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 When our dreams all fail, and the one we hail are the worst of all [Cat ♥]

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MessageSujet: When our dreams all fail, and the one we hail are the worst of all [Cat ♥]   Lun 11 Avr - 19:33


When you feel my heat
Look into my eyes
It’s where my demons hide

Leathleen

Alors que Barth était parti en urgence chez un patient, j'étais restée au bureau pour prévenir les patients qui devaient passer dans l'après-midi et trier un peu les dossiers. Récemment la fatigue avait eu raison du peu d'organisation dont je pouvais faire preuve en temps normal et c'était un peu le bordel dans la paperasse. Je voulais profiter de ce moment où je ne risquais pas d'être dérangée par les patients pour remettre un peu d'ordre.

Ça tombait plutôt bien que personne ne soit au cabinet cet après-midi, ni Barth ni ses clients, parce que j'avais probablement une tête à faire leur aujourd'hui. Depuis quelques temps j'offrais effectivement assez régulièrement un bien piètre portrait. Depuis que j’avais emménagée seule dans cet espèce de cagibi que j’osais parfois appeler appartement, la déprime me guettait. Alvin me manquait, et cette andouille avait décidé de ne plus m’adresser la parole, ce qui ne facilitait pas la séparation physique. Barth me manquait aussi, même si je le voyais presque tous les jours au boulot, c’était différent que de vivre avec lui. Mais comme j’étais quelqu’un de fière, je faisais bonne figure. Enfin aussi bon ne que possible, autant dire rien de très glorieux. Je refusais de montrer mon échec, et m’armais donc de tout les faux-semblants dont j’étais capable pour donner le change et faire croire que je profitais à 200% de cette indépendance que j’avais tant voulue. Evidemment, les insomnies à répétition avaient commencé à creuser leur nid sous mes yeux et sur mon visage, tirant mes traits et les marquant d’une fatigue qui devenait difficile à cacher. Les prises de sang à répétition pour fournir le sang atrien dont Elyan avait besoin pour avancer dans ses expériences m’affaiblissaient aussi à petit feu, et j’avais le teint de plus en plus blafard, carrément maladif les mauvais jours. J'ignorais à quel point Barth avait grillé mon petit jeu, dans tous les cas il avait eu la sensibilité de ne pas me le faire remarquer.

Dans mon espèce de pantalon de yoga et mon sweat, on ne pouvait pas non plus dire que j'avais fait un effort vestimentaire, mais pour répondre au téléphone ça ferait très largement l'affaire. Assise en tailleurs sur la chaise de bureau, j'étais plongée dans le rangement des dossiers, planquée derrière une paire de lunettes factices. Contrairement aux humains, nous les Atriens nous n'avions pas besoin de lunettes, mais l'épaisseur du verre dissimulait un peu les cernes et les yeux fatigués, alors je m'étais habituée à les porter en journée.

Lorsque j'entendis le bruit de la sonnette, je ne pus retenir un soupir. Qu'est-ce qui dans "Le docteur doit s'absenter cet après-midi, nous vous recontacterons pour trouver un nouveau créneau pour votre rendez-vous" leur avait échappé ? J'espérais juste que ce n'était pas son patient qui avait visiblement décidé de draguer toutes ses secrétaires, je n'avais pas la force de l'envoyer sur les roses poliment, et j'avais promis à Barth de ne pas (trop) brusquer ses patients.

J'appuyai sur le bouton permettant l'ouverture à distance des portes, et lorsque celle du cabinet s'ouvrit dans son petit déclic devenu maintenant familier, je commençai à réciter le petit discours préparé :

« Désolée le cabinet est exceptionnellement fermé cet.... »

Je m'interrompis un instant, fauchée par la surprise alors que j'identifiais l'arrivante qui se dessinait dans le cadre de la porte. Cela faisait plusieurs mois que je ne l'avais pas vue, mais je ne risquais pas d'oublier son visage pour autant.

« ...après midi »

Finis-je, à demie-voix, dévisageant Cathleen, car c'était bien elle, alors que je refermais doucement le dossier qui se trouvait devant moi.

Les choses entre Cat et moi avaient toujours été.... Compliquées, même si nous ne nous étions pas beaucoup fréquentées et même pas du tout ces derniers temps. Ca avait commencé par une espèce de tension animale qui n'avait fait que s'accentuer lorsque je lui avais fait croire que j'en pinçais pour Kleve. Par la suite, lors de cette rencontre dans le bar, j'avais bien cru que les choses allaient déraper entre nous, mais c'était avant que les Trags ne nous fassent fuir et que je ne perde les souvenirs du reste de la soirée. Durant Halloween, j'avais encore une fois cru que quelque chose allait se passer.... Mais nous avons encore une fois été interrompues par l'agitation générale suivie d'une dispute avec Alvin, puis de l'explosion. Puis, plus rien.

Et maintenant .... Je n'étais pas sure de vouloir m'approcher d'elle. D'abord parce que Alvin et elle semblaient se haïr, et cela compliquait tout, même si concrètement en ce moment Alvin ne m'adressait même pas la parole, mais aussi et SURTOUT parce qu'elle semblait en pincer encore sérieusement pour Kleve.... Et je refusais de mettre mon doigt dans l'engrenage de ce trio là. Ils réglaient leurs histoires comme ils le voulaient, mais sans moi et surtout loin de moi. Si j'avais toujours évité les histoires amoureuses ce n'était pas pour subir celles des autres.

« Cathleen... »

La saluai-je d'un souffle grave, la voix basse et incertaine, laissant clairement entendre que je ne savais pas comment interpréter sa venue ici. Techniquement, elle savait que je travaillais ici puisque c'était précisément là que je l'avais cachée lorsque nous étions en fuite. Cela dit, elle ne s'en souvenait peut être même pas... Et puis Edendale était une petite ville, où finalement tout le monde connaissait tout le monde. Il était fort possible qu'elle soit là à la recherche de Barth.

« Bar... Le docteur a dû s'absenter »

Déclarai-je après m'être un peu éclairci la gorge, décidant de prendre les devants sur la question qui risquait de tomber avec le plus de probabilité.

« Je peux t'aider peut être ? »

Enchaînai-je, retrouvant un semblant de professionnalisme même si mon regard trahissait un peu mon envie d'envoyer valser le cadre professionnel. Des images me revenaient en tête et me déconcentraient fortement dans mon rôle de secrétaire irréprochable.


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Parce que le cerveau suit le coeur

Je te l'ai dit, tu as ce sourire au coin des lèvres quand tu mens. Tu t'imaginais pouvoir t'en sortir encore et encore facilement. J'essaie d'y croire, j'me voile sûrement la face. Tu m'as poignardée dans la noir. J't'ai fait confiance, aveugle était ma confiance, et tu m'as fait tort.
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MessageSujet: Re: When our dreams all fail, and the one we hail are the worst of all [Cat ♥]   Jeu 14 Avr - 16:37


« Les rêves peuvent changés et devenir réalités. »
C’était une Cathleen dévastée qui traversait le Secteur. Elle ne comprenait pas comment elle pouvait toujours être en vie. Les choses avaient dégénérés le soir où elle avait été à la recherche de cet atrien qui se battait contre les humains. Sa surprise avait été très grande lorsqu’elle avait reconnu Kleve. Elle ne comprenait pas comment elle avait pu en arriver à être moitié morte sur le canapé d’Alvin par la suite. La situation avait été étrange. Puis, quelques temps avant cet évènement, Cathleen avait acceptée d’accompagner Bart, le psychologue à l’une de ces réunions où il y avait tous pleins d’humains. La jeune femme ne pensait pas s’en sortir, mais finalement tout c’était très bien passer. Enfin, elle pensait qu’elle avait réussi à faire un certain travail sur elle puisqu’elle était sortie du Secteur. C’était encore le cas aujourd’hui.

Cathleen se promenait dans les rues d’Edendale. Les gens se retournaient sur son passage. La réputation de la jeune femme n’était plus à faire et certains pensaient qu’elle pouvait les faire sauter. Oui, Cathleen avait toujours la mission de marquer les esprits, mais elle n’en avait pas le cœur. Il fallait qu’elle arrive à faire quelque chose d’autre. Qu’elle se sort des Trags… Elle ne pensait pas dire ça un jour, mais c’était ce qu’elle pensait à ce moment même. Il fallait qu’elle fasse autre chose. Mais en tant qu’Adetir et Trag, elle ne savait pas faire grand-chose… Elle ne s’était jamais poser la question en fait. Il fallait un évènement ou deux pour comprendre certaines choses. C’était donc sans grande conviction que Cathleen se retrouva dans le centre-ville. Elle était persuadée que son esprit l’avait emmené dans ce quartier et c’était pour une bonne raison. La jeune femme n’avait jamais eu l’occasion de visiter la ville de fond en comble. Elle se retrouva devant un bâtiment qui ne lui était pas inconnu. C’était ce bâtiment où Leandra l’avait emmené lorsqu’elles s’étaient croisées dans un bar. Ensuite, il y avait eu une bagarre et Cathleen avait encore une fois été impliqué. Sauf que cette fois, elle n’était pas toute seule. Leandra avait entrainé Cathleen dans ce bâtiment. Il y avait le cabinet du patron de la jeune femme. C’était aussi là que Bart avait son cabinet. Peut-être qu’elle allait revoir la jeune femme. L’atrienne décida de grimper dans les étages pour voir si Bart était présent. Il fallait qu’elle le voie. Elle ne lui avait pas raconté ce qui s’était passé quelques jours après leur petite soirée…

La jeune femme sonna à l’interphone et la porte s’ouvrit sans qu’elle ait la moindre parole. Elle passa quelques portes, monta dans les étages puis se retrouva devant le cabinet de Bart. Elle croisa les doigts pour qu’il soit là. Il se devait d’être là ! Elle poussa finalement la dernière porte, une voix féminine se fit entendre. Le genre de voix qu’on se rappelle assez bien pour avoir passé quelques temps avec elle. Cathleen leva les yeux vers la jeune femme devant elle et se rendit compte que Leandra était tout aussi surprise qu’elle de la voir ici. Dans l’esprit de l’atrienne, tout se mit en place. Leandra était la secrétaire de Bart et Bart était le patron de Leandra. Comment ne pas y avoir pensé ? Cathleen eut un petit sourire avant de baisser les yeux. Il y avait peu de chance que Bart soit là, c’était ce qu’avait dit Leandra. Cette dernière la salua avec son prénom.

« Leandra. »

La voix enrouée de Cathleen se fit entendre faiblement. Ça faisait des jours qu’elle n’avait parlés à personne. Et puis à force de recracher du sang ou de le vomir, ça irritait l’œsophage.

Cathleen n’avait pas revu Leandra depuis Halloween. Les choses auraient pu changer, peut-être que Cathleen n’aurait pas sombré de nouveau. Qu’elle aurait oublié Kleve. Alvin. Lars. Qu’elle serait quelqu’un d’autre. Elle secoua la tête. Les habitudes avaient souvent la vie dure.

Leandra lui dit alors que le docteur était absent. C’était évident. La Trag leva son regard vers la jolie brune et lui demanda :

« Sera-t-il de retour avant la fermeture de son cabinet ? Je peux attendre ici… »

En fait, ce que Cathleen redoutait, c’est de rentrer chez elle sans avoir parler. C’était la pire des sensations bien qu’elle l’eut fait pendant des années. Leandra semblait prendre un peu plus confiance, retrouvant son professionnalisme. Cathleen trouva qu’elle maitrisait très bien la situation.

« Je ne crois pas que tu puisses m’aider Leandra, mais merci de proposer. »

Soumise, résignée, découragée, Cathleen alla s’asseoir sur l’un des nombreux fauteuils de la salle d’attendre. Il fallait qu’elle voie Bart. Qui aurait pu croise que la Trag aurait besoin d’un humain pour s’en sortir...
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"Survivre"
"Bats toi, ne te laisses pas mourir. Tu es forte, tu peux le faire. Un jour, le monde comprendra tes sacrifices."


Dernière édition par Cathleen Morris le Sam 16 Avr - 12:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: When our dreams all fail, and the one we hail are the worst of all [Cat ♥]   Jeu 14 Avr - 22:14


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Leathleen
Une étrange tension s’était installée dans la pièce. C’était assez surprenant car depuis que nous nous connaissions, et malgré l’évolution surprenant de notre relation, nous avions toujours été à l’aise toutes les deux. Que ce soit au début, quand on avait envie de s’en coller une sans d’autre forme de cérémonie, ou par la suite quand l’alcool nous avait rendues aventureuses ou quand notre côté joueur avait pris le dessus, ou même durant cette étrange confrontation à 4, ça avait toujours été étonnamment simple entre nous.

Et maintenant… C’était différent.
Je n'aimais pas être aussi formelle, je n'étais pas à l'aise, et je faisais d'ailleurs assez rarement d'efforts question courtoisie, mais là, prise de cours, je m'étais réfugiée dans le premier rôle où je pouvais me cacher : celui de la secrétaire. Pourtant jusque là, je ne m'étais jamais vraiment retenue avec Cathleen qui m'avait déjà vue vulgaire, agressive, peste, bourrée, aguicheuse, bagarreuse et de mauvaise humeur. Aujourd'hui, elle m'avait prise par surprise, et elle avait tellement surenchéri à mon politiquement correct que je m'étais à nouveau retrouvée à ne pas savoir comment agir. Mais je n'allais pas non plus me laisser déstabiliser longtemps.... Ça ne me ressemblait pas.

« C'est marrant tu étais nettement moins... Cérémonieuse dans mes souvenirs »

Commentai-je dans un sourire amusé, tout en retirant mes lunettes de façade. Tant pis si elle me voyait avec ma sale gueule, ma fatigue, la totale, de toute façon ce n’était pas comme si je pouvais me planquer ad vitam aeternam derrière ces pauvres petites verres.

« Comme quoi on se souvient de ce qui nous arrange »

Ajoutai-je dans un haussement de sourcils. On appelait cela la mémoire sélective, et comme 99% des terriens, la mienne turbinait. Bon après… j’aurais mis ma main à couper que Cathleen s’était beaucoup plus lâchée la dernière fois que je l’avais vue… Mais je ne pouvais pas lui en vouloir. D’une part, j’agissais moi-même plutôt bizarrement, d’autre part, elle s’était faite engueuler, au moins une fois, par Alvin entre temps. Et puis…. Tant de choses avaient pu se passer depuis notre dernière entrevue, je ne pouvais juste pas m’attendre à ce que les gens stagnent comme je le faisais. L’évolution, c’était la base des êtres vivants, en théorie. A croire que par bien des aspects… j’étais morte. L’ironie du sort, dans la mesure où je m’étais faite passer pour morte il y a bien des années maintenant.

Reprenant mon sérieux, je me rappelai qu’elle m’avait posé une question sérieuse, et j’étais avant tout censée être une secrétaire ici… Autant assurer ce rôle correctement. Jetant un œil à la pendule accrochée non loin de mon bureau, je fis un rapide calcul estimatif. Vu le patient à qui Barth était parti rendre visite… Ca allait durer un peu. Il ne comptait clairement pas ses heures, mais dans la mesure où j’avais annulé tous ses rendez-vous prévus, il y avait de fortes chances pour qu’il ne repasse pas ici et rentre directement chez lui. Je ne préférais pas donner de faux espoir à Cathleen.

« Vue l’heure, je ne pense pas qu’il repassera par le bureau, non »

Répondis-je, honnête. Barth était pour sûr très dévoué à son travail, mais il prenait très au sérieux ses déplacements et… il savait que si je le voyais repasser, j’allais moi-même le jeter dehors et le forcer à rentrer chez lui. Je n’aimais pas le voir faire des heures sup’, il fallait qu’il se ménage un minimum tout de même. Rien à voir avec sa maladie d’ailleurs, je ne voulais juste pas le voir se transformer en bourreau du travail, ce serait bien trop dommage.

Je secouai la tête, réalisant que je me mêlai ENCORE de ce qui ne me regardait pas. C’était franchement plus fort que moi parfois. Me redressant derrière mon bureau, je le contournai pour venir me planter devant l’atrienne qui s’était installée sur un des sièges de la salle d’attente. Ce n’était pas la place qui manquait, la pièce étant vide. Logique, si le cabinet était fermé.

« J’aurais essayé »

Lâchai-je dans une petite moue alors qu’elle me signalait que je ne pourrais pas l’aider. Ouais, en même temps, entre Barth le type hyper psychologue de nature et moi la bourrine de base, je voulais bien croire que le choix était… facilité.

« Après, si tu veux quand même attendre, je peux te proposer un thé… »

Ajoutai-je. Concrètement… elle était déjà installée alors, autant lui rendre son attente agréable, non ? Techniquement, on ne proposait pas de boisson aux clients, mais j’avais mon propre stock de thé, de tisanes, de jus de fruits divers, de whisky et de vin. Les deux derniers, c’était mon inspiration pour les soirées où je restais au bureau pour bosser sur des sujets très très éloignés de mon travail de secrétaire. Mais chut.

« … ou du whisky »

Proposai-je, un sourire au coin des lèvres. Savait-on jamais. Je me plaisais à croire que je n’étais pas la seule à noyer mes soucis et mes problèmes dans l’alcool. Ce n’était ni très mature, ni très malin, mais enfin… C’était efficace, d’une manière ou d’une autre. Pas très orthodoxe cela dit, mais quelque chose me disait que l’orthodoxe et Cat, ça faisait 2.

« Ou je peux te donner ses heures de dispo demain. Tu as probablement mieux à faire que de passer l’après-midi dans une salle d’attente. Surtout pour rien. »

Concluai-je tout de même, lui offrant une échappatoire malgré tout. Vouloir attirer les autres dans ses propres dépravations, c’était franchement vicieux, mais ma conscience n’avait pas trop envie de coopérer pour le moment. L’instinct joueur était tenace, et gourmand par-dessus le marché.


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MessageSujet: Re: When our dreams all fail, and the one we hail are the worst of all [Cat ♥]   Sam 16 Avr - 12:18


« Les rêves peuvent changés et devenir réalités. »
Leandra avait changé et Cathleen aussi. Surtout cette dernière. Les dernières semaines avaient été très éprouvantes pour la jeune femme. Il fallait qu’elle remonte la pente et avec Bart, ça commençait à se faire doucement… jusqu’à ce qu’elle décide d’aller voir qui était cet atrien qui se battait contre les humains. Elle n’aurait pas du sortir de chez elle ce jour là. Elle aurait du rester chez elle et elle n’aurait pas été blessé de nouveau… Leandra lui dit alors qu’elle se souvenait de la Trag comme étant une personne beaucoup moins cérémonieuse et elle ajouta qu’on se souvenenait que de ce qui nous arrangeait. L’atrienne lui fit un petit sourire.

« On va dire que la vie m’a remit sur le droit chemin… mais c’est bien contre ma volonté. Et puis, nous sommes sur ton lieu de travail, je ne veux pas te mettre mal à l’aise. »

Il est vrai que Cathleen n’avait pas l’habitude de se tenir à carreau. Elle s’était pris des mauvais coups plus d’une fois dans sa vie parce qu’elle ne savait pas se tenir à sa place. Sa dernière escapade l’avait persuadée de ne plus le faire, du moins, pour l’instant. Ses blessures s’étaient à peine remises. Elle haussa les épaules pour elle-même. Elle savait qu’elle allait un jour redevenir elle-même… du moins, elle l’espérait. Elle n’aimait pas être sans défense et savoir que les gens pouvaient lui faire du mal sans qu’elle puisse se défendre l’agaçait beaucoup. La jeune femme demanda alors si Bart allait rentrer, mais Leandra lui répondit que vu l’heure, il n’allait sans doute pas repasser au bureau. Une petite pointe de déception traversa le visage de Cathleen. Bon, ce n’était pas aujourd’hui qu’il allait l’aider, mais elle voulait rester, au cas où il pouvait repasser. Puis, elle lui demanda si elle pouvait l’aider.

La situation était trop compliquée pour que Leandra s’en mêle. Elle était trop proche d’Alvin. L’atrienne aurait pu parler à la première personne, mais sachant que Leandra connaissait Alvin, c’était compliqué de parler. Cathleen décida de refuser son offre et la jeune femme semblait déçue. Désolée ma belle, je ne veux pas que tu sois un dommage collatéral… Tu es déjà trop impliquer dans notre guerre. Leandra lui dit alors que si elle voulait attendre Bart, elle pouvait lui proposer une tasse de thé. Il eut un moment de silence avant qu’elle ne reprenne et lui dise qu’elle avait du whisky. Cathleen leva les yeux vers la brunette avec un petit sourire. Il faut dire que leur rencontre dans un bar avait laissé des traces et en ce moment, la Trag avait besoin de quelque chose pour essayer d’oublier. Cependant, Leandra lui dit qu’elle pouvait lui donner les heures de disponibilité de demain. Elle lui laissait une porte de sortie. Elle n’avait pas envie de la voir peut-être ? Des problèmes ? Cathleen s’installa un peu plus confortablement dans le fauteuil et lui dit :

« Tu crois sincèrement que je vais laisser passer une occasion de passer un moment avec une jolie fille et un bon verre de whisky ? Je reste. »

La Cathleen que tout le monde connait revenait à la surface. Ce n’était qu’une façade puisque la Cathleen de maintenant était tellement au fond du trou que personne ne pouvait la sortir de là…

« Tu te prends un verre aussi. Personne ne viendra cet après-midi si le docteur n’est pas là. On a un peu de temps à rattraper toutes les deux, depuis Halloween… »

Cathleen lui fit un clin d’œil avant d’attraper le verre qu’elle lui tendait. Elle le fit choquer contre celui de la jeune femme avant d’en boire une bonne gorgée… Que la fête commence…
AVENGEDINCHAINS

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MessageSujet: Re: When our dreams all fail, and the one we hail are the worst of all [Cat ♥]   Ven 22 Avr - 19:16


Du rhum, des femmes, c'est ça qui rend heureux
Que l'diable nous emporte, on a rien trouvé d'mieux

Leathleen
Je la scrutai un instant, silencieuse mais inquisitrice. Je me demandais ce qui avait pu se passer pour que "la vie l'ait remise sur le droit chemin". Honnêtement, elle avait déjà l'air au fond du trou lors de notre rencontre au bar, alors qu'est-ce qui avait pu se rajouter pour qu'elle ait sombré encore plus profondément ? Quelque chose me disait qu'elle ne me le dirait pas, aussi décidai-je de ne même pas poser la question. Contrairement à moi, qui enchaînais les mauvais choix et les conneries, dans le cas de Cathleen, c'était juste le destin qui semblait s'acharner. Ou un gois retour de karma. Mais dans ce cas elle avait dû en faire des saloperies.

« Moi mal à l'aise ? Oh il va falloir faire un peu plus d'effort que celà pour y arriver »

Répliquai-je dans un haussement de sourcils amusé. Bon, je me la pétais, mais je n’en menais pas large il y a 10 minutes à peine lorsque j’avais été prise par surprise par son arrivée ici. J’avais, heureusement, vite retrouvé mes moyens et ma répartie habituelle.
Cathleen, de son côté, semblait plus effacée que d’habitude, ce qui avait le don de me perturber, et j’étais bien décidée à essayer de la décoincer un peu. Et pour cela, quoi de mieux qu’un petit peu d’alcool pour désinhiber ?

« C'est la voix de la raison »

Approuvai-je dans un sourire amusé alors qu'elle acceptait ma proposition de whisky. Ça faisait déjà quelques fois que je me disais qu'il fallait que j'arrête de picoler autant mais.... Pour le moment ça en était resté au stade de pensée. Les bonnes résolutions et moi ça faisait 2. Et puis l'alcool rendait supportable beaucoup de choses : la solitude, l'étroitesse d'un appartement, le mépris d'un proche... Bref, le remède miracle.

Alors que j'avais fait demi tour pour récupérer le whisky, j'entendis Cathleen m'ordonner plus ou moins de l'accompagner dans la boisson. J'allais de toute façon le faire mais si en plus c'était requis par la jolie brune....

« Le client est roi, enfin en l'occurrence la cliente, je m'en voudrais de ne pas apporter satisfaction »

Commentai-je alors que j'attrapais les deux verres pour revenir vers Cathleen.
Arrivée devant elle je lui en tendis un, gardant l'autre dans ma main. On trinqua, j'ignorais à quoi, puis j'amenai le verre sous mon nez pour humer les effluves de whisky. J'adorais cette odeur.

« J'espère que tu as raison et que je n'aurai pas d'autres visites surprises, ça ferait mauvais genre quand même la secrétaire pompette »

Genre je me souciais de faire mauvais genre. Ce n'était pas comme si tous les patients de Barth s'étaient déjà faits un avis sur moi... Une bonne moitié d'entre eux devait d'ailleurs se dire que j'avais plus ma place qu'eux sur le canapé du Doc. Et ils avaient probablement raison. Mais Barth m’avait déjà bien trop cernée rien qu’en passant du temps avec moi, je n’osais même pas imaginer ce qu’il pourrait détecter en me posant quelques questions astucieuses. Pour moi, se découvrir, c’était synonyme de vulnérabilité, une chose que j’avais beaucoup de mal à accepter.
Mais visiblement, Cathleen était d’un autre avis que moi, puisqu’elle avait sauté le pas et accepté de se faire aider. Chapeau bas pour le coup, je n’aurais pas parié dessus. D’ailleurs, ça m’interpelait tellement que je ne pus résister à lui poser la question.

« Je suis curieuse.... Comment t'es tu retrouvée patiente du Doc ? Vous avez pas ça des psys chez les atriens ? »

Je connaissais évidemment la réponse, mais dans mon rôle d'humaine je n'étais pas censée le savoir. Et puis j'étais véritablement curieuse de savoir comment ces deux là s'étaient rencontrés. Bon, Barth ayant visiblement un don pour attirer les demoiselles en détresse, ce n'était pas franchement étonnant.
Ce qui était déjà plus étonnant, c’était que Cathleen soit si à l’aise avec des humains. En soi, le fait qu'une Trag comme elle fréquente un psy humain et ne passe du temps avec moi, une humaine à ses yeux, c'était une preuve qu'elle était sur une pente descendante. Je me souvenais de notre première rencontre, quand j'étais venue réparer sa plomberie, je me souvenais du mépris infini qu'elle avait eu à mon égard. Ce mépris, je ne le voyais plus. À croire que les croyances Trags de Cathleen s'effritaient doucement. Pourquoi ? C'était une autre histoire, une difficile à obtenir probablement. Quoique... L'alcool aidant...

Cela dit, je n’étais pas censée savoir qu’elle était trag, et donc je n’étais donc pas non plus censée savoir qu’elle détestait les humains… A ceci près qu’elle ne s’en cachait pas franchement par le passé. L’air pensive, j’avalai une gorgée de Whisky, profitant des arômes avant que l’alcool ne me monte à la tête. Ca n’allait pas tarder ceci dit, me connaissant.
Me rapprochant un peu d’elle, je m’arrêtai alors que mes genoux butaient contre les siens, posant un regard intense sur elle.

« Quand je compare ton comportement aujourd’hui avec celui de notre première rencontre…. Tu en as fait du chemin. J’ai cru que t’allais m’étriper la première fois.  C’est lui que je dois remercier pour ça ? »

Et voilà que le whisky me déliait déjà la langue. Décidément, j’étais incorrigible de ce côté-là : j’avais beau boire souvent, j’étais toujours aussi vulnérable aux effets de l’alcool.

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MessageSujet: Re: When our dreams all fail, and the one we hail are the worst of all [Cat ♥]   Sam 30 Avr - 14:12


« Les rêves peuvent changés et devenir réalités. »
C’était bizarre de se retrouver devant Leandra. Cathleen n’avait pas l’intention de la déranger. Elle avait voulu la revoir après la soirée d’Halloween, mais elle n’en avait pas eu l’occasion. Elle avait été le bouc émissaire de Lars et elle ne voulait entrainer personne dans cela. Malgré elle, elle l’avait fait, mais elle n’en voyait pas encore les conséquences. Leandra lui demanda si elle voulait boire quelque chose et c’est logiquement que Cathleen choisit le whisky. Elle avait besoin de se détendre. Elle devait se changer les idées. Avec cette histoire avec Kleve, elle n’avait pas eu le temps d’y penser.

L’échange entre Leandra et Cathleen se faisaient facilement. Comme si elles ne s’étaient pas quittées depuis Halloween. Pourtant, c’était une Cathleen différente qui venait d’entrée dans le cabinet du docteur. Elle aurait voulu lui parler, mais finalement, Leandra était là et c’était peut-être mieux ainsi. Elles pourraient se dire certaines choses qui n’ont pas été dit leur de leur précédente soirée. Elles choquèrent leurs verres ensemble avant que Leandra lui dise qu’elle espérait que personne ne viendrait. Que ça ferait mauvais genre. L’atrienne eut un petit sourire.

« Tu n’as qu’à verrouiller la porte pour qu’on ne soit pas déranger… Tu mets une feuille avec un mot. Les clients comprendront. »

Cathleen but une autre gorgée avant de froncer les sourcils lorsqu’elle entendit la question de la jeune femme. La Trag ne savait pas si elle avait le droit de le lui dire. Peut-être qu’elle devait. Elle s’installa un peu plus confortablement dans le fauteuil afin de se donner du temps pour réfléchir.

« Il est venu chez moi un jour. Je ne sais pas comment il a découvert mon adresse. Et on a discuté. Tu dois te dire que ça fait bizarre de voir une atrienne comme moi discuter avec un humain. Je me disais la même chose, mais au final, ce n’est pas plus mal. Je n’ai pas à regarder derrière moi à chaque fois. Je sais comment sont les Atriens. Ma réputation est trop mauvaise et tous mes secrets ne seraient pas garder. Chez les humains, je n’ai pas ce souci, surtout avec le docteur. »

Cathleen haussa les épaules et but de nouveau une gorgée de whisky. L’alcool n’allait pas tarder à lui monter à la tête. Etant dans un état de faiblesse depuis plusieurs semaines, l’action de l’alcool allait être rapide. Elle espérait réussir à tenir sa langue sur certains aspects de sa vie… Elle sentit que Leandra se rapprochait d’elle. Leurs genoux se touchèrent. La trag leva les yeux vers Leandra qui la regardait intensément. Une pointe de chaleur traversa le bas ventre de l’atrienne. Elle avait oublié à quelle point l’humaine était renversante. Leandra se mit à parler de leur première rencontre chez Cathleen. Cette dernière eut un petit rire, l’alcool aidant.

« Je dois avouer que la première fois qu’on s’est rencontré, je n’étais pas très portée sur les humains… Ce n’était pas de ma faute, j’ai été conditionné pour ça… Cette fois, c’est différent. »

Elle ne savait pas si elle devait en parler. Déjà que Bart en savait beaucoup trop. Les Trags pouvaient s’attaquer à eux. Elle était certaine qu’ils pouvaient écouter aux portes. La jeune femme remit son sourire de façade sur ses lèvres et regarda Leandra :

« Disons qu’il m’aide beaucoup à travailler sur moi-même. C’est quelque chose que je ne pourrais jamais trouver chez les atriens. Mes soucis me semblent beaucoup moins importants que les siens remarques… Il va bien ces derniers temps ? »

Cathleen n’avait pas oublié l’épisode de la soirée avec tous ses collègues. Elle l’avait accompagné et il avait fait un malaise. L’atrienne avait pris les choses en main, mais elle se doutait que quelque chose n’allait pas. Mais elle n’avait pas posé de questions, cela ne la regardait pas.

« Non oublie, ça ne fait rien… Et toi ? Tu as revu Alvin depuis ? »

Le sujet épineux du moment… Cathleen sentait que l’alcool commençait à lui faire dire n’importe quoi…
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MessageSujet: Re: When our dreams all fail, and the one we hail are the worst of all [Cat ♥]   Jeu 5 Mai - 19:36


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Leathleen
Les yeux plongés dans les reflets dorés du breuvage, l’air absent, j’écoutais pourtant attentivement ce que disait Cathleen.

« Je ne trouve pas spécialement bizarre qu’un humain et une atrienne discutent »

Evidemment, Cathleen ne pouvait pas saisir la portée de mes mots puisqu’elle ne savait pas que j’étais moi-même atrienne. Sinon, ça prendrait tout son sens. Les humains étaient devenus toute ma vie. J’étais proche de beaucoup plus d’humains que d’atriens, d’ailleurs. Mais ça, elle ne pouvait pas le deviner.

« Mais je sais quel bien ça fait d’échapper à une réputation qui nous colle à la peau. On se sent presque renaître »

Ajoutai-je, levant mon regard vers elle dans un sourire doux. Encore une fois, je ne pouvais pas lui dire à quel point je me retrouvais dans sa situation, personne ne pouvait savoir que j’étais Octavia, mais c’était exactement ce que j’avais cherché et trouvé dans ma nouvelle vie de fausse humaine : laisser derrière moi ce qui me collait douloureusement à la peau.

« Et le Doc est doué pour ça »

Clairement, Barth avait très bien trouvé sa voie. Il savait trouver les mots justes. Et il avait de toute évidence fait des miracles avec Cathleen comme je ne manquais pas de le lui faire remarquer. Cachant mon sourire derrière mon verre, je lui jetai un coup d’œil mutin.

« Quoiqu’il en soit, je suis contente que tu ais changé d’avis… »

Qui aurait deviné qu’un jour elle se soucierait d’un humain ? Pas moi. Pas elle non plus il y a quelques mois. Et pourtant elle était là, aujourd’hui, à s’inquiéter de toute évidence pour Barth. Je ne savais pas trop à quel sujet elle s’inquiétait. Sa santé ? Son état psychologique ? Quand je repensais à ce qu’il m’avait confié à l’hôpital, je sentais mes deux cœurs se serrer. Clairement, je n’avais jamais voulu avoir cet effet sur lui.

« Il va… Il a vu des jours meilleurs j’imagine »

J’esquissai un sourire gêné. Pas tant parce que Cathleen me posait la question, mais plutôt parce que je ne pouvais honnêtement pas y répondre. Depuis l’épisode de l’hôpital, depuis que j’étais définitivement partie de chez lui pour m’installer dans mon espèce de cagibi déprimant, notre relation avait changé. On ne se voyait plus qu’au bureau ce qui forcément ne se prêtait pas franchement aux confidences et aux rapprochements. J’avais plus d’une fois failli toquer à sa porte parce qu’il me manquait –particulièrement lorsque j’étais bien imbibée- mais je m’étais toujours ravisée, songeant qu’il fallait que j’arrête de faire la girouette et que je me tienne pour une fois à mes décisions, même si je les trouvais pourries.

La seule chose qui m’égayait quelque peu à son sujet, c’était que les recherches d’Elyan avançaient. Je lui fournissais mon sang chaque semaine et elle s’occupait de trouver des cobayes. Je savais pas trop si les cobayes en question étaient volontaires ou non, et d’ailleurs je m’en fichais, ce qui m’intéressait, c’était les résultats de l’expérience.

Instinctivement alors que je réfléchissais à tout ça, je m’étais mise à passer frénétiquement mes doigts au niveau du creux du coude, là où les prises de sang avaient laissé leurs marques. Réalisant cela, je m’arrêtai net, glissant ma main dans la poche de mon jeans pour l’immobiliser. Cathleen venait de toute façon de détourner la conversation vers un sujet aussi récurent qu’épineux, ce cher et tendre Alvin.

« Je l’ai revu en effet »

Cette fois-ci, je pouvais l’admettre, j’arrivais même à en discuter à tête reposée, ce qui était très loin d’être le cas la dernière fois où je m’étais mise à crier sur Cathleen quand elle avait mentionné Alvin. Maintenant, je n’avais plus grand-chose à lui cacher de ce côté-là : elle nous avait vu tous les deux lors de la soirée d’Halloween, elle devait savoir qui il était pour moi et qui j’étais pour lui, ou en tout cas elle devait avoir une idée suite à notre discussion devant elle.

« Je l’ai revu, on a mis les choses à plat, ça allait mieux et…. Maintenant il refuse de m’adresser la parole »

Résumai-je, omettant plus ou moins volontairement les détails, comme le fait qu’il m’ignorait et m’évitait depuis que j’avais décidé de déménager de chez lui. Je savais bien, au fond, que c’était ça le déclencheur, mais il devait y avoir autre chose. Il ne pouvait pas me faire la gueule JUSTE parce que je décidais de prendre mon propre appartement, ce serait le comble de la puérilité. Pas qu’il soit très mature mais… il y avait des limites.

« Comme tu peux le voir le temps passe et rien ne change. Retour à la case départ »

Ajoutai-je dans un petit rire, réalisant que lors de notre dernière discussion, ma situation vis-à-vis d’Alvin était TRES similaire. A croire que nous étions voués à nous engueuler. C’était d’ailleurs ce que notre entourage avait toujours pensé et dit.
Jouant avec mon verre du bout des doigts pour faire tourner l’alcool ambré dans son contenant, je levai un sourcil étonné en direction de Cathleen.

« Tu t’intéresses à la vie d’Alvin maintenant ? »

Aux dernières nouvelles, ils se détestaient. Après… les choses changeaient tellement rapidement dans la tête des gens… Beaucoup de choses avaient pu changer depuis Halloween après tout. J’en savais quelque chose…

Je n’osais pas franchement lui retourner la question, savoir si elle avait vu Alvin et Kleve récemment. Je savais que leur relation à tous les 3 était compliquée, entre Cathleen et Alvin qui en pinçaient pour Kleve, Alvin et Cathleen qui ne pouvaient pas se voir en peinture et… honnêtement je ne savais pas trop où en était Cahtleen et Kleve dans tout cela. Les nœuds sentimentaux, ça n’avait jamais été ma tasse de thé. En fait les sentiments tout court, ça n’avait jamais été mon fort. Alors déjà que je devais gérer les miens… Je préférais ne pas me retrouver empêtrée dans ceux des autres. Pourtant, ça le brûlait les lèvres de lui demander où elle en était de son côté. L’ennui, c’était que Cathleen n’aimait pas bien parler d’elle.

. Je fis demi tour, retournant chercher la bouteille de whisky, songeant qu’on allait bien avoir besoin de re-remplir nos verres. La bouteille en main, je retournai auprès de Cathleen, prenant cette fois-ci place sur la chaise à côté d’elle, croisant mes jambes avant de me tourner vers elle. Son visage n’était pas loin du mien, me permettant de le scruter calmement.

« Quand je te disais qu’on était entourées de pauvres types… »

Commentai-je-je dans un sourire, en clin d’œil à notre discussion dans le bar. Concrètement, même si je ne me souvenais pas de la fin de soirée, j’avais encore des souvenirs assez précis du début de soirée passé en sa compagnie. Je renversai une bonne quantité de whisky dans mon verre.

« Exception faite pour Barth. Enfin, le Doc j’veux dire. »

Barth, ou le mec qui m’avait demandé en mariage et à qui j’avais brisé le cœur. Pas amoureusement parlant, évidemment, mais quand même. Quand j’y repensais, ça me rendait malade. Une raison supplémentaire de picoler.


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MessageSujet: Re: When our dreams all fail, and the one we hail are the worst of all [Cat ♥]   Dim 15 Mai - 14:55


« Les rêves peuvent changés et devenir réalités. »
Cathleen n’arrivait pas à croire qu’elle changeait. Elle discutait de plus en plus avec Bart et cette fois, elle discutait avec Leandra. Il lui était de plus en plus facile de discuter avec des humains, du moins avec ceux qu’elle connaissait d’avant. Si les choses avec Leandra s’étaient passés différemment la première fois qu’elles s’étaient vues, maintenant, Cathleen se disait qu’elle pouvait voir en elle une alliée, une amie. Une amie… L’atrienne n’avait jamais eu de vrais amis dans sa vie passé ou présente. Leandra lui dit alors qu’elle était contente que Cathleen ai changé d’avis envers les humains. La jeune femme eut un petit sourire avant de finir son verre de whisky.

« Je dois avouer que ça fait du bien de sortir de ses idées reçues. Parfois, on se rend compte que ceux que l’on déteste seront ceux que l’on aimera. »

Cathleen se rappella alors que Bart avait été mal en point la dernière fois qu’elle l’avait vu. Elle avait du appeler un taxi pour qu’il puisse rentrer chez lui. Depuis, elle ne l’avait pas revu. Elle était venue pour lui parler de quelque chose qui venait de se passer dans sa vie, mais puisqu’il n’était pas là… Elle espérait qu’il avait retrouvé l’usage de ses jambes. Elle demanda donc à Leandra si Bart allait bien. Cette dernière lui répondit qu’il avait vu des jours meilleurs. L’intonation de la voix de la jeune femme lui fit bondir ses cœurs. Est-ce que c’était plus grave que ce qu’il lui avait dit ? Sans doute, mais Cathleen ne voulait pas déranger Leandra avec ses questions. Puis Cathleen changea de sujet. Elle vit que Leandra passait ses doigts contre l’intérieur de son coudre, mais décida de ne rien dire. Elle lui demanda plutôt si elle avait revu Alvin depuis leur dernière rencontre. L’atrienne savait que ça avait été explosif entre eux… Encore moins qu’entre Alvin et elle… Elle écouta ce que Leandra lui dit avant d’hausser les sourcils.

« C’est vraiment un con… Il ne sait pas ce qu’il manque en ne te parlant plus. »

L’atrienne joua avec son verre tout comme son amie devant elle avant de relever la tête lorsque Leandra lui dit qu’elle était de retour à la case départ. Cathleen eut un petit sourire. Peut-être qu’elles étaient voué à ça : Revenir sans cesse à la case départ. La jeune femme fronça les sourcils lorsque Leandra lui demanda si elle s’intéressait à la vie d’Alvin maintenant et elle lui répondit trop rapidement :

« Jamais de la vie ! Tu sais bien ce que je pense de lui. »

Elle avait failli lui dire « traitre », mais Leandra n’était qu’une humaine, elle ne savait pas qu’il était un atrien. Bien sûr, l’autre femme avait du sentir que Cathleen mentait, mais elle espérait que son petit mensonge allait passer sous le silence. Leandra revient avec la bouteille de Whisky avant d’en verser de nouveau dans le verre de Cathleen. Leurs visages n’étaient plus très loin lorsque l’humaine s’assit en face de l’atrienne. Les cœurs de cette dernière bondir dans sa poitrine, mais elle n’eut le temps de rien faire puisque Leandra lui dit qu’elles étaient entourées de pauvres types. Cathleen eut un petit sourire. C’était la pure vérité. Leandra rajouta que Bart était une exception.

« Heureusement que l’on a le doc quand même… et une bouteille d’alcool. »

Cathleen commençait à avoir chaud à cause de l’alcool qu’elle avait bu. Elle posa son verre sur la table pour enlever sa veste pour ne rester qu’en débardeur. Elle joua un peu avec ses cheveux avant de reprendre son verre et croiser le regard de Leandra.

« Qu’est-ce qui se passe ? J’ai quelque chose sur le visage ? »

Sans le vouloir, Cathleen venait de déclencher de nouveau le jeu de la séduction entre elles…
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MessageSujet: Re: When our dreams all fail, and the one we hail are the worst of all [Cat ♥]   Dim 22 Mai - 13:51


Du rhum, des femmes, c'est ça qui rend heureux
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Leathleen
J’eus un petit rire aux dires de Cathleen, preuve que l’alcool commençait déjà à faire son effet. Dans mon état normal, je riais peu, je faisais tout dans la retenue, me contentant de sourire en coin ou d’œillades appuyées. L’alcool brisait ces barrières , comme chez beaucoup de gens, me rendant beaucoup plus expressives.

« Soit tu es devenue particulièrement philosophe… soit ce whisky est très efficace »

Commentai-je en pointant du doigt son verre vide. Je commençai à avoir un peu de mal à raisonner, à réfléchir, me laissant aller purement à mes instincts. Est-ce que Cathleen avait sincèrement changé d’avis sur les humains, ou bien était-ce une de ces manigances Tragiennes ? Les Trags étaient capables de beaucoup de choses. De tout, diraient certains. Jouer dans le sentimental n’était clairement pas quelque chose dont ils se priveraient pour parvenir à leurs fins. N’ayant quasi plus de contact avec Alvin, je ne pouvais pas obtenir d’informations par son biais sur Cathleen et son idéologie du moment.
Pour ma part, je détestais les Atriens, et je savais que je ne changerais pas d’avis de si tôt. Je ne détestais pas CHAQUE atrien individuellement, évidemment, je m’étais même rapprochée de certains d’entre eux un peu malgré moi, mais je leur en voulais. J’en voulais à tout un peuple pour leur aveuglément débile et acharné, pour avoir brandi leurs grands idéaux au lieu d’accepter d’enlever leurs œillères. Et si je savais qu’une grande majorité n’était pas coupable, je savais aussi que tant qu’il y aurait des atriens sur Terre, je ne serais pas en sécurité. Et la vie m’avait appris à être égoïste pour survivre.

Réalisant que mon esprit dérivait vers des contrées bien obscures, je secouai un peu la tête, plantant mes yeux dans ceux de Cathleen pour essayer de me sortir du méandre de mes pensées et m’ancrer à nouveau dans notre réalité.

« Que ce soit l’un ou l’autre, ça m’arrange plutôt… »

Enchaînai-je, un sourire empli de sous-entendus revenant s’emparer de mes lèvres. Ce petit jeu était très naturel entre Cathleen et moi, ce qui était assez surprenant étant donné notre passif et nos connaissances communes.
Connaissances communes sur lesquelles le sujet dériva d’ailleurs. Enfin, en l’occurrence, c’était surtout Alvin qui attisait sa curiosité. Elle devait déjà savoir que Kleve et moi, nous ne nous parlions plus. Disons que déjà auparavant, nous ne pouvions pas nous parler énormément, puisque nous n’étions pas censés nous connaître, mais depuis Halloween, c’était encore une autre histoire… Je n’avais pas compris son comportement, et l’avais encore moins accepté.

« C’est Alvin »

Commentai-je dans un sourire amusé lorsqu’elle répliqua qu’il était un con.

« J’ai toujours su que c’était un connard fini »

Alors pourquoi est-ce que je le disais avec une espèce de simili-tendresse complètement inappropriée ? Notre relation avait toujours été très borderline. Je ne tarissais pas d’insultes et de critiques à son égard, et pourtant, à chaque fois que je l’évoquais, il y avait cet attachement malsain qui me trahissait. Clairement, en un sens, j’étais dépendante de lui. Et je savais que ça ne rimait à rien, mais les habitudes avaient définitivement la vie dure.

Je finis par lui retourner la question, me demandant pourquoi elle s’intéressait subitement à lui. Sa réaction fut vive et spontannée. L’alcool devait aussi la débrider. J’hochai doucement la tête, baissant un moment le menton, la dévisageant par en bas, à travers ma rangée de cils.

« On ne sait jamais… on peut changer d’avis sur une personne »

Nous en étions probablement la preuve vivante. A moins, évidemment, que ça ne fasse partie de son jeu d’actrice pour les Trags. Ce n’était, techniquement, pas impossible, mais dans ce cas elle était extrêmement bonne comédienne pour garder le masque malgré l’alcoolémie qui montait. En fait, la voire flancher vers l’ivresse me rassurait, en un sens, comme si c’était la garantie qu’elle ne se fichait pas complètement de moi. J’en profitai pour nous reservir toutes les deux tout en m’installant à côté d’elle, initiant un rapprochement physique.

« Oui, ça résume assez bien ce que nous donne de l’espoir »

Approuvai-je tout en éclatant d’un bref rire. Ca avait quelque chose d’un peu pathétique, dit comme ça, de se reposer sur un psy et de l’alcool, mais franchement, autant assumer ses tendances. Et puis, à mes yeux, Barth n’était pas un psy. C’était … une personne très importante, même si je ne lui avais jamais dit, et encore moins montré. En fait, j’avais été une vraie connasse avec lui. Il m’avait fallu 3 verres de whisky pour le réaliser. Ou plus ? Bwarf, qui s’en soucie ?
Le temps de me laisser aller à quelques réflexions et hop, Cathleen avait fait tomber la veste. J’esquissai un sourire en coin appréciateur. Clairement, elle offrait une bien meilleure image que moi, qui étais encore en jogging et en sweat. J’avais certes un peu chaud, mais comme je ne portais qu’un soutien-gorge en-dessous, je n’allais pas pousser le vice jusqu’à me promener en sous-vêtement. Quoique…. Non Lea, un peu de tenue bordel !

La voix de Cathleen me tira de mes pensées, et je ne réalisai qu’en l’entendant que j’étais en train de la fixer avec un semblant d’insistance. Un instant, mes sourcils s’arquèrent dans un semblant de surprise alors que je me reconnectai à la réalité, mais rapidement, mon instinct joueur prit le dessus.

« Oui »

Murmurai-je doucement, sans la lâcher du regard. Il fallait dire qu’elle était franchement agréable à observer. Je ne l’avais jamais remarqué du temps où nous nous détestions, focalisant toute mon énergie pour lui pourrir l’existence. Avec un peu de recul, je réalisai qu’elle était une femme vraiment séduisante… En fait je me demandais même comment Kleve avait fait pour succomber pour Alvin alors qu’il avait Cathleen à ses pieds. Mais bon… Les sentiments, c’était plus compliqué que juste un physique, et mon avis sur Alvin était un peu biaisé. J’en étais tellement venu à le considérer comme un frère que la simple idée de l’embrasser me retournait l’estomac. Je chassai Alvin de mon esprit juste à temps, réalisant que je m’étais encore rapprochée de Cathleen. Il n’y avait que quelques centimètres entre nous, et je ne lui avais pas dit ce qu’il y avait sur son visage.

A cette distance, elle ne devait rien voir de plus que mes yeux troubles frangés de cils, alors tant pis, elle louperait mon sourire lascif. C’était dommage.

« Le mien, dans une seconde »

A peine avais-je dit cela, que j’avais fondu sur elle sans une once d’hésitation, réduisant à néant la distance qui nous séparait. Je sentais une rage bestiale rugir en moi, et je savais que c’était l’alcool qui la stimulait, mais je m’efforçai malgré tout de faire preuve d’une certaine douceur. Mes lèvres vinrent cueillir les siennes avec une délicatesse qu’on ne m’aurait probablement pas soupçonnée en me voyant. Mes doigts étaient venus caresser le pli de sa mâchoire, la peau de ses joues, puis de son cou, accompagnant le mouvement de ma bouche alors que je venais clore ce que j’avais voulu commencer lors de notre rencontre dans le bar. Ma bouche cherchait la sienne comme si elle en avait besoin, ma langue venait solliciter sa jumelle dans une danse harmonieuse, à la fois douce et enflammée.

Ce fut dans cet emportement que j’entendis la sonnette se manifester. Pressées contre les siennes, mes lèvres laissèrent malgré tout échapper un grognement de frustration. C’était quoi ce timing pourri ? J’ignorai le bruit, songeant que si on faisait comme s’il n’existait pas il allait juste finir par disparaître. J’étais à deux doigts de m’installer à califourchon sur Cathleen pour assurer une position plus confortable lors de la conquête de ses lèvres, quand la sonnerie retentit à nouveau.

Dans un mouvement particulièrement énervé, je me redressai, brisant notre échange, pour me diriger vers la porte et faire passer une douche froide à la personne nous ayant interrompu. J’ouvris la porte, attendant à peine 3 secondes pour inonder mon interlocuteur de mon discours agacé.

« Le cabinet est fermé, merci de…. »

Je n’eus pas le temps de finir ma phrase que le poing de mon interlocuteur c’était abattu sur mon visage, me sonnant et me forçant à reculer en même temps. Je titubai en arrière, analysant brièvement la situation alors que je réalisai qu’il n’y avait pas qu’un seul arrivant, mais 3, tous marqués sur le visage, m’indiquant qu’il s’agissait d’atriens. Je restai un instant sonnée, silencieuse, incapable de réagir alors que j’encaissais son coup de poing. L’alcool ralentissait mon cerveau, m’empêchant de raisonner et d’essayer de comprendre ce qui se passait. J’entendis simplement :

« Où es-elle ? »

Alors qu’ils rentraient tous les 3 dans le cabinet et que je cherchais en brassant de l’air avec mes bras un objet solide sur lequel prendre appui et me resaisir.


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MessageSujet: Re: When our dreams all fail, and the one we hail are the worst of all [Cat ♥]   Dim 29 Mai - 14:50


« Les rêves peuvent changés et devenir réalités. »
L'alcool et deux filles qui apprennent à se connaitre, ça ne faisait pas bon ménage parfois. Cette fois, Cathleen se disait qu'elle s'en fichait. Ce n'était pas comme si quelqu'un l'attendait cette fois. Elle n'avait pas vu de Trags dans les parages depuis des jours. C'était comme si Lars avait décidé de la laisser tranquille. En même temps, avec tout ce qui venait de se passer dans sa vie, la jeune femme se demandait encore comme elle faisait pour tenir le coup. Alvin n'était pas seulement un traitre, il était aussi son frère. Un frère dont elle ne connaissait pas l'existance. Un frère qui l'avait malmené depuis des années. Elle en avait fait autant, c'était comme si la nature voulait qu'ils se retrouvent ensemble pour se rendre compte qu'ils étaient de la même famille. Le choc avait été terrible. Le pauvre Kleve se retrouvait au milieu un fois de plus. Cathleen n'avait pas tout comprit, mais elle n'avait pas chercher à comprendre. Alvin lui avait une fois de plus sauver la vie. Elle lui était redevable.

Cathleen se concentra de nouveau sur Leandra. Leur petit jeu commençait à faire monter la température dans la pièce. C'était quelque chose qu'elle adorait. Elles discutaient encore un peu d'Alvin. Décidément celui là, il se retrouvait toujours dans leurs conversations... Il faisait parti de leurs vies à toutes les deux... Leandra lui posa la question qu'elle s'intéressait autant à Alvin, mais la Trag n'avait pas envie d'en parler. L'autre jeune femme lui dit alors qu'on pouvait changer d'avis sur une personne. Cathleen eut un petit sourire avant de dire :

"Il est difficile de changer d'avis sur la personne qu'est Alvin."

Leandra lui servit un nouveau verre que la Trag n'eut pas de courage à refuser. Elle allait être dans un état lamentable lorsqu'elle allait partir d'ici. Cathleen commençait à avoir un peu chaud et décida d'enlever sa veste pour se retrouver en débardeur. C'était déjà mieux. Cependant, le jeu de la séduction allait les mettre à mal par la suite.

Leandra dévisageait Cathleen qui s'éfforcait de lui sourire. Une tension électrique commençait à monter dans la pièce et la Trag demanda alors si elle avait quelque chose sur le visage. L'humaine lui dit alors qu'elle aurait son visage dans une seconde. Avant qu'elle ne comprenne vraiment le sens de la phrase, Cathleen sentit les lèvres de la jeune femme contre les siennes. Les doigts de Leandra la caressa doucement un peu partout sur son visage. Cathleen se laissa faire, caressant doucement le dos de la jeune femme. C'était comme si leur rencontre dans le bar ne s'était pas arrêter. Après avoir passer plusieurs semaines sans compagnie, Cathleen se sentait en parfaite harmonie avec Leandra. L'emrpessement monta d'un coup. La Trag se colla contre l'humain, cherchant à la faire grimper sur elle jusqu'à ce que la sonette du cabinet sonne. Un grognement sortit de la bouche de Leandra suivit de Cathleen. Qui est-ce qui ne savait pas lire une annonce ? La sonnette sonna de nouveau et Leandra se leva. Cathleen en profita pour poser son verre sur la petite table. Elle espérait que ce n'était pas un client pressé ou qui allait s'imposé. Elle entendit la voix de Leandra dire que le cabinet était fermé puis d'un coup, le son d'un coup de poing rétendit dans le silence. Cathleen se leva d'un coup. Qui est-ce qui venait embêter Leandra ? La Trag marcha silencieusement vers la porte pour ne pas se faire repérer. Elle passa doucement la tête juste pour voir trois atriens devant une Leandra étendue par terre. On lui demanda où elle était... le elle ne pouvait qu'être que Cathleen. Cette dernière chercha un endroit pour se cacher. Son cerveau était embrouillé par l'alcool et les émotions vécus pendant le baiser avec Leandra. Pourquoi ces Atriens, sans doute des Trags, venaient la chercher ici ? Ils l'avaient sans doute encore suivit. Quand est-ce qu'ils allaient la laisser tranquille ?

Cathleen réussit à trouver un endroit pour se cacher, juste derrière un canapé. Elle n'était pas très fière de laisser Leandra toute seule, mais pour l'instant, elle ne semblait pas être en danger. Ils la cherchaient elle et non Leandra. Elle serait sans doute sonner pendant quelques minutes, mais elle n'aurait pas de soucis à se faire pour sa vie. Pour Cathleen, c'était autre chose. Elle entendit les pas des trois Atriens. Ils la cherchaient. Elle était coincée maintenant. Elle jeta un coup d'oeil hors de sa cachette. Il y en avait deux qui la cherchait à l'opposer d'où elle était. Elle fronça les sourcils. Où était le troisième ?

"Je t'ai !"

L'atrien l'attrapa par la cheville pour la sortir de sa cachette. Il traina la jeune femme sur quelques mètres dans la pièce avant de la retourner sur le dos. Cathleen se débattit avant de voir les deux autres se pointer devant elle.

"Qu'est-ce que vous me voulez ? Ca fait des jours que vous ne m'avez pas suivit. Je n'ai rien fait du tout, je me tiens à carreaux. Je ne veux plus avoir à faire avec les Trags !"

Elle avait envie de hurler, mais elle n'y arrivait pas parce qu'elle commençait à avoir mal à la tête. Qu'est-ce qu'il venait faire ici ?

"Nous t'avons suivit parce que nous savons que tu commences à perdre pied. Tu fréquentes des humains... Toi qui a toujours dis que tu les détestais, tu nous fait honte. Qu'est-ce qui t'es arrivée ?"

Cathleen décida de ne pas répondre. Ils ne pourraient pas comprendre. Ce qui comptait maintenant, c'était de ne pas mettre en danger Leandra. D'ailleurs, cette dernière n'était toujours pas dans la pièce. La Trag chercha sa jeune amie.

"Où est Leandra ?"

"Parce que tu l'appelles par son prénom maintenant ? Qu'est-ce qu'elle t'a fait ? Elle t'a envouté ? Tu sais que les humains sont dangeureux pour nous et ils sont inférieurs à nous..."

Cathleen l'ignora, cherchant à se dégager de son bourreau. Elle lui envoya un coup de pied dans les jambes avant de pouvoir se lever et courir vers l'entrée du cabinet, mais l'un des autres Trags lui envoya un coup de poing au visage qui la fit voler sur quelques mètres avant qu'elle ne s'effrondre au sol... Sonnée, Cathleen se demanda tout de même comment elle allait sortir Leandra de cette situation... Décidément, son ancienne vie allait la poursuivre toute sa vie....
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MessageSujet: Re: When our dreams all fail, and the one we hail are the worst of all [Cat ♥]   Lun 6 Juin - 20:37


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Leathleen
Pouvait-on changer d'avis sur Alvin ? Sans doute. Pour ma part depuis que je l'avais rencontré mon opinion était restée constante, et même avec nos disputes, mon avis sur lui n'avait pas changé.... Pas totalement en tout cas. Non, clairement, il était toujours un incroyable connard égoïste et cinglé, et il le serait probablement toujours. Pauvre type. Un pauvre type que j'adorais, certes, mais un pauvre type néanmoins.
Celà dit, Kleve était la preuve vivante qu'on pouvait changer d'avis sur Alvin. Au début, si j'avais bien compris, l'Adetir n'était de loin pas le fan numéro 1 d'Alvin..... Et puis soudainement, le voilà enamouraché de cet idiot. Comme quoi les miracles existaient bien. Alors de là à penser que Cathleen pouvait se faire prendre à la même entourloupe.... Ce n'était pas totalement impensable, quoique assez improbable.

Mais pour le moment, très franchement, ce n'était pas à Alvin que j'avais envie de penser... Ce petit con occupait déjà bien assez mes pensées comme celà, je préférais les laisser dériver vers quelque chose de plus plaisant... Comme ma voisine par exemple. Le self-control et moi, ça faisait clairement deux, et sur une perche tendue par Cathleen, je me retrouvai bien rapidement à dévorer ses lèvres comme la plus savoureuse des friandises, cherchant à réduire la distance entre nous, encore et encore. J'avais conscience de donner l'impression d'être totalement en manque, mais honnêtement, depuis le temps que je sentais cette tension entre Cathleen et moi, j'avais un peu de mal à réfréner mes envies, et je ne cherchais même pas à m'en cacher. A en croire les réactions de la jolie brune, elle n'était pas non plus concrètement opposée à cette idée, m'encourageant même à venir m'installer sur elle pour approfondir notre baiser.

Et ce fut cet instant que choisit le destin pour venir foutre en l'air mes plans. Je ne me privai d'ailleurs pas de manifester mon mécontentement alors que je délaissais Cathleen pour aller ouvrir à l'emmerdeur de première. Ou plutôt... Les emmerdeurs, comme je ne tardai pas trop à le découvrir en ouvrant cette maudite porte. J'eus à peine le temps de dévisager les nouveaux arrivants que l'un d'eux, le plus fort, me frappa, m'envoyant valser en arrière sans que je ne puisse m'y opposer. Mon dos cogna le premier contre le sol, la tête tapa ensuite, me sonnant au passage alors que ce qui m'entourait s'obscurcissait. La discussion qui suivit entre les hommes et Cathleen me parvint de loin, les sons atteignant mes oreilles sans que je ne parvienne à les interpréter. J'avais trop bu, pour sûr, et le choc n'avait pas aidé.

Rassemblant mes forces et ma volonté, j'essayai de me redresser, me répétant intérieurement que j'étais une battante, une survivante, que je n'allais pas laisser de pauvres types me mettre la misère après tout ce que j'avais fait pour en arriver là. OH que non. Ce serait une fin trop bête.
Les Trags semblaient très occupés avec Cathleen, me laissant une petite marge de manœuvre. Retrouvant lentement mes esprits, je parvins à me redresser, d'abord sur les genoux, puis enfin debout, m'aidant du mur pour ne pas m'effondrer. Je secouai la tête, m'allant l'arrière de mon crâne pour m'assurer que je ne m'étais pas ouverte dans la chute. Heureusement pour moi, c'était essentiellement le dos qui avait pris.

Tendant l'oreille, j'essayais de saisir la situation de l'autre côté du mur séparant les autres de moi. Je n'entendais pas de signe de lutte, je ne savais pas si c'était bon ou mauvais signe. L'instant d'après, la voix de Cat s'éleva, signe qu'elle n'était pas inconsciente ou... Pire. Et visiblement, elle s'inquiétait pour moi. La réponse d'un des Trags fusa, et me fit lever les yeux au ciel. Pouvait-on être plus borné et crétin qu'un Trag ? Difficilement. L'agitation recommença, signe sans doute que Cathleen essayait de se défaire du petit gang. Ce fut le signe pour moi d'intervenir, je pouvais probablement profiter de l'effet de surprise pour renverser la tendance.

Bondissant de ma cachette, j'eus juste le temps de voir un type au sol et un autre envoyer une droite à Cathleen qui fut propulsée comme je l'avais été un peu plus tôt. Sans réfléchir d'avantage, je m'emparai de la lampe de bureau qui était là où je l'attendais, et je l'envoyais valser sur le crâne du 3eme larron qui la vit venir trop tard. Il s'effondra sur le coup, et sans prendre le temps de vérifier dans quel état il était, je réitérai l'expérience avec celui qui venait de cogner Cathleen. J'eus un peu moins de succès, ne bénéficiant plus de l'effet de surprise, et on rentra bien vite dans un bras de fer où il essayait de me faire lâcher mon arme. Je lus dans ses yeux la surprise alors qu'il réalisait que ma force égalait presque la sienne ce qui, pour une humaine, relevait de l'exploit. Mais ce n'était pas le moment de se soucier de ma couverture, il fallait avant tout qu'on se débarrasse de ces cinglés.

Profitant du choc, je parvins à prendre temporairement le dessus... Jusqu'à ce que celui que Cathleen avait mis à terre n'attrape mon pied, me déséquilibrant. D'instinct, je me mis à crier alors que je lâchais la lampe qui s'explosa au sol, et que je m'accrochais à l'autre type pour essayer de le faire chuter avec moi. L'adrénaline m'électrisait, me faisant oublier mon dos et ma tête qui me faisaient un mal de chien. On était maintenant tous les 3 au sol, l'un tenant mon pied que je remuais dans tous les sens, l'autre sonné par la chute. Un instant, un court instant, je ressentis la peur, la vraie. Celle de perdre la vie aux mains de deux pitoyables losers. A leurs yeux, je n'étais qu'une humaine sans importance, ils n'hésiteraient probablement pas 2 minutes avant de m'achever. Au contraire, ils saisiraient cette opportunité avec plaisir sûrement.

« Cathleen ! »

Appelai-je, la suppliant presque de venir à mon secours. Et si elle avait profité de l'agitation pour se barrer et sauver sa peau.... Non. Non je ne voulais pas croire celà.


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Je te l'ai dit, tu as ce sourire au coin des lèvres quand tu mens. Tu t'imaginais pouvoir t'en sortir encore et encore facilement. J'essaie d'y croire, j'me voile sûrement la face. Tu m'as poignardée dans la noir. J't'ai fait confiance, aveugle était ma confiance, et tu m'as fait tort.
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MessageSujet: Re: When our dreams all fail, and the one we hail are the worst of all [Cat ♥]   Sam 11 Juin - 14:21


« Les rêves peuvent changés et devenir réalités. »
Comment avaient-ils fait pour la retrouver ? Elle n'avait pas eu l'impression d'avoir été suivit ces derniers jours. Avait-elle un traceur sur elle ? Sa tête lui tournait, le troisième Trag ne l'avait pas raté. Du bruit dans la pièce la fit sursautée. Leandra était là, elle n'était pas morte. Ils auraient pu le faire. Ils auraient pu la tuée et faire passer le tout sur le dos de l'atrienne. C'était une chose que les Trags étaient capable de faire. Cathleen se redressa au moment où Leandra assoma l'un des hommes qui s'écroula au sol. Les deux autres, surpris, se tournèrent vers la jeune femme. Ils ne comprennaient pas. Quelque chose clochait dans ce joli tableau. Quelque chose avait changé. Quelque chose de familier. Pendant un instant, le temps s'arrêta. Puis Leandra s'en prenait à celui qui venait d'envoyer Cathleen au tapis. Pendant quelques secondes, la Trag se rendit compte de ce qui clochait. Mais elle n'eut pas le temps d'y réfléchir. Leandra tomba au sol, entrainant l'autre avec elle. L'un était assommé, l'autre debout près de Cathleen et le dernier essayait de nuire à Leandra. La trag n'avait pas bougée, essayant de faire passer le mal de tête. Elle savait que les Trags pourraient la tuer. Elle n'était qu'une humaine à leurs yeux. La voix de Leandra se fit entendre et électrisa Cathleen. La Trag en elle refit surface. Ce n'était pas aujorud'hui qu'elles allaient mourir. Il y avait trop de choses à faire et à mettre au point.

Cathleen se releva doucement. Les deux autres étaient tellement concentré sur Leandra que personne ne fit attention à elle. La jeune femme sauta sur le dos de celui qui tenait la cheville de Leandra. Elle l'attrapa par le cou et lui fit une clé de bras. L'homme se débattait, mais puisqu'elle était sur son dos et qu'il ne pouvait se débattre, il essaya de la griffer sur ses bras, mais n'y arriva pas. Son visage devenait tout rouge, mais Cathleen n'avait pas l'intention de le tuer, juste de lui faire perdre conscience. L'homme cessa de se débattre petit à petit. Il n'en restait qu'un seul qui était là, à regarder. Il était revenu de l'inconscience. Cathleen se releva et se mit en position de combat.

"Tu sais que tu n'as aucune chance de nous échapper. Et elle subira les conséquences de tes actes."

Il avait pointé du doigt Leandra qui était toujours au sol. Cathleen sentit son sang ne faire qu'un tour dans son corps. Il n'en était pas question. La jeune femme répliqua :

"Si vous ne revenez pas au QG, personne ne sera qu'elle est impliquée. Et personne ne réclamera vos pauvres petits corps de Trags. Je ne sais pas ce qui me retient de ne pas vous tuez."

Aucun des deux ne voulaient bouger. Cathleen jeta un coup d'oeil à Leandra. Elle ne semblait pas être trop mal en point. Elle se reconcentra sur l'homme devant elle. Il avait profiter de sa distraction pour sortir quelque chose de sa poche. Un couteau. C'était primitif. Elle eut un petit sourire.

"C'est tout ce que ton maitre t'a donné pour te défendre contre moi. Tu sais bien que tu n'as aucune chance. Je suis Adetir et Trag."

Il joua avec son couteau, indécis. Il savait bien qu'elle était l'une des plus douées. Elle avait juste pas suivit les ordres. Elle s'attachait à des humains et elle n'était plus que l'ombre d'elle-même. Pourtant, elle avait tout le potentiel de devenir la Trag la plus redoutable, peut-être même de devenir la chef. Il hésitait parce qu'il tenait quand même un peu à la vie, mais s'il ne le faisait pas, elle allait devenir un poids pour tous les Trags. Il se jeta sur elle, au moment où ses deux collègues revenaient doucement à eux.

Cathleen vit l'hésitation dans les yeux du Trag. Qu'est-ce qui le faisait douté autant ? Elle n'était pourtant pas très grande et ses forces n'étaient pas au maximum et lui, c'était un mâle. Mais quelque chose le faisait hésiter. La jeune femme vit que les deux autres revenaient à eux et que l'autre se jeta sur elle. Elle évita le coup de couteau vers son ventre. Elle fit un demi-tour sur ses jambes avant de refaire face à son adversaire. Elle n'avait pas d'armes dans les mains, seulement son corps. C'était suffisant. Elle le vit revenir, elle lui attrapa le poignet tenant l'arme et le tordit. Il hurla, lâchant le couteau. Cathleen tourna sur elle-même, entrainant l'homme au sol. Elle se redressa, le regardant.

"Vous me dégoutez. Je comprends ceux qui se démarquent..."

Elle parlait bien sûr d'Alvin, mais elle ne pouvait pas le nommer sans que sa couverture saute. Cathleen se tourna vers Leandra qui était toujours au sol, elle se laissa tomber à ses cotés et lui attrapa le visage entre ses deux mains.

"Tu vas bien ? Tu n'es pas blessée ?"

Cathleen avait juste oublié que les autres s'étaient remis de leurs inconsciences. L'un d'eux était maintenant derrière elle, le couteau de l'autre en main. Les yeux de Leandra l'avertirent avant même qu'elle ne sente la main de son adversaire sur son épaule. Il la fit basculer sur le dos et se mit au dessus d'elle, bloquant tous ses mouvements.

"C'est toi qui va mourir aujourd'hui..."

Cathleen sentit le couteau s'enfoncer sur l'un de ses cotés. Elle serra les dents. Elle en avait marre de se faire charcuter à chaque bataille. Comme si le fait de la vider de son sang à chaque fois la vidait de ses forces. Elle utilisait cette faiblesse pour reprendre des forces.

"Et toi, tu devrais plutôt surveiller tes arrières."

Elle réussit à se dégager l'un de ses bras et lui envoya le premier objet qu'elle trouva à ses cotés. Le verre éclata contre la temple du Trag qui s'effondra. Cathleen souffle un peu. Le désordre qui règnait faisait peur. Le pauvre Bart allait revenir et n'allait pas comprendre. Cathleen se dégagea et retira brusquement le couteau enfoncé dans sa chair. Elle serra les dents mais ne dit rien. Ce n'était pas grave. L'adrénaline diminuait doucement. Elle retourna vers Leandra et lui dit :

"Il faut les attacher et les rendre à leur maitre. Je n'ai pas envie de les tuer. Il faudra maintenant que tu te protéges... Mais je pense que tu n'as pas besoin de l'aide de quelqu'un n'est-ce pas ?"

Elle avait remarqué comment Leandra avait résisté à l'un des Trags... Elle ne l'obligerait pas à dévoiler qui elle était  vraiment.

"Tu n'es pas obligé de répondre... Je m'en fiche."

Cathleen alla chercher quelque chose pour attacher les trois atriens. Son coté gauche la faisait souffrir, mais elle ne voulait pas que Leandra le voit. Elle trouva du ruban adhésif dans un placard et attacha les mains et les pieds de chacun des atriens. Elle jeta un coup d'oeil à la salle d'attendre. Elle allait devoir remettre tout en ordre. Elle payerait pour les travaux. Elle se laissa tomber au sol et attrapa la bouteille de whisky qui avait miraculeusement survécu. Elle en bu une longue gorgée pour faire passer la douleur. Qu'est-ce qu'elle allait faire maintenant ? Les choses allaient encore changé...
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MessageSujet: Re: When our dreams all fail, and the one we hail are the worst of all [Cat ♥]   Dim 12 Juin - 21:03


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Rapidement, la bagarre dégénéra. Personnellement, je ne comprenais pas pourquoi Cathleen perdait son temps à discuter avec ces pauvres types, pourquoi elle ne se contentait pas de les saigner. Evidemment, qui disait meurtre disait ennuis, problèmes, et elle comme moi, nous n’en avions pas besoin. On savait toutes les deux ce qui se passerait : elle, en tant qu’atrienne, serait prononcée coupable par les humains, et sa sentence ne serait probablement pas folichonne. Quant à moi, en tant « qu’humaine », j’aurais les Trags à mes trousses. Clairement rien de réjouissant… Mais je devais admettre que l’instinct de survie me faisait souvent envisager le pire. Tuer quelqu’un ne me faisait pas peur. Mais Cathleen avait probablement pris la bonne décision, même si comme moi, elle était tentée de leur ôter la vie.

Dans la bataille, je vis l’autre type sortir un couteau, et je tressautai. Allait-elle s’en sortir contre lui à mains nues ? Elle semblait sûre d’elle, à en croire ce qu’elle lui disait. Un discours qui me surprit par ailleurs. Ne venait-elle pas de dire haut et fort qu’elle était Trag ? Rien de neuf pour ces types là, mais moi, je n’étais pas censée être au courant. Alors certes, j’étais très proche d’Alvin qui connaissait son petit secret mais… C’était tout de même risqué d’avouer cela sous mon nez.

La lutte reprit alors que j’essayais de me débattre au sol avec l’autre type. Il était clairement déjà sonné, et je n’eus pas grande difficulté à l’envoyer faire de doux rêves. A peine débarrassée de lui, je reportai pour attention sur Cathleen qui avait pris le dessus malgré le fait qu’elle soit désarmée. Pour sûre, elle était impressionnante. Les Adetirs étaient à la hauteur de leur réputation pour ce qui était des techniques de combat.
Elle adressa ses derniers mots, surprenants d’ailleurs, à son adversaire, avant de venir s’agenouiller près de moi, s’enquérant de mon état.

« Ca va, je crois »

Répondis-je en grimaçant. Pour être parfaitement honnête, j’avais mal un peu partout, et surtout au dos, mais rien d’irréparable, j’en étais certaine. Naturellement, en tant que démarquée, guérir était plus difficile que si je vivais avec d’autres Atriens, je n’avais pas accès si facilement à du sang Atrien qui accélèrerait mes soins, surtout depuis qu’Alvin refusait de m’adresser la parole… Mais ça finirait par rentrer dans l’ordre. Il me fallait juste être patiente. Dans tous les cas, je ne pouvais clairement pas aller à l’hôpital ou chez un médecin et risquer de me faire démasquer.

« Et toi tu n’as ri… »

Je m’interrompis moi-même en voyant l’un des trois lascars se relever, couteau à la main, derrière Cathleen. Je n’eus pas le temps de la prévenir, mais mon silence fut apparemment plus éloquent que tous les avertissements oraux.  Pas assez tôt pour qu’elle ne parvienne à se défendre, et l’instant qui suivit, l’homme la fit basculer sur le dos, la surplombant pour l’immobiliser. Je pris mon élan pour me relever et lui prêter main forte, mais une main m’attrapa à la gorge par derrière, me faisant lâcher un cri étouffé. L’autre déchet était visiblement revenu à lui. C’était exactement pour cela que je préférais tuer mes ennemis plutôt que de les assommer…
Instinctivement, j’agrippai mes doigts aux siens, enfonçant mes ongles pour le faire lâcher, mais en vain. Je sentais l’air se vider de mon corps, j’avais déjà du mal à réfléchir, à analyser. Réflexe de survie, je lâchai ses mains pour venir à tâtons chercher son entrejambe, et serrer de toutes mes forces, comme si broyer ses parties génitales assurerait ma survie –et techniquement, c’était le cas. Le Trag me lâcha sous la douleur, me laissant une fenêtre de tir. Je n’hésitai pas 30 secondes avant de lui coller un coup de boule magistral avec l’arrière de mon crâne. La seconde suivante, je l’entendis s’effondrer à nouveau. Je plaquai mes mains sur ma tête qui me faisait un mal de chien, inspirant bruyamment pour essayer d’happer le plus d’air possible.

Mes yeux cherchèrent Cathleen, elle n’était pas loin. Elle venait visiblement de se débarrasser de son opposant, mais pas indemne.

J’ouvris la bouche, prête à lui demander à quel point la blessure était grave, mais elle me devança, adoptant une attitude sérieuse, presque professionnelle alors qu’elle prenait la situation en main, organisant les tâches à faire. Il fallait pour sûr s’assurer que ces 3 là ne feraient rien, mais sa blessure me semblait bien plus urgente. Je tendis la main vers sa hanche, m’apprêtant à écarter le tissus pour en découvrir l’ampleur, mais son commentaire me stoppa net.

Je relevai la tête vers elle, la dévisageant en silence. Que voulait-elle dire par là ? Certes, elle m’avait vu me battre, égaler la force d’un Atrien, et d’un Atrien entraîné qui plus est. Ce n’était techniquement pas impossible pour une humaine, juste assez improbable. Se doutait-elle de quelque chose ? Cathleen connaissait les démarqués. Pire, elle savait que j’étais très proche de l’un d’eux. Avait-elle fait le lien ? Impossible à dire. Et je ne me voyais pas lui poser la question. Je restai là, hésitante, et elle fut finalement la première à reprendre la parole, m’assurant que je n’avais pas à répondre, qu’elle s’en fichait.

Je fronçai les sourcils, ne sachant toujours pas quelle attitude adopter. Je finis par me relever à mon tour pour l’aider dans sa tâche.

« Cathleen, laisse moi faire, tu es blessée »

Déclarai-je d’un ton catégorique. Je voyais bien qu’elle avait l’habitude de ne reposer sur elle-même, d’afficher un air fier, fort, mais ça ne servait franchement à rien devant moi. Je venais de la voir se battre comme une espèce de déesse guerrière, je ne voyais pas bien ce qu’elle avait de plus à prouver.
Mon commentaire ne la stoppa pas, et elle finit de s’occuper du sort des 3 Atriens avant de se laisser tomber au sol avec la bouteille de whisky.

Ramassant la veste qu’elle avait enlevée un peu plus tôt, j’allai m’accroupir à ses côtés, lui arrachant la bouteille des mains tout en lui jetant une œillade autoritaire.

« Me vide pas ça, j’en ai besoin »

Renversant allègrement le whisky sur le tissus de la veste, j’entrepris de déchirer son débardeur jusqu’à avoir un accès correct à la blessure sur laquelle je pressais le tissus imbibé. J’avais vu suffisamment de film humain pour connaître leur système D en matière de soins. A défaut des plantes atriennes qu’il fallait, ça ferait l’affaire.

« Appuie dessus, fort »

Lui dis-je avant de me relever pour aller récupérer la trousse de secours que l’on gardait dans le cabinet au cas où. Quand on travaillait avec des gens un peu zinzins, mieux valait être bien équipé. Retournant près d’elle, je m’assis en tailleurs au sol alors que j’entrepris de lui fabriquer un pansement pour au moins stopper le saignement.

« Est-ce que tu connais un médecin atrien qui pourrait se déplacer ici ? Y a pas moyen que je te laisse sortir d’ici dans cet état »

Et un médecin humain ne connaissait traditionnellement rien à comment soigner les Atriens. Délicatement –aussi délicate que je pouvais l’être en tout cas- j’essayais de lui mon pansement de fortune. Je la vis esquisser un geste pour m’en empêcher, sans doute par fierté, mais ma main fut plus rapide à s’emparer de son poignet pour le stopper, alors que je plongeai mon regard dans le sien.

« Donner le change, ne rien laisser voir de ses faiblesses, c’est bon, je connais tout ça moi aussi »

Murmurai-je dans un froncement de sourcils.

« Parfois il faut aussi savoir accepter ou demander de l’aide »

Elle n’en avait pas l’habitude, ce n’était pas difficile à voir. Elle avait du mettre des années à forger sa carapace, elle n’avait probablement pas envie de l’ouvrir au premier venu –ou à la première venue dans mon cas. Tout cela, je ne le comprenais que trop bien. Relâchant son poignet, je finis par lui tendre la bouteille de whisky dont je n’avais plus vraiment besoin pour mes soins. Baissant les yeux, je me concentrai à nouveau sur mon sparadrap et mes compresses.

« Tu sais, admettre que l’on n’est pas infaillible, ce n’est pas un signe de faiblesse. On a tous besoin d’un coup de main des fois »

Commentai-je, doucement. Je serais moi-même hypocrite de le nier, je le savais pertinemment, même si l’admettre n’était pas toujours facile. Cathleen elle-même m'avait dit qu'elle pensait que je n'avais pas besoin d'aide, il était facile de jouer ce jeu là, celui de jeune femme forte et indépendante. C'était même mon jeu préféré, mais là... C'était un peu différent.

« Par exemple, je n’ai pas la moindre idée de comment me protéger de ces types là…. A un contre un, oui, pourquoi pas, mais quand ils seront plus nombreux, deux, trois, quatre, ou même d’avantage, je n’ai aucune idée de ce que je pourrai faire… »

Et honnêtement ? Ca me terrorisait. Ca me coûtait de l'admettre, encore plus à haute voix, mais il fallait aussi savoir faire face à ses peurs.


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MessageSujet: Re: When our dreams all fail, and the one we hail are the worst of all [Cat ♥]   Ven 17 Juin - 15:58


« Les rêves peuvent changés et devenir réalités. »
Cathleen avait parlé des Trags devant Leandra, mais elle ne s’en était pas vraiment rendu compte. Et puis de toute façon, elle avait assez confiance en la jeune femme pour parler à haute voix. Et puis, dans ces Trags qui se pointaient ici… L’atrienne ne comprenait pas pourquoi ils étaient là. On la suivait sans doute encore. Mais maintenant que Leandra faisait partie de l’équation, Cathleen n’allait pas se laisser faire.

L’atrienne venait de remarquer que Leandra était vraiment douée pour le combat et semblait avoir une force surhumaine… Quelque chose lui disait qu’elle n’était pas totalement humaine non plus ? Cathleen décida de ne pas en parler plus longtemps. Après tout, tout le monde avait droit à ses petits secrets. Leandra venait de s’arrêter tout prêt d’elle pour la soigner lorsqu’elle lui dit qu’elle s’en fichait. Cathleen n’était pas du genre à aimer les supers gros secrets. Et puis, tout le monde avait droit à son jardin secret. Pendant que Leandra hésitait, l’atrienne se leva pour aller attacher leurs trois agresseurs, ne faisant pas attention aux propos de son amie. Elle n’avait pas envie de voir les trois hommes se relever et les attaquer. Elle n’avait plus la force de le faire. Elle perdait du sang, elle le sentait, mais elle devait se mettre en sécurité ainsi que Leandra. Puis, Cathleen se laissa tomber au sol en attrapant la bouteille de Whisky pour commencer à la vider. Leandra vient la lui enlever avant de lui dire qu’elle en avait besoin. La Trag leva les yeux vers son amie et vit qu’elle allait la soigner. Peut-être qu’elle devait se laisser faire. Cathleen remonta son débardeur pour laisser voir une blessure nette et précise. Elle saignait, mais ce n’était pas grave. Leandra lui dit d’appuyer avec la veste contre sa blessure. L’alcool brulait sa chair. La jeune femme eut envie de hurler, mais elle ne le fit pas. Ce n’était pas la peine de faire venir les voisins. Leandra était revenue avec une trousse de secours, le même genre qu’on trouve dans les établissements humains. Cathleen ne les connaissait, mais elle en avait entendu parler. Son amie commença à préparer un pansement avant de lui demander s’il n’avait pas un médecin atrien qui pourrait pas venir la voir parce qu’elle n’allait pas la laisser partir dans cet état. Un petit rire nerveux se fit entendre de la part de Cathleen.

« Le seul qui pourrait m’aider, c’est Alvin. Personnellement, je n’ai pas très envie de l’avoir dans les pattes. »

Et elle n’allait pas lui dire qu’Alvin était son frère. Ce frère qu’elle ne connaissait pas. Ce frère qui n’avait jamais existé dans sa vie. Ce frère que personne n’avait eu envie d’avoir. Ses parents ne lui avaient jamais dit qu’elle avait un grand frère… Personne n’avait fait le rapprochement lorsque ces deux Trags avaient commencé à se battre, se chercher des problèmes. La ressemblance n’était pas flagrante. Personne n’avait remarqué et aujourd’hui, personne ne savait. Seul Kleve le savait parce qu’il avait été présent. Cependant, Cathleen n’était pas bête, elle n’allait pas avouer à Leandra qu’Alvin était son frère. Certaines choses se doivent d’être cachées. L’humaine essaya de lui mettre son pansement, mais l’atrienne esquiva un geste qui fut arrêter. Le regard de Leandra plongea dans le sien et cette dernière lui dit qu’elle connaissait le fait de donner le change, de ne pas laisser voir ses faiblesses. Cathleen fronça les sourcils, mais ne dit rien sur le moment… Après quelques secondes de silence, elle lui dit :

« Je doute que tu ais eu une vie plus difficile que la mienne… »

Leandra rajouta que parfois, on se devait d’accepter de l’aide. Cathleen eut un petit rire. Ce n’est pas ce qu’on leur apprenait bien sûr, mais son amie avait raison. Elle n’avait juste pas l’habitude. Et puis, de toute façon, les gens pensaient que Cathleen était invincible. Elle aurait pu mourir plus d’une fois ces derniers temps, mais elle avait survécu. Leandra continua son petit discours, mais elle ne l’écoutait plus. Etre faible, c’était tout ce que détestait Cathleen. Son amie rajouta qu’elle n’avait pas la moindre idée du comment se protéger de ces types qui étaient attachés au sol. L’atrienne leva les yeux vers l’autre. Elle-même ne savait pas trop comment faire. Il y avait trop d’enjeux, trop de risques. Cathleen regarda Leandra pendant plusieurs minutes avant de lui dire :

« Je ne sais pas quoi faire non plus… Je ne pensais pas qu’ils pourraient venir jusqu’ici… »

Les choses allaient être compliquées lorsqu’elle allait rentrer chez elle. Quelque chose lui disaient qu’on n’allait pas la lâcher…
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MessageSujet: Re: When our dreams all fail, and the one we hail are the worst of all [Cat ♥]   Lun 4 Juil - 20:34


Du rhum, des femmes, c'est ça qui rend heureux
Que l'diable nous emporte, on a rien trouvé d'mieux

Leathleen
La tension semblait redescendre, en partie parce que les 3 sales types étaient hors d’état de nuire, mais aussi que nous étions toutes deux épuisées par la lutte. Les paroles de Cathleen tournaient en boucle dans ma tête, et je me demandais à quel point ma couverture était grillée, mais je n’osais pas aborder le sujet de front, préférant botter en touche. Nous avions, de toute façon, un sujet bien plus brûlant sur le feu, l’atrienne s’étant grièvement blessée durant le combat. J’entrepris les premiers soins « à l’humaine », je ne pouvais définitivement pas lui donner mon sang sans tout lui révéler. Heureusement, la blessure n’était pas mortelle, juste pas jolie-jolie. Je lui demandai si elle connaissait un médecin atrien qui pourrait éventuellement passer, mais sa réponse ne fut pas celle que j’espérais. Alvin. Décidément, ce crétin me suivait bien malgré moi. Un comble pour quelqu’un qui cherchait visiblement à m’éviter.

« Ca complique un peu les choses en effet. D’autant que je ne pense pas qu’il viendra si je suis là »

Répondis-je, les yeux fixés sur ce que je faisais –ou plutôt essayais de faire- essayant de ne pas me montrer trop sèche dans ma réponse. Clairement, Alvin c’était LE sujet qui parvenait à tous les coups à me refroidir. Même lorsqu’il était loin de moi il arrivait à m’exaspérait, c’était un super-pouvoir assez rare.

« On fera donc sans médecin »

Conclus-je, songeant que si les humains pouvaient limiter les dégats avec leur médecine à 2 balles, je pouvais bien en faire de même. Bordel, si seulement on avait un autre atrien sous la main pour lui piquer du sang, ça irait 3 fois plus vite. Mais je me voyais mal dégainer la carte du « oh bah j’ai justement un flacon de sang atrien dans mon arrière boutique, formidable ! ». Je ne voyais même pas comment justifier ça de manière crédible…

L’ennui, c’était que Cathleen n’était pas une patiente très coopérative. Elle tenta de se soustraire à mes mains de médecin de fortune, et je dus presque user de force pour l’empêcher de m’esquiver. Mes yeux ne la lâchaient pas une seule seconde, j’attendais qu’elle se détende et me laisse continuer. A la place, elle me fit remarquer diplomatiquement que j’étais mal placée pour lui faire ce genre de commentaire. Ce n’était pas dit comme ça, mais c’était ce que ça voulait dire.

Je dus me retenir de ne pas ricaner à la remarque de Cathleen. Je ne doutais pas une seconde que sa vie ne soit pas un long fleuve tranquille, mais franchement, de ce côté-là, j’en tenais aussi une couche. J’avais terriblement envie de lui dire qu’après avoir perdu ma mère très jeune, avoir vu mon père se faire tuer par mon propre frère, être allée en prison pour ce meurtre que je n’avais pas commis, et m’être retrouvée fugitive, seule, sans pouvoir réclamer l’aide des humains ou des atriens, à l’age de 13 ans, je pensais avoir eu mon lot de malchance dans la vie. Ouais, franchement, mon CV était digne de figurer sur ce drôle de site humain, « Vie de merde ». L’ennui, c’était que tout cela, je ne pouvais pas lui dire sans me faire griller. A défaut de pouvoir dire tout ce qui me passait par la tête, je forçais un sourire.

« Probablement pas, non »

Finis-je par admettre, sans en penser un mot. C’était parfois pesant de ne pas pouvoir se dévoiler, mais autant je pouvais révéler quelques aspects de ma vie en les modifiant un peu à la sauce « humaine », autant le récit de l’orpheline accusée du meurtre de son père allait plus que probablement lui rappeler la tristement célèbre histoire d’Octavia. Le meurtre d’un Iksen était quelque chose d’important, difficile pour les Atriens ayant survécu d’oublier cela. Peut être dans quelques générations, mais par pour le moment.

« Cela ne veut pas dire qu’il faut s’entêter à ignorer coute que coute les mains que l’on te tend »

Parfois on faisait le bon choix en acceptant l’aide de quelqu’un. Parfois pas du tout, aussi, mais bon, le proverbe humain avait tout dit : qui ne tente rien n’a rien. Fuir ceux qui veulent nous aider, c’était également une forme de lâcheté. Bizarrement, cette pensée faisait étrangement écho à ma situation avec Barth. J’avais clairement merdé avec lui… Et je n’avais pas envie que Cathleen fasse la même connerie que moi.

« Le vent tourne, toujours. Ce ne sont pas toujours les mêmes qui se prennent le mât dans la gueule »

Même si pour sûr, certains pouvaient voir une forme d’acharnement. Mais j’étais sincèrement persuadée que la chance tournerait, et que tôt ou tard, c’est moi qui obtiendrai enfin ce que je souhaitais depuis toutes ces années. C’était une question de patience et de persévérance, et si je n’étais clairement pas très bonne dans le premier domaine, mon entêtement m’aidait clairement dans le second.

Quoiqu’il en soit, que ce soit de bonne volonté ou juste parce que j’avais fait diversion avec mon discours, je pus finir mon pansement. J’avais mis tellement de sparadrah qu’il ne risquait pas de tomber de sitôt celui là… Tant mieux. Connaissait Cathleen, elle n’était pas du genre à rester au calme, même si on le lui conseillait, alors autant que mon petit bricolage résiste à son agitation.

« Bon. Maintenant on sait pourquoi je ne suis pas médecin »

Commentai-je en guise de conclusion, un petit sourire au coin des lèvres. Mieux valait prendre tout cela sur le ton de la rigolade, surtout maintenant que j’avais admis avoir plus ou moins les pétoches. Je n’étais pas une grande froussarde de nature, mais j’étais aussi très terre-à-terre, et concrètement, si les Trags voulaient s’en prendre à moi, je ne voyais pas bien ce qui les en empêcherait. J’avais agi comme une imbécile en m’exposant autant, il allait bien falloir payer les pots cassés.

« Peut être que si je leur coupe leurs parties génitales ça dissuadera les suivants »

Plaisantai-je, un sourire mauvais au coin des lèvres. Si j’étais sérieuse ? Pas tellement. Franchement, je n’avais pas envie de me déprimer en pensant à ce qui allait se passer après tout ça. Est-ce qu’il allait encore falloir que je disparaisse ? Ce n’était pas si facile dans une ville emmuraillée…. Est-ce que je pouvais demander à Nolan une forme de protection ? Franchement, j’allais surtout condamner de pauvres gardes du corps en faisant cela… Ou alors fallait-il déchaîner suffisamment les RH pour qu’ils frappent en premier et détournent l’attention des Trags sur eux ? C’était envisageable. Il allait falloir que je réfléchisse à tout cela tête reposée. Je regrettais un peu de ne pas pouvoir en parler avec Alvin. Il était d’excellent conseil quand il s’agissait de vengeance.

« En tout cas… ce n’était probablement pas ce que tu avais prévu pour ton après-midi… »


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Je te l'ai dit, tu as ce sourire au coin des lèvres quand tu mens. Tu t'imaginais pouvoir t'en sortir encore et encore facilement. J'essaie d'y croire, j'me voile sûrement la face. Tu m'as poignardée dans la noir. J't'ai fait confiance, aveugle était ma confiance, et tu m'as fait tort.
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MessageSujet: Re: When our dreams all fail, and the one we hail are the worst of all [Cat ♥]   Jeu 14 Juil - 11:59


« Les rêves peuvent changés et devenir réalités. »
Certaines personnes avaient le don de faire tomber vos barrières. C’était exactement ce qui se passait avec Cathleen lorsqu’elle était devant Leandra. La jeune femme se sentait si proche de l’humaine que parfois, elle se disait que ce n’était pas possible. Elles avaient joué avec l’une et l’autre et maintenant, elles se battaient contre des atriens qui venaient sans doute s’en prendre à Cathleen. Leandra serait un dommage collatéral si elle mourrait. L’atrienne ne voulait pas que son amie meurt. Oui, c’était une amie, peut-être plus. Malgré elle, Cathleen commençait à faire confiance à Leandra. Est-ce parce qu’elle avait l’impression que la jeune femme avait du sang d’atrien dans les veines ? Une impression qui pouvait se confirmer si Leandra le voulait, mais elle évitait le sujet. Peut-être que la Trag se trompait ? Ce ne serait pas la première fois.

Cathleen essaya d’esquiver les soins de Leandra, mais cette dernière était tenace. Elle ne la laisserait pas partir sans un minimum de soin. Lorsqu’elle lui demanda si elle ne connaissait pas un atrien qui pourrait la soigner, le premier qui lui vient en tête, c’était Alvin. Ce frère perdu qu’elle voudrait détruire, sortir de sa vie. Celui qui a tout gâché. Leandra ne semble pas très à l’aise avec la réponse de la Trag, lui répond que cela complique les choses parce qu’elle pense qu’il ne viendrait pas si il savait qu’elle était là.

« Alors laissons tomber Alvin. On se débrouillera. »

Leandra lui répondit qu’elles feraient sans médecin. Quelque chose changeait dans l’atmosphère. Comme si cette bagarre avait tout changé entre les deux femmes. Cathleen regrettait déjà d’être venu. Puis, elle lança que Leandra n’avait sans doute pas eu une vie aussi difficile que la sienne. Elle regretta ces mots. Elle ne connaissait pas la vie de la jeune femme. Elle ne savait pas ce qu’elle avait vécu avec l’arrivée des Atriens sur Terre. A entendre la réponse de Leandra, la Trag comprit qu’elle avait sans doute vécu pas mal de choses dans son enfance. Cathleena allait s’excuser, mais Leandra reprit en lui disant que le fait d’avoir eu une vie difficile ne devait pas l’empêcher d’ignorer les mains tendues pour l’aider. L’atrienne eut un petit rire.

« Tu as raison, mais pour ma part, j’ai trop souvent laissé les gens m’aider… Ils m’ont détruit par la suite. »

Sa voix était dure,  plus qu’elle ne l’aurait voulu. Les nombreux souvenirs qu’elle avait oubliés sur Astria lui revenaient en mémoire, mais elle décida de les ignorer. Cathleen regarda son maie finir le pansement. Elle était certaine qu’il n’allait pas tomber. Elle eut un petit sourire lorsque Leandra lui dit qu’on savait pourquoi elle n’était pas médecin. La trag glissa ses doigts sous le menton de LEandra pour l’obliger à la regarder et elle lui dit doucement :

« C’est parfait, ça devrait tenir le temps que je trouve quelqu’un qui puisse me recoudre un peu. Mais d’ici là, ça aura sans doute guérit »
Elle sourit avant de la relâcher et regarder les trois Trags qui étaient encore inconscient. Cathleen ne savait pas quoi faire d’eux. Les laisser là ? Non, Bart serait en danger et Leandra aussi. Les déplacer ? Elle n’était sans doute pas en état de le faire ? Appelé Kleve pour qu’il vienne l’aider ? Non, ce n’était pas la peine. Il ne se déplacerait pas. Leandra lança l’idée de leurs couper leurs parties génitales. Cathleen ne put s’empêcher d’éclater de rire. La fatigue et le stresse retombait doucement. C’était un rire nerveux.

« Ce n’est pas une si mauvaise idée que ça, mais je doute qu’on ai le courage toutes les deux de le faire. Et si c’est pour tâcher le joli plancher du Docteur, ce n’est pas la peine. »

Elle lui fit un clin d’œil avant de continuer à chercher une solution. Ils finiraient bien pas se réveiller. Elle pourrait leur dire que leur chef avait l’intention de les tuer tous les trois pour avoir raté leur mission. Ça pourrait fonctionner jusqu’au moment où Lars ou Anastasiar leur disent qu’ils n’avaient jamais eu l’intention de les tuer. Cependant, puisqu’ils venaient de se trahir pour l’échec de leur mission, peut-être qu’ils étaient vraiment condamnés ? C’était risqué de jouer à ce petit jeu, mais Cathleen pourrait peut-être s’en sortir pour une fois. Ou pas. Leandra lui dit alors que ce n’était sans doute pas l’après-midi qu’elle avait prévu. La Trag la regarda et lui dit :

« Tu sais, avec moi, les choses ne se passent jamais comme je le voudrais… Je suis sans doute une malchanceuse… »

Si elle commençait à se perdre dans ses souvenirs, elle allait y rester. Elle secouait un peu la tête. Elle avait vraiment l’intention de changer et de se fondre dans la masse. Trop de choses s’étaient passé depuis quelques semaines. Perdre Kleve, se rendre compte qu’Alvin est amoureux de Kleve, Alvin était le frère de Cathleen. Elle avait failli mourir deux fois. Kleve l’avait sauvé. Leandra entrait dans sa vie avec un peu trop de facilité. Elle avait l’impression de la connaitre depuis toujours. Quelque chose clochait dans ce joli tableau. Cathleen joua nerveusement avec ses doigts. Est-ce qu’elle avait le droit de poser la question à Leandra ? Non. Elle ne pouvait pas être une hybride, autant qu’elle le sâche, Leandra était plus âgée que Cathleen… Cette dernière regarda autour d’elle, se rendant compte du désordre qui règnait dans le cabinet du docteur. Elle se redressa vivement et grimaça, oubliant sa blessure.

« On… On devrait peut-être faire le ménage… »

Prise d’un vertige, elle dut se rassoir. Elle secoua la tête et murmura :

« Je vais vraiment finir par y passer… »
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MessageSujet: Re: When our dreams all fail, and the one we hail are the worst of all [Cat ♥]   Mer 21 Sep - 19:55


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Leathleen
J’haussai les épaules. J’aurais pu insister auprès de Cathleen pour la faire entendre raison, mais j’étais la première à refuser les mains qu’on me tendait, ce serait donc très hypocrite de ma part. J’étais bien placée pour savoir que quoiqu’il arrive, insister ou lui forcer la main ne mènerait à rien. Ce genre de changement, d’ouverture, devait venir d’elle-même. Je décidais donc de changer de sujet, détournant la conversation d’un ton léger. Sa réponse me tira un souvenir.

« Oh, ce n’est pas une question de courage, plus une question de plaisir malsain… »

Si je prenais mon pied à torturer les gens ? Normalement, non. Mais quand on me poussait un peu trop dans mes retranchements, je pouvais devenir très violente, et je pouvais même m’en réjouir. Je devais admettre ne pas être la personne la plus équilibrée mentalement qui soit…. Mais enfin, au moins, j’assumais.

« Et un plancher, ça se lave »

Ajoutai-je. Même si concrètement, dans l’état de Cat, elle ne risquait pas de se transformer en femme de ménage. Je m’y serais collée, ne serait-ce que parce que je me voyais mal laisser un ce genre de cadeau de bienvenue. Surtout pas étant donné notre relation actuelle –ou plutôt non relation, devrais-je dire.

Cathleen me tira de mes pensées en m’expliquant qu’elle était malchanceuse. Honnêtement, je ne croyais pas à la malchance. A mon avis, elle était surtout maladroite.

« J’aime croire qu’on peut créer sa propre chance »

Répliquai-je, dardant mon regard dans le sien. Si j’essayais de lui faire passer un message ? Peut être bien. L’avait-elle reçu ? Je n’en étais pas sûre. Elle avait l’air…. Perturbée. Pensive. Quelque chose devait la tracasser, et j’essayais de cerner quoi.

Plus le temps passait aux côtés de Cathleen, plus je sentais comme un malaise. J’avais l’impression qu’elle m’observait, qu’elle m’analysait, qu’elle commençait à comprendre et soupçonner un peu trop de choses. Elle me lançait des œillades pensives, comme si quelque chose la tracassait mais qu’elle n’osait pas ouvertement m’en parler, et je n’aimais pas trop cela. En fait, je me sentais prise au piège, une sensation pas inconnue et fort peu agréable. J’avais, pour sûre, baissé ma garde avec elle. J’avais été imprudente à bien des égards, il était donc normal que les doutes commencent à poindre en elle. Je ne pouvais, sur ce point, m’en prendre qu’à moi-même.

Soudainement, je me sentais oppressée. Plus je l’observais, plus je sentais que j’étais en train de m’engouffrer dans la trappe à souris. Et si Cathleen découvrait le poteau rose, comment réagirait-elle ? Est-ce qu’en bonne trag, en bonne pro-atrien, elle m’amènerait directement sur le bucher ? J’avais envie de croire que non, mais quelque chose me disait qu’elle serait la première à se sentir trahie en découvrant que j’étais en fait une atrienne, et pas n’importe laquelle. Peu d’atriens étaient prêts à pardonner l’affront que j’étais supposée avoir fait.

Le grognement de douleur de Cathleen me sortit de mes pensées, me ramenant à la réalité. Il fallait que je sorte. Il fallait que je m’enfuis pour me prouver que non, je n’étais pas prise au piège, j’étais encore bel et bien libre. C’était un besoin soudain et presque physiologique.
Bondissant sur mes jambes, ce fut avec une certaine brusquerie que je lui balançai :

« T’en fais pas pour le ménage, je le ferai demain. Tôt. »

Pas que je sois spécialement ravie de le faire, mais il fallait que j’expédie le sujet, et vite.

« Tu devrais y aller. Un médecin atrien te sera sûrement plus utile que mes piètres talents en premiers secours »

Mon ton était tranchant, froid, bien malgré moi. Je voulais tellement m’échapper de cette situation que j’en devenais maladroite, peut être même blessante.

« Je ne peux pas rester, il faut que j’y aille. T’en fais pas pour le bordel, tu peux partir en claquant la porte, je m’occuperai de tout demain »

Je fuyais son regard, ne tenant pas spécialement à y être confrontée. J’avais besoin de prendre de la distance, de faire le point, de revoir comment j’allais pouvoir me sortir de cette situation où je me retrouvais à force d’imprudences.

« Prends soin de toi »

Ne pus-je m’empêcher de lâcher, avant d’effectivement lever les voiles, et ce sans lui jeter un autre regard. Ce n’était pas de gaité de cœur, loin de là, mais sauver mes fesses restait la priorité absolue, et je me sentais faiblir de ce côté-là. Avec un peu de chance, elle allait effacer de sa mémoire cette soirée et les doutes qui avaient pu s’insinuer en elle me concernant….

The End.


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