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 Baby I'm preying on you tonight [Flashback 2024 Maundra ♥]

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MessageSujet: Baby I'm preying on you tonight [Flashback 2024 Maundra ♥]   Jeu 24 Mar - 21:44


I can still hear you making that sound
Taking me down, rolling on the ground

Maundra

Flashback 2024

Je n’étais pas franchement le genre de fille romantique, loin de là, mais je devais avouer bien aimer faire des surprises aux gens que je fréquentais. Je savais qu’en ce moment, Maud était en pleine période de révisions pour ses études de médecine. L’intérêt des études m’avait toujours échappé, mais c’était peut être ma culture atrienne qui parlait pour moi. En me faisant passer pour une humaine, je m’étais arrangée pour éviter de passer par la case « études » et clairement, j’avais bien fait. C’était comme ça que j’étais devenue plombière, d’ailleurs, en cherchant un boulot concret sans trop d’études théoriques. Et finalement… ce boulot me plaisait bien. Disons qu’au moins, il m’amusait, et c’était déjà pas mal en soi.
Enfin qu’importe : Maud, contrairement à moi, avait choisi les études à rallonge, et je compatissais pleinement avec sa situation. Je ne pouvais clairement pas l’aider à réviser –mes connaissances dans le domaine frisaient le zéros absolu- mais je pouvais néanmoins faire un peu de soutient moral à ma façon…. Et c’était totalement ce que je comptais faire ce soir là.

D’abord, il me fallait tater le terrain. Je savais que certains soit, la bibliothèque faisait des nocturnes. Une drôle d’idée selon moi : qui voudrait SINCEREMENT passer sa soirée entre les rangées de bouquins et les rats de bibliothèque ? Visiblement…. Certaines personnes. Et le souci avec Maud, c’était que « je suis dans les révisions » pouvait vouloir dire un paquet de choses. Ca pouvait signifier « je dépéris à la bibliothèque » comme « je fais semblant de bosser chez moi » comme « je fais la fiesta chez un sombre inconnu, l’alcool me fera oublier que j’ai encore 6 chapitres à potasser ». Alors avant de faire un gros louper sur ma visite surprise, je tâtai un peu le terrain par sms. De petites questions subtiles, l’air de rien, pour ne pas me griller, mais qui m’orientaient malgré tout. « Combien de survivants à la biblio ? » par exemple, m’avait aidé dans un premier temps à la localiser. Elle n’était pas à la biblio, il y avait donc de fortes chances qu’elle soit chez elle. « Te fais pas une crampe au coude, ce serait dommage » m’avait ensuite confirmé que non, elle n’était pas en train de se rincer la glotte dans une fête étudiante. Elle était donc, logiquement, bel et bien chez elle. Par-fait.

Ca m’arrangeait d’ailleurs bien qu’elle soit chez elle parce que franchement… la bibliothèque, non merci. Ambiance pesante, silences religieux et concentration studieuse, tout ce que je trouvais chiant à mourir dans ce monde. Et puis bon, on pouvait nettement plus se lâcher dans l’intimité de son appartement, c’était un avantage non négligeable. Pas que j’ai un problème particulier à m’afficher d’ailleurs, j’avais toujours assumé au grand jour ma bisexualité et mes relations en général. Mais je ne savais pas trop qu’elle était la position de Maud sur le sujet… D’ailleurs, je ne savais même pas ce que nous étions censées être. Un couple ? Des sex friends ? Rien qui ne porte un nom bien défini ? Aucune idée. Au fond, je m’en fichais pas mal. Enfin dans un cas comme dans l’autre, et même si elle avait un côté exhibitionniste, nous étions quand même vachement mieux chez elle que dans une putain de bibliothèque.

Une partie de la surprise attendait déjà sagement à l’appartement, il ne me restait qu’à faire un petit détour pour récupérer la 2eme partie. Ca ne me prit pas beaucoup de temps, et vers les 19h je débarquais dans le doux quartier d’Edendale Hills où Maud était installée. Ce n’était pas la porte à côté par rapport à chez moi, mais la bonne nouvelle, c’était qu’à Edendale tout se faisait à pieds. Histoire de ne pas gâcher ma visite surprise, j’appliquai l’éternelle technique « appuyer sur toutes les sonnettes ». Ca me fascinait comme, irrémédiablement, il y avait toujours quelqu’un pour ouvrir. A croire que certains n’avaient pas un sens aigu de la sécurité… Mais qu’importe, je n’allais pas m’en plaindre, ça arrangeait mes affaires.

Arrivée sur le pallier de sa porte, je n’avais pas tellement d’autres choix que celui de toquer. Tôt ou tard, il fallait s’annoncer. J’attendis quelques secondes devant sa porte, me demandant un instant si elle était VERITABLEMENT chez elle et si elle ne m’avait pas juste raconté des conneries. Mais non, la porte finit par s’ouvrir, me laissant face à Maud. Ne lui laissant pas le temps de s’exprimer, encore moins de me réprimander si l’idée lui venait, j’annonçais, de but en blanc :

« Je sais que c’est la période des révisions… »

Un sourire s’installa sur mes lèvres alors que j’avançais déjà, m’invitant chez elle avant qu’elle ne puisse le faire elle-même. J’avais fait tout ce chemin, elle n’allait quand même pas me refuser l’accès de son antre, si ?

« … MAIS je me suis dit que tu avais bien besoin d’une pause »

Enchaînai-je, l’œil pétillant. Alors d’accord. D’aucun pourrait me reprocher de prendre à la légère l’importance de ses études et de ses examens mais… J’avais envie de la voir. Comment ça ce n’était pas une bonne excuse ? Rien à foutre. J’avais toujours fait comme bon me semblait, je n’allais pas commencer AUJOURD’HUI à me frustrer au nom de l’éducation nationale.

« Qui peut dire non à de la pizza, du vin, et une jolie livreuse ? »

Déclarai-je, un sourire mutin au coin des lèvres, levant la bouteille de vin d’une main, les deux cartons de pizza empilés de l’autre.
Manquait plus que j’ouvre mon imper et que je sois en sous-vêtements affriolants en dessous pour être le parfait cliché de la petite amie en route pour allumer son copain. A ceci près que le « copain » en question était une fille, que je n’étais pas franchement certaine d’avoir le statut de « copine », et que j’avais bien tous mes vêtements sous ma veste. Bon, je lui avais fait l’honneur de ne pas débarquer en sweat dégueulasse piqué à Alvin et jeans de travail, c’était déjà un bel effort en faire. Pour la tenue de call-girl, elle allait devoir attendre encore un peu. J’espérais que mon sourire en coin et mon regard aguicheur rattraperait un peu l’affaire….


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Parce que le cerveau suit le coeur

Je te l'ai dit, tu as ce sourire au coin des lèvres quand tu mens. Tu t'imaginais pouvoir t'en sortir encore et encore facilement. J'essaie d'y croire, j'me voile sûrement la face. Tu m'as poignardée dans la noir. J't'ai fait confiance, aveugle était ma confiance, et tu m'as fait tort.


Dernière édition par Leandra Shankar le Lun 11 Avr - 19:33, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Baby I'm preying on you tonight [Flashback 2024 Maundra ♥]   Sam 26 Mar - 19:22


Pizza, Wine & BAE
Leandra & Maud


Crystal Fighters - Love Natural

Léandra savait être aussi attachante que lourde quand elle le voulait. En l'occurrence c'était le second cas de figure qui se présentait. Pour une fois que Maud réussissait à se plonger dans ses révisions sans avoir une distraction à portée de main, il fallait que la brune se montre protectrice au possible se renseignant sur sa position aussi précisément qu'un GPS. Le pire c'est que ses petites blagues vaseuses faisaient leur effet et arrachaient un sourire à la blonde. Bon sang, plus le temps passait, moins elle avait envie de regarder ses cours, son téléphone devenant finalement son centre d'intérêt principal.

Mais alors que la discussion devenait fluide, tout s'arrêta d'un coup. Plus de réponses pendant de longues minutes d'attente. Quelque peu vexée de se faire ainsi planter de la sorte, Maud ne tenta pas l'habituel harcèlement. Sans doute l'aurait elle fait si elle avait été certaine de ses sentiments, en l’occurrence ce n'était pas le cas. La relation que les deux femmes entretenaient était des plus singulière. Elle sortait rarement ensemble, ne s'affichant presque jamais en public. Cela n'embêtait pas outre mesure la blonde, mais elle n'aurait pas dis non à rencontrer des connaissances de son aînée, quitte à franchir un cap dans cette relation qui se limitait surtout à des journées et soirées passées sous la couette, dans l'appartement de l'une ou de l'autre.

Cette relation était agréable mais manquait de profondeur, et si elle tenait encore debout aujourd'hui, s'était certainement parce que chacune des deux femmes se retrouvait en l'autre, une complicité qui s'expliquait facilement. Elles pensaient quasiment de la même façon. Un point cependant les différenciait. Si Léandra se satisfaisait de sa situation actuelle, il n'en était rien de Maud, et s'était en parti pour cela qu'elle avait choisis de continuer ses études en guise de couverture. Elle voulait s'élever, et se montrer aux yeux de tous.

Un soupir d'énervement s'échappa de ses lèvres en même temps que le son d'un poing qui tapait le bois de la porte résonnait dans l'appartement. Maud s'était à peine coiffée et habillée, encore moins maquillée. Elle ne comptait pas sortir de la journée ni de la soirée. Les cheveux attachés dans un chignon grossier, un t-shirt bien trop grand, et un simple boxer pour le bas. Pas vraiment une façon descente d’accueillir quelqu'un, qui que ce soit. 19h20, il serait bientôt temps de manger, alors il n'y avait plus qu'à espérer que l'individu ne comptait pas abuser de sa patience particulièrement limitée. Ouvrant la porte, elle resta la bouche entrouverte face à sa chère et tendre. Cette dernière se faufila dans son dos et dans l'appartement avant que la cadette ai eu le temps de protester. Voilà qui n'allait pas l'aider dans ses révisions.

L - « Je sais que c’est la période des révisions… MAIS je me suis dit que tu avais bien besoin d’une pause. Qui peut dire non à de la pizza, du vin, et une jolie livreuse ? »  

Lâcha-t-elle avec un clin d’œil. Entre temps, la blonde s'était retournée et avait fermée la porte. Face à elle, une femme qu'elle désirait plus qu'autre chose. Maud fit mine de freiner son désir, se mordant la lèvre inférieur. Travailler non-stop de la sorte la frustrait énormément, et rien qu'à voir son aînée, des pensées obscène lui venait à l'esprit. Il n'y avait pas à dire, pour une plombière elle savait manier les mots, et son regard aguicheur ne trompait pas. Elle l'allumait véritablement et Maud se sentait plus que tenter de lâcher prise et de s'abandonner à Léandra.

M - « J'vais te tuer, j'te jure. »

Se rapprochant, de son amante, elle passa ses bras autour de son cou, gardant son visage à une dizaine de centimètre du sien. Maud était à peine plus grande que la brune, trois centimètres tout au plus. Mais c'était suffisant pour installer une certaine domination. Domination qu'elle avait concédée à l'entrée dans la pièce de la jeune femme sans qu'elle y soit invitée. Un sentiment fort grondait en elle, la poussant à retrouver sa position supérieur qu'elle affectionnait, elle devait mener la danse et ne pas se laisser diriger, car, elle savait pertinemment qu'elle n'était pas la seule à apprécier la position de dominante.

Refermant son étreinte, elle colla ses lèvres à celle de sa partenaire dans un long baiser langoureux. Toujours dans la même optique, elle y mit fin d'elle même. Laissant traîner une main baladeuse au niveau des hanches de la plus âgée de deux, elle rapprocha sa bouche de l'oreille de la brune en lui susurrant des mots doux sur l'absence totale de sous-vêtement en dessous du t-shirt avant de se saisir d'une pizza et se laissa tomber sur le canapé. Repliant les jambes pour lui laisser la moitié du ditcanapé, elle lui laissa le libre choix de la chaîne si allumage de télé il y avait, cela contenterait peut être une partie de sa soif de domination sociale. Maud lui lança un regard lourd de sous-entendu tout en martyrisant sa lèvre inférieur. Elle était bien décidée à la mener à la baguette ce soir.


Emi Burton

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MessageSujet: Re: Baby I'm preying on you tonight [Flashback 2024 Maundra ♥]   Dim 27 Mar - 11:53


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Maundra

Flashback 2024

Mon débarquement à l’improviste fut, comme attendu, bien reçu. Il fallait aussi dire que je venais avec des offrandes, de quoi appâter la bête que pouvait devenir Maud lorsqu’elle était de mauvaise humeur. Ca nous faisait un point commun à toutes les deux : il valait mieux être notre ami que notre ennemi, et même étant notre ami, il valait mieux ne pas dégrader notre humeur. Le sang chaud, ça nous connaissait, dans les bons moments, certes, mais aussi dans les mauvais, et là, il valait mieux se mettre à l’abris.
Mais j’étais à peu près certaine que le combo bouffe, boisson, moi, fonctionnait très bien pour amadouer la jolie blonde.

Elle me salua malgré tout d’un commentaire à la Maud, de l’agressivité pure mais susurré comme un mot doux.

« J’ai hâte de voir ça »

Répondis-je, ne me départant pas de mon sourire racoleur. J’adorais jouer, et il se trouvait que Maud aussi, alors autant en profiter. Elle était maintenant tout contre moi, me surplombant des quelques centimètres qu’elle avait de plus que moi. Au début, je devais admettre que cela m’avait un peu perturbée. J’étais, pour une femme, plutôt grande, alors trouver plus haut perchée que moi, c’était assez rare. Et comme je mettais très rarement des talons…

Avant même que je ne puisse venir lui voler un baiser, elle me devança, réduisant à zéros l’espace entre nous. Comme pour me venger de ne pas avoir pu mener la danse, je vins lui mordiller la lèvre, la maltraitant sans état d’âme. De toute façon, elle n’était pas censée les offrir à quelqu’un d’autre que moi, alors c’était mon souci si je la lui tourmentais un peu. Maud brisa notre échange un peu trop rapidement à mon goût, l’air espiègle. Oh, j’en connaissais une qui voulait marquer son rôle d’alpha. Elle ne me laissa guère le temps de répliquer, venant m’appâter avec ses histoires de sous-vêtements. Elle me connaissait bien et savait que j’étais faible face à ce genre de choses.

« Et moi qui croyais que tu étais une fille sage ... »

Murmurai-je dans une moue pseudo-innocente à laquelle elle ne croirait pour sûr pas.

« C'est malin, je n'arrive pas à savoir de qui ou quoi j'ai le plus faim »

Ajoutai-je, mon regard glissant presque lascivement de la pizza à elle. La seule différence, c’était que la pizza allait rapidement refroidir, alors que j’étais à peu près sûre de réussir à réchauffer Maud sans trop de difficulté…
Déposant le 2eme carton à pizza et la bouteille sur la table basse je partis en direction de la cuisine américaine pour récupérer un tire-bouchon. Inutile de lui demander son emplacement, nous avions descendu suffisamment de bouteilles toutes les deux pour que je sache où il se trouvait. J’en profitais pour ramener 2 verres à vin parce que bon… nous connaissant, ça serait la guerre pour la possession de la bouteille si nous n’avions pas chacune notre contenant.

En passant j’en profitai pour allumer sa e-chaine hifi, faisant retentir la dernière playlist qu’elle avait du programmer. Pas envie de télé ce soir, c’était l’heure des infos, et je n’avais pas la moindre envie qu’on me rabache les oreilles avec les 36 000 problèmes du monde.
Je m’assis à mon tour sur le canapé, à la place que m’avait laissée Maud, en profitai pour virer mes boots que je n’avais pas encore enlevées, et entrepris d’ouvrir la bouteille et de nous servir généreusement. Levant mon verre dans sa direction, je lui offris un sourire charmeur.

« Je vois que tu n'as pas émis une grande résistance pour la faire, cette pause »

Fis-je remarquer, ne la lâchant pas des yeux. Même dans ses tenues les plus négligées, elle avait un charme fou. Et elle le savait. C’était bien le pire d’ailleurs.
Je tendis mon bras pour ramener le carton de  pizza sur mes cuisses afin de me faciliter la dégustation. Alors que je croquais dans une part, j’ajoutai :

« Je ne sais pas si c'est moi qui suis irrésistible ou les révisions qui sont rébarbatives... Dans le doute je pars sur la première option »

Ne pas parler la bouche pleine ?  Rien à faire. En fait je n’avais pas grand-chose à faire des conventions sociales en général. Maud devait y être habituée, à force. Et puis, à jurer à tout va comme un camionneur, elle était elle-même plutôt hors standard. En fait, on s’était plutôt bien trouvée.

De nouveau prise d’une envie de jeu, je glissai mon pied maintenant nu le long de son mollet, puis sur sa cuisse, jusqu’à me glisser sous son t-shirt, sur son ventre, et lentement, jusque sous sa poitrine. L’avantage d’être sur un petit canapé forçant la proximité. Elle ne mentait pas, elle n’avait pas de soutien-gorge.

« Mais quelle jeune fille débraillée ... »

La charriai-je alors que je glissai mon pied sur le côté, sur sa hanche. Le t-shirt trop large se prêtait admirablement bien à ce genre de petit jeu, ne me freinant absolument pas dans mes mouvements. J'avais décidé que ce soir, je serai l'enfant pas sage et intenable. Pas ma faute si Maud me faisait cet effet là...


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MessageSujet: Re: Baby I'm preying on you tonight [Flashback 2024 Maundra ♥]   Lun 28 Mar - 3:08


Pizza, Wine & BAE
Leandra & Maud


The Kinks - You Really Got Me

Alors que Maud s'était allongée sur le canapé dans la longueur, repliant les jambes pour laisser une place à sa partenaire. Pizza sur les genoux elle gardait un œil sur la vicieuse brune. Cette dernière répliqua par une petite blague légère dont elle avait le secret. Laissant un léger blanc, qui était tout sauf gênant, s'installer, Leandra partit dans la cuisine, sans doute à la recherche d'un tir-bouchon. La livreuse servit des verres, et pas qu'à moitié, remplissant presque à raz bord de liquide rouge foncé.

L - « Je vois que tu n'as pas émis une grande résistance pour la faire, cette pause. Je ne sais pas si c'est moi qui suis irrésistible ou les révisions qui sont rébarbatives... Dans le doute je pars sur la première option »  

Maud émit un petit rire, ne prenant pas la peine de répondre, elle était du même avis qu'elle, il était inutile de la conforter dans ses idées. Si elle doutait, elle serait moins en confiance et chercherait à connaître la vérité. De nouveau, la blonde pourrait marquer son territoire. Des morceaux de pizzas sortirent de la bouche de la jeune femme dans ses dernières syllabes, projetant grand nombre de projectile à la sauce tomate sur ses fiches qui étaient étalées un peu partout dans l'appartement, notamment devant le canapé. Cette absence d'hygiène fit froncer les sourcils de la plus jeune des deux. Ce n'était pas la manière en soit qui l'embêtait, elle était grossière et l'assumait, mais elle voulait tout de même éviter que son aînée qui ne se souciait point des études, évite de pourrir ses fiches de révision.

Un contact chaleureux lui ramena le sourire. Sans lever les yeux de la pizza, Maud laissa ses sens la guider. Le pied nu remonta doucement le long de ses jambes, caressant la peau nue, glissant finalement sous le t-shirt. Le membre vint toucher doucement la poitrine nue sous l'habit bien trop large. A la sensation de son contact, la blonde releva immédiatement les yeux, plongeant son regard à la fois sévère et plein de désir dans celui de l'intruse.

L - « Mais quelle jeune fille débraillée... »  

Maud prit un air exagérément outré. Toutefois elle laissa le pied se poser sur sa hanche sans broncher. Elle voulait lui montrer tout l'effet qu'elle lui faisait et faire quelque concessions. Malgré les petites phrases que Leandra lançait de temps à autre, la cadette restait de marbre, laissant toujours un petit silence s'installer pour profiter du moment présent et de la musique qui passait. Pourtant son regard en disait long sur ses intentions et les idées qui lui passaient par la tête. Mais si cela continuait sur ce rythme dieu seul savait à quelle vitesse elles finiraient sans le peu de vêtements qui lui restaient.

Le minois assez innocent de la brune cachait une personnalité forte, redoutable et redoutée. Quand elle voulait quelque chose il était difficile de le lui refuser. Or, elle avait bien l'intention de manger un maximum de la pizza, de boire la plus grande quantité de vin possible et surtout de conserver ses vêtements le plus longtemps possible. Il fallait donc détournée l’attention du fauve qui s'était confortablement installé dans le même canapé qu'elle. Vidant le verre d'une traite, elle s'en resservit un dans la foulée tout en attrapant son paquet de cigarettes. Il lui fallait vider au plus vite l'alcool de jus de raisin, histoire de passer au niveau au dessus et espérer tenir un peu plus longtemps que sa concurrente. Allumant sa cigarette tout en tenant son verre de l'autre main, Maud se mit à réfléchir à sa prochaine attaque. Elle se devait d'être aussi marquante et subtile que la sienne, si ce n'est plus, sans toute fois aller dans la démesure. Relevant le menton dans un air presque souverain, la blonde se redressa tout en posant, le carton sur la table basse aux côtés de son verre et du cendrier. Cela avait tout d'un orchestre, tour à tour, les instruments se répondaient de façon crescendo. Une olive entre les incisives, Maud se rapprocha de la brune, lui saisissant délicatement le carton et le posant à son tour à l'aveugle. Une vingtaine de centimètres les séparaient l'une de l'autre, légèrement au dessus de son aînée, elle se tenait en équilibre en plaçant ses bras de part et d'autre de son buste, son bassin s'étant glissé entre les jambes encore habillées. C'est à ce moment, que la lueur jusqu'alors perverse et sensuelle qui tintait son regard, se transforma en quelque chose de beaucoup plus joueur et amusé. L'olive fut propulsé avec force et précision, et vint se loger dans le décolleté qui s'offrait à sa vue depuis bien trop longtemps. Se laissant tomber de tout son poids, la blonde planta ses doigts dans les flancs de sa partenaire, juste en dessous de ses côtes à la recherche d'un nerf sensible. Elle aurait l'air bien bête si son action n'avait aucun effet, mais elle aurait au moins eu le mérite de détourner l'attention quelques instants et de recentrer le sujet là où elle le désirait.

M - « J'vais t'apprendre à te foutre de moi tu vas voir ! »

Ainsi allongée, elle collait sa tête contre le ventre plat de la brune pour mieux se tenir à elle en cas de réaction.


Emi Burton

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MessageSujet: Re: Baby I'm preying on you tonight [Flashback 2024 Maundra ♥]   Lun 28 Mar - 21:46


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Maundra

Flashback 2024

Maud semblait prompte à jouer au roi du silence… Difficile de dire si c’était simplement parce qu’elle voulait profiter du moment en silence, ou si elle faisait ça juste pour me narguer. Avec la doucereuse étudiante, on ne savait jamais vraiment. C’était d’ailleurs un aspect de sa personnalité que j’aimais beaucoup, ce côté incompréhensible autant qu’insaisissable. Ce na m’empêchait pas au demeurant de continuer à jackasser. Pour sûr, je passais un bon moment.

Mais j’étais tout de même bien déterminée à briser ce silence, d’une manière ou d’une autre. Ma technique d’approche rampante semblait faire ses effets, et je ne lâchais plus Maud des yeux alors que mon pied continuait son exploration. J’en oubliais presque de continuer à manger ma pizza. Dommage, elle était délicieuse. Mais il fallait jongler avec les priorités, et ma priorité, c’était de taquiner Maud. J’étais quand même venue pour ça, non ?

Enfin, je parvins à obtenir une réaction. Son regard était sévère, comme si elle me défiait d’aller plus loin, mais sous cet éclat austère, je voyais aussi la flamme du désir qui, doucement, s’allumait. Je choisis ce moment pour lâcher mon commentaire sous-entendant la lubricité de ma douce partenaire. Elle me répondit par un air indigné auquel je ne croyais qu’à moitié, et j’y répondis d’ailleurs par un sourire de défi. Prouve moi donc le contraire Maud… Cette dernière ne cherchait même pas trop à cacher ses arrières-pensées, et je n’avais plus aucun doute sur l’issue que prendrait cette soirée. Ca tombait bien, ça faisait un petit bout de temps que je n’avais pas goûté à sa chaire… Fichue période de révisions. D’elle et de moi, je ne savais pas qui était la plus frustrée.

Je la vis vider cul sec son verre de vin et le remplir, levant un sourcil interrogateur. Qu’essayait-elle de faire ? De mon côté, mon verre était encore raisonnablement plein, et je continuais de le siroter presque sagement. Elle s’alluma une cigarette, avant de commencer à remuer : elle posa tout ce qui la gênait dans son plan d’attaque –car je ne doutais nullement qu’elle ait un plan- et commença à se mettre en marche, lentement, féline. Ce fut à mon tour de me murer dans un silence certain alors qu’elle se mouvait vers moi. Muette, je continuais de manger et de boire sans pour autant la lâcher des yeux, me demandant avec quoi elle allait me surprendre. Car elle me surprenait presque toujours. Elle s’installait tranquillement, pas à pas, telle un fauve, sur moi, et je me laissais faire, appréciant même la sensation de se faire acculer. Je n’avais qu’une envie, envoyer tout valdinguer pour poursuivre le baiser qu’elle avait écourté un peu plus tôt. Mais j’étais civilisée, aussi me contentai-je de siroter mon verre de vin alors qu’elle me narguait avec son olive.

Et ce jusqu’à ce qu’elle se décida à passer à l’offensive. Je vis le petit projectile noir quitter ses lèvres, voyager brièvement dans les airs, pour venir se loger dans mon décolleté. Je n’avais pas opté pour une tenue particulièrement aguicheuse, mais mon débardeur laissait très largement la place à une olive. Relevant les yeux vers elle, je fronçai légèrement les sourcils, juste assez pour revêtir un masque pseudo-condamnatoire.

« On ne joue pas avec la nourriture »

Commentai-je, un air faussement réprobateur sur le visage, démenti par le sourire qui menaçait de s’étirer sur mes lèvres si je cessais de me les mordre voluptueusement.
C’était un proverbe humain, mais qui ne différait pas tellement de notre façon de voir les choses. Je me souvenais encore, quand j’étais petite, de mon père qui nous disait à mon frère, ma sœur et moi : « Si tu continues de jouer avec ta nourriture, tu te nourriras avec tes jouets au prochain repas ». Bon sang… Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas repensé à mon enfance, ou à mon père, et je sentis une espèce de nostalgie m’envahir subitement, ruinant mon humeur joueuse.

Heureusement pour moi, j’avais quelqu’un pour veiller à ma bonne humeur et mon moral, une jeune femme délicieuse qui avait décidé de prendre mon sort en main. Ses doigts passèrent à l’offensive au niveau de mes hanches, endroit d’ordinaire très sensible mais encore plus lorsque j’avais baissé ma garde comme sans le cas présent. Je sursautai sur place, me redressant en poussant un petit cri, emportant avec moi Maud qui s’était plaquée contre moi, sentant probablement la houle arriver. Je repris mon souffle alors que ses doigts libéraient mes flancs, me laissant retomber en arrière sur le canapé.

« Diablesse… »

Soufflai-je, sensuelle, laissant à nouveau un sourire me dévorer les lèvres. Dans le même temps, mes doigts s’étaient glissés autour de ses poignets, les enserrant fermement et les éloignant de la zone sensible. Dans mon emportement, j’avais un peu oublié de refreiner ma force. En tant qu’atrienne, j’avais une force bien supérieure aux humains, une force que j’avais qui plus est entraînée au combat alors que j’étais une fugitive. Généralement, j’essayais d’éviter les démonstrations de force, ne voulant pas trop attirer l’attention… Tout ce qui pouvait suggérer que j’étais atrienne était nécessairement un danger pour moi. Mais là, j’étais à l’aise, j’étais confortable, et je m’étais un peu laissée aller. Pas assez pour lui faire mal, ce n’était d’ailleurs pas du tout le but, juste assez pour, généralement, m’attirer quelque regards étonnés. Réalisant que je m’étais laissée emporter, je me mordis la lèvre inférieure, pour faire diversion, et je deserrai un peu mon étreinte.

« Tu emploies d’autres méthodes pour me faire crier en général »

Commentai-je dans un haussement de sourcil, ne lâchant toujours pas ses poignets. C’était bête à dire mais… j’aimais la contrôler ainsi. C’était mon instinct dominant qui s’exprimait, sans doute. Qu’est-ce qu’on pouvait en revenir à nos bas instincts animaux parfois… C’était risible. Mais pas désagréable, bien au contraire.
Lâchant ses avant-bras je me redressai, me penchant en avant pour me retrouver nez à nez avec elle, à quelque centimètres à peine.

« Alors. Quel sera le dîner ? Le reste de pizza ou…. Moi ? »


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MessageSujet: Re: Baby I'm preying on you tonight [Flashback 2024 Maundra ♥]   Mar 29 Mar - 1:28


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Leandra & Maud


Hugh Laurie - Hallelujah I Love Her So

De toutes évidences, la jeune femme qui était sous elle était sensible à ce genre de chatouilles. Se convulsant littéralement, elle convaincue Maud de cesser sa torture par ses petits gloussements de rire qui satisfirent pleinement la cadette. Les mains, bien que n'exprimant plus leur prise habituelle, restèrent sur les hanches de la jeune femme, tout comme la tête aux cheveux couleur de blé qui profitait des mouvement du ventre de sa partenaire.

L - « Diablesse… »  

Lâcha-t-elle finalement, ce qui fit rire la plus jeune des deux. Un rire léger et enfantin, elles étaient bien là, l'une contre l'autre à s'amuser comme des enfants. Certes elles n'en avaient ni l'âge ni le corps, mais elles agissaient sans se préoccuper de quoi que ce soit, avec innocence. Bien qu'elle ne résista pas, Maud sentit une force importante dans les mains de la jeune femme. Quoi qu'elle eu fait, elle n'aurait pu se libérer de cette étreinte. L'espace d'un instant elle sentit une certaine peur l'envahir, à la limite de la panique.
Changeant de sujet, Maud remarqua la lueur vicieuse qui tintait son regard, cette dernière mêlée à ce mordillement de langue intensif ne laissait pas la blonde indifférente.

L - « Tu emploies d’autres méthodes pour me faire crier en général »  

Mais quelle petite perverse elle avait en dessous d'elle décidément. Têtue comme une mule, elle ne semblait pas vouloir lâcher l'idée de passer une nuit totalement folle en retournant toutes les pièces de l'appartement. Se décidant finalement à la lâcher, Leandra se redressa, de sorte à tenir redressée en s'appuyant sur ses coudes. Le visage de la brune ne se retrouvant plus qu'à quelques centimètre de celui de Maud. Cela nécessitait un self-contrôle des plus important de la part des deux femmes pour ne pas prendre possession de la bouche de l'autre. Entrouvrant les lèvres, la blonde fit mine de l'embrasser, s'arrêtant lorsque la pointe de leur nez respectif entrèrent en contact, haussant un sourcil provocateur dans un "dommage hein ?" des plus criant.

M - « J'ai toute la nuit pour te faire crier t'inquiète pas pour ça que ça arrivera... En plus je crois que t'as déjà commencé à reluquer le dessert, donc on pourra toujours les faire réchauffer... Par contre ma chère, si tu continues de porter un pantalon chez moi, je vais devoir placer un panneau à l'entrée l'interdisant... »

Tout en lâchant les dernières syllabes, elle attrapa la lèvre inférieur de sa belle, la tirant, la mordant, la maltraitant. Arrêtant finalement le supplice elle embrassa les lèvres tendre en guise de remerciement. S’avançant un peu plus sur sa proie préférée, elle appuya sur les épaules de la jeune femme pour l'obliger à s'allonger. En tailleurs au dessus de ses hanches, elle était pleinement satisfaite de sa position dominatrice. Et elle ne comptait pas s'arrêter là, c'était elle qui allait donner le rythme. Attrapant la bouteille de vin, elle but quelques gorgées au goulot, deux fines gouttes coulèrent le long de son menton lorsqu'elle lâcha le contenant. Ces dernières, parfaitement désirées, descendirent avec douceur et lenteur le long de sa gorge et s'enfouirent sous le t-shirt sans que la blonde cherche à un seul moment à les essuyer. Le vin venait colorer ses lèvres, le rouge étant sa couleur, cela ne faisait que ressortir sa bouche déjà fortement attirante.
Le regard de Leandra ne trompait pas, et Maud savait ce qu'elle voulait, mais plus encore, elle savait qu'elle se faisait jalouser sa place de leader. Attrapant à son tour les poignets de la plombière, elle attira l'une de ses mains à sa bouche, tout en déposant l'autre entre ses deux seins pour l'instant recouvert du tissu du t-shirt. Elle fit passer tour à tour les doigts de la main dans sa bouche, les embrassant et les mordillant simultanément. Mais elle ne voulait certainement pas lasser la belle, finalement, elle positionna les mains sous le t-shirt, quelques centimètres en dessous de sa poitrine, un sourire satisfait sur les lèvres. Elle l'avait amenée là où elle voulait, alors autant la laisser s'amuser un peu. Attrapant la bouteille de vin à l'aveugle, elle en but de nouveau quelques gorgées, la boisson appelant la boisson. Puis, attrapant le menton de sa partenaire avec sa main qui ne tenait pas la bouteille, elle ouvrit de nouveau la bouche.

M - « C'est la tournée du chef, ouvre la bouche ! »

Même si elle l'ouvrait pour dire ne serait-ce que non, elle lui verserait l'alcool de raisin dans la bouche, c'était elle la bosse après tout !


Emi Burton


[HRP : Je sais pas ce que tu veux faire, soit on continue sur notre lancée, soit gâche tout maintenant et on les fait se réconcilier plus tard dans le rp. Tu peux profiter du fait que Maud va essayer de verser le vin dans le gosier de Leandra pour soit causer son énervement, soit en lui faisant cracher le vin sur les cours de Maud. C'est que des propositions hein ! Et c'est juste dans le cas où on coupe court à leurs ébats (:]

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MessageSujet: Re: Baby I'm preying on you tonight [Flashback 2024 Maundra ♥]   Jeu 31 Mar - 22:25


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Maundra

Flashback 2024

J’avais beau connaître Maud et ses supercheries, il y avait des panneaux dans lesquels je tombais presque systématiquement. Notamment celui où elle faisait mine de m’embrasser pour, au dernier moment, se dérober. J’émis un grognement de frustration pour la forme, tout en sachant qu’elle n’allait que jubiler d’avantage. Elle adorait me torturer. Et moi, j’en redemandais clairement.

J’esquissai un sourire mutin alors qu’elle parlait de m’interdire le port du pantalon chez elle.

« Avoue que tu adores me l’arracher… »

Répliquai-je, juste avant qu’elle ne vienne se saisir de ma lèvre avec ses dents, me clouant le bec. L’instant d’après, nos lèvres se retrouvaient à nouveau avec passion, les miennes cherchant désespérément à me mélanger aux siennes, mon souffle se faisant de plus en plus rare alors que je me perdais dans l’échange. J’avais l’impression d’avoir attendu une éternité ce moment, et il n’en était que plus délectable. Je me laissai pousser en arrière, chevauchée, sans broncher, tant qu’elle ne brisait pas notre danse.

Contrairement à Maud, je n'avais pas nécessairement besoin de domination physique, et je ne me sentais pas non plus diminuée par la soumission physique. Au contraire, cela m'amusait. C'était probablement en grande partie du au fait que je savais que si je le voulais, je pouvais me libérer. J'avais foi en la force, elle ne m'avait presque jamais fait défaut. Pour l'adresse, évidemment, c'était une autre histoire. La voir prendre l’ascendant ainsi, ça avait quelque chose de séduisant, et je l’accueillis sur moi en glissant ma main sous son t-shirt, contre sa peau, sur ses reins.

La valse finit par s’essouffler, et Maud me délaissa un instant pour la bouteille de vin. Cette dernière n’allait pas faire long feu à cette vitesse, mais je l’avais amenée pour la consommer, alors ce n’était pas plus mal. J’esquissai un sourire en la voyant boire à la bouteille, mais un geste si anodin pouvait prendre une ampleur érotique avec elle.
Une fois gorgée de vin, elle reporta son attention sur moi, le jeu pouvait commencer.

Je me laissai guider sans broncher, ne cessant pas un instant de la dévorer des yeux alors qu’elle m’amenait vers ce qu’elle voulait. Ce t-shirt était définitivement de trop, je n’avais qu’une envie, c’était de l’arracher. Mais je pris mon mal en patience, la laissant continuer de mener la danse jusqu’à ce qu’elle ne conduise mes mains sous ce tissus trop intrusif, directement sur sa peau brûlante, où elle les abandonna. Mes doigts restèrent quelques secondes immobiles, comme pour lui prouver mon self-control. Mais ma patience n’était pas infinie. L’instant d’après, mes mains se réveillèrent. Du bout des doigts, je me mis à effleurer la peau, suivant d’abord la ligne invisible du soutien-gorge qu’elle ne portait pas. Une fois sur les flancs, mes doigts remontèrent lentement, contournant la forme arrondie des seins, glissant ensuite sur le dos, sur les hanches qu’elle avait généreuses malgré sa taille fine. J’étais, pour sûre, impatiente, emplie d’un désir longtemps contenu, mais j’aimais toujours prendre mon temps, faire languir, laisse durer le plaisir…

Une prise ferme sur mon menton me tira de ma balade sensuelle. Maud semblait lassée de boire seule, et désireuse de me mêler à la fête du vin.
Je levai un sourcil à son commentaire. Techniquement, c'était toujours ma tournée dans la mesure où j'avais ramené la bouteille, mais je n'avais pas tellement envie de ruiner l'ambiance avec des détails techniques. Bon de fait je n'avais pas non plus spécialement envie de boire des lampées au goulot. Le vin me montait vite à la tête, ce n'était pas un alcool auquel nous, les atriens, étions habitués. J'en prenais toujours par petite dose et m'en faire verser dans le gosier n'était probablement pas l'idée du siècle. Surtout pas dans ma position trop allongée où j'allais probablement avaler de travers.

« Doucem... »

A peine avais-je entrouvert les lèvres qu'elle avait pressé le goulot contre mes lèvres et renverser la bouteille contre celles-ci. Sous la surprise, comme prévu, j'avalai de travers, mes yeux s'arrondissant alors que la main s'empara du goulot pour l'éloigner de force de ma bouche. Je me mis à tousser, une main plaquée sur ma bouche, l'autre toujours tenant la bouteille.

« J'ai dit doucement ! »

Grognai-je alors que j'avais retrouvé mon souffle et ma voix. Qu'est-ce qui ne tournait pas rond chez elle ? J'avais passé l'âge des soirées médecine où les étudiants s'adonnaient aux jeux les plus abrutis.

« T'as des envies de maternité ou quoi blondie ? »

Cinglai-je, visiblement de nettement moins bonne humeur, faisant référence à sa façon de me donner la bouteille comme on donnerait le biberon à un bébé. Sous l'énervement et le besoin de domination, nos deux mains crispées sur la bouteille ressemblait presqu'à un bras de fer. Je l'aurais lâchée si j'avais été certaine qu'elle allait la reposer sagement sur la table mais rien n'était moins sûr. Alors que j'essayais de la lui arracher des mains pour la mettre hors de sa portée, un mouvement maladroit renversa la bouteille sur le côté, à moitié sur le tapis, à moitié sur un amas de paperasse. Avec le vin qui commençait à s'imprégner du papier, je n'eus guère le temps de distinguer le contenu, mais quelque chose me disait que ça avait un rapport avec les fameuses révisions que j'étais venue interrompre.

« Merde ! »

Jurai-je, tendant le bras pour redresser la bouteille avant qu'elle ne se vide complètement. Une fois l'équilibre du vin assuré, je bondis du canapé vers la cuisine où je m'emparai de l'essuie-tout. Le temps de faire l'aller retour et les dégâts s'étaient déjà considérablement étendus. Je me mis à tapisser de papier absorbant tous les endroits inondés, essayant de limiter la propagation. Je ne m'en étais pas rendue compte avant, mais en éloignant le goulot de ma bouche un peu plus tôt, je m'étais également généreusement aspergée le décolleté et les pointes de mes boucles brunes... Un vrai massacre. J'adorais le goût du vin, mais nettement son odeur sur moi, ça sentait le poivrot.

Agenouillée au milieu du champ de bataille je relevai un regard sombre sur Maud. Clairement, j’étais prête à régler mes comptes. Plus de trace d’espièglerie ou de lubricité dans mon regard, juste un énervement aussi remarquable que palpable.

« C'est quoi ton souci au juste ? »

Finis-je par demander, la voix encore rauque de l'âpreté du vin qui s'était glissé dans la gorge dans invitation il y a quelques minutes à peine.


Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Baby I'm preying on you tonight [Flashback 2024 Maundra ♥]   Mer 6 Avr - 2:38


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David Bowie - Space Odity

Maud prenait un malin plaisir à contrôler ainsi la situation. Tenant la tête avec ses mains, elle pencha la bouteille vers l'avant pour obliger sa partenaire qui la mettait dans tout ses états à la boire et à perdre un peu plus le contrôle.

L - « Doucem... »  

Lâcha-t-elle juste avant que le liquide rouge ne coule dans sa bouche. Un sourire malicieux se dessina sur le visage amusé de la blonde. C'était risible de la voir dans cette fâcheuse position. Si elle venait à avaler de travers le liquide alcoolisé, elle serait sans doute obligée de le recracher, et avec un peu de chance ce serai son t-shirt qui en prendrait pour son grade, ce qui ne ferait qu'augmenter la température entre les deux femmes.
Attrapant d'une main le goulot et de l'autre elle se couvrit la bouche. Sur le coup Maud rit, mais elle fut surprise de découvrir le visage grave de la brune.

L - « J'ai dit doucement ! T'as des envies de maternité ou quoi blondie ? »  

Là ça en devenait méchant, offensant même. Elle n'était plus du tout amusée bien au contraire et ce sentiment commençait à se propager à celle qui s'était amusée à dominer jusqu'à présent.
Celle qui se trouvait en dessous tira plus fort sur la bouteille, avec une force insoupçonnée pour la seconde fois de la soirée. Elle alla rouler sur le sol, se vidant de son compte-tenu. En partie sur le tapis, mais aussi sur des papiers, et quels papiers. Ses fiches de révisions se décomposaient, se tintant de rouge. Elles se décomposaient tout comme le visage de Maud.

L - « Merde ! »  

Lâcha sa partenaire qui tendit son bras pour éviter qu'il n'y ai plus de liquide qui imprègne le tapis ou les fiches. Mais le mal était fait. Alors que Leandra s'était jetée dans la mêlée, tentant d'absorber un maximum de liquide avec du sopalin. Pendant ce temps, Maud s'était repliée sur un coin du canapé en observant les dégâts.
Elle ne releva même pas les yeux lorsque le regard sombre d'accusation se posa sur elle. Cette dernière avait replié ses genoux, cachant son menton dans ses genoux, tenant le tout avec ses bras. Des larmes commencèrent à perler, coulant le long de ses joues. Elle était fatiguée et avait un peu bu, ce chamboulement avait eu raison de ses défenses émotionnelles.

L - « C'est quoi ton souci au juste ? »  

Maud la regarda, les yeux rouges et gonflés, la vision embuée par les larmes. Retenant un sanglot elle tenta de comprendre la situation. Relevant légèrement la tête, elle toisa son interlocutrice qui était à présent tout sauf agréable.

M - « T'es pas morte de quoi tu te plains ? Moi par contre je peux pas en dire autant et je suis dans un sacré merdier grâce à toi ! »

Maud passa son bras pour essuyer ses yeux et son nez. Elle n'était plus seulement désespérée, elle était à présent en colère. Ne voyait elle pas que ce n'était pas le moment ? Qu'elle venait de réduire ses révisions à néant ?

M - « Pourquoi faut toujours que tu penses qu'à toi ? Tu sais très bien que je faisais ça pour rire ! Je t'avais dis que je révisais en plus, mais t'es quand même venue ! Voilà le résultat, j'ai plus de cours ! Et tu trouves le moyen de m'engueuler ? »

Elle avait clairement haussée le ton, mais à présent, il lui était quasi-impossible de contrôler ses sanglots. Les larmes coulaient de nouveau. Elle réenfouit dans le creux que formait la position fœtale dans laquelle elle se trouvait. Elle se sentait trahis, humiliée et désespéré. Le genre de soirée qu'on préfère oublier en générale. La fatigue l'avait transformée en véritable enfant qui pleurait comme une madeleine, pourtant elle ne pouvait cesser d'éprouver de la colère à l'égard de celle avec qui elle s’apprêtait à passer un bon moment il y a de cela quelques minutes. Attrapant la première chose qui lui passa sous la main, elle le lança dans sa direction, l'objet fut suivis de tout ce qui pouvait être lancé. Quand elle n'eut plus rien à lancer, elle se leva et sortis sur la petite terrasse à l'écart de Leandra. Tirant une cigarette du paquet, elle l'alluma immédiatement tirant nerveusement dessus entre deux sanglots qui se calmaient petit à petit.


Emi Burton

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MessageSujet: Re: Baby I'm preying on you tonight [Flashback 2024 Maundra ♥]   Dim 10 Avr - 21:53


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Maundra

Flashback 2024

Si je n’avais pas été occupée à remuer dans tous les sens pour essayer de limiter les dégats, j’aurais probablement eu le temps de voir Maud se décomposer lentement. A la place, j’arrivais à la fin de la bataille, quand elle était déjà dans tous ses états. Elle s’était mise en boule sur le canapé, observant la scène avec un air… vide. Presque perdu. Je ne pus m’empêcher de lever les yeux au ciel. Sérieusement ? C’était moi qui étais en train de remuer ciel et terre pour essayer de limiter la casse, et elle ne trouvait rien de mieux que de passer en mode autiste ? Y avait des choses qui m’échappaient sur cette terre. Comme par exemple : comment une nana de caractère comme Maud pouvait devenir une chiffe molle en 10 secondes top chrono. Mais je n’avais pas le temps de me poser d’avantage de question. A la place, je décidai de la bousculer un peu avec mes mots, à la fois pour la faire sortir de sa léthargie, mais aussi pour lui rappeler qu’on ne faisait pas ce qu’on voulait avec moi sans en payer les conséquences derrière.

Tout ce que j’obtins, ce fut des larmes. Au lieu de s’énerver et de me répondre comme j’aurais aimé qu’elle le fasse, elle se mettait à pleurer. Je ne comprenais moi-même plus rien, et pourtant, je n’avais pas l’impression d’avoir abusé de l’alcool… Après, j’étais clairement moins résistante à cet alcool humain, le vin, qu’à toutes les gnôles atriennes. Mais quand même.

Elle trouva malgré sa contrariété évidente la force de finalement me répondre.  Elle avait l’air aussi furieuse que dévastée maintenant que je la regardai de plus près. Et elle…. Elle m’accusait ? Je la dévisageai avec une certaine stupéfaction mêlée d’ahurissement.

« Ah parce qu’il faut attendre d’être mort pour se plaindre avec toi ? »

Aboyai-je en réaction à son commentaire. Je ne pus retenir un petit ricanement désabusé. C’était elle qui me collait la bouteille dans le gosier et elle arrivait quand même à s’indignait du merdier dans lequel je l’avais fichue ?

« Arrête de faire ta drama queen Maud, y a pas mort d’homme. C’est du papier »

J’avais du mal à ne pas montrer mon mépris des dits papiers. Je ne savais pas trop ce qu’elle avait inscrit dessus, mais rien qu’elle ne puisse pas récupérer sur internet ou dans des bouquins, si ? Alors ok, c’était du temps perdu, beaucoup de temps probablement, mais en attendant, elle ne pouvait s’en prendre qu’à elle-même. Personne ne lui avait demandé de me forcer la descente d’alcool. A part son putain d’instinct de dominatrice. Je voyais la colère déformer les traits habituellement si attirants de la jolie blonde alors qu’elle commençait à elle aussi bouillonner. Nous étions toutes les deux des femmes de caractère, et lorsque nous nous opposions… c’était rarement joyeux.

Le visage de Maud était maintenant un champ de bataille, ravagé par une fureur inexplicable de mon point de vue et par les larmes qui coulaient maintenant sans restriction. Mais ce n’était pas ça qui allait m’amadouer, bien au contraire. D’une part parce que j’avais toujours méprisé la faiblesse et que je n’allais certainement pas l’y encourager, mais aussi parce qu’elle m’outrait à tout foutre sur mon dos de la sorte.

« Ah bah pardon d’être venue te changer les idées ! Fallait me le dire si tu préférais que je te laisse crever d’ennui dans ton antre hein ! Si j’attendais que MADAME daigne m’accorder un peu de temps pour qu’on se voit, je ferais mieux de directement aller me trouver quelqu’un d’autre avant de finir toute seule »

Ouais, j’étais agressive, méchante même peut être, mais je m’en fichais. Je lui ramenais la bonne compagnie, la bonne bouffe et le vin sur un plateau d’argent, et elle venait me le reprocher ? Oh mais ça n’allait pas se passer comme ça… La mauvaise foi, ça me connaissait bien, Maud en savait quelque chose. Si elle croyait que j’allais baisser la tête, encaisser, et tout laisser passer, ce n’était pas juste le doigt qu’elle se fourrait dans l’œil, c’était tout l’avant bras.

J’ouvris la bouche, prête à continuer sa ma position défensive et à mettre les points sur les i, mais je fus interrompue par un OVNI qui fonçait dans ma direction. Suivi par bien d’autres. Coussins, pantoufles, la télécommande, tout y passe. Je parvins à en esquiver certains, les autres me frappèrent de plein fouet. Ca ne faisait pas mal à proprement parler, mais ça eut le don de m’énerver encore plus. Elle voulait en venir aux sévices physiques ? Non parce qu’à ce petit jeu là, j’étais très forte… Elle aussi, d’ailleurs.

Mais avant que je ne puisse répliquer, elle avait filé sur sa terrasse. Je fus d’abord tentée de me lancer à sa poursuite pour régler les comptes dans la seconde, mais je décidai de me calmer un peu d’abord. Dans mon état actuel, j’étais capable de lui en coller une, et si j’étais pour remettre les choses à leur place, j’avais tout de même un petit quelque chose en moi qui me rappelait que je tenais à elle, et que j’avais pas envie de l’abîmer. Enfin, là, tout de suite, j’en crevais d’envie, mais mon moi normal, non.

J’inspirai longuement, et plusieurs fois, ramassant les affaires pour essayer de me calmer avant de la retrouver. Ce fut long, et compliqué, mais cela porta ses fruits plus que prévu. Après avoir retrouvé un semblant de contrôle, je jetai un œil à mon t-shirt recouvert de vin et je soupirai. Clairement, celui-là était fichu. Au même niveau que les fiches de Maud qui l’avaient tellement mise en rogne. Je ne comprenais pas sa réaction qui était, clairement, exagérée.

L’instant suivant, je déboulai à mon tour sur la terrasse. Maud semblait à peu près calmée elle aussi, quoique je voyais encore les traînées de larmes sur ses joues et je la trouvais un peu nerveuse dans sa façon de tirer sur sa cigarette. Je n’aimais pas bien le tabac et son odeur, en tant qu’atrienne je n’avais toujours pas compris l’intérêt que les humains portaient à cette substance, mais de ce que j’avais pu observer, ça semblait les calmer.

Je me mordis la langue pour ne pas commencer avec une vacherie. C’était tentant. On m’avait toujours appris que la meilleure défense était l’attaque, et j’étais d’autant plus blessante et mauvaise avec les gens que j’appréciais lorsque j’étais en colère contre eux. Alvin pourrait probablement en témoigner.
Je restai néanmoins à bonne distance d’elle, je ne me faisais pas confiance pour le self-contrôle, si elle m’énervait à nouveau, un coup pourrait vite partir.

« Tes fiches, t’aurais pu les virer avant qu’on ne commence à manger. Et quand je te dis doucement, tu dois faire doucement »

Je parlais les dents serrées, la voix grondante, le regard bien plus sombre qu’elle ne me l’avait probablement jamais vu. C’était, honnêtement, ma manière la plus diplomatique de renouer le dialogue, même si ça n’en avait franchement pas l’air. L’alternative, c’était de lui beugler dessus, et des choses pas forcément très gentils. Mais elle m’avait énervée, et ça ne pardonnait pas. Une fois que j’étais rogne, ça prenait du temps avant de m’apaiser à nouveau… Elle m’avait mise en rogne en me forçant à boire son vin, elle m’avait irritée en reportant toute la faute sur moi, et elle m’avait carrément vexée en me reprochant d’être venue la voir, alors nécessairement, il allait y avoir des conséquences.


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MessageSujet: Re: Baby I'm preying on you tonight [Flashback 2024 Maundra ♥]   Mar 12 Avr - 23:30


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Major Lazer - Powerfull

Maud fut assez rapidement rejoint par la brune. Elle ne daigna même pas tourner la tête vers elle, se contentant de fumer sa cigarette. Si en période de stress ou de frustration la nicotine avait tendance à l'apaiser, dans le cas présent, une seule clope n'aurait certainement pas suffit, et si les choses ne s'arrangeait pas, dieu sait que le reste du paquet partirait avant qu'elle se couche, et il était bien remplis.

Elle avait le visage particulièrement fermée, ses yeux gonflés et son teint rougeâtre ne faisait que renforcer cette image de fureur blonde. Elle s'appuyait sur la rambarde les bras tendus, légèrement penchée vers l'avant comme si elle cherchait à s'étirer les mollets. Mollets qui au passage étaient nues, tout comme le reste de ses jambes. Elle n'était clairement pas habillée pour rester dehors, le vent se glissait sans résistance dans son t-shirt. Elle avait la chaire de poule, elle le savait, mais se refusait pourtant à grelotter et encore plus à rentrer à l'intérieur. Elle ne fuirait pas une seconde fois dans la soirée. Ce n'était pas fréquent qu'elle fasse ainsi aveu de faiblesse, alors à présent c'était fermé, plus rien ne sortait. La blonde s'emmurait dans monde de silence et de solitude.

Même si ce dernier aspect était un peu forcé par la présence de Leandra qui ne semblait pas désireuse de lâcher le morceau. Étonnant au vu de ces dernières paroles : "Je ferai mieux d'aller trouver quelqu'un d'autre". C'était la touche de provocation qui risquait de faire déborder le vase. Et quand Maud sortait de ses gonds, c'était rarement à moitié.

L - « Tes fiches, t’aurais pu les virer avant qu’on ne commence à manger. Et quand je te dis doucement, tu dois faire doucement. »  

La blonde savait se faire démonstrative. Qui plus est, elle savait blesser lorsqu'elle en trouvait la nécessité. Peu importe qu'elle fasse le premier pas et qu'elle se contienne du mieux qu'elle pouvait. La colère et  l'adrénaline affluaient dans son sang qui coulait à vive allure dans ses veines. Toutes les conditions réunies pour exploser. Pourtant Maud ne bougeait pas. Et lorsque sa concubine prit la parole, elle s'amusa de la fumée qu'elle dégageait sans lui prêter attention. Il fallait une bonne minute avant qu'elle cesse son petit manège. Finalement, elle pris un air faussement étonné, faisant mine de se rendre compte que son interlocutrice avait finis de parler. Écrasant sa cigarette dans un pot de fleur prévu à cet effet, elle planta ses yeux dans ceux de sa belle. Si elle avait un regard particulièrement sombre, celui de Maud en était au moins aussi glaciale. Elle la foudroyait véritablement.

M - « Tu sais quoi ? T'es une vrai martyre. T'arrives sans prévenir alors que tu sais que je révise et tu t'attend à ce que mon appart soit rangé ? Si encore tu m'avais pas allumée dès ton entrée peut être que j'aurai eu le temps de tout pousser non ? Et puis c'est vrai, je déteste te voir, c'est sans doute le pire moment de ma journée, et si ce que je dis jusqu'à présent est tout ce qu'il y a de plus ironique, ce dernier passage commence à l'être en ce qui concerne ta visite d'aujourd'hui. Outre cet apartheid, honnêtement qu'est ce que je préfère voir selon toi ? Mes fiches ou toi ? Et me fait pas le coup du "Bah à force j'ai l'impression que c'est tes fiches que tu préfères !", parce que j'y crois pas ! Excuse moi de me construire un avenir et de vouloir faire ce que je veux, tu connais pas le problème et tu n'as pas souhaité connaître le problème des longues études c'est un fait. Mais ne me reproche pas de travailler. Eh puis merde ! En voyant le résultat sur ce "papier", comme tu dis, peut être qu'en disant simplement "désolé" où en cherchant à savoir si j'en avais des copies ce serait passé. Mais ces cours c'est mon boulot c'est un travail de synthèses de plusieurs dizaines d'heures. Tu sais quoi ? J'en ai marre je vais dormir et vu que t'as tant que ça envie de te trouver quelqu'un pour te service te prive pas, tu connais la sortie. »  

Lâchant finalement ces dernières phrases, elle ouvrit de nouveau la porte coulissante se dirigeant vers sa chambre. Leandra pouvait faire ce qu'elle voulait, Maud s'en fichait à présent, tout ce qu'elle voulait c'était dormir en sachant parfaitement que dès le lendemain les remords l’assailliraient. D'ailleurs elle doutait fortement que la plombière prenne sur elle au point de se présenter de nouveau devant elle dans la soirée.

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Maundra

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Madame avait donc décidé de m'ignorer. Ça allait vite dégénérer à ce train là. Je détestais me faire ignorer, et s'il fallait lui en coller une pour qu'elle reporte son attention sur moi, je n'allais pas hésiter 10 secondes. Il me fallait peu d'alcool pour devenir violente, je devais l'avouer. Maud finit malgré tout par se tourner vers moi après avoir éteint sa cigarette, et on échangea le regard le moins langoureux de l'histoire des regards, à mi-chemin entre le duel et l'assassinat. Elle allait enfin me répondre et j'avais comme l'intuition que ça ne serait pas pour s'excuser.

Elle se lance dans une tirade à rallonge qui me fit lever les yeux au ciel dès les premiers mots. C'était elle qui s'était mise à chialer comme une môme et c'était moi la martyre ? C'était la saint mauvaise foi aujourd'hui ? Elle pouvait toujours se brosser pour que je lui crache le "désolée" qu'elle attendait. C'était du gros n'importe quoi.

« J’envisagerai de m’excuser quand tu t'excuseras ! »

Grognai-je, lui coupant temporairement la parole. Est-ce qu'elle s'était excusée de l'avoir enfoncé le goulot dans la bouche ? Non. Alors merde.
Et voilà qu'elle me disait qu'elle en avait marre. Non mais tu crois que moi je prends mon pied là peut être ? Tu vas rester là bien gentiment et pas t'enfuir comme une.... Oh putain elle était en train de me planter ! Elle se cassait sous mon nez !

« Vas te faire foutre Maud ! »

Fut honnêtement la seule chose qui me vint comme réponse. J'espérais un instant que ça allait la faire revenir -c'est bien connu ins la vulgarité ça donne très envie de rester pour continuer de se faire traiter de tous les noms- mais non, elle disparut dans sa chambre, me laissant comme une conne, stupéfaite et en colère.

Ravaler ma fierté et la rejoindre ? Mais bien sûr ! Et puis quoi encore ? C’était trop facile ça. Elle faisait les conneries et c’était à moi de me décarcasser…. Non, non, non, ça ne fonctionnait pas comme ça. J'allais faire exactement ce qu'elle attendait de moi : me casser et aller voir ailleurs si elle n’y était pas. C'était certainement pas parce que madame faisait sa crise que j'allais me gâcher la soirée. J'aurais même pas dû me pointer ici et à la place accepter la proposition de soirée d'Alvin. Mais il n'était pas trop tard pour celà. Il atterrissait plus ou moins toujours dans le même bar, je pouvais encore l'y rejoindre pour rattraper le reste de la soirée.

Je rassemblai le peu d'affaires que j'avais ramené avec moi, me préparant à lever le camp. Je ne comptais certainement pas revenir ici après. C'est bon, j'avais eu ma dose de sa mauvaise foi. J'allais m'éclater en soirée et rentrer tranquillement à l'appart en espérant qu'Alvin n'avait pas profité de mon absence pour ramener un de ses plan culs.
Alors que je m'apprêtais à sortir, mes yeux tombèrent sur le trousseau de clefs dans une petite coupelle près de la porte. Une envie de vengeance puérile me prit à la gorge, et sans trop réfléchir je m'emparai des dites clefs. Demain, à son réveil, la belle au bois dormant allait les chercher partout, et c'était bien fait pour elle ! Elle n'avait qu'à faire des efforts aussi.... Merde quoi c'était quoi ce comportement de gamine !

Les clefs dans la poche, je partis en claquant la porte, le téléphone déjà collé à l'oreille alors que j'essayais de joindre Alvin. Je le rejoignis dans le fameux bar, et rapidement, la frustration et la colère furent noyées dans l'alcool. Je traversai sans surprise la phase d'alcoolo-déprime durant laquelle Alvin dut subir les gémissements et mon récit de la soirée, mais je sentis bien qu'il prit un véritable plaisir à m'assener ses "je te l'avais dit pourtant" et "largue la donc, on est mieux célibataires tous les deux". Le discours Alvinien typique sur le concept du couple auquel il n'adhérait pas du tout. Moi non plus, dans le fond. D'ailleurs je ne savais même pas si on était en couple Maud et moi alors bon....
Une fois la phase dépression passée, j'entrai dans la dernière phase, celle de l'euphorie extrême dans laquelle je perdais tout contrôle. C'était dans cette phase que je me retrouvais généralement à danser sur les tables, comptoirs, ou autre surface accessible.
Vers les 1h du matin, je réalisai que j'avais loupé une grande carrière dans la chanson et décidai de rattraper le temps perdu en réinterprétant tout le répertoire musicale rock des 5 dernières années.
Vers les 2h j'entrepris de répandre un peu d'amour autour de moi en distribuant des free hugs à tout ce qui se trouvait dans le bar -poivrots, chaises et tables compris.
Vers 3h, lassée de mon haut tâché je parvins à convaincre je ne sais comment Alvin qu'échanger nos t-shirts était une idée lumineuse.
Vers les 4h j'essayai de négocier avec lui un ré-échange des t-shirts après avoir vomi tout mon soûl sur le sien -il refusa.
Vers les 4h30, alors que je quittai le bar, mon cerveau me souffla que ce serait vraiment une riche idée de retourner chez Maud la narguer plutôt que de rentrer bien gentiment chez moi pour subir ma gueule de bois tranquillement –enfin tranquillement était un grand mot sachant qu’en contrepartie c’était aux moqueries d’Alvin que j’aurais droit.

Et comme chacun sait qu’il faut TOUJOURS suivre ses idées quand on a 1 gramme de sang dans l’alcool –ou l’inverse- je me mis en route vers chez Maud. Arrivée sur place, j’essayai de me montrer discrète mais ce ne fut pas une grosse réussite : il me fallut 10 bonnes minutes pour mettre la clef dans la serrure et pas dans l’acier autour, 20 minutes pour calmer mes gloussements intempestifs qui se déclenchaient à la vue de tout et n’importe quoi, puis 30 minutes dans la salle de bain au-dessus du lavabo pour virer la tâche de vomi sur le t-shirt gris d’Alvin. Heureusement que Maud dormait. Parce que si elle ne dormait pas, de un je m’en serais prise une pour le bordel que je foutais, de deux je me serais faite griller en beauté avec mes marques bleues fluos qui réapparaissaient alors que je foutais la moitié de l’eau par terre et l’autre moitié sur moi. Heureusement, ça ne durait jamais bien longtemps, et le tout n’allait pas tarder à s’éteindre. Mais en attendant que ça ne disparaisse, je m’installai par terre, dans la salle de bain, assise contre le carrelage, attendant de sécher pour aller me coucher dans le salon sans avoir le risque de me faire découvrir. Je fermai les yeux, un sourire aux lèvres en repensant au déroulé de la soirée. Enfin de la soirée au bar, pas de la dispute avant, évidemment. Allez, encore quelques minutes et je serais suffisamment sèche pour aller m’installer plus confortablement sur le canapé…

Et je dus probablement m’endormir ici, dans la salle de bain, adossée au mur en carrelage et la tête contre le rebord de la baignoire, dans mon jeans et le t-shirt gris trop grand d’Alvin, car lorsque je rouvris les yeux, la gueule enfarinée, c’était déjà le matin.

« Oh merde, ma tête... »

grognai-je en remuant à peine la tête, remuant d'ores et déjà les frasques de la veille.

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MessageSujet: Re: Baby I'm preying on you tonight [Flashback 2024 Maundra ♥]   Ven 15 Avr - 15:47


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Tandis que Maud se dirigeait vers sa chambre, elle du se faire violence pour éviter de se retourner et mettre une gifle à la brune. Derrière elle, Leandra crachait son venin.

L - « Vas te faire foutre Maud ! »  

Encore aurait il fallut que quelqu'un soit là pour ça. De toutes évidences ce ne serait certainement pas elle. Sans prendre la peine de se changer, la blonde s'enroula dans sa couverture. Elle allait pouvoir penser à autre chose que cette maudite soirée, la perte de ses cours ainsi que la dispute avec sa belle.
Au beau milieu de la nuit, Maud se réveilla, assoiffée. Sans plus se poser de questions, elle se dirigea vers sa salle de bain. Elle passa successivement de la peur à la surprise, au dégoût, à l'attendrissement puis au désir de vengeance. Sur le carrelage de la petite salle, dans laquelle on trouvait tout de même une baignoire, gisait le corps inerte, mais en vie, de celle avec qui elle s'était pris la tête. La vision du corps immobile lui avait d'abord fait craindre le pire, mais ses doigts posées sur l'artère aorte la rassurèrent rapidement. Que pouvait elle bien faire ici séant ? Elle l'avait entendu partir après tout. Sans doute n'avait elle pas fermée la porte à clef ce qui lui avait permis de rentrer. Bien que son t-shirt était encore humide, il s'en dégageait une odeur pestilentiel, et il n'y avait pas que cela d'ailleurs, elle sentait la sueur et les relents d'alcool à plusieurs mètres à la ronde. Mais ce qui était un peu plus embêtant, c'était cette odeur de vomi qui planait dans l'air, et si le t-shirt était ainsi imbibé d'eau, c'était qu'elle avait sans doute tenté de le nettoyer. Maud l'aurait bien laissée là, très mal installée, mais la voir ainsi dormir ôtait toute forme de méchanceté dans l'esprit de la blonde. Se saisissant de son homologue, elle tâcha de lui retirer son t-shirt avec toute la délicatesse dont elle était capable de faire preuve. Se levant, elle tendit le bras pour éloigner le plus possible le tissu de son nez avant de le jeter dans la panière de linge sale. Au passage, elle attrapa un plaid et le déposa sur la belle au bois dormant, elle lui fit même cadeau d'un coussin qui traînait, il n'était pas bien gros mais c'était plus pour la forme que le fond.
Maud se réveilla vers 9h, dans une forme olympique, elle se sentait prête à assumer pleinement sa vengeance qui la faisait déjà sourire d'une façon presque malsaine et sadique, digne de la plus belle tueuse en série. Dans un premier temps, elle tâcha de faire une petit déjeuner royal. Pain, confiture, jus d'orange, café. Tout était réunis de façon idyllique. Posant l'ensemble sur un plateau, elle se dirigea vers la salle de bain. Une fois arrivée, elle disposa l'ensemble sur le sol afin qu'ils soient accessible de Leandra comme de Maud. Elle entreprit alors de faire couler un bain sans pour autant réveiller l'endormie, ce qui n'était pas forcément la chose la plus évidente à faire car elle avait la tête directement posée sur la baignoire. Si cela pris un certain temps, elle fut finalement remplie d'une eau à la limite du brûlant, dans laquelle elle se glissa avec difficulté.
Après quelques minutes de calme absolue, celle qui avait réduit ses cours à néant sembla se réveiller.

L - « Oh merde, ma tête... »  

Sa remarque fit sourire la mieux installée des deux. Se redressant, elle s'offrit une vue plongeante sur la jeune femme qui osait à peine bouger de peur de faire souffrir les vaisseaux dilatés qui appuyaient sur son crâne et qui lui causaient sa douleur. Délicatement, comme si il s'agissait d'un objet particulièrement fragile, Maud attrapa son menton, le redressant doucement pour pouvoir déposer un baiser sur la joue du côté le plus atteignable. Remontant un peu la tête, elle arrêta sa bouche au niveau de son oreille.

M - « Essaye de pas tout renverser cette fois. »  

Lâcha-t-elle en désignant la nourriture disposée un peu partout. La cadette avait prévue le coup, si Leandra se montrait désagréable, elle utiliserait l'enceinte bluetooth placée derrière la porte pour lui remuer les méninges. Et avec autant de de choses parterre, elle allait avoir du mal à bouger pour obliger Maud à arrêter.

M - « Et si t'es sages tu pourras même venir... »  

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MessageSujet: Re: Baby I'm preying on you tonight [Flashback 2024 Maundra ♥]   Jeu 21 Avr - 22:04


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Ma lamentation douloureuse s’éleva dans la salle de bain sans que je ne sache véritablement si elle allait atterrir dans une oreille ou bien s’évanouir sur le carrelage… Honnêtement j’avais juste besoin d’extérioriser mes regrets évidents quant à mes choix de la veille. C’était toujours le même cycle : je regrettais d’avoir bu autant, me promettais de ne plus JAMAIS me mettre minable comme ça, puis l’occasion se représentait, je me disais que ce n’était pas SI terrible la gueule de bois et que j’avais bien besoin de décompresser et…. Retour à l’étape 1.

Je n’eus guère le temps de m’habituer à mon environnement que je sentis une main humide me prendre le menton, ce qui répondait au passage à ma question sur une éventuelle compagnie : je n’étais clairement pas seule. Mes yeux glissèrent sur le côté pour se poser sur celle qui venait de m’effleurer la peau, et je la découvris donc entièrement nue, l’air beaucoup plus frais que moi –ça honnêtement ce n’était pas difficile- confortablement installée dans son bain. Avec sa cascade de boucles blondes qui encadrait son visage reposé, elle aurait fait pâlir d’envie bien des demoiselles et émoustillé bien des messieurs, et ce fut avec une petite touche d’arrogance que je songeai qu’elle était mienne. Pour le moment. Et ce même si j’avais eu ponctuellement envie de la défenestrer hier même. Une pulsion sans doute partagée à en croire son comportement de la veille. Je chassai ce mauvais souvenir de mon esprit alors qu’elle venait déposer un baiser tendre sur ma joue pour venir ensuite susurrer à mon oreille.

Mes yeux descendirent sur le plateau où était disposé un petit déjeuner de reine. J’étais somme toute un peu… étonnée qu’elle m’ait pardonné aussi facilement, mais je n’allais certainement pas griller ma chance en ramenant le sujet qui fâche sur le tapis. En tout cas pas dans les détails !

« Si j’ai le droit à un tel réveil à chaque fois que je fais des bêtises… je vais m’appliquer à être une vilaine fille tu sais… »

Murmurai-je dans une moue taquine. Mon côté parano me soufflait que cela devait forcément cacher quelque chose, mais j’étais trop fatiguée pour essayer d’envisager quoi, et trop tentée par la nourriture ET par la cuisinière pour creuser d’avantage. Peut être que j’avais tout simplement l’esprit trop tordu par rapport à la plupart des gens… Ou peut être que j’avais passé trop de temps avec Alvin qui faisait une affaire d’état d’un rien et rendait toujours au quintuple les mauvais coups qu’on lui faisait.

En attendant, j'avais une faim de loup et ce fut donc sans hésiter une seconde supplémentaire que j'attaquai le plateau petit déjeuner, prenant un verre de jus d’orange et un bout de pain. En remuant un peu dans le plaid, je constatai rapidement que je ne portais plus que mon soutien-gorge, et plus le t-shirt puant le vomi d’Alvin. Visiblement, Maud avait profité de mon sommeil de plomb pour me l’ôter… A croire que parfois je n’avais aucun instinct de survie ! On me déshabillait et moi je dormais comme un caillou, incroyable !
Mais bon. En l’occurrence, c’était Maud, et elle en avait déjà vu bien plus que moi vêtue simplement de lingerie, alors pas de quoi en faire une affaire d’état. Rien de nouveau pour elle, à part évidemment si…

Un horrible doute s’empara de moi. Je ne me souvenais techniquement PAS de m’être endormie, autant dire que la jolie blonde avait pu passer à toute heure de la nuit pour me retirer mon vêtement. Y compris quand j’étais encore trempée et… lumineuse.

Lentement, je tournai mon regard vers Maud, la dévisageant avec intensité, essayant de détecter si elle agissait bizarrement. Que ferait-elle, concrètement, si elle découvrait mon secret ? Je n’en avais pas la moindre foutue idée ! Qu’est-ce que je ferais à sa place ? La comédie. J’agirais comme si je ne savais rien pour ne surtout pas l’alerter et me laisser le temps de faire un point sur la situation. Oh bon sang ! Si ça se trouvait, elle savait tout, et me proposait de la rejoindre dans son bain JUSTE pour me tester. J’essayais tant bien que mal de dissimuler mon agitation intérieure, mais ce n’était pas chose aisée. Je n’avais aucun moyen de savoir si elle avait découvert le poteau rose ou non… Fouiller son historique internet ? Oui sur le papier c’était une bonne idée, mais la technologie et moi c’était pas trop ça. J’étais plombière, pas informaticienne. Et puis je n'avais surtout pas accès à son ordi ou son portable. En plus, elle n'avait pas forcément fait de recherches même si elle m'avait grillée.

Clairement, la priorité était de ne pas se faire débusquer si ce n'était pas déjà fait. Et pour celà, il fallait que je m'éloigne de cette ENORME quantité d'eau. Connaissant Maud, elle serait capable de m'envoyer de l'eau juste pour me taquiner. Si ça atterrissait sur mon visage, dénué de marques, ça passait, si ça finissait sur ma poitrine ou les bras, ça cassait.

Toute la question maintenant était : comment refuser diplomatiquement et crédiblement un bain alors qu’on en avait clairement besoin –le lavage devenait urgent dans mon cas, même moi je ne supportais plus l’odeur d’alcool qui émanait de moi- et envie… Maud me connaissait, je n'étais pas du genre à bouder les petits plaisirs. L'ennui, c'était que je ne voulais pas non plus qu'elle croit que je boude. J'étais somme toute un peu coincée. Mon cerveau turbinait à toute allure à la recherche d'une esquive, mais avec le mal de crâne ce n'était pas évident.

« Je ne pense pas que tu ais envie de faire trempette dans la même eau que Mimi Cracra »

La charriai-je dans un lever le sourcil entendu, essayant de garder le ton le plus léger possible pour ne pas réveiller ses soupçons.

« Je vais surtout aller prendre un truc pour soulager ma tête »

Ajoutai-je, cherchant une excuse pour m’éloigner de la source d’eau qui pourrait par accident ou bien par volonté de Maud atterrir sur moi, ce qui serait particulièrement malencontreux. Et si les médocs étaient probablement dans la salle de bain, je pouvais toujours prétendre aller chercher un verre d’eau dans la cuisine ou un cachet dans mon sac dans le salon. Je finis d’engloutir le bout de pain que j’avais commencé à manger avant de m’extirper de mon plaid pour me redresser maladroitement. En soutif et jeans avec ma tête des gueules de bois, j’avais pour sûr fière allure.

Je jetai un dernier regard gourmand en direction de la nymphe dans sa baignoire, croisant les doigts et les orteils pour qu’elle ne fasse pas la gueule alors que je m’éclipsais.

« Si tu ne restes pas trop longtemps à barboter… je pourrais même te faire un massage pour te détendre avant que tu ne te remettes au gros œuvre »

Lançai-je dans un haussement de sourcil suggestif, avant de filer à l’anglaise.
Arrivée dans le salon après avoir refermé la porte de la salle de bain, je poussai un long soupir. C’était frustrant de ne pas pouvoir partager ces moments d’intimité avec quelqu’un. J’en avais déjà parlé une fois à Alvin qui m’avait dit que THEORIQUEMENT parlant, désensibiliser nos marques pour qu’elles ne réagissent plus à l’eau devrait être faisable, mais demanderait un travail titanesque, des tests que personne ne voudrait probablement conduire –que ce soit en tant que cobaye ou en tant que testeur- et qu’il n’allait certainement pas perdre son précieux temps sur ce sujet juste pour que j’ai le bon plaisir de culbuter des gens dans la douche. En tout cas il avait formulé cela plus ou moins ainsi… En attendant, c’était frustrant.

Et puis cette douche, ou ce bain, j’en aurais SACREMENT besoin. Mais rester près de l’eau c’était définitivement la mauvaise idée de l’année, alors tant pis. Je me dirigeai vers mon sac, faisant mine d’y fouiller pour mon alibi même si je savais pertinemment que je n’avais pas de médoc dedans. Tant pis, il fallait faire sans. J’espérais juste que Maud n’allait pas TROP traîner, histoire que je ne sois pas trop tentée d’aller la rejoindre. En attendant, je fis un détour par sa chambre pour aller lui piquer un débardeur un peu long histoire de pouvoir virer mon jeans inconfortable tout en portant quelque chose d’autre que mon simple soutif. Je n’étais techniquement pas beaucoup plus présentable, mais au moins c’était plus confort pour traîner.


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MessageSujet: Re: Baby I'm preying on you tonight [Flashback 2024 Maundra ♥]   Sam 23 Avr - 19:30


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L'eau était particulièrement chaude, à tel point que la température de la pièce devenait quasiment insupportable. Pourtant, c'en était relaxant, agréable, et Maud restait donc dans la baignoire. Sa position était nettement plus agréable que celle de la brune. Assise contre la baignoire, sa tête la faisait souffrir. Mais, malgré la fatigue qu'elle devait rencontrer ainsi que son mal de crâne carabiné, l'étudiante doutait qu'elle se refuse à l'invitation qui lui était implicitement proposée. Quoi de mieux qu'une partie de jambe en l'air dans une baignoire pour guérir un mal de tête ?

L - « Je ne pense pas que tu ais envie de faire trempette dans la même eau que Mimi Cracra. Je vais surtout aller prendre un truc pour soulager ma tête. »  

La blonde releva un peu le torse, surprise de la réaction de la plombière. Alors quoi ? Elle se souciait vraiment de la qualité de l'eau dans laquelle elle trempait ? Tout ceci était très peu logique. Elle fuyait tout simplement. Quelles pouvaient être les raisons suffisantes pour qu'elle tente de mettre de la distance entre elles. Maud suivit la belle, habillée de peu, du regard. Il y avait de quoi remettre en cause ses paroles et se poser des questions quant à ce qu'elle avait fait la veille.

L - « Si tu ne restes pas trop longtemps à barboter… je pourrais même te faire un massage pour te détendre avant que tu ne te remettes au gros œuvre. »      

La détendre ? Elle n'avait pas l'air d'être détendue peut être ? C'était quoi cette excuse vaseuse ? Sans lui laisser le temps d'en placer une, elle prit ses jambes à son cou direction la cuisine. Il n'en fallut pas plus à la cadette pour la suivre, légèrement remontée que ses efforts soient ainsi ignorés, la jeune femme sortie de la baignoire tout en attrapant une serviette. Nue comme un ver, elle poursuivie la brune tout en passant la serviette sous ses aisselles. Elle n'avait même pas pris la peine de se sécher, ni même de s'habiller. Elle n'était pas particulièrement pudique, et avec un peu de chance, elle arriverait à faire craquer son interlocutrice en la déconcentrant. Elle désirait retrouver l'ascendant dans leur relation, pour se faire, tous les moyens étaient bons.

M - « C'est quoi ton problème ? Tu te ramènes comme une fleure au beau milieux de la nuit, pleine de vomie, et moi je suis censé m'occuper de toi bien gentillement ? T'as foutu quoi hier soir ? »  

Elle avait parlé fort, assez pour que cela soit douloureux et que Leandra cherche un moyen de la faire taire. Ils étaient nombreux, outre lui dire la vérité, elle pouvait toujours se montrer docile, faire preuve d'une certain soumission.

M - « Pourquoi t'as fuis comme ça ? T'as quelque chose à te repprocher ? »  

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MessageSujet: Re: Baby I'm preying on you tonight [Flashback 2024 Maundra ♥]   Jeu 28 Avr - 19:48


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Rien qu'au bruit de ses pas dans mon dos, je sus que Maud était de nouveau en pétard. Mais moi, avec le mal de tête que je me trimballais, je n'avais pas spécialement envie de m'engueuler avec elle, mais quelque chose me disait qu'elle ne me demanderait pas mon avis.

J'eus à peine le temps de me changer et de balancer mon jeans sur mon sac qu’elle était devant moi, l’air furibond. La seconde suivante, les décibels s’abattaient sur moi comme une pluie de grêlons, et ma première réponse fut un simple… grognement. C’était quoi ce sadisme à l’égard de ma pauvre tête ? A croire qu’elle le faisait exprès. Non non non, connaissant Maud, elle le faisait CLAIREMENT exprès. La garce. La voilà la fameuse vengeance.
« Je t’ai pas demandé de t’occuper de moi hein. Encore moins bien gentiment »

Répliquai-je tout en me massant les tempes. Bon, certes, j’étais revenue m’échouer comme l’épave que j’étais à ce moment là chez elle, mais bon…. C’était une décision d’alcoolique alors je n’y pouvais pas grand-chose. Honnêtement, je m’étais attendue à me faire mettre dehors à la première heure aujourd’hui. Bon, ce n’était pas encore totalement exclu vu comme je l’avais énervée. Mais merde quoi, elle voulait pas me laisser cuver tranquillement ?

« J’ai foutu quoi ? »

Répondis-je, haussant le sourcil. Ca se voyait plutôt bien, non, ce que j’avais foutu ? C’était même du genre… criant, non ?

« Bah j’ai picolé, t’as du le remarquer, non ? »

Je levai les yeux au ciel. Elle voulait quoi ? Un compte-rendu ? Ca risquait pas, j’avais oublié une bonne partie de la soirée.

« Viens pas me faire la morale, c’est toi qui as essayé de me vider la bouteille dans le gosier je te rappelle »

Grognai-je dans un hochement de tête hautain. C’était pas franchement cool de remettre ça sur le tapis, mais bon… Elle avait ouvert les hostilités ce matin à venir me décaisser les tympans et m’accuser de je ne savais quoi. Alors certes j’étais pas l’invitée de rêve à débarquer en plein milieu de la nuit rond comme un ballon pour aller m’échouer dans sa salle de bain mais… j’étais pas non plus venue lui vomir dessus quoi !

Et voilà qu’elle me reprochait de fuir… comme si « j’avais quelque chose à me reprocher ». Je me tendis un peu, serrant la mâchoire. Merde. Est-ce qu’elle m’aurait vraiment débusquée ? Est-ce qu’elle avait vraiment découvert mon secret ? Si oui… elle avait une manière très agressive de me faire cracher le morceau. En même temps c’était de Maud dont on parlait : la méthode musclée, c’était son truc. On avait ça en commun elle et moi… En attendant, je ne savais pas trop quoi répondre, incertaine de l’attitude à adopter. Peut être que je pouvais continuer à jouer l’ignorante ? Peut être que mon secret était encore préservé… Dans le doute, je ne pouvais pas céder du terrain.

« Bah désolée de pas avoir envie de prendre de bains dans mon état, tu transmettras mes plus plates excuses à la police de l’hygiène hein ! »

Voilà, jouer la carte du cynisme, c’était pas mal pour retomber sur ses pattes. J’allais bien voir si elle persistait dans son idée que je lui cachais quelque chose ou non. Il fallait dire que c’était difficile à vendre, mine de rien, la nana qui n’aime pas prendre de bain avec sa copine. Surtout quelqu’un comme moi qui n’en avais rien à cirer de la pudeur, des distances de sécurité et tout le patacaisse. Clairement, j’avais moi-même du mal à me trouver des excuses, mais je n’avais pas exactement d’autres alternatives pour le moment.

« Y a un règlement intérieur qui interdit de ne pas vouloir prendre de bain ou ... ? »

Enchaînai-je car, comme tout le monde le sait, la meilleure défense restait toujours l’attaque. Et l’offensive, gueule de bois ou pas, ça me connaissait. De toute façon j’avais tellement mal au crâne à ce stade que j’en étais plus à un éclat de voix près. Vraiment pas.

« En plus tu sais que j'aime pas ça »

Balançai-je comme si c’était la plus grande évidence du monde et que c’était juste offensant qu’elle ne le sache pas. Techniquement, je ne lui avais jamais dit tel quel que je n’aimais pas les bains à deux –ou seule- mais elle avait bien du remarquer que j’avais toujours évité d’en prendre avec elle. A chaque fois, je m’étais trouvée une autre excuse vaseuse qui avait plus ou moins bien fonctionné, mais à un moment, il valait mieux invoquer la carte du « j’aime pas ça ». Ca me ferait clairement passer pour une nana bizarre, mais c’était mieux que de se faire griller. Ou que de lui faire croire que je lui en voulais pour une raison X,Y,Z –même si clairement ça lui ferait les pieds ! Mais bon. Autant j’aimais avoir raison et détestais avoir tort, autant je n’étais pas fan de me disputer avec Maud. Surtout pas 2 jours de suite, comme ça. En général, c’était un petit éclat de voix et hop, rabibochage caliente. Là, ça commençait à faire un peu beaucoup mine de rien….


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MessageSujet: Re: Baby I'm preying on you tonight [Flashback 2024 Maundra ♥]   Ven 29 Avr - 15:41


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Maud sentait son sang bouillonner dans ses veines. Un flot de lave qui lui donnait des envies de meurtre. Elle avait le sang chaud, et depuis hier, l'envie lui prenait de filer une bonne correction à son interlocutrice. Elle avait espérée que la nuit aurait calmé ses ardeurs, mais de toutes évidences il n'en était rien.

L - « Je t’ai pas demandé de t’occuper de moi hein. Encore moins bien gentiment »  

Alors là on touchait le génie du doigt, elle était en train de se faire engueuler parce qu'elle lui avait fait un copieux petit déjeuner ainsi qu'un bain pour elles seules ? Elle se rapprocha de quelques pas, s'arrêtant à quelques centimètres de son visage. Le sien était déformée par la colère. Elle ne tenta même pas de répliquer. Préférant emmagasiner la colère pour la faire sortir d'un seul coup, au moins elle s'en débarrasserait une fois pour toute.

L - « Bah j’ai picolé, t’as du le remarquer, non ? Viens pas me faire la morale, c’est toi qui as essayé de me vider la bouteille dans le gosier je te rappelle »      

Ca n'avait strictement rien à voir et elle le savait, elle ne disait cela que pour la provoquer, que pour l'énerver, que pour la blesser. Qu'était-ce ? Un crispation ? Maud avait-elle visée juste ? C'en était sur, elle cachait quelque chose sur cette soirée et elle n'était pas désireuse de partager son petit secret.
La preuve, elle changea immédiatement de sujet, préférant éviter à tout prix ce point précis, revenant sur le bain avec des excuses aussi pitoyables que vaseuses.

M - « Change pas de sujet ! Me prend pas pour une idiote ! »  

Elle l'avait crié, et à cette distance, la brune allait déguster. Tant mieux, ça lui apprendrait à se moquer d'elle. Maud n'était pas une fine investigatrice mais elle était tenace et observatrice. Elle connaissait assez bien son aînée pour interpréter tel ou tel signe, et ce qu'elle voyait ne lui plaisait pas particulièrement.
Au même moment, une idée perverse lui traversa l'esprit, elle n'était pas particulièrement fourbe mais la blonde savait utiliser son cerveau pour arriver à ses fins. Plutôt que d'affronter frontalement la jeune femme, mieux valait la mettre dans une position défavorable qui ne lui laisserait pas beaucoup de choix. Se relâchant, elle soupira.

M - « J'en ai plus que marre, je fais des efforts et tout ce que je gagne en échange c'est ça, tu pourrais au moins avoir la décence de te prêter un peu au jeu quand tu vois que je prend sur moi. A la place de ça, il a fallut que tu m'envoies bouler avec des prétextes à deux balles. Non mais sérieusement, qui n'aime pas prendre un bain avec sa copine ? A moins que je sois plus ta copine, dans ce cas peut être que tu voudras bien me le dire ? Tu me caches quelque chose, je le sais, et tu sais que je le sais. Alors y'a deux solutions à cela, soit tu me rejoins dans le bain et tu me dis ce que tu as fait, soit tu dégages de chez moi. »

Sans s'attarder plus longtemps, elle tourna les talons et se dirigea vers sa salle de bain. S'arrêtant à mis chemin, elle remonta la serviette pour lui montrer son derrière.

M - « Et regarde le bien celui-la, parce que si dans trois minutes t'es pas dans cette salle de bain dans le plus simple des appareilles tu pourras lui dire adieu. »

Emi Burton

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MessageSujet: Re: Baby I'm preying on you tonight [Flashback 2024 Maundra ♥]   Mar 3 Mai - 19:21


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Et zou, une nouvelle rasade de décibels dans mes oreilles ! Je soupçonnais Maud de s'être volontairement mise aussi proche de moi avant de lâcher les chiens juste pour enfoncer le clou. L'indulgence n'avait jamais été son fort et aujourd'hui n'allait probablement pas faire exception , et même tout le contraire.

Le pire dans tout ça, c'était que si moi j'étais dans le coltar, elle, elle semblait bien réveillée et très attentive. J'ignorais ce qui m'avait vendue mais de toute évidence elle sentait que je mentais. J'étais normalement une très bonne menteuse mais la gueule de nous interférait clairement avec mes capacités. Et vue toutes les gueules de bois que j'enchaînais, c'était en soi un miracle que personne n'ait encore découvert mon secret...

Alors si je la prenais pour une conne ? Non, je me prenais juste pour meilleure menteuse que je ne l'étais dans mon piètre état. Et comme je n'avais pas franchement d'autres alternatives, j'allais continuer de prendre celà à la légère, voir carrément à la dérision, pour essayer de l'éloigner de la vérité.

« OH arrête ta parano. Moi j'aime pas, j'ai le droit ou me faut ta permission ? Et tu veux que je te cache quoi au juste ? Un suçon mal placé ? Un tatouage "I love Gerard 4EVA" ? »

Orienter ses soupçons vers ce genre de conneries, j'espérais que ça l'empêcherait d'envisager quelque chose de plus critique -comme "ma copine est en fait une alien". Ça sonnait comme le synopsis d'un mauvais feuilleton humain. Et pourtant….
Sauf que loin de la calmer, ma diversion sembla jeter un peu plus d’huile sur le feu, puisqu’elle en vint à me menacer de me foutre dehors. Bon, pas techniquement, mais elle me mettait face à un choix qui, elle devait le savoir, allait encore plus m’énerver.

« T'es pas sérieuse j'espère ? »

Fut ma première réaction à chaud à sa menace. En constatant que si si, elle était on ne peut plus sérieuse, je ne pus m’empêcher d’éclater de rire : ça, c’était quand même la meilleure de l’année ! Elle était en train de me faire un caca nerveux pour UN BAIN ?

« Si tu penses sincèrement pouvoir m'amener à faire ce que tu veux en me posant des ultimatums tu me connais très mal ma chère »

Sifflai-je, plissant les yeux d’un air provocateur. Vraiment mal. Avec mon esprit de contradiction quasi légendaire, elle devrait savoir que plus on me forçait la main et moins j’y mettais de bonne volonté. Alvin avait aussi tenté les ultimatums avec moi, mais avec le temps il avait intégré l’inefficacité totale de cette technique et il avait opté pour la manipulation à la place. Et il était très doué pour ça, l’ordure. Mais aujourd’hui le problème ne s’appelait pas Alvin, il s’appelait Maud et son fichu caractère. Ses caprices de princesse elle pouvait se les foutre où je pensais.

Lui emboîtant le pas, je levai les yeux au ciel en voyant sa petite mise en scène. Il fallait lui laisser ça : elle savait théatraliser. Mais là, elle pouvait bien se mettre totalement nue que ça ne me détournerait pas de mon irritation. Je détestais qu’on essaye de me pousser à faire quelque chose. Même quelque chose de tout bête. Bon, là, en l’occurrence, en prime ce n’était pas quelque chose de tout bête, mais plutôt un élément essentiel à ma survie.

« Et tu comptes faire quoi concrètement si j’vais pas dans ton putain d’bain et que j’me barre pas non plus ? »

Lançai-je sur le ton du défi, à la limite de l’insolence. Je n’étais pas franchement certaine qu’elle allait me répondre, elle serait bien capable de m’ignorer, partie sur sa lancée. En tout cas, si elle comptait me jeter dans l’eau OU me jeter dehors de force, ça allait virer au débat musclé, car je ne comptais pas me laisser faire. Et ce n’était certainement pas parce que j’avais le crâne comme une pastèque et un pivert dans la tête que je la laisserais avoir le dessus. Pas après les conneries qu’elle venait de me balancer.

Sauf que là, franchement, j’avais surtout envie qu’on me foute la paix. Faire chier Maud pour lui faire payer ses caprices, c’était tentant, mais j’avais besoin de sommeil et de paix, pas de d’avantage d’engueulades.

« Oh et puis tu sais quoi ? Puisque j’ai le choix : je me casse. Tu peux aller croupir toute seule dans ta flotte »

Et sur ces bonnes paroles, ce fut d’un pas lourd mais déterminé que je me dirigeai vers mon sac, l’attrapai, ouvris la porte d’entrée, sortis sur le pallier en claquant la porte –autant le faire avec un peu de panache, non ?
Bon évidemment, lorsque la voisine d’en face, qui rentrait justement au moment où je sortais, posa un regard insistant sur moi, je compris que le panache fut de courte durée. Effectivement, j’aurais eu plus d’allure avec un pantalon. Parce que le débardeur long, c’était un peu léger comme tenue de jour. Levant un sourcil méprisant en direction de la dame, j’attendis qu’elle détourne le regard pour prendre mon courage à demain et me diriger vers l’ascendeur. Le retour allait être long, mine de rien.


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MessageSujet: Re: Baby I'm preying on you tonight [Flashback 2024 Maundra ♥]   Ven 6 Mai - 23:27


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Le plan de Maud ne se déroulait pas à la perfection. Elle ne pouvait s'empêcher de tenter de manipuler les gens, de les contrôler, de les amener là où elle voulait. Et ce, de manière quasi instinctive. Même si elle connaissait Leandra, qu'elle savait qu'elle ne se pliait pas aux désir d'autrui, qu'elle tenait tête, elle ne pouvait pas s'empêcher de tenter de la diriger. Peut être que c'était pour ça qu'elle était avec elle. Parce qu'elle lui offrait quelque chose qu'elle ne retrouvait pas avec les autres hommes ou femmes, de la résistance.

L - « Oh et puis tu sais quoi ? Puisque j’ai le choix : je me casse. Tu peux aller croupir toute seule dans ta flotte. »  

Elle savait se montrer méchante quand elle le voulait. La porte claqua violemment, la blonde se crispa légèrement en sentant que la situation lui échappait. Laissant tomber sa serviette elle attrapa un culotte, un jean et un gros pull. Encore largement mouillée par le bain, elle enfila comme elle pu son pantalon qui résistait à ses jambes. Encore torse-nue, elle déboula hors de son appartement, croisant au passage une voisine de pallier qu'elle ne prit même pas la peine de saluer. Maud pilla sur place, l’ascenseur descendait et vu qu'elle en entendait encore le bruit, elle pouvait en conclure que son départ n'était que très récent. Plongeant la tête dans son large sweat, elle prit la direction des escaliers. Un nœud venait lui nouer l'estomac, elle était tout sauf à l'aise, elle ne voulait pas perdre Leandra, pas comme ça du moins. Dévalant les escalier, elle prenait tous les risques pour atteindre le rez de chaussé au moins en même temps que sa belle.
La plante de ses pieds était encore humide, sa main ne parvint pas à attraper la rambarde à temps, elle roula, sur plusieurs marches, peut être même sur plusieurs étages. Le temps s'était fait long dans cette chut au combien douloureuse. Sonnée par le choc, elle se releva tant bien que mal, motivée par une force qui sortait de nulle part. Un liquide chaud coulait le long de son front, collant ses cheveux et lui brouillant les esprits.

Finalement elle arriva en bas, elle ouvrit la porte en même temps que l'ascenseur signala son arrivée. Maud se sentait à bout de force, pourtant elle n'avait pas réalisé un effort surhumain, mais son choc à la tête ainsi que la fatigue accumulée n'était pas le meilleur cocktail pour être en forme. La blonde s'avança doucement, tout était bon pour obtenir ce qu'on voulait, mais là c'était pousser la comédie un peu loin. Ses yeux plaidaient le pardon de la brune tandis qu'elle baissait légèrement la tête, un gage de soumission assez convaincant à son goût.

M - « Tu sais que c'est pas facile pour moi en ce moment, tu sais que j'ai envie de te voir, tu sais comment je suis. Et tu sais que je voulais pas tout ça, alors s'il te plaît t'en vas pas comme ça. »  

Sous ses airs de grandes gueule, Maud n'en restait pas moins assez sensible, surtout avec le stress qu'elle vivait actuellement.

Emi Burton

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MessageSujet: Re: Baby I'm preying on you tonight [Flashback 2024 Maundra ♥]   Jeu 12 Mai - 20:21


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J'eus l'impression d'attendre une éternité pour que l'ascenseur n'arrive finalement. Il fallait dire que j'étais de mauvaise humeur, et la mauvaise humeur avait tendance à tuer le peu de patience que j'avais en temps normal. Je n'avais qu'une envie, celle de me téléporter chez moi et d'enfin pouvoir prendre cette douche sans risquer de le faire démasquer. C'était l'intérêt d'être en colocation avec un autre démarqué.

L'ascenseur arriva ENFIN et je m'engouffrai précipitamment dedans. Les portes se refermèrent alors que j'appuyais sur le bouton du rez-de-chaussée. La descente commença à peine que l'ascenseur s'arrêtait déjà. Les portes s'ouvrirent à l'étage du dessous, et une femme accompagnée d'un enfant rentra. À croire que l'univers avait senti que je voulais me barrer d'ici le plus rapidement possible et qu'il se fichait de moi.... J'aurais dû prendre les escaliers. Le regard désapprobateur de la mère et curieux du gamin sur mes jambes un peu trop nues m'agaçaient. J'aurais VRAIMENT dû prendre ces putains d'escaliers. Je serrai les dents pour ne pas japper à la bonne femme de fixer autre chose que mes gambettes. La porte de l'ascenseur s'ouvrit encore, laissant cette fois rentrer un jeune homme, la vingtaine à tout casser, qui nous salua de la tête avant de se caler dans un coin de l'ascenseur, alors que ses yeux s'arrêtaient sur.... Mes jambes. Bon sang. La descente la plus longue de ma vie. Je tirai un peu sur le débardeur, le déformant sans doute un peu, espérant sans doute qu'il se transformerait en robe si j'insistais encore un peu. Mais non. J'étais toujours en simple culotte en compagnie de la puritaine, du gnome, et d'un étudiant visiblement en manque.

Et enfin la petite lumière annonçant le rez-de-chaussée s'alluma. Les portes s'ouvrirent, presque au ralenti de mon point de vue, et je laissai tout ce beau petit monde sortir avant moi, je n'avais pas envie de sentir leurs regards peser dans mon dos -ou un peu plus bas que mon dos d'ailleurs. Poussant un long soupir pour évacuer la frustration, je faillis manquer ce qui n'était pourtant pas loupable : une grande et jolie blonde plantée au milieu du hall d'entrée, et qui était visiblement là pour moi.

Je m'immobilisai, oubliant un instant mes soucis vestimentaires, analysant rapidement Maud. Pour qu'elle soit là, devant moi, habillée, soit elle s'était VRAIMENT grouillée, soit la descente avait VRAIMENT été longue. Probablement les 2. Apparemment, elle s'était payée un coup de chaud, ce qui laissait penser qu'elle n'était pas venue d'un pas de promenade. Et même si mon visage fermé ne le laissait pas voir, j'étais contente qu'elle ait fait un effort pour me rattraper. Alors certes, elle allait peut être m'en coller une dans 5 secondes, mais au moins je savais qu'elle n'avait pas laissé sa fierté prendre le dessus.

Croisant les bras sous ma poitrine, j’oubliai un moment que je me baladais pour ainsi dire en culotte dans son immeuble, soutenant son regard de chien battu. Bordel, j’avais beau savoir qu’elle faisait cela juste pour me faire flancher, ça marchait sacrément bien sur moi, et elle le savait probablement. Pire, elle en jouait. Heureusement, j’étais bonne comédienne, et capable de dégainer un air mécontent même lorsque je fondais intérieurement. Hors de question de la laisser gagner la bataille sans même qu’elle n’ait parlé. Je voulais entendre ce qu’elle avait à me dire –car si elle avait fait tous ces efforts, c’était bien pour me dire quelque chose, non ?

Elle prit la parole et, à défaut de s’excuser, elle admit qu’elle n’avait pas envie qu’on se quitte sur cette note négative. Ce sentiment était partagé, c’était juste notre fierté déplacée qui s’exprimait bien trop souvent à notre place. Dans un couple, avoir une personne de caractère compliquait généralement les choses, alors 2 fortes têtes… forcément, ça mettait un défi supplémentaire. La bonne nouvelle, c’était qu’autant Maud que moi-même, nous aimions les défis.

Posant une main sur son bras, je me rapprochai d’elle, faisant un pas dans sa direction.

« Je sais »

Murmurai-je, ne la lâchant pas une seule seconde du regard. Elle avait intérêt à avoir les oreilles grandes ouvertes, car ce qu’elle allait entendre, elle ne l’entendrait pas si souvent.

« Et je suis désolée d’être rentrée morte bourrée chez toi. Vraiment. »

Des excuses, oui oui, c’était possible venant de moi. Rare, mais possible. J’espérais pour elle qu’elle avait un dictaphone pour les enregistrer, car c’était assez exceptionnel, à la limite de l’exploit venant de moi.

« J’aime pas les ultimatums. Et tu le sais. »

Ajoutai-je, lui jetant une œillade sérieuse. Je ne lui avais jamais dit, mais elle me connaissait suffisamment pour savoir que c’était TYPIQUEMENT le genre de chose qui allait me foutre en rogne. Et pas à moitié. Finalement, Maud et moi nous ne nous connaissions pas depuis longtemps, mais on se ressemblait tant qu’elle me connaissait mieux que la plupart des gens qui me côtoyaient depuis des années. Ce n’était pas pour autant que ça fonctionnait mieux entre nous d’ailleurs… il fallait dire qu’on était, en plus du reste, têtues.

« Tu promets de me lâcher la grappe avec ton bain si je remonte ? »

Demandai-je, mi-sérieuse, mi-taquine. Le ton était celui de la plaisanterie, mais concrètement, au-delà du fait que je ne pouvais clairement pas m’approcher de l’eau en sa présence, cette histoire m’avait VRAIMENT énervée. Je détestais que l’on me force la main, j’avais l’impression que l’on bafouait mon libre arbitre. Et ce libre arbitre, j’y tenais particulièrement. La liberté était une notion particulièrement précieuse à mes yeux.

« En échange… je prendrais grand soin de toi »

Enchainai-je, m’approchant d’avantage, jusqu’à ce que nos hanches se touchent cette fois-ci. J’avais du mal à rester en colère contre elle, elle savait jouer de ses atouts pour me faire tourner la tête, la fourbe.


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MessageSujet: Re: Baby I'm preying on you tonight [Flashback 2024 Maundra ♥]   Jeu 19 Mai - 15:18


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De toutes évidences, la tactique de Maud semblait porter ses fruits, c'était bien la première fois depuis hier. Bien qu'ayant le visage fermé, la brune se rapprocha de son homologue aux cheveux de blés, posant sa main sur son bras nu. Cette dernière savait qu'elle avait vaincue, même si elle n'en montrait rien, Leandra se serait montrée agressive, ou aurait directement tournée les talons. Mais il n'en était rien, elle s'était rapprochée, avait établis un contatct physique.

L - « Je sais. »  

Les paroles qui suivirent firent remonter les yeux de la cadette au niveau du regard de son interlocutrice. Elle le sonda à la recherche de la moindre trace d'ironie. Est-ce qu'elle venait vraiment de faire ce qu'elle venait de faire ? Des excuses ?
Ne pouvant se limiter à un simple aveu de faiblesse, elle se dépêcha de lui faire un petit reproche le plus sérieusement du monde. Elle voulait un retour à sa faveur. Mais la blonde n'était absolument pas prête à le lui accorder, elle s'était, à son goût montrée bien trop faible en la poursuivant, elle n'allait pas en plus présenter des excuses. Préférant ne rien dire et ne pas afficher une mine satisfaite face à sa domination retrouvée, elle attendit la suite.

L - « Tu promets de me lâcher la grappe avec ton bain si je remonte ? En échange… je prendrais grand soin de toi  »  

Maud fit une moue qui témoigna de son manque de volonté d'abandonner son idée du bain à deux. Après tout ce qu'elle avait désiré n'était pas que dans son intérêt. Leandra puait, c'était un fait, et prendre un bain à deux était tout sauf désagréable. Peu importe, elle remettrait l'idée sur la table quand la brune sera de meilleur humeur. Et c'est ce qui semblait se préparer, le bassin de son aînée vint se coller à celui de la blonde, déjà, un déluge d'idées salaces germait dans son esprit vicié.
Sa main, ferme et douce à la fois, se glissa dans le dos de son amante, l'obligeant à se rapprocher un peu plus. Ses incisives supérieurs se refermèrent sur la lèvre opposé dans une mimique perverse confirmée par son regard qui ne désirait plus qu'une chose.

M - « J'ai toujours pas de sous-vêtements... »  

La main baladeuse se fit plus ferme, tandis que l'autre poussa la porte des escalier, entraînant la fugueuse derrière elle. Étrangement, le mal de crâne lui était totalement passé, seul résidait le désir qu'incarnait Leandra. Elle était bien curieuse de voir comment elle réagirait face à cette invitation.

Emi Burton

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MessageSujet: Re: Baby I'm preying on you tonight [Flashback 2024 Maundra ♥]   Dim 5 Juin - 22:17


Les plaisirs, les longs les courts
Vois-tu en amour, moi j'ai le souffle court

Maundra

Flashback 2024

La moue de Maud présageait qu’elle n’avait toujours pas totalement renoncé à son idée de bain. En fait, j’avais l’impression que plus je m’y opposais, plus ça devenait une idée fixe chez elle. Ca ne m’étonnait même pas, c’était un rapport de force spirituel comme un autre… L’ennui, c’était d’une part que je détestais céder, d’autre part que mon secret et, accessoirement, ma survie, dépendait de ma capacité à échapper à ce genre de situations. En me faisant démarquer, je savais que mes relations avec les humains allaient être compliquées… Adieu la piscine entre potes, adieu les bains et les douches entre amoureux. Bonjour la frustration et les disputes.

Heureusement, j’étais normalement plutôt douée pour détourner l’attention des gens là où je la voulais. En l’occurrence, je voulais que toute l’attention de Maud soit sur moi, qu’elle oublie ce stupide bain pour de bon en se prêtant à rêver à d’autres plaisirs. Et j’avais, pour cela, quelques atouts dans ma poche qui, avec un peu de chance, lui ferait également oublier les relans de soirées encore incrustés dans ma peau et mes cheveux.

Maud se montra, pour mon plus grand plaisir, plutôt réceptive à ma proposition alternative. Je laissai sa main m’attirer un peu plus vers elle sans opposer la moindre résistance, alors qu’un sourire lascif s’emparait lentement de ma bouche et que je jouais avec ma lèvre inférieure, mimiquant involontairement la moue de la jolie blonde. Clairement, nos esprits dérivaient vers le même genre d’idées.

Son invitation –car il s’agissait clairement d’une invitation- ne fit qu’étirer d’avantage mon sourire alors que je glissais mes lèvres à son oreille.

« Ca devient une habitude dis donc… Une habitude qui me plait »

Ma colère s'était presque miraculeusement évanouie. On parlait souvent des mecs qui pensaient avec leur appareil génital plutôt que leur cerveau, mais franchement je n'étais guère mieux parfois. Et je m'en fichais pas mal d'ailleurs. Selon moi, c'était le cerveau qui venait compliquer les relations sentimentales, alors si on pouvait parfois en faire abstraction c'était tant mieux. Dès que la raison s’en mêlait, ça complexifiait tout. Pour le moment, je n’avais qu’une envie : celle de laisser les neurones de côté.

Alors qu'on s'engouffrait dans la cage d'escalier au pas de course pour rejoindre son appartement, je tirai sur son bras, la freinant dans sa course jusqu'à l'arrêter. Et lorsqu'elle se retourna vers moi l'air interrogateur, je tirai une seconde fois sur son bras pour l’attirer contre moi, et, dans la foulée, la plaquer contre le mur le plus proche de nous pour venir coller mes lèvres aux siennes dans des retrouvailles tant attendues. Ce baiser, je comptais bien le faire durer un peu plus que celui qu’elle m’avait offert hier juste avant qu’on ne se déchire pour trois fois rien. Clairement, on avait du temps à rattraper elle et moi, et a priori mon corps tout entier semblait bien pressé de le faire.

Ma main tenant son bras glissa jusqu’à sa nuque, caressant son cou, l’arrière de son oreille, ses cheveux blonds en bataille que je pris plaisir à encore plus ébouriffer, malmenant ses lèvres jusqu’à lui laisser le souffle court, pour finir en lui mordillant sa lèvre inférieure, jouant avec alors que j’ouvrais à nouveau les yeux pour l’observer de près. Mes mains toujours plaquées sur son cou, je lui rendis finalement la pleine possession de sa bouche.
Battant voluptueusement des paupières, la dévorant des yeux sans même chercher à m’en cacher, j’ajoutai, dans un sourire.

« Pourquoi attendre d’arriver chez toi alors qu’on pourrait entamer les... négociations ici-même ? »

Avec l’anticipation de se faire surprendre par des voisins un peu sportifs préférant les escaliers à l’ascenseur, ça n’en était que plus électrisant. De toute façon, je n’en avais rien à foutre de m’exposer en public, je trouvais même cela plutôt…. Amusant.


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MessageSujet: Re: Baby I'm preying on you tonight [Flashback 2024 Maundra ♥]   

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