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 And I'm over you, congratulations {Leavin

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MessageSujet: And I'm over you, congratulations {Leavin   Mar 22 Mar - 23:21



Thank you for all the pain
'Cause it made it be so much more fun


Il était un cliché. Une chose triste, fade, pathétique. Misérable. Regardez au fond du gouffre, vous le trouverez plantant sa tente et grillant des marshmallows. Qu'il cuve son vin dans un bar n'avait rien de nouveau, qu'il se plaise à faire tinter les glaçons dans son verre à whisky était même plutôt habituel. Après tout, il avait son ardoise et sa photo derrière le comptoir. Ordinairement il allait jouer sur la scène, amusait la galerie mais plus les jours avaient passé et plus sa musique avait, comment dire, changé. D'audacieuse, endiablée, elle était devenue cynique et grinçante. Le patron lui avait doucement mais fermement demandé de ne plus jouer car il déprimait tout le monde. Raison de plus pour boire. Dire que tout allait pour le mieux dans sa vie, mais il avait fallu que sa béquille se fasse la malle. On vous a arraché votre raison de vivre ? le truc qui faisait que vous saviez pourquoi vous étiez là ? Oui ? Ah bah parfait, vous avez une idée de l'état pitoyable et paumé dans lequel végétait Alvin. Si la réponse était non, dépêchez vous de ressentir ce formidable sentiment recommandé chaudement par le démarqué. Tout de même, dommage que sa relation avec Kleve soit à ses balbutiements, il aurait presque pu lui servir de soutien.

Tout ça, c'est la faute à Leandra.

Leandra. Il n'y avait plus de « Lea », juste un « Leandra » glacial et austère. Elle, elle…. « je vais trouver comment enlever les réactions chimiques », «  on est fort, ensemble, car on a les mêmes objectifs et les mêmes ennemis. C’est ce qui fait les meilleurs partenaires ! », pouvait-on être plus con qu'il ne l'avait été ce soir-là ? Tout à sa joie de la retrouver il s'était emballé, avait déballé l'artillerie lourde, le tapis rouge, se sentant pousser des ailes : il l'avait retrouvé. Sa meilleure amie, son âme sœur et complice tout à la fois était là, de retour, et l'Avenir pouvait avoir lieu ! A peine s'était-elle endormie que lui, galvanisé par leurs retrouvailles et stimulés par le challenge qu'elle avait excité en lui, avait commencé ses travaux.  Même quand elle était repartie sans un bonjour, il avait continué de travailler. Certes il lui avait dit qu'elle ne servait à rien quand elle avait demandé un thé, certes il avait jeté les sachets de thé sur le balcon du voisin juste pour l'emmerder mais n'était-ce pas une façon de retrouver leur quotidien ? En congé ce jour-là, Alvin avait mit son temps libre à contribution pour avancer dans ses recherches sur les marques. En fait, c'était devenu sa joyeuse obsession… sa vie était même proche de la perfection. Lea retrouvée, Kleve attrapé, Alana repérée et Cath qui s'était fait rembarrer par l'Ananas ET battue presque à mort par Lars : le bon-heur.

Sauf que Leandra s'était pointée sans sonner. Sauf que Leandra avait récupéré ses affaires clamant qu'elle avait besoin d'indépendance. Le laissant comme un con dans le salon, les bras ballants, stupéfait par la tournure des événements. Il ne l'avait évidemment pas aidé, ni même fait le plaisir de lui montrer qu'il était blessé. A la place, Alvin s'était fourré dans le canapé avec sa nouvelle guitare et avait improvisé une chanson intitulée : « Lea aime vivre dans des cartons ». Pas du tout explicite.

Voilà. Maintenant il aimait aller travailler car harceler Alana l'amusait grandement, il prenait un certain plaisir en compagnie de Kleve même si l'anxiété d'être découvert à chaque fois le pesait un peu plus… Il aimait aller travailler, c'est dire si son quotidien était morne à la maison ! Ses recherches étaient au point mort, abandonnées dans son coffre. A la place, il bossait sur autre chose : comment faire revenir les marques. S'il pouvait fabriquer un sérum pour les raviver… une piqûre dans le bras et sa garce d'ex meilleure amie serait tellement visible. BAM. Il lui avait juré de ne jamais la trahir ? Ah. Merde. Trop tard. Fallait pas déménager…. Alvin était comme un chiot abandonné sur le bord de l'autoroute, malheureux et prompte à se transformer en roquet. Ils avaient déconné le « fameux soir » où il lui avait balancé de l'eau mais normalement ça aurait du revenir à la normale… Sauf qu'elle veut son indépendance et que lui, il déteste vivre seul. Il HAIT ça. Il devrait se prendre un colocataire mais paranoïaque qu'il est, il refuse catégoriquement que ce soit un inconnu. Nathan a osé refuser de vivre avec lui et Cyann vit sur le campus… Lars vit dans le Secteur, cet abrutit. Bordel, il est condamné à prendre un chat. Il la hait. Il a envie de lui foutre un coup de cymbale dans la tête. Il a envie de la pourrir. Vraiment. Mais aller la chercher c'est lui dire qu'elle lui manque, et ça il l'a déjà fait avec la chanson ! Madame se considère comme une reine, elle a été trop pourrie gâté, c'est à son tour de se repentir ! Peut-être que leur association est terminée ? Qu'il doit en faire le deuil ? …. Raison de plus de raviver ces putains de marques. Si je tombe, tu tombes avec moi. En plus, enfermé dans sa relation avec Kleve, il ne pouvait même pas se défouler avec un humain. Pourquoi il faisait ça d'ailleurs ? Hein !? Pourquoi ?! A quoi bon être fidèle à Kleve si tout le monde finissait par l'abandonner ?? Bon il dramatisait, il n'y avait que Leandra, mais bon.. Alvin et le drama, c'était une histoire d'amour. Oui, tout le monde l'abandonnerait, ils profitaient de lui et ensuite ils le jetaient ! Exaspéré et bien trop ivre, il prit son téléphone portable pour envoyer un sms à un pote. Voilà. Il ne se sent pas mieux, un autre whisky siouplait. Toujours pas mieux, il envoya un message à Lars pour lui demander s'il pouvait intervenir auprès de l'Ananas pour avoir une mission bien suicidaire histoire de bien l'occuper. Whisky siouplait. Ah, Lars confirme réception. Parfait, ça va lui changer les idées. Whisky.

Et là, il la vit. C'était profondément idiot de ne pas l'avoir repéré avant et probablement que seul un cliffhanger pouvait justifier pareil aberration mais Alvin n'avait véritablement pas repéré la tache qui squattait une table. Une chose très laide, mais alors, vraiment très laide. C'était tellement hideux qu'on était en droit de se demander si c'était vivant. Merde ça respire, bordel ça devrait être mort et enterré pour épargner nos pauvres petits yeux. Leandra. La gueuse puante, traître à sa patrie, traître à son ami, traître à tout, était là, dans SON bar. Va crever ailleurs, épouvantail alcoolisé ! Choqué qu'elle ait l'audace de venir ici, en colère depuis qu'elle a fuit avec ses valises, Alvin fut altéré que personne ne la vire. Faut un homme, un vrai : il se chargera lui-même d'expulser la Bête. On ne parle pas avec le Diable, il n'a que des mensonges à débiter. A la place Alvin se pencha vers son voisin de droite, un pauvre mec tout aussi ivre que lui et avec un air glauque. Le genre qu'il voudrait pas se taper même s'il ne restait que lui sur Terre et Attria confondu.

Tu vois la fille au fond, là bas ? Sous le tableau là… ouais tu l'as vois ? Mignonne hein ? Elle s'appelle Leandra et mon gars c'est ton jour de chance. T'es cool d'être resté avec moi, alors j'vais te faire un cadeau. Prend ces cinquante dollars et va la voir pour moi, tu lui demande ce que tu veux, elle te le fera pour cinquante billets. C'est une professionnelle, mec, foi d'Alvin : elle sait y faire.

Oui c'était pathétique mais il avait envie de la pourrir lentement, sûrement, la vengeance est un plat qui se mange sur plusieurs heures. Voir sur plusieurs mois ou années. Son whisky au bord des lèvres, le sourire en coin bien moqueur, Alvin regardait le pauvre bougre se pencher vers Leandra avec ses billets.  

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MessageSujet: Re: And I'm over you, congratulations {Leavin   Mer 23 Mar - 14:09


Go ahead and take your time
Try to get me off your mind
But I know you won't

Lealvin
Dire qu'Alvin faisait une affaire d'état de mon déménagement, c'était pas peu dire. D'ailleurs, depuis le dit déménagement, le contacter était mission impossible. La première fois, il avait décroché, et raccroché dès que j'avais commencé à parler. Les suivantes aussi, sauf qu'à la fin, il ne décrochait même plus. J'avais bien essayé une fois de lui remonter les bretelles en direct en retournant à l'appartement...  Mais ça avait été un échec, un de plus. Soit il n'était pas là, soit il avait volontairement joué les absents. La clef n'était plus sous le paillasson, je n'avais donc même pas pu rentrer àl’improviste. J'avais attendu 2 heures sur le pallier, et comme rien n'avait bougé -à part la voisine de pallier qui avait déjà entrouvert 3 fois sa porte pour vérifier si j'étais encore là et était sûrement sur le point d'appeler les flics- j'avais fini par lever les voiles. Retour dans mon appartement. Enfin appartement, le mot était grand.... Cagibi était probablement plus approprié.

Moi qui m'étais habituée au grand appartement d'Alvin, et je ne parlais même pas de la maison de Barth, me voilà dans un espèce de placard aménagé. L'indépendance avait clairement un prix : celui des loyers exorbitants d'Edendale, surtout avec un salaire moyen comme le mien. Mais ma fierté m'interdisait de renoncer à cette indépendance. Même s'il était tentant de tout abandonner, particulièrement le soir, quand je rentrais dans ce trou pourri où je ne me sentais pas chez moi et où je déprimais. C'était sans surprise que j'avais pris l'habitude de découcher : une excuse pour passer chez Nolan, chez Nathan ou chez Elyan, une autre pour me retrouver chez Maud -même si une fois sur 2 j'en repartais illico tellement on s'engueulait- bref tout était bon pour ne pas retourner chez moi. Une autre combine efficace consistait à passer la nuit dans les bars, une habitude que j'avais perdue au fil des années mais qui faisait son grand retour ces derniers temps pour pallier la solitude qui m'étouffait dans mon cagibi.

Si je regrettais ma décision de partir de chez Alvin ? Oui, non, peut être. Là, tout de suite, elle me paraissait nulle à chier. Pourtant je savais qu'à ma première dispute grave avec Barth ou Alvin, je serai contente d'avoir un endroit où me replier, m'isoler, panser mes plaies. Mais pour le moment, c'était cet endroit qui me faisait le plus de mal, alors je l'évitais. Je faisais le tour des bars de la ville, un autre chaque soir. L’alcool aidait aussi à passer le temps et faire oublier la solitude. Certains soirs, j’en avais besoin plus que d’autres. Aujourd’hui, par exemple, c’était plutôt nécessaire.
Le matin-même Nathan m'avait appelée pour discuter d’une réunion des RH, et avait fini par ce commentaire, et je le cite : « C'est quoi votre bordel avec Alvin ? ». J'ignorais si Alvin lui en avait touché un mot directement ou s'il avait juste remarqué que quelque chose clochait, et au fond peu importe.  Ca me faisait juste chier qu’il ait ramené ce sujet sur le tapis. J'avais répliqué « Qu'est-ce qui n'est pas un bordel avec Alvin ? » et n'avais obtenu qu'un soupir et un « Apprenez à vous parler » en guise de soutien. Du coup, j'avais raccroché. C'était quoi ce comportement de merde de jeter un sujet pourri pour ensuite me dire "Nan mais démerdez vous" ? J'avais l'impression d'avoir à faire au bon copain qui veut se mêler des soucis du vieux couple mais pas trop. A ceci près qu'Alvin et moi nous n'étions pas un vieux couple. Quoique... On s'engueulait souvent, refusait de s'adresser la parole, et on ne couchait pas ensemble. Ah bah si : on était un vieux couple !

Pour ne pas manquer à la nouvelle tradition, j'avais décidé de me rendre une fois de plus dans un bar. Avec un peu de chance je pourrais me trouver une agréable compagnie pour la nuit et dormir chez la dite compagnie -ce qui m'éviterait de devoir rentrer au bercail et d'entamer une nouvelle phase de déprime.
Le bar avait été sélectionné un peu au hasard, mes critères en la matière étaient devenus de moins en moins exigeant au fil des jours. J'avais sorti la robe noire moulante pour l'occasion et les jolis escarpins, l'attirail pour attirer les gros poissons. Le début de soirée se déroula correctement, à part peut-être que je m'étais pris une belle veste d'une charmante demoiselle qui lorgnait visiblement sur le barman. Tant pis, quelques verres supplémentaires et j'étais repartie à la chasse. J'étais très exactement dans ma phase d'observation lorsque je vis un type plus très frais de diriger vers moi. Il était tout rouge, biglait à moitié, bref, c'était le parfait cliché de Bjorn l'ivrogne. Je ne prétendais pas être beaucoup plus glorieuse quand j'explosais les plafonds de l'alcoolémie mais.... Bon, en prime, le monsieur était plutôt désavantagé par la nature. Il s'arrêta à mon niveau, se penchant vers moi, partageant volontiers son haleine infecte pour mon plus grand déplaisir, et posant sa main sur mon épaule d'une façon qu'il voulait, je suppose, sensuelle.

« Il paraît qu'on peut passer un peu de bon temps avec toi »

Susurra-t-il, brandissant sa liasse de billets en guise d’argument. Je ne pus faire autre chose que de lui exploser de rire à la figure. Sérieusement, est-ce qu’il avait la moindre idée de l’image pathétique qu’il renvoyait ? Probablement pas. Ou alors il s’en foutait.
Tendant le cou pour voir la somme qu’il m’offrait, je répliquai, sans cacher mon ton moqueur :

« Vu ta gueule, ce serait au moins 5 fois ta mise mon grand »

Non et puis… c’était pas parce que j’avais sorti la robe bien comme il faut que c’était une invitation pour le premier venu… Il se prenait pour qui celui-là ? Ou plutôt … il ME prenait pour qui ? Ma réponse ne sembla pas lui plaire, ni le convaincre. Il continuait de tendre son argent sous mon nez, l’air un peu perdu.

« Mais le type du comptoir m’a assuré que tu ferais ce que je veux pour 50 billets »

Protesta-t-il en gesticulant vers le comptoir.

« Quel mec du comptoir ?
-        Alvin, je crois qu’il s’appelle »

Le prénom eut un effet d’électro-choc sur moi. Je me redressai, faisant au passage sursauter l’ivrogne, sentant une rage intense grossir en moi à une vitesse impressionnante. Mon regard bondit vers le comptoir, tombant presque desuite sur celui que je cherchais. Alvin Ford. Alvin< i>fucking Ford était perché là et avait trouvé de bon ton de m’envoyer le plus gros saoulard du bar comme si j’étais une vulgaire prostituée. Je fus tentée un instant de bondir de ma chaise, d’ignorer l’ivrogne, et d’aller briser le crâne d’Alvin en deux sur le champ. Mais une autre idée me vint en tête. Si je réagissais de manière impulsive, je lui ferais probablement bien trop plaisir. J’allais donc prendre le problème sous un autre angle.

« Ca roule, suis moi mon mignon »

Déclarai-je alors, enclenchant le mode séductrice. Je me fis violence pour lui prendre la main et l'entraîner à ma suite alors qu'il rangeait son argent dans la poche de sa veste et arborait un air presque comblé. J'ignorais si Alvin nous observait et ne lui jetai pas le moindre regard en quittant la pièce principale. J'emmenai Bjorn, de son prénom d'ivrogne improvisé, dans les toilettes des filles où il n'y avait, sans surprise, pas un chat -enfin en l'occurrence, pardonnez moi l'expression, pas une chatte.

A peine la porte fermée, je le vis passer en mode prédateur. Une lueur lubrique s'était allumée dans ses yeux alors qu'il pensait avoir touché le gros lot. Il glissa sa main sur ma hanche pour l'attirer à lui, mais ce n'était pas ce que j'avais en tête. Chargeant sur lui je profitai de l'effet de surprise et de ma force atrienne qu'il ne pouvait pas deviner pour le forcer à reculer, jusqu'à le plaquer au mur. Ce I étant fait, je me saisis à pleine main de ses partiels génitales, serrant sans vergogne alors qu'il se mettait à couiner de douleur.

« Ca, c'est l'échantillon gratuit. Si tu poses encore un doigt sur moi, tu pourras jouer les sopranos à la chorale du village »

J'ignorais si le fait de castrer quelqu'un lui donnait vraiment cette voix fluette, et je sentais que Bjorn n'avait pas envie de jouer les cobaye pour valider ou invalider mon hypothèse.  Je continuai quelques secondes de lui casser littéralement les burnes, pour être certaine que le message était correctement passé, avant de finalement lui rendre sa liberté. Il poussa un soupir bruyant alors que je reculais un peu, le lorgnant avec un mélange de dégoût et de jubilation. Est-ce qu'il avait vraiment cru que j'allais le laisser faire quoique ce soit ? Pauvre type.

« Je retire ce que j'ai dit, l'échantillon était payant »

Mes doigts lâchèrent son pactole mais le type n'osa pas bouger pour autant. Je le comprenais en même temps, à sa place je me serais tenue à carreau aussi. Hop, je vins me servir moi-même dans la poche de sa veste pour récupérer l'argent qu'il était supposé payer pour "passer du bon temps avec moi". Bon, il passait du temps avec moi, c'était déjà 50% de l'objectif, non ? Il allait pas se plaindre quand même.

Délaissant le pauvre bougre, je me tournai vers le miroir, m’y observant un instant. Pas assez théâtral. Je glissai le plat de mon pouce sur ma lèvre supérieure, étalant un peu le rouge à lèvre jusque là impeccablement disposé.

« Est-ce que je peux y aller ? »

Le type était nerveux, d'ailleurs c'était une supplique plus qu'une question. Je ne daignai même pas me tourner vers lui, me contentant de lever un sourcil et de le zieuter via le reflet du miroir.

« Pas encore. Je suis douée, et toi probablement un peu précoce, mais quand même »

Il me dévisagea d'un air complètement ahuri. De toute évidence, il ne comprenait pas pourquoi je faisais cela. Forcément, il ne me connaissait pas, comment pouvait-il ne serait-ce qu’imaginer ce qui se passait dans ma tête ? En plus, il était ivre mort, ça ne devait pas aider les neurones à turbiner.
Reportant mon attention sur mon reflet, je passai ma main dans mes cheveux pour les mettre un peu en désordre, pas trop quand même. C'était comme le rouge à lèvre : tout en subtilité, pas de barbouillage, pour envoyer un message mais sans trop exagérer.

Ceci étant fini, je me lavai les mains pour me débarrasser de la désagréable sensation d'avoir touché l'ivrogne. Franchement, ce type me répugnait. Je me tournai vers lui alors que je me séchai les mains sur ma robe.

« Tu peux y aller. Casse-toi du bar, si je revois ta trogne tu r'partiras pas en un seul morceau. OH et ais l'air satisfait »

Ajoutai-je, un sourire amusé sur les lèvres. Amusé, lui, il ne l'était pas du tout. D'ailleurs en traversant le bar pour se tirer je l'imaginais plus avec un air terrorisé que comblé. Qu'importe, ce n'était pas très important. Tirant un peu sur mon décolleté je sortis à mon tour des toilettes. Quelques personnes, des hommes essentiellement, semblaient guetter ma sortie. Forcément notre petite escapade aux toilettes n'était pas passée inaperçue, c'était d'ailleurs le but. Mon compagnon de théâtre désigné volontaire avait déjà déguerpi, et visiblement son air traumatisé n'avait pas dissuadé tout le monde, puisqu'un type, un peu plus âgé que moi, moins repoussant que celui que j'avais fait déguerpir tout de même, se leva pour s'approcher de moi avec un petit sourire. Il ouvrit la bouche, prêt à s'exprimer, mais je fus plus rapide à lui lancer, dans un sourire insolent:

« Vas mourir »

Il sembla hésiter un instant à en venir aux mains pour me convaincre, mais je ne lui laissai pas le temps de se décider, l'ignorant pour aller directement vers Alvin. L'autre tâche allait peut être me suivre, ou revenir à l'attaque plus tard, mais je n'en avais rien à cirer pour le moment. J’avais plus important à faire.

M'installant sur le tabouret libre à côté de lui, je plissai un peu le nez. Bordel, il empestait l'alcool ! Il devait être rond comme un ballon... Moi, je n'étais pas bourrée. Pas trop en tout cas. Pas encore. Ça ne saurait tarder parce que c'était quand même le but de la soirée en venant ici et que sa présence en ces lieux ne me donnait que plus envie de me défoncer.

« Merci »

Lâchai-je finalement en agitant la liasse de billet sous son nez, avant de la ranger au seul endroit qui pouvait faire office de poche pour le moment : mon soutien-gorge. Technique de fille quand on a tout foutu au vestiaire et qu'on n'a pas envie de se faire chier avec un sac.
Je tendis le bras, pris son verre encore à moitié plein, et le descendis cul sec. Je grimaçai un peu, le whisky ne m'avait jamais réussi, mais fallait bien que je me rince un peu la glotte.

« Un autre whisky et 2 tequilas. Sur la note du gentil jeune homme »

Commandai-je au barman, avec mon plus beau sourire, tout en désignant le "gentil jeune homme", à savoir Alvin, de la tête. Le barman hocha la tête en signe d'approbation, et je pus donc à nouveau porter mon attention sur mon ex-colocataire aujourd’hui voisin de comptoir. Ça faisait un moment que je ne l'avais pas vu, puisqu'il s'était acharné à me raccrocher au nez -ou à ne plus décrocher du tout à la fin- à chaque fois que j'avais tenté de l'appeler. Il avait une sale gueule. En même temps, avec une certaine quantité d'alcool dans le sang, on devenait tous relativement laids. Bon, pour ma part, j'étais visiblement encore au goût des ivrognes du coin. Hallelujah mes frères.

« Ca va, tu t'amuses bien ? »

Demandai-je, d'un ton qui ne laissait aucun doute : je me foutais de sa gueule plus que je ne me souciais de son divertissement. Et il le savait, bien sûr. Je restai un moment silencieuse, à le dévisager avec un mélange de mépris et de désolation. Putain, tu fous quoi Alvin ? C'est quoi cette pièce de théâtre grossière ?

« Petite suggestion : la prochaine fois si t'as quelque chose à me dire, tu pourrais décrocher ton putain de téléphone au lieu de m'envoyer le premier déchet venu, non ? »

Tu pourrais me parler au lieu de filer un mauvais coton dans ton coin sans rien dire. J'avais du mal à croire que c'était JUSTE mon déménagement qui le mettait dans cet état. Certes, ça avait commencé à partir de là, mais venant du type qui m'avait bassiné pendant des années que j'étais un parasite chez lui, faire un foin pareil parce qu'enfin je lui laissais son appartement, et son lit, c'était juste parfaitement incohérent. En même temps, on ne savait jamais trop ce qui se passait dans la tête d’Alvin.

« Alors vas-y. Dis moi ce que t'as à me dire si déjà je suis là. C'est quoi ton problème Alvin ? Tu vas pas louper une telle occasion, toi qui aimes teeeellement t'écouter parler. Profites-en, je suis moi aussi toute ouïe. C'est la promo d'aujourd'hui : un beau discours, 4 oreilles attentives. Tu peux pas louper ça, alors vas-y, dégaine, lâche tout, c'est ta chance »

Et plus je débitais, plus je parlais vite, fort, et de manière agressive. Ça, c'était le whisky qui montait. Oooooh et la petite sœur arrivait déjà, formidable ! Fooooormidableuh. Le barman déposa le tout devant moi sur le comptoir, je poussai le whisky devant Alvin et m'enfilai les 2 tequilas sans le quitter, lui, des yeux. Tequila, ma chère amie, toi et moi on sait comment ça finit, c'est une longue histoire. C'est soit les danses débraillées sur les comptoirs, soit les bastons. Avec Alvin dans le coin, je croyais plus à la seconde option que la première, mais l’avenir nous le dira déjà bien assez tôt.



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Parce que le cerveau suit le coeur

Je te l'ai dit, tu as ce sourire au coin des lèvres quand tu mens. Tu t'imaginais pouvoir t'en sortir encore et encore facilement. J'essaie d'y croire, j'me voile sûrement la face. Tu m'as poignardée dans la noir. J't'ai fait confiance, aveugle était ma confiance, et tu m'as fait tort.
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MessageSujet: Re: And I'm over you, congratulations {Leavin   Lun 11 Avr - 0:09



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Etait-ce abusé que de soulever son verre avec un grand sourire quand elle jeta sur lui son regard furieux ? Probablement, mais il ne pu s'en empêcher. Par contre son sourire se transforma en scepticisme, suivit d'une curiosité teintée de crainte, quand il la vit partir avec l'autre gugus. Elle va quand même pas se l'enfiler ?! Poète dans l'âme, Alvin jura en la qualifiant du plus doux des métiers et, d'une rasade, termina son verre. A l'instar de bon nombre des hommes du bar il fixait les toilettes avec appréhension. En quoi ça pouvait bien le déranger qu'elle prenne plaisir à choper des MST humaines ? Rien à foutre. N'empêche il espérait la voir péter un câble dans le bar, dégommer la tête du type, et, chaud qu'il est, il aurait bien motivé les troupes en une baston générale. Pfeuh, elle avait complètement pourrie son groove. Et il fallait avouer que le sourire en coin indiquait que la situation lui plaisait bien, ce n'était jamais simple avec elle, jamais évident. C'était un combat constant, un jeu surprenant où l'inattendue pouvait apparaître à n'importe quel instant. L'excitation du jeu revenait, le plaisir de sa présence avec et, bordel, la bouffée qu'il avait éprouvé la dernière fois était là. Elle lui manquait. Mais bien rapidement Alvin se souvint qu'il était en colère, maudit sa propre faiblesse, son sentimentalisme à deux sous. Son portable vibra, réponse à son sms… ah bah parfait, merveilleux… C'était cruellement vexant. Mais alors vraiment vexant. Blessé en plein coeur, doublement et c'est furieux qu'il répond à Attila. Sale con. Sale pervers con. Alors ainsi n'importe qui pouvait le dégager de sa vie ? Même un fichu plan cul pouvait le faire ? Allez, tournée générale ! La BFF, le mec et le Plan cul m'ont tous abandonné, fêtons ça ! Je les hais tous, qu'ils aillent crever la tête dans le caniveau.

Sur ces pensées joyeuses et ensoleillée, la « victime » de Leandra revint dans la salle. Il manque d'enthousiasme, très clairement, pour ne pas dire qu'il aurait presque l'air traumatisé. Alvin murmure au barman que la jeune femme n'a pas l'air très doué, c'est pas la gueule d'un mec qui s'est baladé au septième ciel, ça. Oui c'était gratuit mais lui donner une réputation de catin mauvaise est un plaisir qui ne se boude pas.

La dite catin prit place à ses côtés, dégageant une odeur de blé alléchante et, cachette secrète ou pas, il se dit que ça allait bien payer les tournées ces p'tits billets. Ou pas. Elle avait conscience qu'à force de se balader en sous-vêtements dans son appartement, à force de la voir moche, ivrogne ou malade, certains soirs, il avait dégagé une espèce de « non-attirance » très forte pour elle ? Comme si à force de voir la bête, elle s'était complètement banalisée. Du coup, la cachette était vraiment… mais alors… vraiment mauvaise. Mais il attendra qu'elle ai fini son laïus, il ne voudrait pas la couper, ce serait tellement mal polie.

Décrocher le téléphone ? Quel téléphone ? Elle parle de celui qui n'arrête pas de sonner ? Non merci, il n'a plus envie d'entendre sa voix de crécelle lui demander des nouvelles comme une vieille connaissance qu'il voit deux fois l'an. Il n'aimait pas son hypocrisie, ce qu'il éprouvait en joie d'être avec elle et de douleur quand elle s'en allait. Mais plutôt se faire remarqué plutôt que lui avouer tout ça, bien entendu… Il but son verre de whisky, elle voulait qu'il parle, elle allait être servit !

Pourquoi je te parlerais ? T'as encore des trucs à me faire faire ? Vazy Leandra dis moi que ton joyeux toutou obéisse !


Il parlait fort, volontairement, juste pour que les regards se tournent vers eux. Juste pour que tout le monde sache que la traînée pas douée était, en plus, une foutue dominatrice. Oh idée.

J'en ai ras le bol que tu te serves de moi pour épancher ce que ton mari ne te donne pas !

Tu peux te brûler le gosier avec ta tequilla, je te dirais pas pourquoi je suis ainsi.

C'est vrai merde, j'ai des sentiments pour toi, moi et toi...toi… tu fais comme si tu les ignorais ! On s'est envoyé en l'air ce matin, dans votre chambre, et tu t'enfiles un mec dans le bar ?! Pour être ton amant je te savais infidèle à ton mari mais être infidèle même à l'amant ! Putain Lea j'ai voulu te tester et tu es tombé dans le panneau ! Ce mec était un test !

Jouer les victimes éplorées était tout simplement jouissif. Il termina son verre et se prit le visage dans ses mains. Pauvre de moi, mon amour me trompe, ô quel homme infortuné je suis… et autour d'eux les regards se font plus dur pour cette fille de petite vertue.

Dire que je venais de quitter ma femme et mon fils pour toi !

Le barman ne sait plus où se mettre, les plus jeunes clients sont choqués, ça bouge de leur côté ; les plus vieux sont partagés entre la pitié et la compassion. Il avait improvisé la première arnaque qui lui venait à l'esprit, le premier gros n'importe quoi qui était apparu… Round deux Lea, la balle est dans ton camps.

Plutôt m'humilier que t'avouer combien je tiens à toi.

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MessageSujet: Re: And I'm over you, congratulations {Leavin   Mer 13 Avr - 8:41


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Lealvin
J'haussai un sourcil. Ok, donc monsieur était bien vexé. Il avait beau être bon comédien, la rancoeur suintait dans sa voix et son attitude, on ne pouvait pas les louper, même en commençant à être vraiment saoule. Je n'avais même pas envie de lui répondre et de rentrer dans ce petit jeu là. A la place, j'optai pour augmenter mon alcoolémie avec ma vieille amie la tequila.

La tequila qui passa immanquablement dans le mauvais tuyaux, et je me retrouvai à la recracher en toussant avec la grâce d'une truie malade. Si avec ça ça ne refroidissait pas les bouseux qui voulait me passer dessus après l'ivrogne ... Quoique, ils avaient l'air tellement dalleux que je n'étais pas sure de les dégoûter avec ça.

Lorsque j'eus retrouvé une respiration à peu près normale, je pris le temps de le dévisager avec l'air perplexe que son petit discours exigeait. Qu'est-ce qu'il me chantait là exactement ? En temps normal, j'aurais probablement tout de suite compris le petit manège d'Alvin, mais là mon esprit était comme... Embrumé.
L'information finit tout de même par remonter alors qu'il enchaînait sur sa tirade mélodramatique.

Alvin avait toujours adoré jouer la comédie. La mauvaise comédie, celle des soap opéras à bas budget. Je me demandais parfois pourquoi il ne s'y essayait pas sérieusement, ça avait l'air de tellement l'amuser. Je n'étais pas certaine de savoir ce qu'il cherchait à faire.... Me faire passer pour la connasse de service ? Il devrait savoir que ça ne le dérangeait pas. J'étais une connasse, alors quel meilleur rôle pour moi ?

Je secouai la tête, un sourire mauvais sur les lèvres. Ok, j'avais compris : Game's on ! S'il voulait de la scène de série B je pouvais lui donner. L'appel du jeu dépassa temporairement le besoin de réponse.

« Quand l'amant devient aussi piètre que le mari au lit il faut prendre des mesures »

Lâchai-je, une touche de mépris dans la voix alors que je me redressai. Du coin de l'œil je voyais les regards liaient de la compassion pour ce pauvre bougre au dégoût de son bourreau, en l'occurrence moi-même. Ça me donnait follement envie de rire, mais je me retins, il fallait rester dans le rôle.

Ma main se plaqua sur le bras d'Alvin avec une violence mal maîtrisée à cause de l'alcool. Je commençai à serrer ma prise, prête à pousser le jeu de la dominatrice sans coeur à son comble, mais je fus interrompue par un élément inattendu sur lequel je coulai un regard glacial.

La main du barman s'était saisie de mon avant-bras, exerçant une certaine pression sans doute dans l'idée de me dissuader de continuer mon petit cirque. Sout il avait pitié d'Alvin -il ne serait pas le seul ici- soit il sentait que ça risquait de déraper en dispute musclée, et, trop froussard pour s'en prendre à Alvin, il choisissait la proie "facile" à ses yeux : la femme. Évidemment, il ne pouvait pas deviner que j'étais probablement aussi redoutable qu'Alvin à la baston. Dans un cas comme dans l'autre il n'avait pas fait un très bon choix. Un sourire mauvais s'installa sur mes lèvres alors que je m'apprêtais déjà à propulser sa tête de guignol contre le comptoir. Ça allait être jouissif de voir son expression alors qu'il réaliserait qu'il ne s'en était vraiment pas pris à la bonne personne.

Mais quelque chose me retint dans mon élan bagarreur. Était-ce l'ombre d'un sourire que je voyais sur le visage d'Alvin ? Ça en avait l'air. Difficile de dire si c'était l'alcool qui troublait sa maxillaire ou s'il était véritablement en train d'apprécier la situation. Mon cerveau fit un appel au rassemblement des neurones pas encore noyés dans les alcools divers, et tous ensemble ils analysèrent la situation : si je frappais ce pauvre type, non seulement j'allais pouvoir me brosser pour continuer à picoler -ce qui était dramatique avouons le- mais en plus il y avait de fortes chances pour que je me fasse jeter hors du bar par le reste des convives. Et ça, c'était probablement tout ce qu'attendait Alvin. Je n'allais certainement pas lui faire ce plaisir. Alors au lieu de fracasser la tête du barman, je posai ma main sur la sienne. En apparence, c'était un geste doux, presque séducteur, mais rapidement, mes doigts se mirent à serrer, d'abord un peu, ensuite beaucoup, et puis carrément intensément, peut être même à la folie. Et alors que je déployais sans trop m'en préoccuper ma force atrienne, je voyais les sueurs froides défiler sur le visage du pauvre bougre. Clairement, ma force, je la cachais bien.

« Je ne suis pas là pour foutre le bordel, juste pour passer une bonne soirée »

Lui dis-je, avec le sourire le plus mielleux du monde. Mes doigts desserrèrent leur prise et au même moment, il lâcha mon bras avec un air hébété. J'avais évité la baston avec succès, et si j'avais la frustration de ne pas laisser exploser mon énervement de tous ces cons dont le roi était mon voisin, j'avais la satisfaction de ne pas LUI donner satisfaction. A ce stade ce n'était plus simplement de l'esprit de contradiction, c'était de l'acharnement.

Et j’allais même faire mieux que d’éviter la baston : j’allais me transformer en la personne la plus mielleuse possible. Me tournant à nouveau vers Alvin, je m'apprêtai à passer à la phase 2 de notre magnifique mise en scène.
Glissant mon index sous son menton, je me rapprochai de lui avec un air de tourterelle prête à roucouler. Tout ce qu’Alvin ne supportait pas au demeurant. J'espérais bien lui foutre la gerbe.

« Oh allez, fais pas la gueule mon canard, tu sais comment ça marche entre nous, une petite gâterie et ça repart »

Je ponctuai mon commentaire d’un bécot sur les lèvres, m’approchant de lui pour venir lui voler ce baiser qu’il allait probablement trouver écœurant. Il avait déjà du mal à voir ma tronche ce soir, alors l’embrasser… Ca ne pouvait qu’être pire. Du moins je l’espérais. Tout pour vous déplaire mon cher ♥ . Avec en prime l’haleine alcoolisée à souhait… Mais bon de ce côté-là il n’était pas beaucoup mieux que moi.

« La prochaine fois tu prendras les petites pilules bleues quand je te le demanderai, ca nous évitera des mauvaises surprises à tous les deux, d’accord ? »

Je lui parlais comme à un môme de cinq ans, enfonçant mon pouce et mon index dans le creux de ses joues pour lui mettre la bouche en cul de poule, ce qui lui donnait un air particulièrement ridicule il fallait dire. J’en avais presqu’envie de rire malgré mon énervement certain. Mais non, il fallait tenir le jeu d'actrice, et je me contentai donc d'un sourire tendre.

Je relâchai ma prise sur son visage, jetant un œil en coin au barman pour vérifier qu’il m’avait un peu oubliée. Il s’était remis à son service, considérant que notre dispute était maintenant cloturée. S’il savait. Ce n'était que le début. Même pas en fait, les prémices.

Abandonnant mon sourire de niaise des grands jours, j’envoyai valdinguer ma tignasse bouclée sur le côté d’un mouvement de tête expert, geste qui trahissait l’alcoolémie qui montait en pique : je devenais une vraie pétasse dès que j’étais un peu imbibée. Et j'adorais ça. De manière générale, j'aimais accumuler tous ces clichés aux yeux des bonnes gens. A ce stade, j'en étais à la pétasse nympho infidèle dominatrice et castratrice. Par-fait. S'il y en avait encore un pour m'espérer dans son lit -ou juste dans les toilettes- avec lui, il devait être très très atteint.

De manière générale, l'attention avait dérivé, et la plupart des clients étaient retournés vaquer à leurs occupations. Autant les disputes les fascinaient, autant l'espoir d'une réconciliation les désintéressait de notre petit duo.

J'avais très envie, pour ne pas dire besoin, d'un autre verre, mais je n'avais pas envie d'avoir le barman dans les pattes. Accoudée au comptoir de mon bras droit, la tête tournée vers Alvin de manière à ce qu'il soit le seul à me voir, je plissai un peu les yeux alors qu'une moue moqueuse se dessinait sur mon visage abîmé par l'alcool.

« J’espère pour toi que ce petit cinéma ce n’est pas toi en train de bouder comme un enfant de 5 ans… »

J’essayais de provoquer, de le faire craquer. Visiblement, monsieur Alvin ne daignait pas fournir des explications sur demande, alors s’il fallait tout essayer pour lui tirer les vers du nez, c’est ce que je ferais. Ca commencerait avec de la provocation gentillette, et ça finirait par la torture s’il le fallait, mais il cracherait le morceau. Généralement, il était le premier à me dérouler sa farandole de reproches à la moindre occasion, et cette fois, non. Et j’allais trouver pourquoi, foie de Leandra.

« Parce qu’après les putains de discours de Môssieur Alvin Ford sur le ramollissement et compagnie, ce serait VRAIMENT pathétique »

Appuyai-je dans un mordillement de lèvre railleur.


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Parce que le cerveau suit le coeur

Je te l'ai dit, tu as ce sourire au coin des lèvres quand tu mens. Tu t'imaginais pouvoir t'en sortir encore et encore facilement. J'essaie d'y croire, j'me voile sûrement la face. Tu m'as poignardée dans la noir. J't'ai fait confiance, aveugle était ma confiance, et tu m'as fait tort.
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MessageSujet: Re: And I'm over you, congratulations {Leavin   Jeu 14 Avr - 1:33



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AH BAH CA SE VOIT QU'ON A PAS COUCHE ENSEMBLE !! Offusqué, il était offusqué, qu'elle remette en cause ses talents au lit. PERSONNE ne s'était jamais plaint ! Bon, en même temps il ne restait jamais assez longtemps pour s'entendre dire qu'il était doué et puis Alvin n'aurait de toutes façons pas écouté…Mais tout de même, aucune plainte ! Bon, certes, il était évident que Leandra se moquait allégrement de lui mais comme tout à chacun pouvait le remarquer au fur et à mesure que la soirée avançait, Alvin était de plus en plus susceptible. L'alcool faisait son petit effet depuis un moment, le rendant encore plus idiot dans ses plans foireux, plus enclin à pourrir Lea… Oh son portable vibre. Sa capacité a se concentrer sur elle aussi s'est fait la malle, Alvin répondit avec un sourire en coin franchement moqueur, puis reporta son attention sur l'idiote du village.

Mon bras ! Abime pas ma chemise! Il fulminait, mais elle allait arrêter d'être aussi tactile bordel ?! Il était pas un jouet à peloter, il était pas son sac de frappe ! N'étant pas en reste, Alvin posa sa main libre sur le bras de Leandra – moi aussi je peux le faire – ce qui donnait une position passablement ridicule.

Le barman vient de l'aider.

Ooooh c'est adorable, il vient de faire comprendre à Lea qu'elle aura affaire à lui si elle continue. Mhon que cet homme là est chou, et débile. Alvin retira son bras en faisant les yeux doux à son sauveur. Quel abruti, elle va l'éclater en deux comme une baguette de pain sec. Dommage il faisait de bon cocktails… bah il ne boit que du whisky, y a pas besoin d'être doué avec un verre pour servir le whisky, le premier abruti remplacera très bien son sauveur. Une gorgée pour admirer la scène… ah merde elle a fini son verre, c'est vrai. Sourire en coin, il observe la scène. Vas-y Lea, dégomme le que je m'amuse à recruter un autre whisky-man !

Rooooh Lea elle gâche tout. Comme d'habitude, a t-il envie de hurler. La naze s'en sortait avec une pirouette, frustrant Alvin qui se vexa que le barman ne s'acharne pas plus à le secourir. Je suis un pauvre atrien en détresse, sauve moi ! Ouais ben la blague… il sert à rien, tout le monde sert à rien sur cette putain de planète. Il croise son reflet dans le fond de son verre. Heureusement qu'il est là, lui, pour relever le niveau. Lea, elle, aimait bien le faire baisser. Son doigt sous son menton le fit frissonner d'horreur, arrête de me toucher. Nan mais ça devenait maladif à ce niveau, elle me tripote tout le temps quand même. C'est chouette, à force de se sentir malmené par Lea et Cath il avait développé une aversion au « tactile », c'est cool, Kleve il va être content quand il va vouloir lui prendre la main. Enfin ça c'était si Kleve le rappelait hein...

La suite lui fit ouvrir de grands yeux stupéfaits, depuis quand ça marche comme ça ? Ah nan mais en vérité toi ton truc c'est harcèlement téléphonique. La gâterie aurait d'ailleurs été bien mieux accueillit que le coup de téléphone. Quoi que non, reprend toi Alvin, on parle de Lea ! Elle te la couperait plutôt que faire ce dont elle parle ! Et à cette pensée sinistre, il serra les jambes. La suite fut encore plus horrible, intenable même, à côté Saw c'est Beverly Hills. Bon, déjà, il n'en pouvait plus qu'elle le tienne mais ce qui l'exaspérait c'était surtout ce qu'elle disait… et il faut comprendre qu'Alvin a vraiment beaucoup bu… qu'il est de fait très susceptible… en plus il lui en veut énormément.. et son plan cul vient de lui envoyer un « t'es qui ? » suivit d'un « okay » particulièrement septique… en clair, il ne veut pas le revoir… et, en plus, Kleve n'a pas daigné se pointer à TOUT leurs rendez-vous depuis deux semaines… alors comprenez que dans ce contexte là, les paroles de Leandra firent bien plus mouche quelles n'auraient pu le faire en d'autres circonstances.

Canard ? Il n'était pas un « canard ». Il n'en a ni la tronche, ni la mentalité ! Et pourtant… pourtant ça fait deux semaines qu'il ronge son frein pour un mec qui le plante soir sur soir… Bordel, il vire canard.

Pilules bleues ? Mais elle va arrêter de douter de sa virilité oui ! Il est excellent, endurant, hyper performant ! Si les jambes en l'air était une discipline olympique, il serait médaillé d'or ! C'était vexant, horriblement vexant ! Mais le Plan cul il veut pas de lui et en plus Kleve il le rappelle pas… La chieuse ! Ils sont tous chiants !

Bouder comme un enfant mais elle s'est vu la môme ?! Il fait preuve de maturité en ne lui explosant pas la tronche sur le comptoir ! En ne lui coupant pas ces cheveux qu'elle n'arrête pas de balancer comme si elle essayait de se rendre belle ! Peine perdue, t'as l'air idiote en plus d'être affreuse !

Et elle trouve qu'il se ramollie ?! IL SE RAMOLLIE ?! Mais elle va arrêter les allusions sur ses prouesses ?!

Et là dessus il lui attrapa l'arrière de son crâne, fourra sa main dans cette tignasse détestable car bien trop épaisse. Ses doigts pourraient y rester coincés et il parierait qu'il y a des araignées là-dedans. Avant qu'elle n'ait le temps de comprendre ce qui se passait, Alvin l'embrassa. Il ne posa pas ses lèvres sur les siennes, il ne fit pas un pauvre piou comme elle venait de le faire à l'instant, non, lui, il n'agissait pas comme un gamin – elle, elle agissait comme une gamine, niveau maternelle du pourrissage. Alvin l'embrassait avec passion, sans le désir, sans l'amour, sans toutes ces choses qui pourraient donner à la scène quelque chose de poétique. Alvin embrassait Leandra comme un besoin, la poussant contre ce comptoir qui devait lui entrer dans le flanc, la tirant ensuite à lui pour la retenir ; et enfin, la laisser chancelante sans oxygène.

Je n'ai jamais besoin de petites pillules, jamais.

Et Alvin se rassit sur son tabouret, satisfait de sa prestation et, d'un claquement de doigt, commanda un nouveau whisky. Elle ne pourra plus jamais dire qu'il était nul, elle allait restée là, frustrée de ne jamais avoir plus et ça sera bien fait ! Mais satisfait ne veut pas dire calmé…

J'ai peut-être juste autre chose à foutre que voir ta tronche. J'ai une vie, moi. Kleve m'a proposé d'aller vivre chez lui et vois-tu, j'y réfléchi ! Le verre arriva, une gorgée et il était repartit. Jamais tu ne sauras je t'ai dis, n'insiste pas, c'est mort. On sera très heureux, je dégage sa sale trogne de frangine, Lars bute le chef et ce sera le bonheur. D'ailleurs on s'est fiancé… j'ai été plus rapide que toi. Sourire moqueur, satisfait et il lève son verre pour fêter ça. Alors Lea, ça fait quoi de savoir qu'en fait, ben je boude pas, j'en ai juste rien à cirer de toi. Mais alors vraiment rien à cirer. Mais vraiment, rien à cirer. C'est pour ça qu'il lui a sauté dessus y a trente seconde juste pour lui prouver qu'elle se plantait… parce que son avis n'a évidemment pas du tout d'importance… crédibilité Alvin, crédibilité, tu connais ?

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MessageSujet: Re: And I'm over you, congratulations {Leavin   Jeu 14 Avr - 20:16


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Lealvin
Y avait 2 choses géniales avec Alvin : la première c'était qu'il était somme toute relativement facile à vexer. La 2eme c'était qu'il démarrait au quart de tour . La 3eme c'était qu'il était plein de surprises.... Ah non en l'occurrence c'était pas trop génial ça.

Je ne le vis pas venir, ni me bondir dessus comme un fauve sauvage. Les joies de l'alcool : les réflexes sont sévèrement endommagés, et en moins de temps qu'il n'en fallait pour dire Tspang je me retrouvai contre le comptoir, avec le rebord qui me sciait les côtes, et un Alvin remonté à l'assaut de mes lèvres. Ok c'est bon mec j'ai compris que t'as des choses à prouver, maintenant dégage de là ! Mais non, loin de dégager il PROLONGEAIT le baiser, à ma plus grande horreur. Si j'avais pu parler je lui aurais balancé d'arrêter illico, merde quoi c'était malsain, c'était comme rouler une pelle à Desmond.... Cette image me provoqua un frisson de dégoût qui m'encouragea à essayer de me dégager, mais non, il me maintenait fermement. En plus du reste J'avais beau être plus forte que la plupart des types ici, Alvin me surpassait en force et il prenait visiblement un malin plaisir à me le prouver. En dernier recours, je fis la seule chose qui m'était encore possible dans ma position, et je mordis sa lèvre inférieure avec toute la férocité dont j'étais capable. Pas le petit mordillement mignon que j'accordais à mes amants, non non, la vraie morsure du fauve en colère, celle qui allait lui laisser un joli trou-trou où il pourrait accrocher un magnifique piercing –mais non je n’exagère pas, ou à peine.

Il finit par me rendre la ma liberté et mon oxygène, mais ne semblait pas tant perturbé par sa lèvre en sang, probablement trop occupé à jubiler. Dommage que le sang Atrien ne soit pas comme nos marques au contact de l'eau, bleu fluo, il aurait été cramé en beauté.
Du coin de l’œil, je voyais le barman qui nous regardait avec des yeux ronds, visiblement incapable de dire si ce qui venait de se passer était plutôt bon signe ou plutôt une annonce de l'apocalypse. Et encore, il ne nous avait jamais vus VRAIMENT en guerre. Quant à moi.... J'étais occupée à essayer d'effacer la scène de mon esprit, à défaut de pouvoir me laver la langue et le cerveau. J’avais très envie de balancer un petit Euh, barman serre moi une pinte d'eau de javel, mon faux-frère vient de me galocher ! mais si on continuait de traumatiser le dit barman, il n’allait plus être en état de nous servir de quoi nous rincer la glotte et ça, ça serait foutrement dommage.

Je reportai rapidement mon attention sur Alvin et sa remarque me tira un sourire mauvais. OH, monsieur était vexé ? Moh, pauvre trésor. Je jubilais intérieurement. Tu peux m'ignorer Alvin, mais tu n'échapperas JAMAIS à l'emprise que j'ai sur toi. Même quand tu me détestes, c'est toujours plus fort que les autres sentiments fadasses que tu éprouves, hein ? Allez zou, boostée la confiance en moi. Tu ne dis rien mais ton attitude parle pour toi.

La suite de ses propos me tira un ricanement moqueur. Clairement, il insistait lourdement sur le fait qu'il n'en avait rien à faire de moi, et s'il pouvait sembler convaincant dans son arrogance et son mépris, il grossissait trop le trait pour me faire gober ça complètement.

« Oui, brillante idée l’humain qui va vivre dans le secteur. Su-blime. J’te tire ma révérence Champion »

Me moquai-je, ignorant volontairement la partie où il m’exprimait tout son désintérêt de ma personne. J’n’allais pas lui faire le plaisir de réagir quand même. Se foutre de sa gueule, c’était vachement mieux. D’ailleurs j’en avais obtenu bien plus de lui en le provoquant qu’en essayant d’obtenir sérieusement des réponses. En même temps, j’aurais du m’en douter. Si on pouvait raisonner Alvin, ça se saurait depuis le temps.

La suite, en revanche, m’amusa nettement moins. Euh… c’était une blague ? Fiancé ? Naaaaan ! Ah mais si, il avait l’air sérieux ! Et puis il insistait vachement moins que sur la première partie, ça ressemblait sacrément plus à un truc véridique cette histoire… Ca paraissait improbable quand on savait qu’il y a 1 an à peine, il me tenait de grands discours sur la nullité profonde des couples, mais en même temps, dernièrement, c’était lui le mec casé, et moi la célibataire endurcie alors… Non mais des fiançailles quoi ! Pauvre tâche vas ! Je sentis la colère s’insurgeait à nouveau en moi, comme quoi elle n’était pas restée somnolente bien longtemps… L’envie de lui éclater la gueule sur le comptoir fit son grand retour, et je serrai les dents bien bien fort pour résister. Calme toi Lea, tu vas lui faire plaisir ! Il me fallait un truc à répliquer, et un truc bien, pour faire bonne figure !

« Parfait. Entre vos fiançailles et notre mariage, il nous manque plus qu’un gosse chacun et on est bon pour une famille formidable »

Répliquai-je comme si c’était la chose la plus naturelle du monde. Heureusement pour moi, il était quasiment impossible qu’Alvin sache que Barth avait annulé sa proposition de mariage quand il s’était rendu compte que c’était l’affaire foireuse du siècle pour lui. Partant de là… je pouvais bien lui faire gober que j’avais accepté. En tout cas je pouvais essayer. J’étais à deux doigts d’ajouter que j’avais pris Cathleen et Nathan comme témoins pour le mariage, mais à trop exagérer, j’allais surtout finir par me griller… Ce serait quand même dommage !

Je profitai qu’il lève son verre dans ma direction pour le lui piquer, et me mettre à glousser de le lui avoir chapardé si facilement. Comme quoi, je n’étais pas la seule à perdre en réflexe. Et puis bon… on avait échangé nos salives maintenant, il pouvait bien partager son rince-gosier. Et hop, cul sec. T’as qu’à en commander un autre. L’adrénaline du mensonge me rendait anormalement joviale, d’ailleurs un grand sourire injustifié tranchait mon visage…. Ouais ou alors c’était l’alcool.

Ascenseur émotionnel : comment ça il en a rien à cirer de moi ? Et mon cul, c’est du poulet ? Merde. Quand le corps réagit plus vite que le cerveau, ça commence à sacrément craindre. Les gens autour de nous me regardent avec un regard rond. Il faut dire qu’il y a 10 secondes je ma marrais comme une dinde comme s’il m’avait raconté la blague du siècle, et là le coup de poing venait de partir, sans prévenir –honnêtement même mon cerveau n’avait pas été prévenu- le délogeant de son tabouret. Il avait déjà l’air un peu bancal, le coup de poing, même mal visé, avait eu son petit effet. Pas sûr qu’il lui ait fait mal, mais au moins il l’avait ébranlé.

« Menteur ! »

Hurlai-je dans ma lancée, pointant un doigt accusateur vers lui. J’avais bondi de mon tabouret moi aussi, et maintenant que j’étais debout, tout s’était mis à tourner comme une toupie. La seule chose à peu près stable dans mon champ visuel, c’était la gueule de con d’Alvin. Petit con de menteur de merde. J’allais lui faire bouffer sa langue, histoire qu’il ne la fourre plus jamais contre la mienne !

« C’est moi qui n’en ai rien à cirer. Tu m’entends ? MOI. Et j’en ai rien à cirer que t’en ais rien à cirer d’ailleurs. J’ai un mari, un amant, des amis, pourquoi j’aurais besoin d’un pauvre type comme toi, hein ? »

Est-ce que j’avais hurlé ou murmuré ? Aucune idée. Je sentais des bras se saisir des miens, tenter de m’immobiliser… et réussir. Elle était passée où quand j’en avais besoin, ma putain de force atrienne ? Mes jambes commençaient d’ailleurs à trembler, menaçant de me lâcher elles aussi. TRAITRESSES ! Tout le monde était un traître. Mais surtout ce putain d'enfoiré de chier de merde d'Alvin. Quand même.


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Je te l'ai dit, tu as ce sourire au coin des lèvres quand tu mens. Tu t'imaginais pouvoir t'en sortir encore et encore facilement. J'essaie d'y croire, j'me voile sûrement la face. Tu m'as poignardée dans la noir. J't'ai fait confiance, aveugle était ma confiance, et tu m'as fait tort.
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MessageSujet: Re: And I'm over you, congratulations {Leavin   Lun 18 Avr - 0:08



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Elle appuya sur le point délicat de sa relation, oui bon c'est bien pour ça qu'il a l'intention de convaincre Kleve que la vie côté humain c'est la mélodie du bonheur. La joute verbale continuait et avec un plaisir qu'il ne dissimula absolument pas – il le voulu, il n'y arriva pas – Alvin la vit se crisper quand il aborda ses fiançailles. Dans. ta. Face. Ca y ai, elle redémarre ! Lea s'enflamme et lui, il ricanne tout content de son petit effet. C'est puéril Alvin, vraiment… au début de cette guerre tu envisageais des plans hautement élaborés mais là… tu tombes vraiment très bas. En plus, tu n'as pas vu Kleve depuis un bail, il va être content quand elle va toquer à sa porte pour parler faire-part et fleurs… Et puis, d'un coup, elle se calma. Le volcan avait fumé mais n'avait pas craché sa lave, Lea se calme et est même plutôt contente… Merdre, c'était pas de la colère mais de l'enthousiasme sur sa tronche ? … c'est possible, elle est tellement décalée, cette femme là adore pourrir la vie d'autrui et hait le niaiseux... qu'elle ait l'air furax quand elle est contente et l'inverse quand ça ne va pas, ça semblait presque normal. Suis perturbé. Très perturbé. Ce qu'elle lui balança le laissa estomaqué et, pire, il eut même l'air penaud. Elle va donc se marier… bon, tant mieux, y a des sousous à la clef. Mais le gosse… Lea enceinte… Lea ma… LEA ENCEINTE ?! Il redressa la tête si vivement que ça lui fit mal, non tu peux pas être enceinte ! Ils vont découvrir la vérité ! TOUS ! …. ah bah en même temps c'est ton problème, m'en fous. Tombe enceinte tiens, ça me ferait plaisir… quoi que non, quand même je serais pas content, je pourrais me venger entièrement si tu te fais choper avant que j'ai mis mon plan en marche… Bah tu vivras ta grossesse cachée de tous et… merde le gosse aura des marques si ça s'trouve… putain faut pas qu'elle fonde une famille ! JAMAIS ! Il était tellement choqué que son verre ne lui manquait pas, il continuait à avoir le bras en l'air comme un demeuré. Par Walvec faut faire quelque chose, il doit la stériliser, et vite ! Sauf que Lea continuait, lancée elle lui répondait avec assez de fougue pour le tirer de sa torpeur et lui bousiller dans la foulée ses tympans.

Pardon, t'as dis quoi là ?
Un mari. Oui le richou qu'on va buter.
Un amant. Faut bien ramoner ta cheminée, donc oui normal.
Un amant… attend tu en as qu'un ? La vache on tombe bas ces derniers mois toi et moi...
Des amis. Heu non. Tu as pas « des » amis. C'est qui ? Je les connais ? C'est pour ça que tu me lâches, pour tes « amis » ? ils auraient fait ce que j'aurais fais, tes « amis ? » Putain c'est qui ?! Des noms, je veux des noms !

Le pauvre type il t'emmerde ! Et toi, tu lâches la dame !

Alvin ne frappait jamais autrui sauf s'il était dans ses retranchements, c'était la preuve ultime qu'il n'en pouvait plus et considérait que s'abîmer les doigts valait le coup. Alvin ne haïssait pas assez le mec, serviable, qui avait empêché Lea de tomber. Par contre il ne pouvait pas le voir en peinture et elle-même l'avait bien énervé, et cela suffisait amplement à justifier qu'il prenne son verre vide et l'explose sur le crâne du colosse.

C'est ça ton ami ?! Je suis un scientifique réputé et tu me lâche pour Deux neurones ?! C'est…

Pitoyable. Le mot s'éteint dans sa bouche quand le poing du colosse s'abattit sur son menton. Il semblait avoir moins de scrupule qu'Alvin à frapper autrui. Du sang sur son front, la machoire ensanglanté, la soirée s'annonçait rouge. Bordel ça fait un mal de chien ! Il s'était prit le comptoir dans la foulée mais il n'allait pas en rester là, ça fait mal, ça fait super mal, mais il a une putain d'envie d'exploser le nouvel ami de Lea.

On ne me remplace pas.

Il attrapa le tabouret.

On.

Prêt.

Ne me.

Armé.

Remplace.

Tiré !

PAS !

Alvin abattit de toutes ses forces le tabouret sur le crâne de l'humain qui ne comprit pas ce qui lui arrivait. Derrière le barman hurla quelque chose, des clients s'y mirent mais lui, il ne voyait que du rouge. Du rouge partout. Du monde s'approche d'eux, il s'en foutait de savoir s'ils étaient alliés avec l'autre tâche qu'il avait assommé ou s'ils avaient juste envie d'y passer aussi. J'ai des tonnes de tabouret sous la main. Sois raisonnable Alvin, fuit. Il vient de dévoiler qu'il refusait la nouvelle vie de Leandra, alors fuit, puisque tout est dit. L'abruti attrape les deux verres de tequila. Fuit car tu ne peux pas gagner, tu es peut-être endurant mais tu es un wanelace. Y en a qui ont un père ou un frère pour vérifier que le nouveau compagnon de la concernée est fiable ; Leandra avait un Alvin pour offrir un entretien musclé à ses amis.


Marie toi, baise avec qui tu veux, mais tes putains d'amis je vais leur dire deux mots.


Quelque part son téléphone vibra, il n'y fit pas attention.


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J'étais (en) Cage

⋆ du vide et du froid  ⋆


C'est des jours entiers à ployer sous un fardeau jamais léger. Avant toi c'est exister à peine, désespérer, que quelque chose advienne Avant toi
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MessageSujet: Re: And I'm over you, congratulations {Leavin   Mar 26 Avr - 13:52


Go ahead and take your time
Try to get me off your mind
But I know you won't

Lealvin

La température commençait à monter dans le bar, mais pas franchement dans le bon sens du terme, plus dans la famille de la cocotte minute qui commence à siffler et s’apprête à … exploser. Qui avait craqué le premier ? Lui ? Moi ? C’était lui qui avait commencé à me chercher avec son histoire de fiançailles. C’était aussi lui qui avait insinué qu’il n’en avait rien à fouetter de moi. En fait non, il ne l’avait pas insinué, il me l’avait craché à la figure. Alors nécessairement, le coup de poing était parti un peu tout seul. Mes neurones n’avaient pas exactement eu le temps d’ordonner à mon bras de se mettre en action, mais c’était fascinant comme nos membres pouvaient devenir super autonomes quand on avait un peu picolé. Et hop, la main s’était fermée en poing toute seule, et hop, la tête d’Alvin s’était transformée en réfrigérateur et mon poing en aimant, et hop, collision. Mais ce n’était pas ma faute. Pas techniquement. Ce n’était pas non plus exactement ma faute si je m’étais mise à hurler. Le volume sonore dans ma tête avait augmenté alors pour couvrir le bruit, fallait parler un peu plus fort.

Sauf que visiblement, mon instinct bagarreur n’avait pas bien plu à certaines personnes, puisque deux personnes s’étaient ruées sur moi pour m’immobiliser. En zieutant rapidement autour de moi, je reconnus le type qui avait l’air très intéressé par mes services un peu plus tôt, et un autre type que je n’avais jusque là pas remarqué –à se demander comment d’ailleurs étant donné sa carrure disons…. Voyante. Je tirais sur mes deux bras pour essayer de me dégager mais ils avaient l’air d’avoir une bonne prise sur moi et moi… moi j’avais plus prise sur grand-chose à ce stade.

« Lâchez moi » Beuglai-je à pleins poumons, espérant au passage que si je leur pétais les tympans ils devraient se boucher les oreilles et donc me lâcher… mais non. Ils étaient visiblement plutôt résistants de l’oreille. « J’ai pas fini de lui refaire la tronche, lâchez moi ! »

Non et puis là j’étais une proie facile quoi ! Immobilisée de la sorte, il n’avait qu’à tendre la main pour me tabasser, y avait même pas à viser ! Mais contre toute attente, loin de venir me taper dessus à son tour, il… demanda à l’un des deux types de me relâcher. Euh…. Ah ? Bon, certes, c’était après m’avoir dit qu’il m’emmerdait, mais venant d’Alvin c’était presqu’une déclaration d’amour en fait. Non clairement il était PLUTOT sympa avec moi compte tenu du fait que je venais de lui défoncer la gueule –bon le mot était peut être un peu fort… disons que je l'avais un peu abîmé, mais égocentrique comme il était, il aurait dû normalement en faire une affaire d'état.

J’ouvris la bouche, prête à inonder toutes les oreilles alentours de mon langage fleuri habituel, mais la scène suivante me coupa net la chique. Ma bouche s’ouvrait grand mais sans produire le moindre son alors que le verre explosait sur la tête du troll des montagnes. Je sentis sa prise sur mon bras se ramollir alors qu’il titubait un peu, et j’entendis sur ma droite le barman hoqueter de surprise, il n’avait clairement pas prévu cette tournure d’évènement. Moi non plus, à vrai dire. Et je ne comprenais pas grand-chose à ce que baragouinait Alvin, qui devait être encore plus ivre que je ne le pensais –et c’était moi qui disait ça…

« Non mais tu me prends pour qui ? Je traîne pas avec…. »

Je fus, encore une fois, interrompue, mais cette fois-ci c’était le colosse qui répliquait. Je vis à peine venir son coup, et je sentis l’autre type qui m’avait sauté dessus se tendre en sentant que ça allait dériver en baston et que clairement, vu sa carrure, il était mal barré. Je sentis un élan d’indignation me soulever alors que je voyais Monsieur Malabar s’en prendre à MON Alvin. Euh… Clairement mec, c’est MOI qui le tabasse. Pas toi, et personne d’ailleurs, juste MOI. En plus il l’avait amoché putain ! C’était quoi ces gens qui respectaient pas les propriétés des autres ?

Et Alvin qui continuait de radoter. Tu viens de te prendre un pin mon chou, tu crois pas qu’on parlera substitution plus tard ? Je fis un pas en avant pour apprendre la vie à l’espèce de montagne humaine, mais je sentis l’autre couillon essayer de me freiner dans mon élan. Mauvaise idée mon cher. Très mauvaise idée. Il ne s’était probablement pas attendu à autant de vivacité venant d’un sac à vin comme moi, mais mon poing libre avait fusé, tranché l’air, pour venir sur son oreille –j’avais visé la tempe hein, mais on fait comme on peut. Mon attaque était maladroite mais l’autre gland n’était clairement pas taillé pour la baston, et ça suffit donc très largement à l’envoyer valser en arrière. J’entendis crier le barman, et je levai les yeux au ciel : oh ça va hein, tu vas pas geindre pour une petite mandale !

Mais en me retournant vers Alvin, je compris ce qui avait poussé le patron à faire des vocalises : le molosse était au sol avec un tabouret explosé, les débris éparpillés au sol autour de lui. Alvin, lui, était debout. Il n’avait pas l’air net, en fait il avait même l’air d’avoir complètement déraillé, mais il était debout. Mes yeux firent l’aller retour entre la victime et l’agresseur. Il venait d'assommer monsieur muscle mais ne semblait pas plus perturbé que celà. En fait ses yeux étaient clairement fixés sur moi. Il reprit la parole, et il avait l’air… pire que furieux. Enragé, presque.

Et moi, mon visage irradiait d'une satisfaction vraiment pas dissimulée. C'était à peine si je n'arborais pas le grand sourire arrogant... Mon visage était sérieux, mon ton grave, offensif, mais il ne fallait pas être clairvoyant pour voir que j'exultais de le voir réagir au quart de tour.

« Ah oui ? Et tu vas faire quoi ? Péter la gueule de tous les Edendaliens à qui j’adresse la paro….AIE… MAIS PUTAIN AIE ! »

J'avais commencé à l'interpeller avec une certaine forme de panache - l'air défiant, l'élocution claire- mais j'étais devenue nettement moins impressionnante à partir du moment où la copie conforme du troll -à croire que c'était leur repaire ici !- s'était saisi à pleine main de ma tignasse, tirant dessus jusqu'à me faire basculer en arrière. Et franchement, ça faisait un mal DE CHIEN. Un autre type plutôt costaud aussi avait profité de l'inattention d'Alvin pour lui faire une clef de bras et le choper de l'autre main par la nuque. Dans l'agitation, je ne l'avais pas remarqué, mais c'était le barman qui de derrière son comptoir criait des ordres aux deux brutes, coordonnant notre éviction. Alors que mon bourreau me tirait littéralement jusque vers la sortie, j'essayais de me débattre, mais sa prise était ferme.

« C'est pas un peu un truc de meuf de tirer les cheveux de l'adversaire ? »

Le provoquai-je, espérant le déconcentrer pour échapper à sa poigne, mais il ne fit que tirer un peu plus fort. Heureusement le bar n'était pas bien grand et on arriva rapidement dans la rue, où les molosses nous jetèrent littéralement par terre. Comme on ne tenait plus trop debout de base, ce ne fut pas bien compliqué. J'atterris sur le flanc dans un grognement plus bestial qu'humain ou Atrien, sentant venir la jolie éraflure et le bel hématome demain. Je serais dans tous les cas moins amochée qu'Alvin....

« C'est ça, cassez vous bande de lopettes ! »

Grommela-je en direction des deux types, abandonnant clairement tout instinct de survie. Je crus un instant qu'ils allaient revenir achever le travail, mais ils se contentèrent de nous lancer un regard inexpressif avant de retourner au chaud dans le bar. Avec leur connerie d'intervention, j'avais même pas eu le temps de récupérer mes affaires au vestiaire, ce qui voulait dire : 1) que j'avais FROID 2) que j'avais pas les clefs de cagibi. Bon iI était tellement miteux que je pourrais sûrement défoncer moi-même la porte, mais ce n'était pas exactement dans mon intérêt de défoncer mon propre chez moi....

Me redressant comme je pouvais, je jetai un coup d'œil à Alvin qui n'avait toujours pas essuyé le sang sur son visage. Clairement, je n'en avais pas fini avec lui.

« Deux fois. DEUX FOIS que je finis à la rue à cause de toi ! Et maintenant quoi ? Tu vas aller défoncer le lampadaire si je m'adosse dessus ? »

Je ne pus retenir un petit rire en m'imaginant la scène. Alvin VS le lampadaire.... Je lisais sur le lampadaire vu l'état de l'alcoolo de service.

« En tout cas t'as pas l'air d'en avoir tant rien à cirer que ça... »

Ajoutais-je, un sourire moqueur au coin de mes lèvres pourtant crisper par le froid ambiant. La robe noire était jolie, mais pas très épaisse.

« Ou alors tu te transformes en Hulk à chaque fois que tu t'en fous de quelqu'un ? »

AH qu'est-ce que j'étais lourde, insistante, mais je jubilais tellement, TELLEMENT ! Tu peux toujours essayer de m'ignorer Alvin, je ne te crois plus. Et si je devais passer le reste de la soirée à le suivre pour le narguer, ce serait avec grand plaisir. De toute façon je ne pouvais pas techniquement rentrer chez moi.

Je m'approchai de lui, serrant les dents pour ne pas les laisser claquer. Le contraste entre la chaleur étouffante du bar et la fraîcheur nocturne était saisissant. C'était pas censé tenir chaud l'alcool ? De ma main droite, j'attrapai son visage par le menton, évitant l'endroit où il s'était pris un gnon, le forçant à incliner la tête pour que je puisse admirer le tableau.

« C'est ton fiancé qui va être déçu de te voir amoché à ce point.... »

Me moquai-je, me demandant ce qu'il allait raconter comme connerie à Kleve. Alvin était bon menteur, il trouverait une histoire à lui faire gober.


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Parce que le cerveau suit le coeur

Je te l'ai dit, tu as ce sourire au coin des lèvres quand tu mens. Tu t'imaginais pouvoir t'en sortir encore et encore facilement. J'essaie d'y croire, j'me voile sûrement la face. Tu m'as poignardée dans la noir. J't'ai fait confiance, aveugle était ma confiance, et tu m'as fait tort.
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And I'm over you, congratulations {Leavin
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