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 Monday left me broken, tuesday I was through with hoping [Mew ♥]

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MessageSujet: Monday left me broken, tuesday I was through with hoping [Mew ♥]   Dim 25 Oct - 17:45


For every tyrant a tear for the vulnerable
In every lost soul the bones of a miracle

Barthandra
La vie de clocharde, on ne pouvait pas vraiment dire que je m’y faisais. Ne pas avoir de logement, ne pas avoir ses affaires, ne pas avoir un chez-soi dans lequel revenir, ça pouvait paraître acquis… Mais non. Il fallait qu’on nous l’enlève pour qu’on réalise le manque. Et le manque, je le sentais sacrément bien.  Heureusement, une blondinette habitant dans l’immeuble avait eu pitié de moi, et m’avait déjà ramené une couverture, quelques fringues de rechanges et, occasionnellement, de la bouffe. C’était mieux que rien, et pour cela je lui en étais reconnaissante, mais ça ne changeait pas le fait que j’avais une sacrée vie de merde.

A cela s’ajoutait le fait qu’il y avait deux médecins dans la résidence. Un psy et un dentiste. Je squattais souvent les toilettes publiques du dentiste d’ailleurs. Et le souci avec les médecins, c’est qu’ils brassent du monde. A longueur du journée, la porte s’ouvrait pour laisser passer des gens, résidents ou patients, créant inlassablement un PUTAIN de courant d’air, contre lequel ma veste de jogging et ma maigre couverture ne luttaient que faiblement, me secouant de quelques frissons à chaque fois… L’HOR-REUR !
Et c’était naturellement sans compter les regards soit dédaigneux soit de pitié que je me recevais à chaque fois. J’avais beau toujours dire que je me fichais bien du regard des autres, il y avait des limites à tout, et ma limite, je l’avais visiblement atteinte.

J’avais déjà essayé de squatter chez le dentiste qui était au rez-de-chaussée, mais sa secrétaire m’avait tellement gonflée que j’avais fini par fuir. Sa voix était insupportable. Sa trogne aussi, d’ailleurs. Ramassant mes clics et mes clacs, c'est-à-dire ma fameuse couverture et les fringues prêtées par Gabrielle –la jolie blonde qui me ramenait à bouffer- rassemblées dans un sachet plastique, j’entrepris de tenter ma chance dans la salle d’attente du psy. Je n’avais toujours pas trouvé de plan –ou d’occasion- pour faire un tour chez Alvin et récupérer mes affaires… surtout mon portefeuille et mes papiers en fait.

Arrivée devant le cabinet du psy je poussai la porte, m’avançant prudemment. Je fus étonnée de constater qu’il n’y avait pas de secrétaire… Il y avait bien un bureau, mais personne derrière. La plupart des médecins en avait une pour filtrer les patients. Là, c’était plutôt ma veine. Pas de secrétaire, donc personne pour me faire remarquer que je n’avais pas rendez-vous et que je devais par conséquent dégager le plancher. C’était presque trop facile, mais franchement, à ce stade, je n’allais pas m’en plaindre. Bien sûr, elle allait peut être revenir d’une pause clope ou autre, mais il serait bien temps de réfléchir au bobard que j’allais lui balancer à ce moment là. Pour le moment, j’allais profiter ! Depuis le temps que je rêvais d’un bon lit douillet, une salle bien chauffée était déjà au-delà de mes espérances ! Ignorant les regards désapprobateurs des clients qui attendaient dans la fameuse salle d’attente, je m’installais sur une des chaises en plastique. Je sentais des coups d’oeils pleins de reproches dans ma direction, mais je ne pouvais pas m’en foutre d’avantage. Dans le cabinet d’un psy, ils pouvaient bien s’attendre à tomber sur des cas, non ?

Lorsque le doc’ pointa le bout de son nez une première fois, je fis signe à l’autre personne dans la salle de passer avant moi. Et je continuai mon petit jeu avec tous les suivants, invitant tout le monde à aller voir le psy pendant que j’attendais patiemment au chaud. Difficile de dire si le psy ne s’était pas rendu compte de mon squatt ou s’il n’en avait juste rien à faire, en tout cas, il ne me fit aucune remarque, et je pus donc rester perchée sur ma chaise toute la matinée durant.

Lorsque le dernier client du matin sortit du cabinet, il n’y avait, naturellement, plus que moi dans la salle d’attente. Je sentais que je n’allais pas pouvoir rester là beaucoup plus longtemps, mais ne me pressais pas pour bouger de mon trône. J’étais bien, ici, au chaud, alors si je pouvais grappiller quelques minutes supplémentaires ici, je n’allais certainement pas cracher dessus. Sentant un regard peser sur moi, je levai mes yeux vers le fameux psychologique, découvrant enfin son visage bien qu’il ait pointé le bout de son nez plus d’une fois durant le matin. Il faisait partie de ces figures presqu’intemporels à qui on ne savait donner d’age, les traits fins, presque malicieux, on devinait un sourire sur ses lèvres même lorsque celles-ci restaient quasi inertes. Ses yeux brillaient de cette curiosité que l’on m’avait si souvent reprochée. Il m’était sympathique. Ce qui ne l’empêcherait clairement pas de me jeter dehors dans un instant, j’en étais certaine.

« Salut Doc’ »

Lançai-je à la cantonade, usant de mon habituelle insolence malgré ma position désavantageuse. A croire parfois que je n’avais aucun instinct de survie… Mais hey, s’il était psy, il avait du voir bien pire que moi. J’avais viré mes chaussures mais pas mes chaussettes, et m’étais installée en tailleurs sur mon siège, la couverture étalée sur mes jambes. J’avais probablement la gueule enfarinée assortie à la chevelure tas de nœud, bref, la grande classe.

« Désolée, je ne suis pas là pour une consultation »

Déclarai-je directement, un sourire chafouin sur mon visage, me demandant combien de temps il allait tenir avant de faire appel à la sécurité de la résidence pour me jeter hors de là. A sa place, c’était ce que j’aurais fait en voyant une fille louche traîner dans ma salle d’attente. Pour sûr, avec ma crinière aussi sauvage que cracra, mes fringues aussi usées que dégueulasses, je ne donnais pas franchement une bonne impression. En fait tout mon attirail criait « clocharde ».
Et comme pour le devancer, j’ajoutais :

« C’est pas marqué dans votre serment d’Hypo-bidule là d’aider son prochain ? »

Franchement, j’en avais pas la moindre idée, de ce qu’il y avait dans ce serment, mais j’avais entendu les humains y faire allusion plus d’une fois. J’avais juste pas retenu son nom à ce gus là. Je ne le lâchai pas des yeux, guettant sa réaction, essayant de lire ce qui e tramait sous ces yeux bleus aussi perturbants que fascinants. Nul doute qu’il pouvait pratiquer l’hypnose avec son simple regard celui là !


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Je te l'ai dit, tu as ce sourire au coin des lèvres quand tu mens. Tu t'imaginais pouvoir t'en sortir encore et encore facilement. J'essaie d'y croire, j'me voile sûrement la face. Tu m'as poignardée dans la noir. J't'ai fait confiance, aveugle était ma confiance, et tu m'as fait tort.
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MessageSujet: Re: Monday left me broken, tuesday I was through with hoping [Mew ♥]   Lun 26 Oct - 17:32


Monday left me broken, tuesday I was through with hoping  
Mimi cracra

Toutes les personnes qui venaient me voir n'étaient pas forcément toutes propres. Il y avait de celui qui sentait le parfum Chanel n°5 à dix kilomètres à celui qui sentait le caca. Mais vraiment. Heureusement j'avais un super désodorisant accroché en dessous de mon bureau et je pouvais l'actionner discrètement. Même les gens puant pouvaient être susceptible sur leur propre odeur.

Alors quand j'avais ouvert la porte de la salle d'attente et que j'avais vu cette jeune fille dans un état lamentable, je m'étais dis qu'il faudrait aussi que je pense à acheter un désodorisant automatique, et un tableau pour le cacher derrière. Elle avait fait signe à chaque fois aux autres patients de passer. Je comprenais alors qu'elle n'était pas venue la pour trouver du réconfort mental. Mais plutôt un endroit chaud.
J'aurais dû m'appeler Noé et construire un bateau.

A la fin il ne restait donc plus que la brune aux cheveux emmêlés. Est ce que j'allai la mettre dehors ? Si j'étais quelqu'un d'autre oui.  J'étais surtout curieux de savoir ce qu'elle fichait dans ma salle d'attente.
Elle me salua comme si on se connaissait depuis dix ans. Ce qui en aurait horripiler plus d'un me fit sourire. Elle avait du chien et j'aimais ça.

- Salut inconnue !


Elle ne cacha pas qu'elle n'était pas là pour une consultation. J'avais bien remarqué, car on venait rarement avec une couverture sur soi. Et encore moins en chaussettes. Elle me sortie alors quelque chose de tellement drôle que je me mis à rire.

- Hippocrate !

Ces fringues avaient bien plus besoin d'aide que sa propriétaire. Mais la laverie c'était en face de l'immeuble pas dans mon cabinet.

- Et aider son prochain c'est plus l'Eglise

J'aidais que ceux qui le demandait, et c'était déjà pas mal de boulot. Je m'approchais de mon interlocutrice, me penchant vers son visage, m'arrêtant à quelques centimètres. Un bon coup de brosse, des vêtements propres et elle serait comme neuve. J'avais l'impression de jouer à la poupée. Un sourire étira mes lèvres et je me redressai.

- Vous êtes embauchés ! J'ai pas nettoyé le bureau alors il y a peut être des araignées dans les tiroirs, et du chewing gum collé, vu que ma dernière secrétaire avait tendance à toujours mâcher comme une vache...ou c'était peut être un TIC...

Je ne lui laissais pas le temps de répondre et me dirigeai vers mon cabinet en lui faisant signe de me suivre. J'attrapai une blouse blanche suspendu au porte manteau et m'apprêtais à lui tendre pour qu'elle essaye avant de me rappeler qu'elle risquerait de la salir avec ses vêtements. Je fouillais dans ma poche et lui tendis un billet de 20 dollars.

- Allez laver vos vêtements et acheter une brosse...une si belle chevelure c'est vraiment dommage !

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MessageSujet: Re: Monday left me broken, tuesday I was through with hoping [Mew ♥]   Dim 1 Nov - 13:01


For every tyrant a tear for the vulnerable
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Barthandra
Un sourire se dessina sur mes lèvres alors que le Doc me saluait en retour. De toute évidence mon comportement sans-gêne ne le dérangeait pas outre mesure. Ca semblait même l’amuser… Ca me rappela un instant Alvin, qui m’avait toujours encouragée dans mon insolence et mon audace. Mon cœur se serra un peu à cette pensée, que je me hâtai de chasser de ma tête. Il fallait que je bannisse cette enflure de mon esprit, et rapidement.

J’esquissai une petite grimace alors qu’il me corrigeait le nom du fameux serment.

« Ca sonne comme hypocrite, pas très sympa comme nom »

Fis-je remarquer. Et en même temps, l’hypocrisie, c’était un peu toute ma vie. Un grand manège de faux semblants. Je n’en étais pas spécialement fière, mais c’était la survie qui voulait cela. A part les rares personnes qui connaissaient toute mon histoire de A à Z, je ne pouvais pas exactement révéler mon vrai visage au moindre passant, c’était trop risqué. Alors ouais, l’hypocrisie, ça me connaissait bien. Mais ce n’était pas pour autant que je l’appréciais…

Mais j’étais très loin d’être au bout de mes surprises avec ce gus là. Le voilà qui me déversait un flot de paroles sur le coin de la gueule, d’abord un flot incompréhensible, jusqu’à ce qu’un mot accroche ma curiosité parmi le reste.

« Secrétaire ? »

Je répétai le mot comme s'il s'agissait d'un mot étranger dont je n'aurais pas compris le sens. Évidemment que je connaissais le mot, mais l'idée même de m'imaginer secrétaire me paraissait parfaitement saugrenue… De tous les métiers du monde, je n’aurais jamais cru qu’on me proposerait ce boulot là.

« J'ai une tête de secrétaire ? »

Ce n'était pas franchement du dédain qui transparaissait dans ma voix, plus une réelle interrogation. Je savais la tête que j'avais, et ce n'était clairement pas celle que l’on avait envie de présenter à sa clientèle. J’avais l’air d’une sauvageonne, ce qui pourrait passer dans mon boulot habituel de plombier, mais secrétaire… Ou alors on avait pas tous la même idée d’une secrétaire.
Je ne pus m’empêcher, malgré moi, d’éclater de rire, tant cette proposition était saugrenue à mes yeux. Ce Doc’ devait tourner à autre chose que des substances licites…

« Je ne suis pas experte des embauches mais... Ça ne passe pas par un entretien généralement ? Je suis pas certaine d'avoir le profil requis »

Là, c'était bien du sarcasme dans ma voix. Ce mec ne pouvait pas deviner rien qu'en me regardant que j'étais une grande gueule sans gêne et vulgaire -quoique pour la partie sans gêne il devait s'en douter maintenant. Je ne savais pas exactement ce qu’il attendait d’une secrétaire… Mais si c’était d’être présentable, polie, accueillante, on était quand même vachement loin du compte.

« A moins que ça ne soit une stratégie pour faire fuir les clients ? Ou les clochards ? »

L'amusement transparaissait dans ma voix. La compassion et moi ça faisait généralement deux. Si j'étais secrétaire ici, j'aurais foutue dehors une squatteuse comme moi sans vergogne. L'altruisme n'était CLAIREMENT pas mon point fort. Dans ma vie il y avait les gens que j'aimais pour lesquels j'étais prête à énormément de choses, et les autres donc je me foutais comme d'une guigne. Enfin en ce moment y avait essentiellement les autres .... Les autres avaient fui. Ou je les avais fuis, ça dépendait.

Je le suivis malgré tout dans son bureau, presque par automatisme, et lorsqu’il me tendit l’argent, je le pris sans y réfléchir à 2 fois. Franchement, je n’allais pas faire la fine bouche alors que c’était la grande misère pour moi.

« J’vous préviens, je fais mal le café. Et je garde pas vos gosses à l’occasion parce que votre nana est malade. A la limite je veux bien réceptionner vos colis chelous à vot' place ... Et ça me fait déjà chier le vouvoiement. J'te tutoie, ça te va ? »

Ce n’était pas en tant que tel une acceptation mais… Au fond, pourquoi pas ? Mon boulot actuel me faisait chier, c’était un fait. Mon patron était un con, encore plus un fait. J’avais besoin de changement. Ce type avait l’air rigolo. Alors franchement… pourquoi pas ? J’avais toujours fonctionné à l’instinct et mon instinct me disait bizarrement de foncer. Ouais, le Doc, parce que c’était comme ça que je l’avais renommé, me plaisait bien. Il avait l’air complètement perché dans son genre.

« Pour information, j’ai de l’argent. Et une brosse. Et tout le tralala. Je n’y ai juste pas accès pour le moment… t'aurais pas le numéro d’un bon cambrioleur par hasard ? »


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MessageSujet: Re: Monday left me broken, tuesday I was through with hoping [Mew ♥]   Dim 1 Nov - 17:38


Monday left me broken, tuesday I was through with hoping  
Mimi cracra

Je l'avais pas connu cet Hippocrate alors je savais pas si c'était par rapport à une hypocrisie quelconque qu'on l'avait baptisé ainsi. Toujours est il que la bête sauvage qui se trouvait dans ma salle d'attente avait un excellent humour, et ça me plaisait bien. Elle était loin des filles ordinaires que je voyais passé dans mon cabinet. Elle avait l'air d'avoir aussi un sacré caractère et c'était ce qui avait manqué à mes anciennes secrétaires.  
Elle avait d'ailleurs l'air surprise de ma proposition et je haussais un sourcil en l'entendant me demander si elle avait la tronche d'une secrétaire. Je répliquais, en pointant mon propre visage du doigt.

- J'ai une tête de psy peut être ?

Si tout le monde devait avoir la gueule de son emploi, il y aurait beaucoup de chômeurs. Enfin, si elle voulait pas de ce boulot je n'allai pas la forcer. Je voulais quand même qu'on vienne avec plaisir travailler avec moi.

- Un entretien ?

C'était marqué nul part que c'était obligatoire de faire ce genre de chose. La seule chose c'était de signer un contrat de travail.

- Généralement oui, mais j'aime pas faire dans le général

Je ne faisais généralement pas comme tout le monde. Si les gens se ruaient au cinéma pour aller voir le dernier film à la mode moi je restai dans ma chambre à regarder un documentaire sur les kangourous. C'était beaucoup plus amusant de regarder ces petits bêtes et d'imaginer les dialogues que ça pouvait avoir. Oui je faisais des doublages tout seul et alors ? Ca permettait de stimuler mon imagination et mon cerveau par la même occasion.

Elle avait l'air quand même légèrement paranoïaque.

- Ou si un patient mécontent se pointe avec un flingue, c'est bien aussi

Ca pouvait arriver, ça avait pas encore été le cas mais on vivait tellement dans un monde de dingue. Ils étaient tous fous de toute façon.

Elle m'avait quand même suivis dans mon bureau et avait pris le billet que je lui avais tendue. Je savais que par ses paroles elle acceptait de travailler ici et ça promettait des journées amusantes.

- Pour le café j'ai George Clooney qui s'en occupe, j'ai pas de femme, pas d'enfant...A la limite le chat du voisin qui vient gratter à ma fenêtre...Alors t'en fais pas, la seule chose que tu dois savoir c'est le numéro des urgences si jamais je fais un malaise

Le tutoiement ça m'allait parfaitement. A vrai dire, si je m'écouterai je ferai ça avec tout le monde parce que c'est un peu chiant de vouvoyer, j'ai toujours l'impression de m'adresser à plusieurs personnes. Ce qui peut être le cas, si un patient avec des troubles mentaux spécifiques venait me voir.

Ma nouvelle secrétaire s'était donc fait viré de chez elle. C'était pour ça que je vivais seul, au moins j'étais le seul à pouvoir me chasser de ma maison. Et ça serait quand même ballot d'en arriver là.

- Des cleptomanes j'en connais oui

J'allai fouiller dans un tiroir avant de sortir une feuille et de la lui tendre avec un stylo.

- Tiens, t'a plus qu'à remplir ton contrat ! Met les dates que tu veux mais pas plus de 6 ans, je suis pas sur de pouvoir te payer après

J'attrapai la tasse qui était encore remplie de mon précédent café. Il devait être froid depuis le temps. Je versais le contenu dans ma plante verte.

- Si tu veux tu peux squatter chez moi en attendant que tu trouve un endroit plus jolie que ma salle d'attente ou que celle du dentiste..

J'étais comme ça, j'invitais les gens que je connaissais pas chez moi. En même temps si elle m'avait voulue du mal elle l'aurait déjà fait depuis le temps qu'on était juste tous les deux.

- Au fait, tu t'intitules comment ? Parce que L'inconnue, c'est pas que ça me dérange, j'aime bien, ça fait nom de tableau mais bon si t'a un prénom autant s'en servir

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MessageSujet: Re: Monday left me broken, tuesday I was through with hoping [Mew ♥]   Mer 4 Nov - 21:04


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Barthandra
Je fus obligée de répondre à sa question d’un rire à gorge déployée. Je ne m'attendais pas à cette réponse.

« Je ne sais pas, quelle tête a un psy ? »

Mais il marquait un point néanmoins sur les apparences trompeuses. Ce type me plaisait. Il avait l'air d'entrer aussi bien dans le moule que moi... C'est à dire pas du tout.

« Ca tombe bien. Je n'aime pas trop le général »

Répondis-je, l'œil pétillant. J'avais fait tomber ma couverture au sol pour me redresser et secouer mes jambes engourdies. J'avais sûrement l'air d'un clown comme ça, mais je n'étais clairement pas à ça près.

« Ah oui en fait pour toi la secrétaire c'est celle qui se fait buter pendant que le coup de feu t'a alerté pour te barrer ? »

J'aurais pu m'offusquer mais ... Non. En fait je trouvais même ça malin en un sens. Et puis les gens avec des flingues ne me faisaient pas trop peur. Après je changerais peut être de discours une fois l'arme pointée sur moi ou la balle logée dans mon bide.
En attendant, j'étais quand même dans son bureau à clarifier quelques points de mon nouveau job. Bizarrement, cette nouvelle perspective me mettait d'humeur très légère, ce qui n'était pas donné ces derniers temps. Connaître le numéro des urgences et faire face aux psychopathes armés... Ouais, c'était totalement dans mes cordes ! Il pouvait bien me refourguer le chat des voisins en prime, ça ne me dérangerait pas trop. Les chats et moi on s'entendait pas trop mal... Mieux qu'avec la plupart des humains en fait.

J'attrapai le stylo et le papier qu'il me tendait, me demandant si j'avais techniquement le droit de signer si j'étais encore embauchée chez mon ancien patron... À voir. Je n'étais même pas sure d'être encore employée après mes 10 jours de désertion. Qu'importe au fond. Je parcourus rapidement le contrat, vérifiant malgré tout que je ne signais pas n'importe quoi.

« Bonjour l'optimisme ! »

Fis-je remarquer concernant son commentaire. 6 ans, c'était une drôle de période en plus. Je me demandai un peu ce qui motivait une telle limite mais me dis que s'il voulait développer, il le ferait déjà de lui-même sans avoir à subir un interrogatoire.

Je relevai le nez vers lui alors qu'il me proposait un toit après le boulot.

« Technique originale pour ramener les demoiselles innocentes chez soi... »

Plaisantai-je. Mais je n'allais pas faire la fine bouche. J'en avais clairement plus que marre du hall glacial de l'immeuble.

« Technique efficace aussi. J’emménage aujourd’hui ? »

Emménager était un mot un peu fort puisque je n'avais quasiment aucune affaire. D'ailleurs, à bien y réfléchir, quand j'avais débarqué chez Alvin en m'imposant comme colocataire, je n'étais pas venue avec grand chose non plus. Je n'étais pas très matérialiste comme personne...

« Tu embauches des inconnues, tu les invites dans ton antre ... Tu vas pas faire de vieux os toi à ce train là ! Je suis étonnée que tu ne sois pas encore tombé sur un ou une serial killer qui t'a découpé en petits morceaux ... »

Je n'essayais pas de le dissuader, loin de là... Mais je me disais que pour un psy qui avait probablement étudié toutes les psychoses et névroses possibles, il avait une foi étonnante en l'Autre. C'était presque... Touchant. Oh je n'allais pas non plus me mettre à pleurer sur place, je me disais juste que dans ma malchance, j'avais eu du bol. Bon, évidemment, il n'était pas trop tard pour qu'il se révèle être un psychopathe .... Mais mon instinct était généralement plutôt bon.

Je lui tendis la feuille signée.

« J'ai mis lundi prochain comme premier jour, ça me laissera le temps de régler quelques affaires »

J’esquissai un petit sourire dans sa direction. C’était le début d’une belle coopération. Sauf s’il était un tueur en série et qu’il décidait de m’égorgeait dans 5 minutes, forcément.

« Comme indiqué sur la feuille, moi c’est Leandra. Lea pour les fainéants. Et toi doc, t’as un p’tit nom ? Tu finis à quelle heure ce soir que tu me montres ton appart ? »

Le « tu finis à quelle heure ce soir » sonnait comme une vieille phrase de drague mais… Je n’avais pas mieux à lui proposer, et je voulais vraiment savoir à quelle heure on pouvait décoller.


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MessageSujet: Re: Monday left me broken, tuesday I was through with hoping [Mew ♥]   Jeu 5 Nov - 17:31


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Mimi cracra

Plus je passais du temps avec elle, plus j'étais persuadé que on allait bien s'entendre elle et moi. Deux êtres hors du commun qui allait travailler ensemble, ça allait être quelque chose. Je sentais que mes journées allaient être vraiment fun.
Je savais pas quelle tête devrait avoir un psy. On m'avait toujours dit que j'avais celle d'un artiste. Ce qui était pas faux vu que je faisais de l'art dans mes heures perdues.

- J'sais pas, dans les séries ils ont toujours des lunettes genre peut être pour se donner un air intelligent

Pensais je à voix haute. Oh il m'arrivait aussi de le faire, pour le fun. Un accessoire. C'était comme quand je mettais mes lunettes de soleil pour éviter que les patients ne perdant dans mes yeux.

Je riais à sa réplique sur le rôle de la secrétaire.

- C'était plutôt elles qui avaient envie de me tirer dessus

J'étais insupportable, du moins c'était ce que toute avait dit en donnant leur démission. Je pensais pas l'être, j'étais un homme tout à fait charmant. J'avais du caractère mais je traitais pas mes employés comme des moins que rien.

Je laissais écrire Léandra, lui précisant bien la date de péremption. Je voudrais pas qu'elle se retrouve coincé ici quand je serai mort.

- Bah c'est ce que les médecins disent

Annonçais je comme si je disais le temps qu'il faisait. J'étais pas du genre à m’apitoyer sur mon sort alors j'étais partie pour vivre une vie normale. Un peu courte mais j'avais eu le temps quand même de côtoyer des personnes venu d'une autre planète. Certains se perdrait dans autre chose, comme la luxure. C'était pas mon truc. Ma nouvelle secrétaire pouvait donc venir chez moi tranquillement, je n'allai pas lui sauter dessus même si elle se baladerait en sous vêtement.

Je souriais néanmoins à sa remarque.

- Tu n'a pas l'air d'une fille innocente

Avec ses cheveux emmêlés et son regard, elle avait l'air d'en avoir vécu des choses. Mais ce n'était pas mes affaires, même si j'étais bien curieux de savoir pourquoi elle avait été mise à la porte.

- Tu peux emménager quand tu veux

Ma petite maison était tout le temps rangé. Rien ne trainait. Ca serait malheureux que je me fasse mal si jamais je faisais un malaise chez moi.

- Hahaha j'invite pas non plus n'importe qui chez moi

Je n'invitais même quasiment personne. Les seules personnes qui pourraient intenter à ma vie serait des patients mécontents, ils étaient pas toujours heureux quand ils sortaient de mes séances. C'était pourtant pour leur bien.

Elle ma tendit la feuille, expliquant qu'elle commencerait Lundi.

- Je vais devoir encore me coltiner les prises de rendez vous, ce n'est pas très gentil !

Bien évidemment je la taquinais, la preuve en était le sourire qui ornait mes lèvres après avoir fait une petite moue.

- Léandra, c'est original ! Comme marqué sur la porte, moi c'est Bartholomew, Bart pour les fainéants

Je lui faisais un clin d'oeil avant de regarder mon agenda pour voir si j'avais d'autres patients. Visiblement Léa était la dernière de la journée, si je supprimais celui dans une heure. J'avais la flemme d'attendre jusque là. J'attrapai mon téléphone et composais le numéro du patient.

- Oui bonjour c'est le Docteur Caldwell...Je vous appelle parce que je pourrais pas vous prendre tout à l'heure...Non rien de grave j'ai juste un rendez vous urgent...Oui on se voit la semaine prochaine à la place...Oui c'est noté...Merci vous aussi, bye

Je raccrochais avant de me tourner vers Léandra.

- Si mademoiselle veut bien me suivre !

J'attrapais mes affaires et l'invita à sortir avant de fermer à clé la porte derrière elle.

- J'espère que tu te sentira pas trop à l'étroit dans ma maison

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MessageSujet: Re: Monday left me broken, tuesday I was through with hoping [Mew ♥]   Ven 6 Nov - 19:12


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Barthandra
Les questions de santé préoccupaient beaucoup les humains, une inquiétude que nous, les Atriens, nous avions peu. À part notre terrible allergie mortelle à la caféine, notre corps craignait peu de choses et grâce au cyper, il était capable de régénérer beaucoup de choses. Les humains, eux, semblaient vulnérables à tant de choses. C'était dommage, une espèce aussi intéressante mais aussi facilement exterminable. Mew, lui, ne semblait pas plus touché par cela vu la façon dont il l'annonçait. Ça tombait plutôt bien, la compassion et moi ça faisait 2, j'étais vraiment nulle pour prendre les gens en pitié. Je ne savais pas trop ce qu'il s'attendait à entendre de ma ma part, probablement rien, mais il eut droit à cela :

« Eh bien... Tu sais ce qu'on dit Doc ? Ce sont les meilleurs qui partent en premier. Alors c'est le moment de commencer à agir comme un salaud pour pas faire partie des meilleurs »

Je ponctuai mon commentaire d'un sourire. Inciter son nouveau boss et hôte à agir comme un salopard, ce n'était pas l'idée du siècle, mais j'avais vécu avec Alvin alors... Bon techniquement, ce dernier n'était salaud qu'avec les autres, pas avec moi. Enfin sauf quand il avait serré si fort ma gorge qu'il avait failli m'étrangler. Ça faisait longtemps que je ne m'étais pas regardée dans le miroir, je ne savais pas si on voyait encore les marques, et au fond je m'en fichais un peu. La plupart des gens se fichaient bien de savoir d'où ça pouvait venir.

« C'est le côté sauvageon qui induit en erreur, je suis très innocente »

Répondis-je d'un œil malicieux. L'innocence était un concept important pour moi, mine de rien. Pas au sens de la pureté d'une personne, mais au sens de la non culpabilité de quelqu'un. Innocente, je l'étais du meurtre de mon père. Ca n'avait pas empêché mon peuple de me m'incarcérer et de m'interdire les visites. Même mon frère et ma sœur n'avaient pas eu le droit de venir me voir. À chaque fois que je repensais à cette période de ma vie, pourtant lointaine, j'étais révoltée. D'ailleurs me sentant dériver, j'inspirai un grand coup pour me calmer. Ce n'était certainement pas la faute du doc s'il m'était arrivé ce qui m'était arrivé, inutile de m'énerver devant lui. Surtout qu’il ne me donnait aucune raison de le faire… Bien au contraire.

Je n'étais pas 100% certaine qu'il n'invitait pas n'importe qui chez lui... Je ne savais pas quelles étaient ses habitudes dans le domaine, mais pour le coup, j'étais un peu n'importe qui pour lui.

« Je vois, seulement les clochards alors ? »

Plaisantai-je, songeant que ce drôle d'oiseau était pour sûr l'une de mes rencontres les plus curieuses. Je squattais sa salle d'attente pour ne pas me les geler dehors et le voilà qui m'offrait un job et un logement -temporaire certes. C'était très improbable, mais clairement pas désagréable.

« Autant s'y faire, la gentillesse et moi ça fait 2 »

Répondis-je, l'air amusé. Si j'étais méchante ? Généralement, non. Plus souvent que je n'étais gentille cela dit, donc s'il fallait me classer, c'était définitivement du côté des méchants.

Je souris légèrement. Je me souvenais encore aujourd'hui du choix de ce prénom "original". J'avais croisé ce garçon, Leandro, dont le nom m'avait beaucoup plus. Je l'avais donc simplement féminisé, sans trop savoir si le prénom existait ou non, s'il était courant ou non. Qu'importe en fait, je faisais partie des rares personnes qui avaient pu choisir leur prénom, et ça, c'était le grand luxe. Finalement 99% des gens avaient fini par m'appeler Lea et je ne profitais donc que peu de la sonorité chantante de Leandra... Mais tant pis. Bartholomew, oui, maintenant qu'il me disait j'avais lu son nom sur la petite pancarte. Et puis mon cerveau l'avait effacé, ne sachant pas alors qu'il allait prendre son importance.

« Alors ce sera Mew pour moi »

Répondis-je du tac au tac. Non, ce n'était pas par simple esprit de contradiction, mais je n'étais pas fainéante moi, pas totalement en tout cas, et Mew, ça sonnait trop mignon. Bon, généralement parlant les mecs n'aiment pas trop être qualifiés de "mignon" ou "chou" mais le Doc n'aimait pas le général, d'une part, n'avait pas l'air très soucieux de savoir si on le trouvait plus sexy que chou, d'autre part, et puis... Il était mignon avec son air perché. En d'autres circonstances et avec une autre attitude, il aurait été tout à fait mon style, mais là je sais pas... J'aurais l'impression de draguer un moine bouddhiste ou quelque chose du genre.

J'en profitai pour lui demander à quelle heure il comptait finir sa journée pour savoir quand est-ce qu'il pouvait me montrer son chez lui. Je m'attendais à ce qu'il me donne une heure tardive dans la soirée, pas à ce qu'il appelle son dernier patient pour décaler. Cool le Doc' !

« J'aurais pu attendre hein »

Fis-je remarquer. Je n'allais pas m'excuser du dérangement, ce n'était pas trop mon genre, mais honnêtement, j'aurais pu l'attendre 1h. Après... Ce qui était fait était fait et je n'allais certainement pas me plaindre de rejoindre un vrai appartement. Je me suivis donc après avoir rassemblé mon minuscule attirail, me demandant presque à quel moment Alvin allait débarquer en criant CAMÉRA CACHÉE ! Je n'étais pas du genre à avoir du bol généralement ... Non je créais ma propre chance habituellement, mais là, le Doc m’était tombé dessus comme une louche de chance liquide. C’était inhabituel, mais pas déplaisant.

Je le suivis pas à pas, n’ayant pas la moindre idée d’où nous allions.

« Bizarrement… je doute que le vaste hall glacial me manque. L’étroitesse me va. »

Répondis-je dans un sourire doux. Franchement, il m’aurait ramené dans un placard que j’aurais presque été contente je crois.

« C’est toi qui risque de te sentir à l’étroit si d’habitude tu vis seul. Ca fait longtemps ? »

Ajoutai-je, passant la couverture un peu crados sur mes épaules alors qu’on arrivait dans la rue où il faisait nettement plus frais. J’espérai qu’il n’habitait pas trop loin, sinon j’allais sacrément me les peler. Bon, s’il y avait une bonne douche chaude à la clé, je n’allais clairement pas me plaindre !


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MessageSujet: Re: Monday left me broken, tuesday I was through with hoping [Mew ♥]   Sam 7 Nov - 19:20


Monday left me broken, tuesday I was through with hoping  
Mimi cracra

Je doutais que me changeait en connard me soignerait. Sinon ça ferait longtemps que les médecins auraient trouvé ce remède pour vaincre cette maladie de merde. J'étais condamné, j'avais accepté la chose et je pleurais pas tous les soirs sur mon oreiller. Mais c'était quand même mignon de la part de Léa de dire ça. Ca sous entendait qu'elle m'appréciait un minimum. Et c'était assez rare pour que je le souligne.

- Alors si je dois me comporter en salaud, est ce que je dois appeler les flics parce qu'une fille sans un toit squatte ma salle d'attente ?

Je marquais un temps d'arrêt avant de secouer la tête en souriant.

- C'est pas ma politique, si je dois crever je crèverai, c'est mon destin...et je finirai en étoile

Et toutes les nuits, je pourrais saluer mes parents qui me regarderont d'en bas. Et puis ma nouvelle secrétaire aussi, parce qu'elle m'était sympathique. J'en avais vu passer des patients, à l'enfant qui avait peur du monstre sous son lit à l'adulte qui était un psychopathe. L'allure de Léa n'avait rien à voir avec mon diagnostic. C'était son regard.

- Ce sont tes yeux qui me disent que tu as vécu pas mal de choses, et pas forcément que des bonnes

C'était aussi une forte tête, et c'était aussi une preuve de son passé qui n'avait été pas que joyeux. Alors le fait qu'elle soit pas copine avec la gentillesse, ne m'étonnait guère. Ca me faisait juste rire.

- Je note...et je devrais pas non plus m'attendre à des croissants surprises sur mon bureau

Ca était déjà arrivé qu'une de mes anciennes secrétaires m'apportent des croissants, alors que j'avais rien demandé. Bon c'était pas juste par bonté, parce qu'au final elle voulait juste coucher avec moi. Est ce que je devais fixer ce point aussi avec Léa ? Enfin, elle avait pas l'air d'être intéressé par ça, et c'était tant mieux. C'était vachement gênant un désir unilatéral.

- Mew ?

L'image d'un Pokémon rose tout mimi me traversa l'esprit. Tel un enfant je me mettais à frapper dans mes mains.

- J'adore !


Il n'en fallait pas plus pour que je décide tout seul de mettre fin à ma journée de travail. Un coup de téléphone et le tour était joué. Elle aurait pu attendre, mais moi j'avais pas envie.

- C'est un patient très chiant, son histoire de divorce avec sa femme me donne envie de dormir

Et j'avais qu'une envie c'était de le faire dormir lui, à tout jamais. Mais ça serait pas très professionnel.
Dehors il faisait pas très chaud. Je ne conduisais pas, j'empruntais un taxi pour venir au boulot et rentrer chez moi. Mais vu que j'avais fini plus tôt, le taxi n'était pas là. Ma maison n'était pas très loin cela dit, et un peu d'exercice ne me ferait pas de mal. Au pire, Léa avait dit qu'elle se sentait capable d'appeler les secours si je faisais un malaise.

- Depuis combien de temps ?

C'était une question étrange. Je ne vivais pas vraiment tout seul. J'avais pleins de plantes pour me tenir compagnie. Mine de rien la nature avait beaucoup de présence et de conversation.

- Depuis que j'ai quitté la demeure familiale, donc ça fait presque 20 ans, j'dirais

Je la voyais frigorifier. J'enlevais mon manteau avant de lui tendre. J'étais déjà malade de toute façon alors si je chopais la crève c'était pas grave.

- J'habite à Edendale Hills, je voudrais pas que mon invitée tombe malade pendant le trajet


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MessageSujet: Re: Monday left me broken, tuesday I was through with hoping [Mew ♥]   Mer 11 Nov - 12:46


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Barthandra
« Non…. Tu es censé être un amour avec moi et un salaud avec les autres »

Répliquai-je, un sourire taquin sur les lèvres. Je ne prenais pas une seule seconde cette conversation au sérieux… Il ne fallait pas être un grand expert de la psychologie humaine pour comprendre que le Doc n’était pas un salaud dans l’âme. A partir du moment où il proposait boulot et logement à une âme en peine… Il avait forcément un bon fond. Les gens comme lui ne couraient pas les rues, surtout dernièrement avec la paranoia qu’avait réveillé l’arrivée des Atriens, alors sans en profiter, je ne comptais pas m’en priver.

J’eus un léger sourire alors qu’il me disait que son destin était de crever…  Ouais, comme tout le monde en somme.  Mais son acceptation avait quelque chose de touchant... et si mon avis sur le sujet était différent, je n’avais pas envie de lui faire l’affront de le contredire. Certaines personnes parcouraient un très long chemin avant d’arriver à ce niveau d’acceptation, je n’allais pas tout gâcher avec un commentaire sarcastique. Ca ne changerait rien à sa façon de voir les choses, ça ne serait qu’une preuve d’irrespect de ma part.

« Ca roule. Pense à filer quand je te regarderai alors, que je gagne un vœu ou deux »

Répondis-je sur sa théorie de devenir une étoile. C’était une croyance typiquement humaine de penser qu’il fallait faire des vœux lorsque l’on voyait une étoile filante… La première fois qu’on m’en avait parlé, ça m’avait fait rire, mais je devais bien admettre que c’était plutôt mignon comme croyance au fond.

Je plissai les yeux alors qu’il disait pouvoir lire dans mes yeux que j’avais vécu des choses difficiles… J’aurais pu m’y attendre venant d’un psy :  c’était un peu son boulot de réussir à détecter et analyser ce qui se passait dans la tête des gens. Il allait falloir que je sois prudente avec lui, car je n’aimais pas franchement qu’on lise facilement en moi. Je n’étais pas quelqu’un qui se confiait facilement, alors ce n’était pas pour qu’on devine ce que j’essayais de taire.

« C’est le cas de 90% des gens avec l’arrivée des Atriens, non ? »

J’essayais d’éluder, de minimiser.  Mais le Doc avait raison dans le fond, j’avais sans doute vécu un peu plus d’épreuves difficiles que la moyenne. Heureusement la conversation dériva d’elle-même alors que Barth supposait que je ne lui amènerais pas de croissant. Haussant un sourcil je renchéris :

« Evidemment que non… C’est mauvais pour ton cholestérol »

Mais je me notais mentalement de lui en ramener, une fois, quand il s’y attendrait le moins, pour voir sa tête.
S’en suivirent les présentations formelles et le Doc sembla adopter son nouveau surnom, Mew. Y avait clairement pire comme surnom, surtout venant de moi, il pouvait se sentir flatté.

« C’est pas de l’ordre du secret professionnel tout ça ? »

Le taquinai-je, amusée, alors qu’il me parlait du patient qu’il venait de décommander.

« Si on m’avait dit avant qu’être secrétaire c’est pouvoir commérer officiellement… Ca fait longtemps que j’aurais pris cette voie ! »

Ajoutai-je tout en le suivant dehors. Mes retrouvailles avec le froid de la fin d’automne me tirèrent un long frisson. Je m’étais presque habituée à la chaleur précaire mais enveloppante de la couverture. Heureusement pour moi, Mew avait décidé de jouer les gentlemen et il n’hésita pas 2 secondes avant de me tendre son manteau. Je n’avais pas franchement l’habitude qu’on prenne soin de moi, j’avais un comportement qui donnait l’impression que j’avais une assurance et une indépendance telle qu’il était inutile de me couver… Mais je devais admettre que ce n’était pas désagréable qu’on s’occupe de moi.

« Et quand tu seras malade tu pourras me contaminer ? »

Le charriai-je malgré tout.

« Bon en tout cas merci. Et pas que pour ton manteau »

Pour le coup, je lui étais redevable sur pas mal de point. D’ordinaire, je n’aimais pas ça, mais la situation n’était pas habituelle, loin de là. J’enfilai son manteau avant d’accélérer un peu le pas.

« Ok si on a une petite marche pour y arriver, autant se dépécher, un Doc’ malade ça la fout mal ! »

Déclarai-je, attrapant son bras pour l’entraîner dans mon rythme de pas entraîné. Je n’étais pas au meilleur de ma forme en ce moment, mais j’étais quelqu’un de plutôt sportif, alors j’avais malgré tout la forme. Et puis j’avais hâte de voir sa fameuse petite maison.

« J’espère que le ménage est nickel chrome ! »

Le taquinai-je, tout en songeant que j’étais la reine du Bordel et qu’il ne pouvait dans tous les cas pas être pire que moi, qu’Alvin, ou qu’Alvin et moi réunis. Bon sang… rien que de repenser à lui et mon humeur s’assombrissait.  J’essayais de le chasser de mon esprit en secouant un peu la tête.


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MessageSujet: Re: Monday left me broken, tuesday I was through with hoping [Mew ♥]   Jeu 12 Nov - 17:44


Monday left me broken, tuesday I was through with hoping  
Mimi cracra

Je savais pas d'où Léandra venait mais chez moi on était censé être salaud avec tout le monde, même ses proches. Enfin je me doutais bien que cette conversation n'était en rien sérieuse, et qu'elle avait bien du remarquer que j'étais doux comme agneau. Même si un agneau pouvait mordre pour se défendre.

- Oh alors je note..

Même si en y repensant je me comportais comme un salaud parfois avec mes patients. Pour leur bien, je ne pensais pas à mal. Il m'arrivait de suggérer d'être infidèle, de commettre un meurtre, un vol...et tout de suite les gens partaient en mode choqué. Bizarrement je ne les revoyaient plus après, ce qui voulait dire qu'ils allaient beaucoup mieux non ?

- Qu'est ce que tu souhaiterais ?

Elle était pas en train de le faire, donc si elle me le disait ça ne lui porterait pas préjudice. J'étais curieux de savoir ce que ma petite sauvageonne désirait. Et quand elle plissait les yeux elle était vraiment trop mignonne. Un sourire étirait mes lèvres face à sa tête.

- Certes, les gens sont devenus paranoïaque mais je vois pas pourquoi...Les atriens ont pas choisi de finir sur Terre il me semble...Du moins c'est ce que j'ai cru comprendre en parlant avec ceux qui ont bien voulu me voir

La plupart devaient regretté leur planète, leur maison. Ils désiraient aussi simplement vivre tranquillement ici sans qu'on cherche à les traiter de monstres. Mais c'était plutôt les humains qui étaient les monstres en les traitants ainsi.

- Mon cholestérol ?

Répétais je avant d'éclater de rire. Je ne m'attendais pas à ce qu'elle me sorte cette excuse. C'était venu si naturellement, comme si on se connaissait depuis des années. Léa était étonnante et drôle.

Je haussai les épaule face à sa question sur le secret professionnelle.

- Le divorce n'a rien de secret, ce n'était pas comme si je venais de te dire qu'il avait tué sa femme

Expliquais je avec un sourire.

- Il ne s'agit pas de commérage, et comme tu es ma secrétaire tu es plus ou moins au courant de mes affaires

Il n'y avait pas que des gens "biens" parmi mes patients. Certains avaient fait des mauvaises choses, était même actuellement en prison et sortait juste pour leur séance.
Moi j'étais le gentil gars qui essayait de les remettre sur les rails quand ils avaient déraillé. Alors en quelque sorte je me disais que contribuer au bien être de Léa, était aussi une façon de la remettre en route.

- Avec tout les médocs que je prends, je tombe très rarement malade, t'a pas à t'inquiéter

Ce n'était pas moi qui risquait de la contaminer que ça soit par la voie virale ou par le sexe. Ma maison était aussi super propre, du sol au plafond. Il fallait bien que m'occupe en dehors de mon travail et de la peinture.

- Comme un sou neuf ! Mais je me fais vieux alors je fais par petits morceaux

Avouais je avec une petite moue. Le visage de Léa s'était assombrie et je me demandais bien à quoi elle pensait. A son ancien logement bien évidemment ! La pauvre s'était quand même fait jeté de chez elle.

- Le dernier arrivé à la maison bleue est un pot pourri !

M'écriais je avant de me mettre à courir. Avec mon état j'allai pas tenir longtemps, je ne me faisais pas d'illusions mais je m'en fichais.

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MessageSujet: Re: Monday left me broken, tuesday I was through with hoping [Mew ♥]   Mer 18 Nov - 19:18


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Barthandra
Sa question me prit un peu au dépourvu… J’avais dit ça sur le ton de la plaisanterie, comme beaucoup de choses que je disais, et je n’avais pas franchement prévu qu’on me demande cela. De plus, et Barth allait rapidement s’en rendre compte, je ne me dévoilais pas facilement… Je parlais facilement de tout et de rien avec les gens, je pouvais plaisanter, séduire, et même tenir un débat, mais m’ouvrir, ça, c’était une autre histoire.
Cela dit… je me sentais comme redevable du Doc, et puis… il m’inspirait confiance, sans que je ne sache trop pourquoi, alors je décidai de ne pas lui mentir, ni d’esquiver sa question.

« D’être en sécurité »

J’esquissai un petit sourire. C’était vague, comme réponse, il ne fallait pas s’attendre à ce que je dévoile tout non plus…. Mais ça avait le mérite d’être vrai, et de venir du fond du cœur. S’il y avait bien une autre chose dont Barth allait rapidement se rendre compte, c’était que j’étais une individualiste de première : certains iraient faire un vœu pour leurs proches, leur famille, leurs amis, moi… non. C’était ma pomme avant tout.

« Pas très altruiste comme vœu comme tu peux le voir »

Commentai-je dans un clin d’œil. Sans être fière de mon égoïsme, je n’en avais pas honte. J’assumais de vouloir sauver mes fesses avant celles des autres.
Notre conversation dériva rapidement sur les atriens, ce qui ne me plaisait qu’à moitié… Je n’aimais pas parler d’eux, j’avais toujours peur de laisser échapper une information que je n’étais pas censée savoir en tant qu’humaine.

« Les gens ont peur de la différence, il n’y a pas de logique ou de raison derrière cela »

Répondis-je dans un petit sourire. Le Doc’ était psy, il avait sûrement beaucoup plus de recul que la plupart des gens, ce qui lui permettait aussi de ne pas porter de jugement excessif. Cela dit, les gens qui détestaient les atriens ne me dérangeaient pas, il m’arrangeaient même pour mes plans d’extermination de la race atrienne… Mais ça je ne comptais pas le dire. Pas question de briser cette complicité naissante que je sentais grandir entre nous. C’était assez naturelle comme entente.

« Mm je vois… est-ce que j’ai le droit de les charrier sur leurs malheurs ou bien est-ce que c’est mal vu ? »

Demandai-je, toujours ce sourire espiègle sur les lèvres. Quelque chose me disait que ce n’était pas très moral, mais la morale et moi hein… J’espérais que Barth était moral pour 2, sinon ça promettait pour ses patients !
En tout cas, moral ou pas, il était gentleman à me donner son manteau. J’aurais pu rechigner à coup de « mais noooon garde leeee » mais j’avais tellement froid que ce fut un plaisir que de m’emmitoufler dans sa veste.

Ce beau geste n’empêcha malheureusement pas mon esprit de dériver vers Alvin… On avait partagé tant de choses, rien d’étonnant à ce que pas mal de situations ou de mots me fassent penser à lui. Ca ne me simplifiait pas la tâche, moi qui essayais de tirer un trait sur notre amitié et de passer à autre chose. Heureusement, le Doc semblait m’avoir rapidement cernée, et il réagit immédiatement, me tirant de ma morosité avec un petit défi bien comme je les aimais.

J’accueillis son challenge avec un éclat de rire sincère : rien de tel pour me vider la tête ! La seconde qui suivait je démarrais au quart de tour, et rapidement je rattrapais mon retard sur Bartholomew : question forme physique, j’assurais, et ce même si je n’avais clairement pas mangé à ma faim ces derniers jours. Alors que j’arrivais à son niveau, je lui offris mon plus beau sourire.

« Le dernier arrivé fait à bouffer ce soir ! »

Lâchai-je, avant de redoubler d’effort pour le devancer. Que ce soit à cause de sa forme physique ou de ma motivation à ne pas préparer le repas, je ne mis pas longtemps à prendre une avance sérieuse, et je me retournai même à mi-chemin pour le taquiner.

« Me dis pas qu’il faut que je te porte quand même ? »


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MessageSujet: Re: Monday left me broken, tuesday I was through with hoping [Mew ♥]   Ven 20 Nov - 17:52


Monday left me broken, tuesday I was through with hoping  
Mimi cracra

Ce souhait n'était point étonnant vu les évènements passés. Tout le monde devait prier pour sa sécurité et ceux de leurs proches. Bien que Léa n'avait pas l'air d'en avoir, sinon elle serait allé chez eux non ? Du moins c'est ce que j'aurai fais j'imagine si je me serai retrouvé à sa place. Sauf que j'avais pas vraiment de proche ici. Finalement j'aurai aussi squatté des salles d'attentes !

- Non, au contraire ça veut que tu te tiens à toi-même et c'est déjà bien

C'était quand même dommage toute cette xénophobie. Les atriens étaient des êtres pacifiques, ils étaient pas venu ici pour nous faire exploser. Mais il faudrait encore sans doute beaucoup de temps avant que les humains aient compris ça. C'était parfois risible d'être entouré d'idiots.

- Je trouve ça triste personnellement que l'on arrive pas à leur ouvrir les bras

Par nous j'entendais bien sur les humains. Je n'avais de mon côté aucun soucis là dessus. J'ignorais aussi qu'elle était le point de vue de Léa.

- Tu en pense quoi toi des atriens ?

J'espérais que cela ne la dérangerait pas de parler de ça. Mais elle avait l'air d'avoir l'esprit ouvert en plus d'un certains humour.

- A toi de voir, mais ça serait dangereux de charrier un psychopathe

Répondais je avec un clin d'oeil. J'imaginais déjà la tête de mes clients si ma secrétaire leur faisait des réflexions sur leurs soucis. Mon chiffre d'affaire risquerait de baisser, même si je m'en foutais. Par contre je ne me fichais pas de l'humeur de Léa et lui lança un défi sur un coup de tête. Et là pour le coup c'était vraiment sans réfléchir sur mes propres capacités que je connaissais. Mon adversaire arriva donc à me doubler sans aucun problème et je souriais face à son défi à elle. Ca ne me dérangeait pas de cuisiner. Et de toute façon je savais déjà que j'avais perdu.

- Non mais...oh...je...pourrais...être ton...père !

Rétorquais je essoufflé avant de me rattraper à un poteau pour ne pas tomber. Ca tournait, ça tournait et...ça tournait plus. Je venais de m'effondrer en plein milieu du trottoir. Finalement elle allait bien devoir me porter.

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MessageSujet: Re: Monday left me broken, tuesday I was through with hoping [Mew ♥]   Mar 8 Déc - 20:11


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Barthandra
J’esquissai un petit sourire au commentaire du Doc. Clairement, ce type était une bonne âme pour me dire que c’était déjà bien que je prenne soin de moi. N’importe qui d’autre m’aurait juste vue comme une grosse opportuniste égoïste, et clairement, c’était totalement ce que j’étais. Je l’assumais pleinement. Mais pour une raison obscure, ça me faisait un plaisir fou que le Doc ait une image si sainte de moi.

« Ouais, on va dire ça comme ça »

Répondis-je finalement. J’hochai la tête doucement alors qu’il disait qu’il trouvait dommage que les humains se comportent de la sorte avec les atriens. Il était compliqué pour moi de donner mon avis sur le sujet dans la mesure où je DETESTAIS les atriens. Et je ne pouvais pas non plus expliquer pourquoi je les détestais. D’ailleurs, officiellement, je n’étais absolument pas hostile avec les atriens, on m’avait vu en la compagnie de plusieurs d’entre eux, j’avais même plutôt une réputation « pro-atrienne », et je tenais à cette réputation. Je n’aimais pas bâtir mes relations sur des mensonges, mais pour le coup, le Doc allait devoir faire avec.

« Je trouve ça triste également, mais ça ne m’étonne pas en vérité »

Répondis-je, un sourire pensif sur les lèvres. Il fallait bien dire ce qui était : les Atriens avaient finalement un avis assez similaire à celui des humains. Ils avaient peur. En cela, nos deux peuples étaient très similaires. Plus qu’on ne voulait tous l’admettre. Enfin pour ma part, après avoir passé tant de temps parmi les humains, j’étais bien placée pour savoir que nous nous ressemblions énormément.

Et puis la question fatidique tomba. Forcément, j’aurais pu m’y attendre.

« Je pense que les atriens et nous avons beaucoup de points communs, et qu’ils ont aussi peur des humains que les humains d’eux. Je pense qu’ils sont aussi stupides, bornés et maladroits que nous. »

Répondis-je en toute honnêteté. C’était clairement ma vision des 2 peuples. J’étais quelqu’un d’arrogant et de méprisant, et mon jugement dur sur un peuple était également valable sur l’autre. Je m’abstenais juste de préciser que je voulais tous les voir morts, et que je danserais volontiers sur leurs cadavres… Le but n’était pas que Barth me prenne pour une psychopathe après tout.

« Si chacun était un peu moins occupé à macérer dans ses propres angoisses, on en serait sûrement pas là »

Ajoutai-je. Franchement, cette peur ambiante m’arrangeait. J’avais besoin de la peur et de la colère des humains si je voulais réussir à évincer les atriens. C’était indéniable.

« Et sache que j’aime vivre dangereusement »

Ajoutai-je dans un haussement de sourcil suggestif alors qu’il me faisait remarquer que charrier un psychopathe pourrait se retourner contre moi. Psychologiquement parlant, je devais être pire que 80% de ses patients… Mais je préférais qu’il ne le sache pas. Il était psy, et probablement très doué pour cerné les gens, je me demandais un peu combien de temps il allait mettre pour voir clair dans mon jeu… J’étais généralement douée pour jouer les comédiennes, mais je n’avais pas non plus tous les jours à faire à des pros de la psychologie. Pour le moment, il n’avait pas l’air de flipper en ma compagnie, c’était sûrement bon signe ! La preuve, il en était encore à me défier. Je démarrai au quart de tour, n’hésitant pas à détaler comme un lapin et à la provoquer gentiment. Naturellement…. Je ne me doutais pas à ce moment là que ma petite provocation allait l’achever.

En le voyant se rattraper à un poteau, je me stoppai, hésitante, prête à revenir sur mes pas. Mais lorsque je le vis carrément s’effondrer, ce fut en courant que je rejoignis sa position, tombant desuite sur mes genoux au sol, penchée sur lui.

« Woh woh woh, Mew, t’es avec moi ? »

Demandai-je, attrapant son poignet, glissant ma main dans la sienne. Mon autre main plongeait vers sa poche pour récupérer son portable –je n’en avais pas moi-même. Mes doigts avaient déjà composé le numéro d’urgence, mon pouce flottait au dessus du symbole du téléphone vert, prêt à passer l’appel.

« Presse ma main si ça va. Sinon j’appelle les urgences »

C’était presque un ordre. On ne plaisantait pas avec la santé. S’il se connaissait bien et me donnait le signal comme quoi il allait s’en sortir tout seul, je n’allais pas l’embarrasser en mobilisant les services d’urgence. Sinon, dans le doute, j’appelais. Il était hors de question que mon ange gardien me clamse entre les bras !


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Parce que le cerveau suit le coeur

Je te l'ai dit, tu as ce sourire au coin des lèvres quand tu mens. Tu t'imaginais pouvoir t'en sortir encore et encore facilement. J'essaie d'y croire, j'me voile sûrement la face. Tu m'as poignardée dans la noir. J't'ai fait confiance, aveugle était ma confiance, et tu m'as fait tort.
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MessageSujet: Re: Monday left me broken, tuesday I was through with hoping [Mew ♥]   Sam 12 Déc - 18:29


Monday left me broken, tuesday I was through with hoping  
Mimi cracra

En ayant passé des heures à l'intérieur du Secteur, parmi les Atriens j'avais bien remarqué qu'ils n'étaient en rien différents des humains. Ils avaient des sentiments, des forces et des faiblesses tout comme nous. La seule différence c'était ce que la nature leur avait donné. Ils n'étaient pas tous des êtres sanguinaires, j'en avais même rencontré de très gentils. C'était un peuple qui avait perdue leur planète et était tombé sur la nôtre. Pourquoi ne pas aider des personnes qui se retrouvaient sans foyer plutôt que de les considérer comme des démons ?

- Ils ne me font pas peur, ils m'intriguent au contraire ! Pas comme des bêtes foires mais comme un peuple qui serait là avec une autre culture...Ils pourraient aussi bien être des européens que ça serait tout aussi intriguant

Léandra avait aussi sans doute aucune peur. Elle venait elle même de le dire qu'elle aimait vivre dangereusement. Je souriais face à cette remarque. J'avais bien remarqué qu'elle avait de l'audace mais cela pourrait très bien se retourner contre elle un jour.

- N'oublie pas que prudence est mère de sureté

Je disais ça mais je n'appliquai pas à moi même cette expression. Sinon je n'aurai jamais lancé ce défi de course. Je savais pertinemment que je n'avais plus assez de force pour faire ce genre de chose. Je ne faisais qu'accélérer l'aiguille du temps par mes conneries. Mais je n'avais pas envie de passer les années qui me restaient à rester juste assis sans profiter de la vie. Les anges viendraient me chercher lorsque mon heure sera venue.
Je sentais le bitume froid contre mon visage et une voix lointaine qui m'appelait. J'avais l'impression d'être dans un aquarium. J'avais connu pire comme malaise. Il n'y avait pas lieu de s'inquiéter, tout allait bien. Enfin, d'habitude on me demandait pas mon avis avant d'appeler les urgences.
Je devais presser sa main. J'essayais d'envoyer cet ordre à mon cerveau mais j'étais comme déconnecté. Tout ce que j'arrivais à faire c'était de bouger un doigt d'un millimètre. Si avec ça elle allait comprendre que y'avait pas besoin d'appeler les urgences je lui tirerai mon chapeau. Ce qui me paraissait des heures n'étaient en fait que des secondes et je finissais par lui serrer brièvement la main. Il me fallut plus de temps pour sortir de mon état léthargique et d'ouvrir les yeux. Il y avait un visage flou au dessus de moi mais cette longue chevelure me disait quelque chose. Je me redressai vers cette image et plaquait mes lèvres contre les siennes. C'était ma façon de savoir si j'étais mort ou bien vivant. Qui savait à quoi ressemblait le paradis ?

- Rentrons à la maison

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MessageSujet: Re: Monday left me broken, tuesday I was through with hoping [Mew ♥]   Mer 16 Déc - 16:58


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Barthandra


Je souris à sa comparaison. Je connaissais peu d'européens à vrai dire, et la seule qui me venait à l'esprit, là, tout de suite, était une bête de foire : la sorcière du village ne cessait jamais de clamer ses origines norvégiennes. Pour le coup, dans le genre numéro de cirque à elle toute seule, elle en tenait une couche. Moi, elle me faisait rire, mais je savais que pas mal de gens la craignaient.... Probablement pas Mew qui devait avoir l'habitude des gens ne tournant pas tout à fait rond. Mais là n'était pas le sujet, même si ça ferait une bonne diversion sans doute.
Son conseil me fit lever un sourcil amusé.

« Ah oui ? Il me semblait que prudence était mère d'ennui... Ils doivent être frère et sœur »

Répondis-je, le ton plaisantin, les yeux rieurs. Clairement, prudence n'était pas mon deuxième prénom et tant d'années passées aux côtés d'Alvin n'avait pas arrangé mon tempérament déjà téméraire, au contraire. Mais le Doc avait déjà bien cerné ce côté de ma personnalité. Avec un peu de chance il n'avait pas trop cerné le reste.

Notre petite discussion sur la tolérance tourna court alors que Barth me lancer un défi. Cela eut le mérite de me changer instantanément les idées, et je démarrais au quart de tour. Le petit jeu vira assez vite à la cata alors que je voyais mon bienfaiteur tomber dans les vapes sous mes yeux. En 2 temps 3 mouvements j'étais agenouillée à côté de lui, attendant un signe de vie pour ne pas appeler les secours. Signe qu'il me donna après quelques minutes de flottement, et je reposai le portable en soupirant.

S'en suivit quelques minutes d'inertie, où je ne le quittai pas des yeux un instant, ma main toujours dans la sienne, guettant ses réactions. Quelques passants nous regardèrent d'un air inquiet sans pour autant s'approcher, un homme s'arrêta pour demander si nous avions besoin d'aide. Je le congédiai poliment, songeant qu'on n'avait pas besoin d'être 15 non plus. S'il fallait le porter, je pouvais le faire, j'avais une force atrienne après tout.

Finalement, mon vieux sage sortit de sa torpeur et, me surprenant, vint me voler un court baiser, avant de me proposer de rentrer "à la maison". Le choix des mots me fit sourire, comme s'il venait de décréter que son chez-lui était également mon chez-moi. Drôle de bonhomme. J'attendais qu'il rouvre les yeux et donne l'impression de me voir et me regarder, pour lui lâcher, toujours avec humour :

« La prochaine fois si tu veux m'embrasser tu le dis, tu me fais pas une frayeur pareille »

J'accompagnai mon commentaire d'un regard faussement moralisateur, et d'une pichnette sur le bout du nez, pour la forme. Je lui tendis l'autre main et, faisant bascule avec mon propre corps, je le mis debout, restant à côté au cas où il vacillait. Sans franchement je lâcher j'otai son manteau et le remis sur ses épaules.

« Je n'ai pas envie que tu fasses en hypothermie en prime »

expliquai-je, le ton et le regard que je lui jetai étant sans appel. Je glissai mon bras autour du sien, le tenant fermement.

« Tu marches ou je te prends sur mon dos ? »

Je ne plaisantais pas du tout. Il était relativement léger à vue d'œil, je pourrai le porter sans souci sur le trajet restant. J'étais sportive ET atrienne, j'avais toutes mes chances de mon côté.


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MessageSujet: Re: Monday left me broken, tuesday I was through with hoping [Mew ♥]   Mar 22 Déc - 22:12


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Sureté et ennuie frère et soeur ? Pourquoi pas. Après tout à un certain degré, trop de prudence pouvait conduire à un ennui certains. Ils étaient donc quelque part lié. J'avais en tout cas remarqué que Léandra n'était pas amie avec Prudence, étant donné qu'elle squattait les salles d'attentes sans autorisation. Qui sait ce qui se serait passé pour elle si les flics avaient été alerté qu'une SDF venait semer le désordre dans leur cabinet. Heureusement super Bart était là pour aider la crinière folle à se remettre sur ses jambes. Une aubaine car j'avais aussi besoin d'une aide pour mon travail. C'était fatiguant d'écouter certains patients alors je n'avais pas forcément ensuite le courage de prendre en charge l’accueil de mes patients et l'agenda de mes rendez vous.

Donc voilà j'hébergeais Léa et en échange elle me payait en travaillant pour moi. J'avais hâte de lui montrer ma maison, que j'aimais beaucoup. Et dans une idée de défie, j'avais lancé une course. Bien évidemment je savais que j'allai perdre, mais parfois on avait une envie, même si au fond on savait qu'elle était un peu suicidaire. Je m'étais donc effondré en place publique, heureusement ce n'était pas l'évanouissement du siècle et avait pu reprendre rapidement contact avec la Terre. Contact que j'avais du vérifier d'une manière peu conventionnelle, mais ce mot était bien loin de me définir de toute façon. Léa aurait pu me baffer suite à ce baiser volé, même si j'avais fait que toucher ses lèvres, mais non. Juste une pichenette sur le nez. Ca me montrait encore plus qu'elle était bien celle que je pensais.

- J'avais trop peur de me prendre un râteau

Expliquais je avec un petit sourire tandis qu'elle m'aidait à me relever. Elle avait une sacré force en plus de ça. Un bon point pour repousser les patients.

- C'était un test et tu l'a réussis ! T'a pas crié, tu t'es pas enfui en me laissant ici comme une merde

Je passai mes bras dans les manches de mon manteau qu'elle m'avait rendue.

- Oui parce que c'est déjà arrivé quand j'avais fait une vraie crise...là c'était rien du tout

Rajoutais je tristement. Au moins je savais que je pouvais compter sur elle, bien que je n'en avais jamais douté. Mais mon hypothèse s'était ainsi confirmé.

- Je pense que je peux marcher, nous ne sommes plus très loin

Et j'avais quand même un minimum de dignité. Pas que j'étais macho mais j'aimai pas être porté tout simplement. Etre un poids pour les autres, et se faire porter sur le dos en faisait partie.

Comme je l'avais dis nous n'étions plus très loin. Un quart d'heure plus tard, nous avions quitté la ville pour le riche quartier d'Edendale Hills. J'avais acheté là pour être loin du bruit et peinard. Et puis en plus à cause du Bocal juste à côté, il y avait pas foule. Un critère en plus pour me faire aimer cet endroit.

- Là ! Voici ma maison !

Je pointais du doigt le seul bâtiment coloré dans la rue. Son bleu royale parmi tous les moutons blancs.

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MessageSujet: Re: Monday left me broken, tuesday I was through with hoping [Mew ♥]   Lun 11 Jan - 21:18


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Barthandra


« Tu me testes ? Moi qui croyais inspirer une confiance sans limite… »

C’était dit avec le sourire, évidemment. Je ne m’offusquais pas vraiment. Il faudrait être timbré pour s’offusquer de la sorte alors qu’à ses yeux, j’étais avant tout la clocharde qui squattait sa salle d’attente. Il était déjà bien gentil de m’engager ET de m’offrir un foyer. Non en fait, il n’était pas gentil, il était sacrément givré ! Et ça, je devais le dire, ça me plaisait…

J'hochai la tête et respectai son choix de marcher seul. Je pouvais comprendre ce besoin de se prouver à soi même qu'on était encore capable. Ça m'avait demandé un enorme travail sur moi pour accepter de prendre la main qu'on m'avait tendue lorsque j'étais à la rue. Au début j'avais joué les vraies têtes de mule, refusant tout ce que la jolie blondinette de l'immeuble m'avait amené. Et puis je m'étais faite une raison : valait mieux vivre avec une dignité un peu égratignée que de ne pas vivre du tout...

« Ca roule doc, je te suis »

J'adorais m'adresser à lui comme si on était les plus vieux copains du monde alors qu'on se connaissait depuis quelques heures en vérité.

Durant le trajet je me contentai de le zieuter de temps à autre pour être sure qu'il n'avait pas des vertiges ou autre, tout en lui laissant sa liberté. Finalement malgré le rythme plutôt tranquille on ne tarda pas à arriver chez le Doc. J'ouvris de grands yeux avant d'esquisser un sourire, j'aurais pu m'en douter qu'il serait le petit mouton bleu du quartier.

« Ah bah c'est bien, même si je rentre bourrée comme un coin je me planterai pas de maison là ! »

Bon je n'étais probablement pas censée me taper des cuites mémorables alors que je cohabitais avec mon patron mais... Bon. Je ne comptais pas me faire passer pour qui je n'étais pas, et je n'étais certainement pas une fille modèle, loin de là même.

« Hate de voir l'intérieur maintenant »

Ajoutai-je, me demandant s'il avait exprimé son excentricité dans sa deco également ou non. En fait, ça me ferait encore plus rire de découvrir un intérieur dans le parfait politiquement correct, avec service en porcelaine et jolis tableaux à fleurs qui détonneraient totalement avec l’aspect extérieur de la maison. Franchement, je m’attendais à tout venant de lui. Sauf probablement à ce que j’allais trouver, ce qui n’était pas pour me déplaire…

« J'ai le droit à une visite des lieux ! » Demandai-je, souriant de toutes mes dents, alors qu'il ouvrait la porte. Je me sentais excitée comme une puce, comme un enfant à la veille de Noël, sans raison particulière. Bartholomew réveillait en moi un aspect que j’aimais particulièrement : mon moi enfant.


Spoiler:
 

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