désespérant. Je n'étais même pas certains que l'alcool m'aurait aidé à la faire. J'avais besoin d'une activité. Et je savais laquelle. J'étais étonnement heureux de surprendre Attila avec mon idée. Un sourire avait éclairé mon visage, encore plus lorsqu'il l'avait accepté.

- C'est gratuit et cela ne dérange personne

Assurais je avant de me mettre en route. Si Attila ignorais par où passer ce n'était pas mon cas. Du moins c'était ce que je croyais après être arrivé à une troisième intersection. Et bien sur il n'y avait pas de panneau pour indiquer le chemin. Je finissais par m'arrêter, aussi parce que je commençais à avoir mal au jambe et à être fatigué.

- Je crois que je ne sais plus où c'est

Avouais je en me tournant vers Attila. J'avais aussi du mal à réfléchir, sentant le début d'une migraine à la porte de mon cerveau. Heureusement il y avait un banc, un peu taggué et destroy mais c'était suffisant pour mon petit derrière.

- Il faut que je m’assois deux minutes

Je mettais à exécutions mes paroles et prit place sur le banc. Je resserrai la veste de Attila autour de moi pour me protéger du froid.

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MessageSujet: Re: Si j'étais un homme... ( Attilou ♥ )   Mar 5 Juil - 20:13



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Apparemment le doc et moi nous avions cela en commun : des femmes un peu trop violentes dans notre entourage. Un point commun dont on se passerait bien tous les deux d’ailleurs. Mais il fallait faire avec. Avec ça, et le reste. Moi et mes conneries que j’aimerais effacer, lui et son histoire qui avait laissé un goût amer. Il ne s’en était d’ailleurs par encore remis à croire les larmes qu’il avait laissé couler. Pourquoi fallait-il toujours que l’on pleure pour ceux qui ne le méritaient pas ? Les sentiments étaient parfois mal fichus. Pire que la chaîne alimentaire, c’était la chaîne des cœurs brisés. Quelque part, il y avait probablement une personne qui avait brisé le cœur de celle qui avait brisé celui du docteur Caldwell.  Et on pouvait remonter la chaîne à l’infini probablement… Fichue nature humaine.

Quoiqu’il en soit, je n’étais pas là pour m’apitoyer sur mon sort, plus à essayer de sortir le psy de ses idées noires. Il n’était pas spécialement morose, mais on pouvait sentir sans difficulté que cette histoire lui pesait, d’ailleurs il disait lui-même qu’il n’avait pas fini de se torturer à ce sujet.

« C’est plutôt une bonne nouvelle si vous lui en voulez. L’ennui ce serait si vous étiez prêt à lui pardonner pour un sourire ou battement de cils »

Clairement, s’il lui en voulait, ça réglait déjà la moitié du problème. Je ne disais pas que c’était facile, ou agréable, mais il était au moins sur le bon chemin. Me connaissant… même lorsque j’en voulais à quelqu’un, j’étais prêt à flancher assez facilement. C’était ce qu’on appelait être une bonne poire. Trop bon, trop con. Combien de fois me l’avait-on déjà dit ? Un nombre incalculable de fois. Mais bon, si ça se contrôlait, ça se saurait. Il y a des gens à qui ne je pouvais pas résister… Sharleen était de ces gens, Winie aussi, même si dernièrement tout avait été bousculé. Je ne pouvais que souhaiter au docteur d’avoir la force de dire non ou de claquer la porte le moment venu, c’était essentiel pour se protéger.

« J’imagine que c’est normal de passer par la phase « ressassement » avant de pouvoir vraiment passer à autre chose… Mais c’est vous l’expert dans le domaine »

Ajoutai-je dans un sourire. Il avait du en voir défiler des patients avec le cœur brisé. On avait tous eu des relations qui s’étaient mal finies, mais si certaines ne laissaient qu’un impact mineur sur notre vie, d’autres faisaient nettement plus de dégats et nécessitaient parfois le passage chez un psychiatre. Il ne fallait pas non plus croire que tous les patients étaient nécessairement traumatisés par leur enfance, il y avait de tout dans les salles d’attente des psychiatres.

La bonne nouvelle, c’était que cette mystérieuse inconnue ne bridait pas l’imagination du docteur qui venait de me proposer…. Un chamboule tout dans une décharge. Une idée pour le moins originale, et franchement, je crois bien que lui comme moi nous avions pile poil besoin de quelque chose comme ça. En plus, à la décharge, il ne risquait pas de croiser celle qui occupait son esprit et moi, je ne pouvais pas non plus tomber sur Amy ou Sharleen, c’était donc par-fait. Parfois, il en fallait peu pour se donner un coup de boost.

L’ennui, c’était que je n’avais pas la moindre idée de comment aller à décharge, j’avais toujours eu un sens de l’orientation déplorable, encore plus lorsqu’il s’agissait d’un endroit où je n’étais presque jamais allé. Je n’avais pour sûr pas pour habitude de traîner à Nekx, ce soir là était pour ainsi dire une exception. J’invitai le docteur à ouvrir le chemin, et le suivis docilement, les mains enfoncées dans les poches de mon pantalon alors que mes yeux vagabondaient autour de moi, de tags en tags. Pour sûr, les habitués de Nekx avaient un sens artistique aiguisé, des tags les plus engagés, criant des vérités que personne ne voulait entendre, aux plus drôles. Bizarrement, je me sentais plutôt bien dans ce quartier pourtant marginal. J’avais de la sympathie pour cette population paumée qui ne cherchait finalement qu’un petit bout de bonheur qu’on s’acharnait à lui refuser.

De fait, trop occupé à apprécier l’environnement, je ne prêtai aucune attention au chemin emprunté, de toute façon le docteur Caldwell connaissait la route. Du moins, c’était ce que je pensais avant qu’il ne s’arrête et n’annonce à voix haute avoir oublié le chemin.

« Oh »

Fut mon unique réaction alors que je me stoppai à mon tour.

« Ce n’est pas grave, on finira bien par croiser quelqu’un pour demander notre… »

Commençai-je, bien décidé à rester optimiste. Je fus coupé dans mon discours par Bartholomew qui n’avait pas l’air exactement au top de sa forme. Effectivement, à y regarder du plus près, il n’avait pas l’air au top de sa forme. Difficile de dire si c’était la lumière blafarde des lampadaires de mauvaise qualité ou s’il était véritablement palot, mais il n’avait pas très bonne mine. Me rapprochant du banc et de lui, je finis par m’accroupir face à lui, mon instinct de secouriste prenant le dessus.

« Est-ce que ça va ? Vous voyez clair ? »

Le trouble de la vue n’était, généralement, pas un bon signe. C’était souvent le signe d’un problème neurologique.

« C’est l’alcool ? »

Demandai-je, essayant de comprendre les tenants et aboutissants de cet état de fatigue soudain. Si c’était l’alcool… ce n’était probablement rien de bien grave. Mais il faudrait probablement lui trouver un peu d’eau pour anticiper les soucis. J’avais moi-même un peu bu, mais clairement pas assez  pour que ça affecte mon état.

« Vous préférez rentrer chez vous ? Je peux vous raccompagner si vous voulez »

Proposai-je ensuite dans un sourire.


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MessageSujet: Re: Si j'étais un homme... ( Attilou ♥ )   Lun 11 Juil - 22:03


Si j'étais un homme...
C'est le malaise du moment.

Je n'avais pas l'habitude d'en vouloir à quelqu'un, généralement c'était plutôt l'inverse. J'étais le roi pour me mettre les personnes à dos. Si la plupart de mes patients m'appréciaient, mes méthodes en sortaient pas mal de leur gonds. Il m'étais déjà arrivé de recevoir des lettres pas très sympathiques et même une fois une menace de moi. Chose assez drôle quand on sait que l'on est déjà condamné par celui d'en haut. Je ne savais donc pas vraiment ma réaction si Léandra arriverait avec un grand sourire et des yeux larmoyants à ma porte. Je n'étais pas un sadique alors peut être qu'au final je la laisserai entrer.

- Je ne sais pas...si elle se met à pleurer je ne pourrai pas lui fermer la porte au nez

Avouais je dans un soupir. J'en avais aussi assez de penser à tout cela, alors si aussi le retour de Léa pouvait arrêter ma peine, je n'allai pas cracher dessus. Comme le disais Attila c'était normal de remuer tout cela mais je m'en serai bien épargné la douleur. A trop entendre le malheur des autres, peut être que je m'étais cru immunisé contre cela mais pas du tout. C'était sans doute même encore pire lorsqu'on l'avait jamais connu. Bien sur j'avais mal vécu aussi le déménagement de ma meilleure amie, mais j'étais jeune à l'époque alors je l'avais vite oublié en me focalisant sur autre chose. Mais là si je tentais d'oublier Léa en me fondant dans mon travail, je plaignais mes patients. J'avais aussi la peinture, et mes tableaux depuis n'étaient pas vraiment des plus joyeux. Ils reflétaient mon âme et elle était bien triste en ce moment.

- Le temps fera le reste...

Du temps je n'en avais pas non plus à rallonge alors autant commencer tout de suite. Et quoi de mieux que de se défouler pour évacuer. Jeter des choses c'était très bien et je proposais alors à Attila de m'accompagner à la décharge faire du chamboule-tout. Mais j'avais oublié que j'avais un sens de l'orientation pire que mauvais et c'était donc avec facilité que j'avais fini par nous perdre et à m'épuiser inutilement. Heureusement ce quartier était tout de même pourvu de banc. C'était donc avec soulagement que je posai mes fesses dessus. Juste quelques secondes pour que mon cerveau cesse de jouer du marteau. Je fermai les yeux, essayant de respirer calmement tout en priant pour que cela ne finisse pas en malaise, je n'avais pas envie d'inquiéter Attila. Ce dernier s'était accroupi en face de moi et j'ouvrais les yeux pour le regarder. Je secouai la tête pour arrêter mon tournis, ce qui n'était pas une très bonne idée. Mon mal de crâne était encore pire.

- Claire ? C'est qui ?

Pourquoi est ce qu'il me parlait d'une Claire ? J'en connaissais pas. A moins que cela soit le nom d'une des collègues d'Attila. En tout les cas elle ne faisait pas partie de la liste de mes connaissances.

- Non ce n'est pas l'alcool...

Soufflais je en me prenant la tête entre les mains. Même si boire n'aidait pas, je n'allai pas le nier, elle n'était pas la cause de mon état actuel. Je secouai la tête - encore une fois - à sa proposition de me raccompagnez chez moi. Je n'avais pas envie de retourner dans le vide pour le moment. Je sortais mon portable de ma poche, cherchant l'ordonnance pour l'afficher sur l'écran avant de tendre l'objet à Attila.

- Il me faut ces médicaments...

Je me retenais de rajouter rapidement à la fin. Je n'avais aucune envie de l'alarmer, surtout que vu sa tête il devait déjà être suffisamment inquiet. Je n'allai pas claquer entre ses doigts mais comme mon mal de crâne était de pire en pire, cela ne sentait pas bon.

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MessageSujet: Re: Si j'étais un homme... ( Attilou ♥ )   Mer 7 Sep - 19:27



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« Il est toujours difficile de fermer la porte aux gens qui ont compté »

Et encore plus lorsqu’on était la bonne poire de service. Sur ce point là, je sentais que le Doc et moi-même, on se ressemblait, et les gens devaient probablement abuser de notre gentillesse mais enfin… Si telle était notre nature, nous ne pouvions pas faire grand-chose contre là. On ne devenait pas un connard insensible sur mesure.

Rapidement, la discussion dériva, et je sentais que le docteur Caldwell commençait à perdre un peu les pédales, incapable de se concentrer sur la discussion… jusqu’à ce que je le vois tituber et s’asseoir sur un banc, visiblement mal.
L’instant d’après, il me tendait une feuille de papier en m’expliquant qu’il devait absolument récupérer ces médicaments.

Un seul coup d’œil à son ordonnance me suffit à comprendre d’où venait son malaise. Je n’avais pas spécialement envie de faire mon indiscret, mais c’était plus fort que moi, presqu’une déformation professionnelle. Quand on est secouriste… on se renseigne toujours sur les gens que l’on aide. Alors certes, je n’étais pas en service, et le docteur n’était pas mon patient –c’était même moi son patient en théorie- mais c’était presqu’un réflexe à ce stade.

L’ennui, c’était qu’à cette heure-ci notre unique chance était la pharmacie de garde, toutes les autres seraient fermées. Notre chance, dans l’histoire, c’était qu’en tant que secouriste, je connaissais bien le planning des pharmacies de garde –dans ce métier, il valait mieux les avoir en tête pour ne pas perdre trop de temps. Ca, c’était la bonne nouvelle. La mauvaise nouvelle, c’était que même si Edendale était relativement petite, la pharmacie en question n’était pas exactement la porte à côté. Si j’essayais d’y traîner le docteur, ça allait mettre des plombes dans son état, il pouvait à peiner marcher. Quant à le laisser tout seul ici… clairement ce n’était pas une option. Mon cerveau turbinait à toute allure pour trouver une solution, et l’alcool aidant, je dus passer par des détours improbables comme « voler sa trottinette électrique à un jeune » et « porter le doc sur mon dos », avant d’arriver à une option sérieusement et réalistiquement envisageable.

Sortant mon téléphone portable de ma poche, je composai le numéro de téléphone d’un de mes collègues et amis. Sans surprise, il décrocha rapidement. N’ayant qu’à moitié envie de perdre le temps de tout le monde dans les politesses, je décidai d’aller droit au bout :

« Jason, j’aurais besoin d’un service… »

Et comme je m’y attendais venant de lui, il n’hésita pas longtemps avant de me donner sa réponse.

« Je t’écoute »

Notre échange téléphonique dura à tout casser 2 minutes, le temps d’échanger quelques informations pratiques, l’instant d’après il sautait dans sa voiture. Il n’était pas en service ce soir, c’était d’ailleurs pour cela que je l’avais appelé.
Rangeant le téléphone dans ma poche, je fis quelques pas en direction du doc’ dont je m’étais un peu éloigné le temps de l’appel.

« La cavalerie arrive »

L’informai-je dans un sourire. Quelques minutes à peine seulement, et une voiture arrivait en crissement de pneus vers nous. Je reconnus tout de suite Jason, d’une part à sa conduite un peu nerveuse, mais aussi et surtout parce qu’il venait de débarquer avec un de nos véhicules de fonction. Alors certes, il avait viré le gyrophare, mais il eut tout de même droit à un de mes regards désapprobateurs alors qu’il sortait de la voiture.

« Quoi ? On n’allait pas tenir à 3 sur ma moto »

Me lança-t-il en guise d’excuse, le tout avec ce sourire amusé dont il ne se séparait que rarement. Il se dirigea ensuite d’un bon pas vers le docteur, lui tendant une main ferme assortie d’un sourire.

« Je suis le taxi pour ce soir, enchanté »

Se présenta-t-il, visiblement d’excellente humeur. Si je l’avais dérangé en lui demandant de venir ici, il le cachait à merveille. C’était tout Jason : de la bonne volonté pure enrobée dans un corps de militaire un peu impressionnant.
J’offris mon aide au doc pour que l’on s’installe dans le « taxi », comme l’appelait Jason, et une fois tout le monde à bord, notre chauffeur repartit au quart de tour en direction de la pharmacie de garde que je lui avais indiquée. En quelques minutes à peine, nous étions sur place. J’abandonnai le docteur un court instant à la surveillance de Jason qui s’était installé sur un banc avec lui, le temps de me rendre dans la pharmacie avec l’ordonnance. Le pharmacien sembla plutôt heureux de voir quelqu’un troubler l’ennui de sa permanence, mais je n’étais clairement pas d’humeur à bavarder avec lui, et il dut vite le comprendre puisque je fus servi en un temps record.

Je resortis de là avec un sachet plastique blanc rempli des médicaments demandés par mon psychologue. Cette situation avait un quelque chose de bizarre, comme si le rôle patient-docteur était inversé le temps de quelques minutes ou secondes. Quoiqu’il en soit, je m’avançai vers les 2 hommes toujours installés sur le banc, tendant au Doc’ ce qu’il m’avait demandé.

« Et voilà, mission accomplie ! »

J’espérai vraiment que ça allait le soulager, le voir dans cet état me peinait sincèrement.


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MessageSujet: Re: Si j'étais un homme... ( Attilou ♥ )   Mer 14 Sep - 18:33


Si j'étais un homme...
C'est le malaise du moment.

Je n'avais jamais remarqué à quel point Attila et moi étions pareils. En même temps je n'avais pas pour habitude de passer la soirée avec un patient. Et je découvrais que cela faisait aussi du bien de parler de ses problèmes. Pour une fois que c'était moi qui déballai mes soucis et non que j'étais l'oreille. Bien sur je me sentais toujours mal par rapport à Léandra mais j'avais l'impression que mes épaules étaient moins lourdes. Peut être était ce aussi dû à ma petite crise de larme de tout à l'heure. J'avais un peu honte que Attila m'ait vu dans cet état et aussi de l'avoir embrassé. Parfois le cerveau humain faisait faire des choses étranges. Il ne me serait jamais venu à l'idée d'être aussi familier avec un patient, sauf si j'avais beaucoup d'alcool dans le sang. Mais là j'étais plutôt lucide, le petit interlude avec la jeune femme m'avait bien dessaoulé.

Cependant j'étais toujours malade, et comme me l'avait si bien dit mon médecin : éviter de boire. Seulement je n'en faisais qu'à ma tête et j'en payais le prix. J'avais mal à la tête et une forte envie de m'endormir sur ce banc. Heureusement que Attila était là. Je comptais sur lui pour me sauver la vie, en même temps c'était son travail. Dans un brouillard, je l'entendis parler à un certain Jason puis que la cavalerie allait arriver.

- J'espère que vous avez pas alerter tout Edendale...

Soufflais je. Ca serait mauvais pour les affaires si les habitants étaient au courant que leur psychologue souffrait d'un cancer. Quelques secondes plus tard, ou peut être des minutes voir des heures, j'avais un peu perdu la notion du temps, le bruit d'un véhicule se fit entendre.

- Ah voilà la cavalerie d'une personne...!

Après avoir salué le fameux Jason, je montais dans le véhicule appréciant son confort par rapport à celui du banc. Le balancement me donnait la nausée, et j'aurai sans doute vomi si je n'étais pas aussi épuisé. Heureusement le voyage ne dura pas longtemps et quelques minutes après je me retrouvais à nouveau sur un banc en compagnie du conducteur. Ce dernier essayait de me faire la conversation pour que je reste éveillé. J'hochai mécaniquement la tête à ses paroles sans savoir réellement leurs propos. Attila arriva enfin avec mes médicaments et je m'empressai de les prendre avec une bouteille d'eau que me tendit Jason. Il fallait attendre un peu avant que cela n'agisse mais je me sentais plus détendu. *

- Merci Attila...

Marmonnais je en fermant les yeux, m'appuyant contre le mur derrière moi. Mon mal de tête diminuait et je me sentais léger comme une plume. J'étais bien sur toujours épuisé mais au moins je ne souffrais plus.

- Est ce que vous pouvez me ramener chez moi ? J'habite à Edendale Hills

Demandais je en indiquant une direction au hasard.

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MessageSujet: Re: Si j'étais un homme... ( Attilou ♥ )   Ven 23 Sep - 20:15



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Alors que le docteur Caldwell semblait occupé à essayer de rassembler ses esprits, Jason me fit un signe plus ou moins discret de la tête pour me dire que ça n’allait pas fort fort. J’avais très envie de lui répliquer « Merci Captain Obvious », mais vu qu’il avait débarqué sans rechigner pour nous aider, ce serait plutôt malvenu. Je me contentais donc d’hocher silencieusement la tête dans un sourire désolé. Pour sûr, je l’avais vu dans de meilleures dispositions, mais maintenant que j’avais lu son ordonnance, je comprenais un peu mieux ce qui se tramait. Entre Sharleen et le docteur, je commençais à me dire que j’attirais les gens à la santé fragile. Un comble pour un paramedic, d’ailleurs. Mais enfin, Sharleen m’avait maintenant écarté de sa vie, sans doute pour le mieux, et le Doc ferait probablement mieux de faire de même.

En attendant, vu son état, il n’avait pas tellement d’autres choix que de se reposer sur Jason et moi. Il avait l’air un peu à l’ouest, un peu dans les vapes, mais au moins il était encore conscient. Lorsqu’il reprit la parole, ce fut pour nous demander de le ramener chez lui, ce qui semblait effectivement être une sage décision étant donné la situation.

« Evidemment, on va vous raccompagner »

Répondis-je immédiatement. Je n’avais pas demandé à Jason, mais j’étais certain qu’il n’allait pas rechigner –sinon il ne serait même pas venu nous chercher. J’offris mon aide au docteur pour rentrer dans la voiture, sentant qu’il n’était toujours pas au top de sa forme. Je décidai de monter à l’arrière avec lui afin de m’assurer que tout allait bien. Le trajet fut de courte durée, Edendale n’était pas une grande ville et en voiture, tout se faisait très rapidement. Arrivé à Edendale Hill, Jason demanda au docteur de lui indiquer l’emplacement exact de son logement, et quelques minutes plus tard nous arrivâmes à destination.

Alors que j’aidais à nouveau le psychologue à s’extirper de la voiture, Jason abaissa la vitre avant, s’adressant à moi.

« Je t’attends pour rentrer ? »

Ce type était définitivement une bonne pâte, mais je ne voulais pas non plus abuser de sa gentillesse. Je ne comptais pas non plus rester des plombes chez le docteur Caldwell, surtout dans son état de fatigue, mais dans le doute, je préférais ne pas immobiliser Jason plus longtemp.

« Non, ne t’en fais pas, je peux rentrer à pieds sans problème »

Et je ne mentais pas. Honnêtement, une petite marche nocturne ne me faisait pas peur, je préférais libérer Jason tout de suite pour ne pas me sentir pressé par le temps alors que je prenais soin du docteur à qui je commençais à m’attacher mine de rien après cette drôle de soirée. Après nous avoir salués tous les deux, Jasons repartit avec son véhicule, nous laissant tous les deux face à la porte. Après avoir passé quelques secondes à trouver ses clefs, on finit par rentrer dans le dit domicile, et je le suivis presque docilement afin de m’assurer que tout allait bien.

« Est-ce que vous avez besoin d’aide ? »

Finis-je par demander, peu désireux de m’imposer s’il désirait être seul, mais ne souhaitant pas m’imposer non plus. Je ne voulais en aucun cas qu’il lui arrive quelque chose, mais je connaissais aussi très bien le sentiment de fierté qui pouvait nous pousser à éloigner les gens lorsqu’on se sentait vulnérable. De toute évidence, il essayait de cacher sa maladie, et il n’était probablement pas ravi de devoir s’exposer autant devant moi. Pour autant, je n’avais pas envie de partir sans être sûr que tout allait bien pour lui.

« Je ne veux surtout pas m’imposer… »

Précisai-je, juste au cas où.

« Mais je ne veux pas non plus vous laisser seul si vous ne vous sentez pas bien… »

Je me sentais presque ridicule à dire cela, mais enfin… Etant donné la soirée, nous n’étions plus à ça près. Ca, j’en étais à peu près convaincu.


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MessageSujet: Re: Si j'étais un homme... ( Attilou ♥ )   Sam 1 Oct - 17:47


Si j'étais un homme...
C'est le malaise du moment.

J'invitais vraiment trop de monde chez moi dernièrement. Léandra, Cathleen et maintenant Attila. A force ma maison allait devenir un moulin. Même si les deux dernières personnes étaient entrés pour la bonne cause : c'est à dire me servir de taxi, je préférais tout de même n'avoir besoin de personne. Foutue maladie qui ne me laissait aucun répit. De toute manière je me doutais bien que je ne le trouverai qu'une fois que je serai mort.
Je n'avais même pas vu la route défiler jusqu'à Edendale Hills. Jason me demanda où se trouvait ma maison. J'étais trop fatigué pour chercher le nom de ma rue alors je faisais comme d'habitude :

- Elle est bleue

Elle était unique, comme moi, au milieu de toutes ces bâtisses qui se ressemblaient. Le conducteur avait fini par trouver rapidement ma maison. J'avais hâte de poser mes fesses sur mon canapé, ou mieux : de m'allonger dans mon lit pour de longues heures de sommeil. Attila m'aida à quitter la voiture, car vraiment j'avais l'impression de n'être plus qu'un simple corps vidé de toute énergie. Une fois à l'intérieur je me laissai tomber sur mon bon vieux canapé, ma chambre étant plus loin de l'entrée que le salon. Mon patient me demanda si j'avais besoin d'aide. Il ne voulait pas s'imposer mais pas non plus désireux de me laisser seul si je me sentais mal. Comment lui expliquer que je n'allai jamais bien, étant donné que j'étais gravement malade ? Il était plus ou moins médecin, il avait bien dû voir avec l'ordonnance que je ne pétais pas la forme.

- Vous pouvez toujours veillez à ce que je ne m'endorme pas pour toujours...

Suggérais je en retirant mes chaussures avant de m'allonger. Ca serait quand même très facheux que cela arrive alors qu'il n'y aurait personne. On mettrait du temps à s'inquiéter de mon absence et à découvrir mon cadavre. C'était un risque à prendre lorsque l'on vivait seul. Léandra avait résolu ce problème pendant un temps mais il était revenu avec son départ.

- Faites comme chez vous dans tous les cas...

Soufflais je en fermant les yeux. La fatigue finissant par m'envoyer dans les bras de Morphée.

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MessageSujet: Re: Si j'étais un homme... ( Attilou ♥ )   Mer 30 Nov - 21:02



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[Désoulée du retard et de la qualité/du contenu du post Love ]

Je ne pouvais pas véritablement dire que j’étais à l’aise, car j’avais honnêtement l’impression de m’immiscer dans l’intimité de Bartholomew, dans l’intimité de mon psy. Ce n’était jamais facile d’inverser les rôles, ça ne l’était pas pour moi, et certainement pas pour lui. En attendant, je sentais que je ne pouvais pas juste l’abandonner, et c’était mon principal moteur pour le moment. Je n’avais pas la capacité à analyser plus loin que ça pour le moment. J’étais, en toute honnêteté, fatigué, et un peu saoul, le cocktail parfait pour oublier le bon sens et tous ces bons sentiments.
Jason fut congédié malgré sa bonne volonté, je ne voulais pas lui imposer la suite des évènements, il avait déjà été bien sympathique de nous supporter jusque là. Je ne connaissais que peu de personnes suffisamment patientes pour faire ce qu’il avait fait. Jason était un brave type, pour sûr. Et je m’assurerais de le remercier encore et encore demain, pour le moment j’avais une autre « mission », si je pouvais l’appeler ainsi.

J’avais, en tout cas, lancé mon pavé dans la mare. Si Bartholomew voulait me voir déguerpir, c’était l’occasion de le dire. Si, au contraire, il se sentait rassuré par ma présence, c’était également l’occasion de le faire savoir. J’avais toujours été ainsi : un couard, un lâche, incapable d’imposer sa volonté aux autres, toujours dans l’attente qu’un ou une autre décide. Je n’étais franchement pas fier de mon comportement, j’en étais même régulièrement honteux, mais en attendant, c’était ce que j’avais de mieux. Je fermai les yeux, conscients que j’étais vraiment un pauvre type à ce niveau.

Je venais de soumettre mon dilemme au docteur, incapable d’y faire face moi-même, incapable d’assumer véritablement mes envies, préférant les dissimuler sous des considérations et des peurs trop faciles à justifier. Bon sang ce que je pouvais être lâche…

« Si cela vous rassure, c’est ce que je ferai »

Non mais je m’entendais parler, oui ? A distribuer mes bonnes excuses à gauche à droite pour ne pas dire le fond de ma pensée ? Je m’en donnais presque envie de vomir. Bartholomew, lui, semblait à des kilomètres de ces considérations… Forcément, il vivait dans son monde, sur son nuage, il était loin, bien trop loin de mes pensées égoïstes. Le pauvre. Il aurait mérité mieux que mes piètres excuses.

Sous mes yeux, il entreprit de s’allonger, ôtant le superflux pour s’abandonner aux bras experts de Morphée. Je sentais qu’il ne fallait que peu de temps avant de le perdre, et pourtant je me sentais encore comme un escroc présent pour les mauvaises raisons. J’étais pathétique. Cela ne m’empêcha pas de prendre place à ses côtés alors qu’il semblait prêt à perdre conscience. J’avais ramené une chaise contre son lit, j’y avais pris place, un sourire affable collé à mes lèvres, espérant que cela cacherait les non-dits.

« Ne vous en faites pas, je veillerai sur votre sommeil »

Ca sonnait comme une fausse promesse, une promesse mielleuse, mais j’étais véritablement prêt à prendre ce rôle de gardien. J’avais posé ma main sur le matelas, près de la sienne, prêt à l’accompagner, et à prier que ses yeux se rouvriraient. C’était une sensation étrange que d’être là, à guetter, à prendre un rôle qui ne devrait pas être le sien, mais je me sentais investi par ce rôle. Et si quelqu’un en doutait encore : ce n’était pas en ma présence que Bartholomew Caldwell irait rendre l’âme.


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MessageSujet: Re: Si j'étais un homme... ( Attilou ♥ )   Aujourd'hui à 18:09

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