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 The rain will reveal us for what we are [Mireandra]

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MessageSujet: The rain will reveal us for what we are [Mireandra]   Ven 15 Jan - 19:02


No good deed goes unpunished

Mireandra
S’il y avait bien une chose agréable en ces soirées d’été, c’était de pouvoir encore profiter de la lumière du jour alors que l’après-midi touchait à sa fin. J’avais beau être un oiseau de nuit, la longue période hivernale où on voyait plus de nuit que de soleil atteignait clairement mon moral. Je profitais des vacances de mon crétin de patron pour faire des journées courtes, et je filais chez Nathan pour refaire le monde. Bon, techniquement, j’y allais surtout pour écouter les derniers potins des Red Hawks. A part Sergei, Elyan, Erwan et lui, personne ne savait vraiment à quel point j’étais affiliée aux RH, pas même les RH eux-même. J’avais une réputation à tenir après tout, aux yeux de la majorité, j’étais la gentille humaine plutôt ouverte aux Atriens. Bon pas TROP ouverte non plus, j’essayais d’éviter le secteur dans la mesure du possible, mais je ne démontrais aucune animosité envers eux. Personne ne pouvait deviner qu’au fond de moi, je n’avais qu’un seul rêve : les exterminer, tous. Certains me diraient revancharde… et ils auraient bien raison. Œil pour œil, dent pour dent.

Il devait être 21h lorsque je quittai l’appartement de Nathan, lui souhaitant une bonne nuit et à demain, puisque j’atterrissais souvent chez lui ces derniers temps. Avec ses petits concerts dans les bars du centre, Alvin n’était pas très dispo ces temps-ci, et je n’étais pas du genre à tourner en rond seule dans l’appartement, alors autant passer le temps de manière utile. Refermant la porte de l’immeuble derrière moi, j’esquissai un sourire en constatant que la température était idéale, entre 20 et 25 degré, une petite brise chaude venant caresser ma peau. Avec un tel temps, inutile de s’encombrer d’une veste, et c’était donc vêtue d’un simple t-shirt mauve légèrement décolleté que j’étais sortie de chez moi le matin même. Vu l’heure, j’avais encore le temps de faire un petit détour par le bar d’Alvin pour aller gentiment me moquer de lui et descendre une pinte ou deux. J’étais d’excellente humeur, et je comptais bien le rester.

En soir de semaine, il n’y avait vraiment pas foule dans la rue, particulièrement dans ce quartier résidentiel que je traversais pour rejoindre le centre ville, je ne croisais pas grand monde sur mon chemin. J’appréciais cela à Edendale : tout se faisait à pied. Evidemment, ça pouvait prendre plus ou moins de temps selon le parcours, mais ce n’était pas un souci quand le temps était aussi doux. Les mains dans les poches, j’arpentais une longue avenue, lorsqu’une goutte sur mon front attira mon attention. Levant le nez au ciel, je vis un gros nuage qui avait eu le bon goût de venir s’installer au dessus de moi –et du quartier- sans que je ne le remarque. C’est vrai que le petit vent s’était un peu accéléré… Mais c’était tellement agréable que je n’y avais pas prêté attention alors que je me perdais dans mes pensées.

Bon, si j’accélérais un peu le pas, je pouvais arriver au bar avant la vraie averse… Pensais-je à tort. Un pas, deux pas, les gouttes commençaient déjà à se multiplier, d’abord uniquement sur mon visage et mes cheveux, puis sur mes bras. Le temps que je me mette à trottiner vers un abri, les quelques gouttes s’étaient transformées en une trombe d’eau, me trempant probablement jusqu’aux os. Et ce qui devait arriver arriva : mes marques, pourtant invisibles aux yeux de tous en général, se mirent subitement à briller de cette lumière bleue néon que j’essayais d’oublier mais que je retrouvais chaque jour en prenant ma douche. Sauf là, contrairement à ma douche, j’étais dans la rue, exposée aux yeux de tous. Plaquée contre un mur sous une avancée type préau, j’étais dissimulée aux yeux de tous les petits curieux qui pourraient venir se coller à leurs fenêtres. En revanche, le premier clampin déboulant dans la rue ne pourrait pas louper les petites loupiottes sur ma peau. En soi, il n’était pas impossible qu’une atrienne se ballade encore dehors à cette heure-ci –même si le couvre feu approchait-, le souci c’était plutôt si, plus tard, la même personne me voyait à nouveau sans aucune marque. Et là… là les problèmes commenceraient !

Je réfléchissais à toute vitesse, me demandant que faire. Appeler Alvin ? Le temps qu’il arrive, tout pouvait arriver. Essayer de rentrer dans l’immeuble ? Et ensuite quoi ? Où pourrai-je me planquer ? Réfléchis Lea, réfléchis !
La panique monta d’un cran alors que j’entendais des voix fortes qui se rapprochaient. A l’écoute, je distinguais une petite bande de 4 ou 5 personnes, et de toute évidence, ils se dirigeaient par ici. A court d’idée, je me ruais vers l’entrée de l’immeuble, prête à appuyer sur toutes les sonnettes jusqu’à ce que quelqu’un ne daigne m’ouvrir. Ca marchait dans les films, alors pourquoi pas en vrai ? J’allais vite le savoir. Mais dans ma précipitation, je heurtai quelqu’un avant même d’avoir pu atteindre ma cible, m’arrêtant net dans ma course pour ma sécurité….


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Je te l'ai dit, tu as ce sourire au coin des lèvres quand tu mens. Tu t'imaginais pouvoir t'en sortir encore et encore facilement. J'essaie d'y croire, j'me voile sûrement la face. Tu m'as poignardée dans la noir. J't'ai fait confiance, aveugle était ma confiance, et tu m'as fait tort.
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MessageSujet: Re: The rain will reveal us for what we are [Mireandra]   Sam 16 Jan - 1:02

C'était une belle journée d'été. Il ne faisait pas trop chaud alors je pouvais l'apprécier. Je n'aime pas avoir le sentiment de cuire, il fait chaud dans ma cuisine c'est vrai mais c'est différent, au travail je me moque d'avoir chaud parce que je me donne à fond dans le restaurant de mes parents. Dans la rue, j'aimais qu'il ne fasse pas trop chaud et aujourd'hui le temps était simplement agréable. Il faisait entre vingt et trente degrés, au dessus j'avais toujours trop chaud mais là tout était bien, c'était agréable, nous étions en fin d'après-midi et je me rendais à un endroit où j'allais rarement. Seulement ce soir j'avais un peu le bourdon, pourquoi je ne saurai l'ignorer, ma vie tendait à la perfection en un sens. Le restaurant fonctionnait, j'étais assez heureuse, je faisais quelque chose qui me passionnait, j'étais loin du besoin mais aujourd'hui … quelque chose clochait. Je ne sais pas ce que c'était mais ça clochait. Alors je m'étais rendue à l'endroit qui m'était le plus pénible. Le cimetière de la ville. Et je me tenais debout devant une tombe. Mon père, ma mère et ma sœur. Tous trois victimes de la venue sur Terre des atriens. Mes parents pour avoir été au mauvais endroit au mauvais moment, leur voiture avait été soufflé dans le crash du vaisseau, ils n'avaient eu aucune chance mais n'avaient pas soufferts. Faible réconfort. Ma sœur était décédée dans une attaque surprise des atriens, pendant la guerre, une explosion qui lui avait valu la vie, son corps avait involontairement protégé le mien, me laissant avec juste, sur mon flanc gauche, des petits trous, aujourd'hui de toutes petites cicatrices qu'on sent bien en passant sa main sur ma peau. Je n'avais eu que ça, de petits éclats projetés par l'explosion. Ma sœur en revanche avait eu moins de chance. Et je m'étais retrouvée seule. Pour ça j'en voulais aux atriens. Aujourd'hui et sûrement à jamais. Mais je le cachais, je le dissimulais, Prodina était mon objectif, ma mission, l'infiltrer, des renseignements, je faisais ça avec passion, dévouée à la cause des Red Hawks en jouant les adoratrices de ceux qui m'avaient tout pris. Mais le temps viendrait de se venger, de prendre revanche sur les atriens et ce jour-là je serai fière de dire que j'en ai été. Que j'ai aidé. Que j'étais là au bon moment, au bon endroit.

Mes parents me manquent. Affreusement. Assise, le dos contre la tranche de la lourde pierre où figurent leurs trois noms, je reste silencieuse. Je ne dis rien. Je pense tout simplement, je cogite, qu'aurai-je pu faire autrement pour sauver mes parents ? Pour sauver ma sœur ? L'affreuse vérité est la seule réponse que je trouve : rien. Je n'étais pas en âge de dire à mes parents qu'ils ne devaient pas partir en week-end, de quel droit l'aurai-je fait qui plus est ? Puis il y avait eu ma sœur et pour elle non plus je ne pouvais rien changer. Sauf à savoir pour l'explosion et inverser nos places mais ce jour-là nous avions décidé ensemble de sortir de l'endroit où nous résidions, je ne sais plus pourquoi mais je me souviens qu'il y avait une certaine importance. Je n'aurai rien pu faire pour sauver ma famille, il convenait donc de faire la seule chose que je pouvais faire. La venger. Lui donner revanche dans le sang, la souffrance et la mort des atriens. Tous ces sentiments je les gardais pour moi, ce ressenti je n'en avais jamais parlé à personne, pas en tout cas de sa profondeur, pas de mes envies les plus vicieuses et surtout inavouables, concernant les atriens. Certaines choses se doivent d'être tues. Après un dernier soupir, je jette un œil à l'heure. Bon sang, déjà si tard. Près de deux heures que je suis là, il est temps de rentrer, le temps va se gâter. Je connais Edendale, j'y ai grandis, j'y ai vécu, je vous le dis, il va pleuvoir … avant que je ne sois rentrée. Heureusement que je suis une fille prévoyante, j'ai pris une veste. Elle est légère mais servira parfaitement à me protéger un minimum de l'averse à venir. Je regarde une dernière fois la tombe de mes parents et je m'éloigne en refoulant quelques larmes. Je pleurerai pas. Je pleure pas. Je pleure jamais.

Eclats de voix, quatre crétins, des jeunes, arpentant les rues comme des genres de petits caïds, ils maudissent les atriens, ils laissent entendre leur racisme stupide, pourquoi le crier ainsi ? Ca ne fait que donner mauvaise image de ceux cherchant à les faire renvoyer de la Terre. Ca donne du pouvoir aux opposants. Je hais ces crétins plus encore que les atriens car leur attitude stupide finira par nous coûter de les voir proliférer partout sur Terre comme des parasites. Ils parlent de casser de de l'atrien, ils bousculent un homme en lui disant de faire attention où il va. Ils sont vindicatifs, ils sont agressifs, ils sont jeunes, seize ou dix-sept ans, fiers d'eux parce que nombreux, incapables de comprendre vraiment la situation. Ils veulent crâner, ils veulent se battre, des petits caïds.

Je me trouvais heureuse de les voir marcher à un rythme de seigneurs de ville paradant parmi ses sujets, je les semais tranquillement avec mon rythme de marche rapide. Rapide parce que je n'en peux plus de leurs propos, rapide parce que je veux rentrer chez moi. J'aime la pluie, elle est agréable c'est vrai mais ce soir j'ai envie d'un bon chocolat chaud et d'un bon lit. Alors imaginez ma surprise quand une atrienne me bouscule tandis qu'elle semble en proie à une inquiétude légitime. Je crois que malgré leur bêtise, forts de leurs nombres, les quatre crétins lui tomberaient dessus et quatre ça risquait d'être beaucoup même pour une atrienne. Une partie de moi se dit que je pourrai me mettre de côté, admirer le spectacle, mauvais quartier pour sonner aux portes en cherchant à s'échapper, ici les gens sont en majorité contre les atriens et leur place dans la société. Je pourrai m'installer, admirer le spectacle quand ils s'en prendront à elle et pourtant je viens de poser ma veste sur ses épaules pour qu'elle puisse la mettre. Sous la pluie battante je suis trempée en quelques secondes mais moi je ne luis pas comme un miroir dans un bordel. Les adolescents approchent je n'avais pas fait attention jusque là aux "armes" improvisés qu'ils trimballent. Principalement des barres en métal assez courtes pour être dissimulées, maladroitement cela dit, ils sont ridicules. Ils sont jeunes et cons. Aussi je sais que ce que je m'apprête à faire va les faire passer sans demander leur reste. Les mains sur les épaules de l'inconnue, je la pousse contre le mur dans son dos alors qu'un des ados jure avoir vu une "lueur démoniaque des aliens". Je me love contre l'atrienne, je scelle nos lèvres, tant pis pour les préliminaires, bordel j'embrasse une atrienne, je me laverai quarante fois les dents avec du désinfectant en rentrant. Bien sûr le baiser ne vaut rien, j'ai juste posé mes lèvres, collée à elle, mes mains sur ses hanches. Les ados passent et je me décolle.

« Tu devrais garder la veste, au cas où ils jetteraient un œil en arrière. J'habite pas loin si tu veux, tu pourras te sécher et te réchauffer avant de regagner le secteur. »

Et je lui souris, chaleureuse et amicale, apparemment enjouée. Ce rôle je le maitrisais parfaitement, j'étais la Red Hawk qui détestait les atriens qu'elle faisait semblant d'apprécier et d'aduler. Et j'étais bonne à ce jeu. Très bonne. 
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MessageSujet: Re: The rain will reveal us for what we are [Mireandra]   Jeu 28 Jan - 20:01


No good deed goes unpunished

Mireandra
Je ne sais pas ce qui me surprit le plus : qu'une humaine intervienne pour dissimuler et protéger une atrienne, ou le fait de me retrouver avec cette humaine tout contre moi et ses lèvres sur les miennes la minute qui suivit. Comprenant qu'elle faisait cela pour éloigner la menace je jouai le jeu, la laissant faire. D'habitude, c'était plutôt moi qui sautais sur les jolies femmes mais... L'inverse n'était pas désagréable. Même si c'était clairement de la comédie, et pas une tentative de séduction quelconque.

Lorsqu'elle se recula, je passai mon pouce sur mes lèvres par réflexe, dévisageant ce visage que j'avais à peine eu le temps de voir puisqu'il m'avait foncé dessus. C’était, sans aucun doute, une jolie femme. Ce n’était probablement pas le moment de s’attarder sur ce genre de considération, mais c’était plus fort que moi…

« Merci »

Articulai-je finalement, retrouvant l’usage de la parole. C’était le moins que je puisse dire alors qu’elle m’avait, sans raison apparente d’ailleurs, sortie d’un très mauvais faux pas. Je reserrai la veste sur moi alors qu’elle me faisait sa proposition.

Clairement, rester dans la rue, dans ce quartier, sous la pluie, c'était suicidaire. Des petits cons comme ces gaillards, il y en avait sûrement un paquet. La plupart ne devait même pas habiter dans le coin, mais ces lâches préféraient attendre qu'un Atrien se perde sur leur terrain plutôt que de se rapprocher du secteur où ils risqueraient d'en trouver en troupeau. Et franchement, qu'ils cassent de l'atrien, je m'en foutais éperdument, je voulais moi-même les voir tous exterminés alors bon. Mais bon, quand ça me tombait dessus, naturellement, ces petits caïds étaient bien moins amusants. D'autant que je ne pouvais CLAIREMENT pas aller à l'hôpital, où on verrait très rapidement mes deux cœurs et mes quatre poumons, et hop, le grand secret de ma vie dévoilé à cause d'un manque de vigilance et d'un peu de malchance. Finir dans un labo par manque de prévoyance, c'était cher payé.

L'ennui, si j'accompagnais cette fille, c'était que j'allais sécher. En soi, ce n'était pas tellement un problème. A ceci près que lorsque je sécherai, mes jolies marques lumineuses allaient disparaître. Pas juste s'éteindre, non, totalement s'évanouir, comme si je n'avais plus rien d'une Atrienne, et tout d'une humaine. Ce qui était... Compliqué à justifier. Les humains ne devaient surtout pas savoir pour le démarquage. Je trouverais bien un bobard à lui servir non ? De toute façon je n'avais pas 40 options et si on traînait trop longtemps ici, on n'allait probablement pas tarder à attirer l'attention d'un autre quatuor de génies.

« C’est… inattendu comme proposition. Mais très tentant. Je t’en devrai une. Et pas qu’un peu »

Répondis-je finalement en guise d’acceptation.
Elle se mit en route, et je la suivis donc alors qu'elle me menait vers chez elle. Le chemin se fit au pas de course car si une était couverte, l'autre se faisait tremper pour deux. Sur le chemin, je cogitais déjà à comment me sortir de ce faux pas. Au pire.... Je pouvais toujours la buter. Attendre d'être chez elle, loin des yeux de tous, et la zigouiller. Je n'aimais pas beaucoup cette idée. J'aimais bien les humains, c'était avec eux que je devrais partager la planète lorsque j'aurais réussi à exterminer tous les Atriens, et j'avais adopté leur mode de vie. Oui je les aimais bien, pour la plupart, et je n'avais pas spécialement envie de m'en prendre à eux mais.... Je risquais gros à la laisser voir mes marques disparaître.

Et je cogitais, je cogitais. Quelles étaient les autres options ? Elle venait de me sauver la mise, et peut être même la vie, et la seule chose à laquelle je pensais, c'était s'il fallait que je la tue sur place pour qu'elle emporte mon secret dans la tombe. La méfiance, je l'avais épousée il y a tant d'année, nous vivions un heureux mariage elle et moi. Toujours être sur ses gardes, ne jamais baisser son attention, c'était fatiguant parfois. Souvent même.

Je m'étais tellement torturé l'esprit que lorsque je sortis de mes réflexions, nous étions devant son immeuble. Je la suivis alors qu'elle ouvrait le passage, la gratifiant d'un sourire sincère. Sérieusement c'était une torture de sentir la gratitude et l'instinct de survie (qui dans mon cas était aussi l'instinct criminel) se battre dans ma tête. Elle m'emmena jusqu'à son appartement ou, enfin, je pus lui rendre sa veste. Mes marques brillaient encore avec l'humidité, mais je savais que c'était une question de minutes avant qu'elles ne disparaissent, et je n'avais toujours pas décidé de ce que j'allais faire. Et au lieu de prendre le temps d'y réfléchir sérieusement, je ne trouvai rien de mieux que de reprendre la parole.

« Encore merci, je n'ose pas imaginer dans quel état j'aurais fini si ces 4 là m'étaient tombés dessus... »

Mal pour sur. Plus que mal peut être. Je ne préférais pas trop m’imaginer mon état. Lui tendant la main, l'idée de me présenter correctement m'effleura enfin l'esprit. C’était un peu la base des interactions humaines tout de même….

« Moi c'est Leandra au fait »

J'esquissai un petit sourire amusé avant de renchérir.

« En général on se serre la main avant de s'embrasser, mais puisqu'on a grillé les étapes... »

De toute façon, notre rencontre n’avait rien de banal. Cela dit, je ne faisais que couvrir la misère pour ne pas avoir à réfléchir concrètement à ce que j’allais faire d’elle, et de mon secret qui n’allait pas trop tarder à se dévoiler…. Bizarrement, le besoin de comprendre pourquoi elle avait fait cela surpassait même mon instinct de survie. J’avais toujours été un peu inconsciente, au fond.


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Je te l'ai dit, tu as ce sourire au coin des lèvres quand tu mens. Tu t'imaginais pouvoir t'en sortir encore et encore facilement. J'essaie d'y croire, j'me voile sûrement la face. Tu m'as poignardée dans la noir. J't'ai fait confiance, aveugle était ma confiance, et tu m'as fait tort.
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MessageSujet: Re: The rain will reveal us for what we are [Mireandra]   Dim 7 Fév - 10:35

Venir en aide à une atrienne. Je vous l'avoue, pendant un instant j'ai sérieusement évité à le faire. Officiellement je suis une Prodina, une généreuse propriétaire de restaurant qui a mis son restaurant au service de l'intégration des atriens. Officieusement je suis une Red Hawk, infiltrée chez les Prodina et dont le but est d'en apprendre un peu plus sur leurs futurs agissements et les demandes qui pourraient survenir. Mon monde est particulier, mon univers étrange. J'aurai pu justifier de ne pas être intervenue simplement en prétextant avoir eu peur pour ma vie, en disant que j'ai été figée, aux yeux des Prodina je suis douce comme un agneau. S'ils savaient combien je me suis entrainée à me battre et manier les armes blanches autant que les armes à feu. Je voulais être prête pour les prochains affrontements contre les  atriens car ça allait arriver fatalement. Ce soir pourtant je sauvais une atrienne en posant mes lèvres sur les siennes. En apparence désintéressé, ce geste ne l'est pas tant que ça. J'ai récemment embrassée Kyala, ma chef de de partie atrienne et j'ai ressenti quelque chose … d'étrange. J'avais espéré que c'était juste parce qu'elle était atrienne mais en décollant mes lèvres de celles de l'inconnue la vérité me frappait au visage, ce n'était pas lié à sa nature.

« Pas besoin de me remercier. »

Elle semble incrédule de ce que je venais de faire et je pouvais parfaitement le comprendre. Si les atriens étaient de mieux en mieux tolérés dans notre monde, leur place n'était pas encore assurée, beaucoup de gens leurs en voulaient encore et si les quatre abrutis avaient vu ses marques avant que je l'embrasse, ils auraient cru que je sortais avec une atrienne. Hahaha … On aurait été deux à se ramasser des coups de barre en fer. Sur le coup je n'avais même réfléchi jusque là, j'avais juste décidé de la protéger. Je ne veux pas voir les atriens prendre place importante dans notre monde mais ce n'était pas une raison pour qu'une atrienne se fasse tabasser par des barres en fer tenues par des crétins violents. Sans oublier que ça aurait donné une très mauvaise réputation aux Red Hawks alors que je peux vous assurer que ces petites frappes n'en sont pas. Je lui propose de venir se sécher chez moi et se réchauffer un peu. Le couvre-feu sera bientôt en place, elle allait devoir faire vite ensuite pour rejoindre le secteur mais se réchauffer lui permettrait de se remettre de ses émotions. Je souris à ses mots, je suis devenue une super actrice avec le temps. A faire semblant d'apprécier les atriens. Parfois je m'effraie moi-même en voyant ce que je fais, comme en mettant ma vie en jeu pour en protéger une par exemple. Ou en la protégeant en osant l'embrasser.

« Ouais … C'est pas parce qu'on vient de deux mondes différents qu'on ne peut pas être courtois. »

Je l'emmenais avec moi vers la demeure familiale où je résidais. Mon père l'avait fait construire avec le succès du restaurant, c'était une belle maison, grande et spacieuse, trop pour moi toute seule en réalité. Tandis que je marche, à hauteur de l'atrienne, je remarque qu'elle a l'air pensive, a-t-elle été inquiétée dans cette ruelle ? Ca semblait pouvoir être le cas. Il y avait de quoi en tout cas. Je veux dire, nous autres humains avons été marqués par les affrontements et les morts, j'ai vu ma sœur mourir sous mes yeux à cause des atriens, je savais que ce genre d'expérience marque. Avait-elle perdu quelqu'un à cause des humains ? Peut-être bien, peut-être même que ça expliquait son inquiétude et son air pensif. Ou alors je me trompais totalement et elle s'inquiétait de parvenir à rejoindre le secteur à temps car les minutes filaient mais désormais entre le secteur et elle, il y avait les quatre crétins armés.

« Je te l'ai dit, pas besoin de me remercier. J'ai pas fait ça pour les honneurs mais pour t'éviter … disons simplement qu'ils ne t'auraient sans doute pas tuée, ça avait l'air de crétins mais tu aurais fini à l'hôpital sur une table à disséquer. »

Je grimace en disant ça, je n'aime pas les hôpitaux, j'y avais été deux fois, la première fois pour identifier le corps de mes parents avec ma sœur, la seconde pour identifier le corps de ma sœur. Je suis Red Hawk, je veux la mort des atriens mais pas comme ça. Pas dans la souffrance et la torture.

« Miranda. »

Basique et simple comme présentation, j'ai un sourire sur les lèvres quand elle parle de griller les étapes.

« Je peux comprendre. T'es pas une lapine, je suis pas une grenouille, sautons pas les étapes plus qu'on l'a fait. »

Et je ne peux m'empêcher de rajouter sur un ton amusé.

« Mais t'as les lèvres super douces. »

Je m'absente un instant, le temps de lui chercher des vêtements secs, jean, t-shirt et pull ainsi qu'une serviette.

« On est … en théorie … à l'abri des regards mais je n'aimerai pas qu'un regard indiscret remarque que tu es atrienne. Le couvre-feu est passé, rejoindre le secteur maintenant serait une mauvaise idée, il y a de toute façon plus de chambres que nécessaire dans cette maison, tu n'as qu'à choisir celle qui te plait à l'étage et te changer. Si tu veux prendre une douche, il y a une salle de bain au bout du couloir. »

Voilà qu'en plus je me mets à accueillir chez moi les atriennes qui dépassent le couvre-feu. Chouette alors, je m'améliore. Je ne dis pas n'avoir jamais pensé à faire violer le couvre-feu à Kyala pour rester chez moi mais … enfin bref.

« Je prends une douche dans la salle de bains du bas, ensuite on pourra manger un truc si tu veux. »

Nouveau sourire … putain on dirait vraiment pas une Red Hawk. Parfois, je me fais peur.
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MessageSujet: Re: The rain will reveal us for what we are [Mireandra]   Lun 8 Fév - 20:46


Take me down to the river bend
Take me down to the fighting end

Mireandra
Aha, mademoiselle aimait faire du charme. Que ce soit par jeu ou par intérêt, j’aimais bien ce genre de tempérament, j’étais moi-même très adepte du flirt, j’avais l’esprit plutôt joueur. De ce côté-là, ça aidait de ne pas avoir d’attache. Oh bien sûr, il y avait Nolan, que je convoitais avec un certain acharnement depuis plusieurs années déjà, mais faute de vivre une histoire sérieuse avec lui, parce que môssieur se mettait des barrières, je ne me gênais pas franchement pour séduire à tout va, parfois simplement pour le goût du défi, parfois avec une idée derrière la tête, parfois aussi par ennui… C’était un passe temps comme un autre. Ce n’était pas pour autant que je collectionnais les filles et les garçons dans mon lit ceci-dit. Ca ne m’intéressait pas tant que ça, au final, même si de temps à autre… je ne disais pas non.

« Je peux te retourner le compliment »

Répondis-je, sur le même ton qu’elle.

Cela dit, ce n’était pas du tout le sujet du moment. Je me filai une petite baffe mentale pour me forcer à me reconcentrer sur ce qui était important : le fait que j’étais chez une humaine, en train de sécher, et dans quelques minutes à peine, elle allait me voir pour ce que j’étais, une démarquée. Elle revenait déjà avec les bras chargés de vêtements. A vue d’œil, on ne devait pas avoir des morphologies TROP différentes, donc pas de souci de taille. Et je fus plutôt contente de constater qu’elle m’avait rapporté des vêtements LONGS, de quoi donner le change et cacher au moins un moment mes non-marques. Elle me fit remarquer que pour le couvre-feu, c’était plutôt rapé, et je me gardai bien de lui faire remarquer que j’habitais en plein centre-ville et que je me baladais dans Edendale presque toutes les nuits. Agissant comme une véritable atrienne, j’hochai la tête.

« Ouais… On peut dire que j’ai bien foiré mon timing là, donc je vais prendre au mot ton offre de passer la nuit ici »

Si déjà elle le proposait. C’était presque suspect un tel altruisme… Ou alors c’était ma méfiance habituelle qui se réveillait. Ca me ressemblait bien de voir le mal chez les gens purement et simplement généreux. Il fallait dire que j’étais moi-même plutôt une saloperie dans mon genre… Aider son prochain, tout ça, c’était pas exactement mon slogan de vie.

« Bonne idée, rien de tel qu’une bonne bouffe pour se remettre des émotions »

Approuvai-je, ne cherchant pas à la retenir d’avantage. Clairement, plus vite elle déguerpissait sous la douche, plus vite je pouvais enfiler les vêtements secs qui me cacheraient comme il se doit. Moi qui étais d’ordinaire loin d’être pudique, me voilà obsédée par l’idée de ne pas laisser un centimètre de ma peau visible… Elle allait me prendre pour une nonne. L’idée était grotesque et faillit me faire rire toute seule. Dire qu’à l’appartement je passais limite ma vie en sous-vêtements. L’avantage, c’était qu’Alvin et moi on était tellement proches qu’il ne pouvait pas en avoir moins à cirer de moi. J’aurais pu être la fille la plus sexy de la planète qu’il ne m’aurait pas jeté un regard. Et ça m’arrangeait. Devoir géré le copain qui lorgne sur vous, très peu pour moi.

A peine avait-elle tourné les talons que je filais à mon tour dans la salle de bain pour une douche express. Je me séchais correctement, j’enfilai les vêtements, satisfaites de constater qu’ils m’allaient plutôt bien niveau taille, et que le pull était suffisamment large pour bien me couvrir, comme escompté. J’étais maintenant prête à lui faire face sans avoir à me soucier de mes marques. Elles avaient bel et bien disparues, mais rien ne le laissait deviner, elles pouvaient simplement être cachées par le tissus. Je me sentais déjà nettement moins sous les spotlights et c’est donc avec beaucoup plus d’assurance et d’aise que je retournai dans le petit salon. Miranda n’était pas encore de retour, il fallait aussi dire que je m’étais anormalement dépêchée. Passant la serviette dans mes cheveux pour éviter qu’ils ne gouttent sur le sol, j’en profitais pour observer un peu l’appartement. Clairement, étant donné la surface et la décoration, ça devait coûter bonbon. Riche héritière ou self-made woman ? Quoiqu’il en soit, elle ne devait pas courir après l’argent. Je me demandai un instant si elle vivait seule ici… Je ne l’espérais pas pour elle, ça devait être sacrément vide un tel logement pour une seule personne. Mais elle n’avait mentionné personne quand elle m’avait proposé de rester ici alors…

Mon fil de pensée fut interrompu par son retour, et je laissai glisser la serviette autour de mon cou alors que je la gratifiais d’un sourire.

« Tu vis seule ici ? »

Demandai-je immédiatement, sans passer par 4 chemins. Je n’étais pas quelqu’un de subtile, et je ne m’embarrassais généralement pas des questions qui traversaient mon esprit : je les posais simplement. Si la personne ne voulait pas me répondre, je ne m’en offusquais pas. J’étais, au fond, quelqu’un d’assez simple. Si on mettait de côté toutes les choses tordues qui se passaient dans ma tête, évidemment… Je pouvais devenir la reine du sous-entendu si j’en avais envie. Ca aussi, c’était un jeu. Finalement, presque tout était un jeu …

« Alors dis moi tout… tu joues souvent des refuges pour Atriens ? »

Enchaînai-je, sur le ton de la plaisanterie. Je me sentais nettement moins menacée maintenant que ma situation de démarquée ne risquait plus d’être exposée à tout instant. Ca me rendait de meilleure humeur, et probablement également de meilleure compagnie d’ailleurs.

« Désolée, ça fait un peu interrogatoire… Je suis curieuse »

Ajoutai-je, réalisant que se faire mitrailler de question dans son propre chez-soi alors que l’on sort tout juste d’une bonne douche chaude n’était peut être pas la meilleure sensation qui soit. Mais j’étais de nature curieuse de base, et Miranda aiguisait encore plus ma curiosité. Pleins de questions se bousculaient dans ma tête à son sujet, à commencer par la plus évidente : pourquoi diable m’avoir aidée ? Je voulais bien croire que certaines personnes avaient un instinct plus héroïque que d’autres, mais là, elle avait risqué de se faire agresser elle-même…


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Parce que le cerveau suit le coeur

Je te l'ai dit, tu as ce sourire au coin des lèvres quand tu mens. Tu t'imaginais pouvoir t'en sortir encore et encore facilement. J'essaie d'y croire, j'me voile sûrement la face. Tu m'as poignardée dans la noir. J't'ai fait confiance, aveugle était ma confiance, et tu m'as fait tort.
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MessageSujet: Re: The rain will reveal us for what we are [Mireandra]   Mar 9 Fév - 14:44

Léger sourire sur le visage, on ne m'avait jamais complimentée sur mes lèvres, sans doute parce que je les avais souvent réservées à une seule personne : moi-même. Façon de dire que je n'embrassais pas souvent qui que ce soit, d'une parce que j'étais lesbienne, de deux parce la jeune femme qui m'intéressait à l'heure actuelle était une atrienne. Alors forcément je n'avais pas envie de me prendre un râteau pour la toute première fois que je me retrouve vraiment intéressée par quelqu'un. Une atrienne, par conséquent elle pourrait bien me dire qu'elle ne veut pas d'une aventure avec un humain. En plus je suis une femme donc elle pourrait très bien me dire qu'elle ne veut pas d'une aventure avec une personne du même sexe qu'elle. En conséquence il y avait un grand risque qu'elle me mette un râteau et cela pour deux bonnes raisons au moins. Quand à notre baiser … je ne sais pas encore quoi en croire, ce qu'il pouvait valoir, je m'inquiétais peut-être pour rien. Et puis Kyala n'est pas mon principal problème maintenant.

« Pas de soucis, tu auras même le choix de ta chambre. »

Il y en avait un bon paquet dans la demeure de ma famille, elle pourra tranquillement faire son choix parmi les six chambres qui restaient libres. Et puis partager un repas avec une atrienne qui n'est pas Kyala me fera du bien, beaucoup de bien, ça me laissera éventuellement la possibilité de poser quelques questions sur la sexualité des atriens, sur l'homosexualité dans leur société et sur la possibilité d'avoir une relation avec un humain. Au moins elle est plutôt bien partante pour un bon repas. Je hoche la tête avant de disparaître dans la douche. Je suis frigorifiée avec la pluie qui tombait un peu plus tôt et j'avoue ne pas tarder à disparaître sous l'eau chaude. Comment savoir si j'ai confiance dans l'atrienne, c'est simple, elle est consciente que je sais son secret, elle est une atrienne qui viole le couvre-feu ce soir donc elle n'a aucun intérêt à essayer de s'enfuir, d'autant qu'elle n'est pas ici prisonnière. Je prends mon temps sous l'eau chaude, me demandant comment réagirait Kyala si elle savait de quoi il retourne ce soir me concernant. Prenant tout mon temps, je viens la rejoindre en jean et t-shirt, les cheveux encore mouillés, goûtant légèrement sur mes épaules. A peine arrivée, elle me demande si je vis seule ici, je hoche la tête pour confirmer.

« Oui, je vis seule. »

Je n'y trouvais pas forcément mon bonheur, j'aurai aimé partager cette maison un peu, y voir de la vie, de l'activité parce que parfois il faut dire qu'on s'y ennuie. J'ai mes habitudes, mon rythme de vie, mes manies, des choses que je fais parce que je suis seule mais avoir quelqu'un pour mettre de l'agitation ne serait pas forcément désagréable. Kyala par exemple. Non pas Kyala ! Nom de Zeus, Kyala est une atrienne, elle est l'ennemie, bordel ! Pas une belle jeune femme que j'ai adoré embrasser. Tu parles … j'arrive même pas à me convaincre, heureusement que nous n'en avons jamais parlé. Je suis sauvée par la question que m'envoie la jeune femme, encore une fois terriblement directe.

« Non, tu es la toute première. Je t'avoue n'avoir jamais imaginé le faire. »

Je me dirige dans la cuisine pour commencer à préparer un repas, je me décide de préparer du poisson et des légumes, simple, rapide mais terriblement bon quand on sait le faire correctement.

« Pas de soucis, j'ai connu pire. Tu aimes le saumon ? »

J'attaque avec les légumes, commençant par laver les carottes et les courgettes avant de commencer à les couper en fines lamelles.

[color=darkred« C'est pas ta première fois, hors du couvre-feu, pas vrai ? Tu es incroyablement calme pour quelqu'un en infraction d'une loi. Ou alors tu es une criminelle dangereuse et je suis mal barrée. »[/color]

Cela dit je ne m'inquiétais pas plus que ça de mon sort. J'étais consciente de ce dont les atriens étaient capables mais je ne la crois pas dangereuse pour moi, sinon je n'aurai pas proposé ce que j'ai proposé. Je termine de couper les légumes.

« Je t'aide pas par pure bonté tu sais. J'ai perdu mes parents dans le crash de votre vaisseau, ils étaient dans le rayon de l'explosion. Je le fais parce que je crois qu'on n'a pas besoin de se haïr à se tuer avec des barres en fer parce qu'on n'appartient pas aux mêmes mondes. Je suis contre le racisme en général. »
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MessageSujet: Re: The rain will reveal us for what we are [Mireandra]   Sam 27 Fév - 21:18


Take me down to the river bend
Take me down to the fighting end

Mireandra
Miranda avait l’air un peu pensive, et je me demandais ce qui lui passait par la tête en ce moment. C’était mon côté paranoïaque qui s’exprimait : tout comme j’avais rarement l’esprit tranquille, je prêtais toujours mille et une pensées existentielles aux gens autour de moi. Si ça se trouve, elle se disait simplement qu’elle avait oublié d’acheter des aubergines en faisant les courses, et pas qu’elle allait appeler discrètement la police pour signaler une atrienne en fugue. Je fis rouler mes épaules dans une tentative de me détendre, ce n’était pas le moment de stresser inutilement. Après tout POURQUOI m’aurait-elle aidée –pour ne pas dire carrément sauvée- si c’était pour me jeter en pature aux anti-atriens ensuite. Parce que bon, la police n’était GLOBALEMENT pas très pro-atrienne. Ils étaient tous là pendant la grande guerre et n’en gardaient pas d’excellents souvenirs. Y avait qu’à écouter Nolan parlait d’eux : il restait toujours en termes courtois mais il ne trompait personne et surtout pas moi, il n’aimait pas les Atriens.

« C’est le grand luxe dis donc »

Répondis-je, taquine, alors qu’elle me précisait que j’avais en prime le choix de la chambre. De ce que j’avais pu voir, il était clair que l’endroit était plutôt spacieux, mais de là à ce qu’il y avait plusieurs chambre d’amis… Je devais encore sous-estimer la taille des lieux. Je n’avais, honnêtement, pas trop prêté attention à structure de la bicoque en arrivant. Mais l’espace disponible titillait un peu ma curiosité. Je n’avais vu ni entendu personne ici, et elle n’avait mentionné personne non plus, elle n’avait pas l’air de vivre avec quelqu’un. Dans le doute, et comme je n’avais jamais eu ma langue dans ma poche, je lui posais directement la question, et sa réponse confirma mes pensées.
Un tel endroit pour une demoiselle toute seule c’était plutôt… étonnant. Bon, quand on pouvait se le permettre, n’importe qui préférerait dans tous les cas viser un peu plus grand que le minimum vital, mais là… Si elle vivait seule ici, c’était soit qu’elle avait une sacrée folie des grandeurs, soit probablement un héritage.

Cela dit il y avait d’autres choses qui m’intéressaient d’avantage comme… comprendre les raisons de son acte de bienveillance. N’allons pas jusqu’à dire que je ne croyais pas à l’altruisme mais… J’avais aussi appris que rien ne se faisait jamais rien sans une certaine forme d’intérêt. Encore une fois, je ne me gênais pas pour la questionner, m’assurant tout de même de garder un ton léger.

« Oui je veux bien croire que ce ne soit pas dans ton top 10 des expériences inédites à essayer »

Reconnus-je dans un sourire. J’avais bien conscience que si c’était illégal pour moi d’être hors du secteur, ça l’était tout autant de m’héberger à cette heure de la journée.
La voyant se diriger vers la cuisine je la suivis à mon tour. A force de parler repas, je sentais mon estomac se réveillait. C’était bien connu : les émotions, ça creuse, et j’avais une sacrée dalle.

« Parfait le saumon ! Tu as besoin d’aide ? »

Je n’étais de loin pas une grande cuisinière, mais faire les tâches de base, c’était dans mes cordes. Du reste, je lui laissais le bon soin des préparations, elle avait l’air de savoir ce qu’elle faisait. Sa question me tomba dessus comme un seau d’eau auquel je n’étais pas préparée. Merde, visiblement je n’avais pas suffisamment bien jouée le rôle de l’atrienne fugitive. Il était vrai que j’avais tendance à baisser ma garde à force de me fondre dans la masse. J’aurais pu me foutre une baffe mentale d’être aussi négligente mais l’heure n’était pas aux flagellations, autant jouer le rôle à fond. Prenant l’air plus ou moins coupable de la personne prise sur le fait, je laissai s’échapper un petit rire nerveux.

« Effectivement, il m’est déjà arrivé de brûler le couvre-feu… Ce n’est pas toujours évident de vivre confiné »

La bonne blague. J’étais probablement l’une des atriennes les plus libres de la ville…. Mais enfin, valait mieux lui servir ce mensonge que de lui dévoiler que je vivais au milieu des humains depuis des années. Elle allait probablement flipper, si bienveillante soit-elle. Je ne voyais pas COMMENT quelqu’un ne pourrait pas flipper à l’idée que des aliens se cachent incognitos parmi des humains.

« Cela dit tu n’as pas l’air non plus super paniquée… Tu fréquentes souvent des atriens ? »

Non parce que bon… Ca avait l’air d’être une routine pour elle, comme si elle participait à « Invite l’Atrien à la maison » tous les dimanches. Depuis que le PIA se développait, les atriens se mêlaient de plus en plus à la vie quotidienne des humains, mais ils étaient encore beaucoup à rester cloitrés dans le Secteur, et beaucoup d’humains à éviter les endroits réputés plus mixtes que les autres. Certains quartiers étaient connus pour être « atriens-friendly », d’autres pour être très traditionnalistes –comme celui où nous étions en ce moment même.

Et sans que je n’ai à poser la question qui me titillait les lèvres depuis un moment, elle se mit d’elle-même à me fournir une réponse. Elle devait se douter que la question m’avait traversé l’esprit. J’aurais probablement du répondre quelque chose du genre « désolée pour tes parents », c’était ce que les humains faisaient en général, mais je n’étais pas humaine, et elle avait du entendre ça des centaines de fois, ce qui pour sûr ne ramenait pas ses parents à la vie et n’atténuait pas franchement la peine. C’était une formule de courtoisie que je n’avais jamais vraiment comprise et que je me refusais donc à appliquer. Ca sonnait hypocrite et c’était parfaitement inutile, alors pourquoi se l’infliger ?
A la place, je m’accoudai sur le comptoir de sa cuisine, me rapprochant un peu d’elle.

« C’est pas courant les gens dans ton état d’esprit. J’en connais pas mal, atriens ou humains, qui ont aussi perdu des proches dans le crash ou dans la guerre, mais qui ont pris le parti de la vengeance, pas de la paix sociale ou de l’entraide »

Moi, par exemple. J’étais l’archétype même de la personne obsédée par la vengeance, même si dans mon cas elle était dirigée vers mon propre peuple. Mais c’était une autre histoire, qui n’avait rien à voir avec les évènements qui s’étaient déroulés depuis notre arrivée sur terre. Cela dit, j’admirais son ouverture d’esprit. Je n’étais pas certaine de pouvoir en faire autant si j’avais été à sa place.

« J’ai de la chance d’être tombée sur toi alors… ce quartier n’a pas très bonne réputation pour les atriens »

Mais la vie, c’était aussi une question de chance. Ma chance, ça avait été le crash. Un évènement tragique pour tant de personnes, mais salvateur me concernant. Sans ce crash, je serais encore en train de moisir en prison. A moins que les miens n’aient décidé de m’exécuter, évidemment.


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