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 Learn to know your enemies - ft. Luderik

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B'Ananas'plit !
MessageSujet: Learn to know your enemies - ft. Luderik   Dim 17 Avr - 19:49

Learn to know your enemies

ft. Luderik & Anastasiar


« and treat them like your friends. »
IIl passa la porte de l’église, s’attardant devant un instant. Prenant le temps de se préparer mentalement aux bêtises qu’il n’allait pas tarder à attendre. Anastasiar aurait pu être acteur dans une autre vie… Arriver à se présenter à telles réunions et feindre l’intérêt, quand on le connaît, on est loin d’y croire… Il poussa la porte, le speech avait déjà commencé. Il compta, bien malheureusement, trois ou quatre nouvelles recrues alors qu’il s’installait en silence, faisant mine de ne pas remarquer les regards qu’on lui assignait, notamment ceux des Atriens, apparemment fiers de ne pas être seuls à penser à ce renouveau improbable.
Ils étaient tous là, silencieux, trop passionné pour l’ouvrir, se contentant d’opiner, muets, comme des élèves bien trop sages, à boire ses paroles comme si elles étaient du bon petit lait chaud. Pathétiques. Tous autant les uns que les autres. A se laisser illusionner par ce gamin niais au possible qui s’y croyait un peu trop au goût de l’Atrien. Mais toute niaiserie peut s’avérer être une menace… D’où sa présence en ce lieu, bien qu’il aurait mille fois préféré se trouver dans un tout autre endroit. Mais, dans le cas d’Anastasiar, c’est un sentiment qu’il ressent continuellement… Voilà sûrement pourquoi il faisait en sorte de l’endurer. Après tout, il faut bien faire quelques sacrifices pour parvenir à ses desseins… Même s’il trouvait en faire beaucoup ces derniers temps, depuis l’explosion, il n’avait plus la joie de se terrer chez lui ou à l’extérieur comme il le désirait. Il se devait de mener les troupes, il les entendait les critiquer, il les entendait ne pas répondre lorsqu’il transmettait ses paroles via l’un de ses pigeons. Il ne manquait plus qu’ils se rebellent… Si le seul moyen d’éviter un pareil désagrément est de leur montrer sa face plus souvent alors soit…

Le discours du tristement célèbre Luderik s’éternisait, encore une fois, il faut dire qu’Anastasiar ressent cela toutes les fois où le jeune homme se lance dans ses idées. Il ne voyait en lui qu’un gamin rêveur à la face voilée qui semble avoir un petit peu trop de temps libre devant lui pour le perdre à de telles activités de regroupement… Le pire restant tout de même le fait de réaliser qu’il n’était sûrement pas le seul à se trouver avec trop de temps libre dans son quotidien vu le nombre grandissant de partisans de ses idées qui rejoignaient ces réunions. Il suffisait qu’Anastasiar regarde autour de lui… Petit groupe d’humains, d’Atriens, d’hybrides, l’écoutant sagement, comment ont-ils fait pour en arriver là ? Pour vraiment penser qu’un gamin arriverait à les mener quelque part… Ce monde pollué pourri vraiment trop les esprits…

Des applaudissements, des sourires. Enfin, l’orateur était arrivé à la fin de ses paroles. Pas trop tôt. Anastasiar n’applaudit pas, suffisamment ennuyé comme cela pour feindre l’enthousiasme. Tous se levèrent, le bruit des discussions commença à prendre de l’ampleur. Anastasiar resta assis, bras croisés à les regarder s’émoustiller les uns les autres. Ce ne fut que lorsqu’un de ses semblables s’approcha de lui pour lui tenir compagnie que le leader des Trags se décida à se lever, justifiant avoir besoin d’un de ces breuvages offerts pour ne pas avoir à lui faire la conversation. Fort heureusement, l’Atrien ne lui tenu pas plus longtemps la jambe, et s’intéressa à un autre petit groupe.
Anastasiar fit comme s’il se dirigeait vers les tables, tentant autant que possible d’éviter les regards, tentant tout autant de ne pas regarder froidement ou de brutaliser ceux qui le bousculaient. Prendre sur soi, ça va vite passer. Tout ce qu’il voulait, c’était avoir, enfin, une conversation avec le gnome hybride. Il attendit que ce-dernier soit libre pour s’avancer franchement vers lui, un petit sourire aux lèvres en glissant à son attention : « Discours bien intéressant… » Faux. Bien sûr. Il n’en avait pas écouté la moitié, trop occupé à retenir ses bâillements ou encore trop impliqué à ne pas lever les yeux aux cieux plus d’une fois. « C’est à se demander d’où est venue cette idée du monde idéal. » Continua-t-il avec un petit haussement de sourcils, au fond, il se le demandait réellement, qu’est-ce qu’avait bien pu ingurgiter ou fumer ce garçon pour arriver à telle idée et surtout pour parvenir à être ainsi suivi par autrui. Puis, il se résigna à lui tendre une main, il lui fallait bien se présenter à un moment ou un autre : « Anastasiar, enchanté. »

code by ORICYA.


_________________
Anastasiar Ovregaz

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Prophète sans adepte
MessageSujet: Re: Learn to know your enemies - ft. Luderik   Ven 22 Avr - 21:47


Laisse moi entrer dans ta matrice
Gouter à tes délices

Ludanas
Honnêtement, j’avais la part belle. Le gros du discours convaincant, le gros des belles paroles, c’était Isaiah qui le faisait. C’était un peu le deal : lui, il était le prophète, moi, l’Elu. L’Elu n’est pas censé raconter sa vie, vanter ses mérites, et tout le tintouin, c’est le boulot du prophète. Moi, j’étais censé faire de jolis sourires et distribuer quelques mots réconfortants. Rien de trop compliqué. Mais la vérité, c’était que j’adorais parler, j’adorais voir des regards béats se lever vers moi et m’observer comme si j’étais la 8ème merveille du monde. Je ne m’en cachais pas : c’était franchement agréable de se faire reluquer de la sorte. Dommage que Manu ne me regarde pas ainsi….. Mais bon, hein, ce n’était pas le sujet.

J’avais, clairement, deux vie : celle du misérable adolescent victime de l’ignorance et de la stupidité de ses camardes, et celle de l’Elu, celui qui inspirait les foules, celui qui semait l’espoir dans les âmes un peu perdues. Si j’écoutais ma mère, voilà bien longtemps que j’aurais quitté l’école pour me consacrer à 100% à mon destin, à savoir assurer l’avenir de l’espèce humaine et de l’espèce atrienne. Mais bon. IL y avait Hayden, Jez, ma curiosité personnelle, et Manu, tant de choses qui me motivaient encore à me traîner jusqu’au lycée et à subir la débilité profonde de mon entourage. Ce n’était clairement pas facile, c’était même carrément affligeant certains jours, mais je cultivais ma motivation comme je le pouvais.

Être l’Elu, un être avec une grande destinée, ça avait du bon, par contre pour ce qui était « avoir une vie normale », c’était un chouia plus compliqué. Et parfois, rarement certes, j’appréciais les petits moments de normalité, de banalité. Me fondre dans la masse, oublier que le futur de toute une population reposait sur mes épaules… Ouais, parfois, c’était sympa. Mais la plupart du temps, honnêtement, c’était surtout chiant à mourir.

Mes discours étaient bien évidemment écrits à l’avance. J’étais plutôt un bon orateur, j’avais la parlotte facile, mais pour convaincre les foules, il fallait plus que cela. C’était ma mère et Isaiah qui confectionnaient avec soin mes soliloques. Parfois, j’avais envie de lever les yeux au ciel en lisant leur prose, mais je me retenais, je prenais sur moi, je délivrais le message avec une assurance parfaite, et la foule marchait… Mieux, elle courait. Je leur disais ce qu’ils avaient besoin d’entendre et, ma foi, ça fonctionnait à merveille. J’avais l’impression d’être un berger à la tête d’un troupeau particulièrement arriéré….

Isa m’avait maintes et maintes fois répété qu’il ne fallait jamais mépriser ses adorateurs mais… Ce n’était pas facile. La plupart d’entre eux était tellement stupides et naïfs… c’était franchement affligeant. Alors je récitai mon discours, par cœur, mais avec un jeu d’acteur laissant croire à la spontanéité. Et il y en avait pour y croire… Formidable. Je ne savais pas si je devais m’en réjouir ou être dépité. Mon regard balayait la foule à la recherche de Manuela… qui évidemment n’était pas là. Bon sang, pour une fois que j’aurais pu lui en mettre pleins les mirettes, mademoiselle n’était pas là. Bon, je l’avais bien sentie réfractaire la dernière fois que j’avais essayé de la convaincre de venir, mais elle pourrait au moins faire un effort ! Merde quoi. J’en avais rien à foutre de ces péquins moi. Je voulais juste l’impressionner.

Mes yeux croisèrent un instant le regard brillant d’Isa. J’y lisais la fierté et une certaine forme d’épanouissement. Il était clairement dans son élément, contrairement à moi. Certes, j’aimais quand l’attention se portait sur moi, mais dans le fond, je méprisais tellement cette foule inculte et mono-neuronale, que j’avais du mal à réellement croire à ce que je balançais avec pourtant tellement d’aisance.

La démonstration prit fin, les applaudissements succédèrent à mes paroles, et je dus faire semblant d’être honoré d’une telle ovation, alors que je n’avais qu’une hâte : me barrer. Isa fut le premier à me rejoindre, me félicitant d’une enlaçade paternelle brève, avant de retourner jouer les prophètes auprès de nos fidèles. Heureusement pour nous, il était extrêmement à l’aise en société, n’ayant aucun problème à aller échanger 2/3 banalités avec le péquenaud du coin.
Moi, c’était une autre histoire. Je restais parce qu’il le fallait, et je tournicotais du côté du buffet, espérant que de me voir la bouche pleine de nourriture dissuaderait les gens de venir me parler –on ne parle pas la bouche pleine, c’est connu non ?

Mais visiblement, ça n’en dissuada pas un en particulier, un adulte au look un peu sombre, qui dut voir en ma solitude une sorte d’invitation à venir me parler. Je dus me retenir de ne pas lui jeter un regard noir façon « Tu vois pas que tu déranges », m’armant de mon sourire le plus chaleureux, celui que j’avais pratiqué avec Isa et maman, alors qu’il s’adressait à moi.

« Ravi qu’il ait pu inspirer »

Répondis-je, faisant preuve de politesse alors que franchement, je n’avais qu’une envie : ME CASSER. Laisser Isa faire le social et me terrer dans ma chambre. Manu n’était pas venue, et franchement ça me foutait les nerfs. J’avais envie de faire comme tous les ados de mauvaise humeur : visser le casque sur mes oreilles et m’enfermer dans un monde plus reluisant. Mais non. J’étais l’Elu, et je devais taper la cosette à toutes les âmes en peine et patati et patata. Vie de merde.

Sa remarque suivante me tira néanmoins un sourire. Bon. Au moins, il se posait des questions. Il semblait au dessus du crétin moyen représentant l’habitant type d’Edendale. Peut être qu’il serait intéressant, en fin de compte….

« Il y en a qui disent que les idées sont des messages que nous chuchoteraient les Dieux »

Déclarai-je, cultivant cet air mystérieux que ma mère m’avait fait répéter ENCORE et ENCORE. Je n’avais pas la moindre idée de si j’étais convaincant ou non, mais la plupart des gens m’observaient de toute façon avec un air fasciné risible, donc j’avais un peu arrêté de me poser la question… C’était presque devenu un réflexe de débiter des conneries avec un air docte.

« Mais je ne suis pas de ceux-là. Des conneries pareilles c’est vraiment du baratin à imbéciles. »

Ajoutai-je dans un sourire. Le type en face de moi n’avait pas l’air d’être un adorateur lambda. En fait, je me demandais même ce qu’il fichait ici. Il n’avait clairement pas le profil « type », et ça avait le donc d’attiser ma curiosté.

« On est tous pareils, au fond, non ? On fait le constat que globalement, plus rien ne va, et on se dit que si on peut faire quelque chose, trouver quelque chose, pour sortir du gouffre, autant en faire profiter les autres »

Imperturbable dans mon discours préparé, je le délivrais avec une aisance inhabituelle pour un gamin de mon age. Mais je ne perdais pas de vue le fait que je n’avais probablement pas à faire au premier débile venu. Il avait l’air d’avoir un cerveau, ce qui était beaucoup plus que la plupart des gens ici présents.

« Et vous, pourquoi vous êtes ici ? »

Demandai-je, décidant de ne pas passer par 4 chemins pour obtenir réponse à mes questionnements. Je ne pris pas la peine de me présenter à mon tour. S’il était là, il devait savoir qui j’étais. Sinon il s’était sacrément perdu, mine de rien.

« Anastasiar… Vous savez qu’il y a une impératrice humaine qui a un nom très similaire au vôtre ? C’est inhabituel comme prénom sur Terre. C’est courant par chez vous ? »

J’étais, de nature, très curieux. J’avais une soif de connaissance difficile à satisfaire. Et si, côté humains, je trouvais tout ce qui me fallait auprès d’Hayden ou à la bibliothèque, je devais avouer que côté culture atrienne, je peinais un peu plus à rassembler des informations. Alors pour une fois que j’avais l’occasion de poser mes questions librement…


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In every tyrant a tear for the vulnerable
In every lost soul the bone of a miracle
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