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 Je ne suis pas un simple tableau, moi aussi j'ai mon mot à dire ! [PV Attila]

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Shar d'assaut ou Bomb(ass)e ?

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MessageSujet: Je ne suis pas un simple tableau, moi aussi j'ai mon mot à dire ! [PV Attila]   Dim 18 Oct - 19:19

Des traits qui apparaissent sur la toile avec rapidité et dextérité. Une danse presque infernale qui remplit la blancheur du canevas. La demoiselle qui peint semble comme posséder, totalement dans un autre monde. Elle oublie tout ce qu’il y a autour d’elle. Elle oublie qui elle est. Elle oublie la souffrance, la douleur, la maladie. L’odeur de la peinture emplit l’air de la chambre, puissante et tellement apaisante pour elle. Elle est dans son univers. Elle est Sharleen Tori Kerrington et pas Sharleen la malade. Pas Sharleen le petit oiseau qui ne peut s’envoler de la prison de son corps. Elle était libre. Libre du moindre de ses mouvements. Libre d’être elle-même. Si quelqu’un était entré dans sa chambre, elle ne l’aurait pas entendu et elle n’aurait pas répondu à son salut. La plupart des gens le savaient mais certains pensaient qu’elle n’était qu’une petite mal-élevée, ce qu’elle n’était pas.

Finalement, elle déposa son pinceau dans de l’eau et observa son œuvre. Elle avait de la peinture partout sur ses vieux vêtements ainsi que sur sa joue. Elle soupira de contentement en hochant la tête. C’était plutôt pas mal mais elle aurait pu mieux faire. Du point de vu d’un néophyte cependant, on pourrait entendre : « c‘est magnifique » et peut-être même d’une personne un peu plus expérimenté. Ce que l’on voyait sur son tableau ? Un paysage sortit tout droit de son imagination. Des îles qui volaient dans le ciel où l’on pouvait apercevoir quelques petites maisons de couleurs diverses et variés mais toujours dans le bon goût. Elle soupira longuement et essuya ses mains sur un chiffon. Une légère douleur se rappela à son bon souvenir et elle soupira en voyant sa jambe droite coincée dans un plâtre. Encore une fois.

Elle massa sa tempe doucement et la réalité fît place au bonheur d’être libre. Elle était réellement prisonnière de son propre corps. Elle s’aperçut qu’elle transpirait, elle s’était encore trop emportée. Son père allait l’enguirlander pour cela. Il était beaucoup trop sur elle, surprotecteur, parfois étouffant et elle sentait arrivé la remontrance pendant plusieurs heures. C’est alors qu’elle remarqua qu’elle n’était pas seule dans sa chambre. Quelqu’un qu’elle connaissait très bien se trouvait près de la porte. Attila. Son ami de toujours, celui qui l’avait toujours aidé et soutenue, celui qui faisait tout pour qu’elle se sente bien. Son meilleur ami. Elle sourit doucement et dit :

« Salut Attila, je suis contente de te voir. »


C’était réel. Elle aimait beaucoup Attila et le voir lui rendait le sourire et lui faisait du bien … Autant que cela la déchirait. Elle était partagée entre deux eaux, bouillonnantes, totalement perdu dans ce qu’elle devait faire. L’éloigner ou le garder proche d’elle ?

« Ca fait un moment qu’on s’est pas vu hein ? Tu m’as manqué. »

Ca aussi c’était réel. Elle n’avait plus l’occasion de le voir aussi souvent qu’avant maintenant qu’il était dans la vie active. Elle était un fardeau pour sa famille, elle vivait au crochet de ses parents qui lui interdisaient de travailler : pour son bien.

« Raconte-moi Attila, que fais-tu ces derniers temps ? »

Elle avait envie de parler avec lui, elle se sentait de bonne humeur aujourd’hui. Pour une fois, Atilla ne s’en prendrait pas plein la figure.
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MessageSujet: Re: Je ne suis pas un simple tableau, moi aussi j'ai mon mot à dire ! [PV Attila]   Dim 25 Oct - 11:07



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Sharila
Le ventre et la gorge noués, j’avançais sans avoir à me concentrer, je connaissais le chemin par cœur. Je l’avais fait tant de fois, j’aurais pu le faire les yeux fermés. Et si, d’ordinaire, j’y allais le cœur plutôt léger,  enchanté à l’idée de la retrouver, aujourd’hui mon esprit était parasité par trop de souci. Entre Winie qui était tombée sur moi dans une situation TRES embarrassante, ce qui BIZARREMENT lui avait donné des idées mal placées, Sharleen qui me rabâchait les oreilles avec son Atrien à 2 balles, et mon projet de séduction d’Amy pour soigner Sharleen qui stagnait, je n’étais pas exactement dans une passe exceptionnelle, au contraire.

Mon esprit n’eut cependant guère le temps de divaguer d’avantage, j’étais déjà arrivé chez les Kerrington. Inutile de sonner, j’avais un double des clefs depuis une éternité maintenant. Je croisai les doigts pour ne pas croiser le père de Sharleen qui ne manquait jamais de me rappeler à quel point il était déçu que mon super plan n’ait pas encore abouti, et fus soulagé de tomber sur sa mère à la place qui me salua chaleureusement, me proposant comme toujours du thé, du café, des gateaux, et la moitié du frigo au passage. Je la remerciai, lui promettant de faire une razzia un peu plus tard, avant de me diriger vers la chambre de Sharleen où je trouvais généralement ma meilleure amie.

Poussant doucement la porte, je m’avançai suffisamment pour rentrer dans la pièce sans trop faire de bruit. La silhouette délicate, fragile et pourtant si forte, de la demoiselle semblait comme en transe, alors qu’elle mettait une touche finale à son tableau. L’art, c’était un peu toute la vie de Sharleen depuis ces quelques années, et il fallait admettre qu’elle avait du talent. Il n’était pas rare que je la surprenne en pleine action, ça ne semblait pas la déranger.  Depuis le temps que l’on se connaissait, nous n’avions de toute façon plus grand-chose à nous cacher. A part peut être l’énorme secret que je portais depuis des mois maintenant, ce projet fou de voler du sang à un Atrien dans l’espoir de la guérir. Je n’avais pas pu lui dire, pour la bonne et simple raison que je SAVAIS parfaitement qu’elle refuserait de tels soins. Tromper une personne, mentir, pour arriver à ses fins, ça ne faisait pas partie de ses valeurs. Des miennes non plus, en général, mais quand il s’agissait de Sharleen, il m’arrivait parfois d’avoir de drôles de pensées… Des pensées qui me faisaient peur même à moi-même.

Je restai un moment là, silencieux, discret, ne voulant pas briser la bulle dans laquelle elle s’était de toute évidence enfermée. Elle était belle, avec son air rêveur, passionné, et un sourire naquit sur mes lèvres malgré les tracas de la journée en la contemplant. L’arroseur arrosé, à trop me perdre dans mon admiration, ce fut elle qui me tira de mes pensées lorsqu’elle détecta ma présence. Me redressant un peu –j’avais fini par m’avachir contre le cadre de la porte- mon sourire s’agrandit alors que je m’avançai vers elle et vers sa toile. Son commentaire me fit un pincement au cœur… je ne pouvais pas décemment lui dire que je l’avais volontairement évitée car j’avais du mal à la regarder dans les yeux alors que j’échouais dans ma quête. Non, définitivement pas. Heureusement, j’avais des excuses pleins mes manches.

« Je suis désolé, je voulais passer avant, mais avec le boulot et les Prodinas, mes dernières semaines étaient un peu chargées… »

Murmurai-je doucement, m’approchant d’elle pour déposer un baiser sur sa joue, celle qui n’était pas peinturlurée. C’était une vieille habitude entre nous, j’avais toujours été très tactile avec elle, et sa condition qui dégénérait n’y changeait pas grand-chose. J’avais un peu honte de lui mentir, mais la vérité n’était clairement pas avouable. Et puis, Sharleen semblait joyeuse aujourd’hui, je ne voulais pas tout gâcher avec mes histoires glauques.
Je n’aimais pas trop parler de mon emploi du temps, car cela signifiait lui faire des cachotteries… Quant à ce que je pouvais clairement lui dire, je n’aimais pas étaler sous son nez les choses que je faisais et qu’elle ne pouvait pas faire avec sa maladie et surtout avec ses parents étouffants. J’aurais trop l’impression de fanfaronner, et ce n’était pas le but. Je pourrais lui parler de Gaby, avec qui je passais de plus en plus de temps, mais ça me semblait déplacé. J’aurais voulu lui parler de Winie, mais je n’arrivais jamais trop à savoir ce que Shar pensait d’elle… Ca limitait mine de rien les récits.

« Rien de passionnant vraiment, le démarchage pour le projet GYHN me prend un temps fou ces derniers temps… »

Ce n’était pas totalement faux, d’ailleurs. Je taisais juste la partie où je me renseignais sur le sang des Atriens. J’espérais que Shar n’allait pas me redemander les raisons pour lesquelles je m’étais lancé là dedans, j’avais moi-même du mal à me trouver une bonne raison pour participer à ce projet complètement fou de récolter des ovules et spermatozoïdes atriens pour permettre à des humains de concevoir des hybrides. C’était même… glauque. Mais idéal pour se renseigner l’air de rien sur la génétique atrienne !

Approchant mon pouce de sa joue décorée, je vins essuyer la peinture qui n’avait pas encore eu le temps de sécher dans un sourire amusé. Elle était mignonne avec ses couleurs partout, mais une fois la peinture séchée, c’était moins sympa à faire disparaitre.

« J’aime bien ce tableau. Tu t’es renseignée pour exposer quelque part ? »

Demandai-je, à la fois désireux de changer de sujet, et curieux de savoir si son projet avançait. Depuis qu’elle s’était découverte cette passion pour l’art, j’avais l’impression qu’une lueur longtemps éteinte chez elle s’était rallumée, ce qui me réjouissait.
Je m’apprêtais à lui poser d’autres questions, mais l’ouverture de la porte de sa chambre m’interrompit. Je m’apprêtai à voir la mère de Sharleen revenir à l’assaut avec le thé et les gâteaux, et fus donc aussi déçu que tendu en voyant la tête de son père apparaître dans l’ouverture.

« Ah, Attila, ma femme m’a dit que tu étais arrivé… J’ai encore des soucis avec cette fichue tondeuse, tu veux bien venir jeter un œil ? »

S’il était vrai que par le passé j’avais passé pas mal de temps à jouer les mécanos avec Monsieur Kerrington qui, en l’absence de fils probablement, se réjouissait de pouvoir discuter mécanique avec moi, quelque chose me disait que cette fois-ci la tondeuse n’avait rien à faire dans notre petit aparté.  J’esquissai un sourire qui, je l’espérais, était détendu, alors que je me dirigeais vers lui.

« Oui pas de souci je vais regarder »

Il me répondit par un sourire un  peu pincé qui confirmait mes craintes, avant de se tourner vers sa fille :

« 5 petites minutes et je te le rends ma chérie »

Je fis un signe de la main à Shar pour lui dire que je ne serai pas long, avant de suivre son père qui, comme je m’y attendais, ne m’entraîna pas du tout vers le jardin et le garage, mais plutôt vers sa chambre à coucher, loin des oreilles de Mme Kerrington ou de celles de Sharleen.
A peine étions nous dans le pièce, il poussa la porte qui fermait mal pour nous laisser un peu d’intimité et s’approcha de moi.

« C’est quoi ce bordel Attila ? Ca fait 5 semaines que je suis sans nouvelle de toi ! Où en est le plan ? »

Sa voix n’était pas menaçante, mais à parler aussi bas et vite, le tout mêler à un évident énervement, ça faisait à peu près le même effet, et j’avais une terrible envie de disparaître sous terre.

« Ca avance… »

Chuchotai-je faiblement, conscient que ce n’était pas franchement ce qu’il souhaitait entendre.

« C’est un peu compliqué… On ne se met pas dans la poche des Atriens en claquant des doigts
- Tu es jeune ! Tu es loin d’être laid ! Use de ton charme ! Tu ne m’avais pas dit que tu comptais la séduire ? »


Bon sang il n’allait pas lâcher l’affaire et mes laisser m’en tirer avec mes excuses évasives cette fois-ci…

« Si mais… elle est un peu farouche »

Oui, c’était le moins que l’on puisse dire. Ca et le fait que ma conscience me bridait bien malgré moi. J’avais du mal à assumer le rôle du sale type qui séduit pour mieux trahir, même si je savais que c’était pour la bonne cause, pour Sharleen. Et comme s’il lisait dans mes pensées, c’est ce moment que choisit Mr. Kerrington pour renchérir :

« Ce n’est pas le moment de flancher mon garçon ! Mets ta conscience en sourdine. Tu sais quel est l’enjeu. Tu sais ce qui arrivera à Sharleen si on attend que la Science trouve une solution. Tu m’as bien dit que tu serais prêt à tout pour la soigner, non ? Alors prouve le ! »

Son index était venu se loger sur mon torse pour appuyer ses dires, et je m’entendis déglutir, ne sachant que trop lui reprendre, et me sentant presque prit au piège.

« Je n’ai pas oublié »

Murmurai-je, passant ma main dans mes cheveux pour essayer de retrouver une contenance.

« C’est en bonne voie, et je ne vous ferai pas faux bond. Je ne ferai pas faux bond à Sharleen. »


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MessageSujet: Re: Je ne suis pas un simple tableau, moi aussi j'ai mon mot à dire ! [PV Attila]   Dim 1 Nov - 22:05

Le sourire de Sharleen était sincère et elle était sincèrement contente de voir son vieil ami. Cela faisait une éternité. Dans son cœur, elle sentait une certaine jalousie monter car elle supposait qu’il ne lui avait pas tout dit. Il avait probablement passé pas mal de temps avec ses conquêtes et ça, elle ne le supportait pas vraiment car Attila était SON ami d’enfance. Mais elle n’avait nullement envie de partir dans des divagations et encore moins de spoiler l’ambiance et son humeur qui était joyeuse après son tableau qu’elle trouvait plutôt bien. Pour une fois. Attila l’embrassa sur la joue, c’était comme une sorte de tradition et c’était très important pour elle … Cela lui rappelait qu’elle était encore vivante et qu’elle était une femme avant tout. Elle aimait ce contact qui était toujours chaleureux et sincère. Elle le lui rendit tranquillement, comme une amie le ferait pour son meilleur ami quoi.

« N’oublie pas de prendre soin de toi, c’est le plus important tu ne crois pas ? »

Elle ne rajouta pas qu’il n’y avait pas besoin d’un autre malade dans la « famille ». Elle n’avait pas du tout envie de le voir chopé une maladie juste parce qu’il se donnait à fond pour cette cause dont elle ne comprenait pas complètement l’enjeu. Cependant, peut-être que c’était une noble cause ? Elle ne posait aucune question ou alors très peu et c’était des questions d’ordre général. De toute façon, elle ne pouvait pas vraiment s’investir dans une cause sachant qu’elle allait mourir assez rapidement. Son état dégénérait de plus en plus. Elle avait de plus en plus de cachet à prendre. Ses séjours à l’hôpital étaient de plus en plus présents. Ses rééducations également. Ses os se fragilisaient de plus en plus … si c’était possible bien entendu.

Le pouce de son ami sur sa joue la propulsa dans la réalité :

« Oh … j’ai encore de la peinture sur la joue ? Je ne sais pas comment je fais mon compte. Merci Attila. »

Elle lui sourit. Elle avait l’impression d’être une gosse de cinq ans qui se met de la peinture de partout. Elle enleva le reste de la peinture avec un torchon propre tout en répondant à Attila :

« Pas encore, de toute façon, je ne pense pas que quelqu’un en voudrait pour une exposition mais si tu l’aimes, je peux t’en faire cadeau si tu veux. »

Elle était comme ça Sharleen. Si quelqu’un aimait ce qu’elle faisait et qu’elle aimait bien cette personne, elle lui donnait son tableau sans réellement réfléchir. Mais avant qu’il ne puisse lui donner sa réponse, le papa de Sharleen passa sa tête et demanda à Attila de venir avec lui. La demoiselle fronça les sourcils et fît une petite moue que son père remarqua évidemment. Elle soupira doucement et marmonna quelque chose comme :

« Ca dure toujours des heures de toute façon. C’est pas juste … »

Les deux hommes sont sortis de la chambre tandis que Sharleen regardait de nouveau son tableau. Si seulement elle pouvait être comme ces îles et voler librement dans le ciel … quel bonheur ce serait. Elle s’aperçut qu’elle avait soif et se releva, utilisant ses béquilles pour marcher. Elle ouvrit la porte de sa chambre et la referma doucement. Elle allait se diriger vers la cuisine lorsque des bruits de voix l’ont interpellé. Elle avait l’impression de reconnaître ses voix. Curieuse, elle s’approcha de la chambre de ses parents pour entendre son père et Attila parler. Ils ne devaient pas aller voir la tondeuse ?

« C’est un peu compliqué… On ne se met pas dans la poche des Atriens en claquant des doigts  
- Tu es jeune ! Tu es loin d’être laid ! Use de ton charme ! Tu ne m’avais pas dit que tu comptais la séduire ? »

Ces mots l’ont percuté comme si elle venait de recevoir un bus sur la figure. Cependant, le reste de la conversation lui fît froid dans le dos et elle senti toute sa bonne humeur voler en éclat comme de la porcelaine. Elle ne comprenait pas tout mais elle savait que quelque chose n’allait vraiment pas et que c’était à cause d’elle. Elle usa de ses béquilles pour ouvrir la porte en grand et lança des regards noirs aux deux hommes face à elle.

« Ma chérie, mais qu’est-ce que tu fais là ? »
« C’est plutôt à moi de vous demander cela : qu’est-ce que vous faites ? »
« Nous parlons entre garçons. »
« De la tondeuse ? Vous me prenez pour une idiote ? »
« Bien sûr que non. »
« Attila, papa, vous avez plutôt intérêt à me dire la vérité. MAINTENANT ! Je ne suis pas un outil, un tableau, j’existe, je suis là, j’ai le droit de savoir ! Pourquoi Attila doit utiliser son charme pour une atrienne ? Cela me concerne, je VEUX la vérité, j’y ai droit ! »

Elle se tenait aussi droite que possible, son pauvre corps émacié et fatigué par la maladie était pathétique par rapport à celui de son père ou d’Attila mais la détermination qui brûlait dans son regard n’était pas feinte. Elle planta son regard dans celui d’Attila, ignorant totalement son père qui tentait de la calmer.

« Dis-moi la vérité Attila. Sans faux semblant … sans fard, je veux tout savoir. »

Dit-elle doucement.

« Attila … »
« Laisse-le parler Papa, je t’interdit de le menacer. Laisse-le tranquille ! »

Elle n’avait pas lâché Attila du regard, sa voix était beaucoup trop calme. Cela ne présageait rien de bon.
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MessageSujet: Re: Je ne suis pas un simple tableau, moi aussi j'ai mon mot à dire ! [PV Attila]   Lun 9 Nov - 19:11



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Sharila
C'était dans ce genre de moment que je regrettais d'avoir mis cet homme dans la confidence. A la base, c’était pour le rassurer, et aussi pour avoir quelqu’un à qui parler de ce délicat projet, que je m’étais confié à lui. Et s’il était généralement plutôt un soutien, là, il était juste pénible. Je le respectais trop pour lui dire de me lâcher la grappe, mais ce n’était pas l’envie qui me manquait. Je savais qu’au fond, il voulait bien faire, et nous avions le même objectif, alors je me retenais, mais bon sang ce qu’il pouvait m’agacer. Et puis au fond, j’étais presque un peu vexé qu’il remette en cause ma détermination : comme si j’allais laisser tomber Sharleen ! Il allait falloir qu’il comprenne qu’il n’était pas le seul à désirer sa guérison plus que tout….

Je m’apprêtais à en remettre une couche et cloturer la discussion, mais une intervention inattendue vint mettre un terme à notre échange. En voyant la porte s’ouvrir, j’espérai, pendant une seconde, voir entrer la mère de Sharleen… Peine perdue. C’était bien ma meilleure amie qui se tenait là, livide, en équilibre précaire sur ses béquilles. Je la regardai, hébétée, priant tous les dieux que je connaissais pour qu’elle n’ait rien entendu. Son père fut plus rapide que moi à prendre la parole, et la réponse de Sharleen me prouva que mes doutes étaient fondés… S’en suivit un échange piquant dont je me serais volontiers éclipsé, mais ce n’était pas franchement envisageable.

Entre le père qui faisait les gros yeux et la fille qui me jetait un regard intransigeant, c'était ma fête aujourd'hui. J'aurais voulu disparaître, les planter là tous les deux. Que se seraient-ils dit ? Probablement rien... Son père ne lui révélerait jamais mon plan de lui-même, il protégeait sa fille de tout. Il serait capable de lui cacher les yeux devant une scène violente à la télé.... J'exagérais un peu, mais il en était franchement pas loin. Comprenant que je n'arriverai pas à gérer les 2 Kerringtons en même temps, je posai sur le père un regard insistant, espérant qu'il comprendrait mon message : je gère, va-t-en !
Il sembla hésiter un instant mais se résigna finalement, nous jetant un dernier regard, enfin surtout à moi. Il me sommait silencieusement de ne rien lui dire, mais franchement je n'avais pas besoin de lui pour savoir que je ne pouvais pas tout les révéler.

Une fois en tête à tête, je poussai un long soupir, reculant pour venir m'adosser au cadre de la porte.

« Arrête de t'agiter tu vas te faire mal »

Grognai-je, frustré qu'elle nous ait pris sur le fait ainsi. C'était petit de mettre son état de santé dut le tapis, mais je pouvais devenir mesquin quand j'étais énervé ou acculé comme en ce moment. Et techniquement, c'était aussi vrai. La dernière fois qu'elle s'était mise dans tous ses états elle avait failli tomber, ce qui, dans son cas, avait beaucoup plus de conséquences que pour la plupart des gens.

Cela dit, je pouvais bien détourner temporairement le sujet sur elle, il était inévitable qu'on en revienne au sujet principal, à savoir ce qu'elle nous avait entendu dire. Pour une fois j'aurais préféré que sa surdité soit totale...
Je ne savais pas trop quoi dire, et déjà mes neurones s'agitaient pour trouver une excuse plausible, mais en attendant de l'avoir, il fallait que je gagne un peu de temps.

« Et depuis quand est-ce que tu écoutes aux portes ? »

Ça n'allait pas marcher bien longtemps le coup de reporter la faute sur elle, mais tout était bon à prendre pour me forger une excuse en béton.

« Je n'me souviens pas d'avoir signé un contrat où je m'engageais à te parler de mes moindres faits et gestes »

D'ordinaire, je le faisais. Je disais TOUT à Sharleen, Parce que je pouvais tout lui dire. Elle me connaissait par cœur. D'ailleurs il ne lui faudrait probablement pas beaucoup de temps pour comprendre que mon agressivité inhabituelle cachait une véritable forme de culpabilité. Dans les bons moments, c'était génial d'avoir quelqu'un qui vous comprend en un regard. En revanche quand on avait quelque chose à cacher... C'était nettement moins amusant.

« Je sais pas pourquoi t'en fais tout un cirque ! Y a clairement pas mort d'homme. Et tu pourrais te montrer un peu reconnaissante, on fait ça pour toi, pour que tu puisses réaliser tes rêves ! »

Ok, essayer de la faire culpabiliser c'était probablement le summum de là mesquinerie ! Mais franchement, j'étais assez persuadé que la fin justifiait les moyens, alors ok, ma méthode n'était pas très morale, mais l'enjeu était tel que je n'avais pas la moindre envie de recevoir une leçon.

« Tu veux que je fasse quoi Sharleen ? Que j'attende les bras croisés ? Que je regarde les médecins étaler leur parfaite impuissance ? »

Ce n'était même plus pour gagner du temps que je devenais agressif, c'était mes nerfs qui lâchaient bien malgré moi. Je détestais cette situation. Je détestais lui mentir. Je détestais ce que je faisais pour essayer de la sortir de là, mais je détestais encore plus l'impuissance de la médecine humaine, alors s'il y avait une solution chez les Atriens, je l'obtiendrai. De gré ou de force. Et que Sharleen soit d'accord ou non.

« Parce que si c’est ce que tu attends, clairement, tu vas être déçue, c’est pas du tout dans mes plans… »

J’avais le regard déterminé. Je n’étais, habituellement, pas têtu, plutôt même arrangeant, voir carrément malléable, mais sur ce sujet en particulier, il n’y avait juste pas de négociation possible, même avec la principale intéressée.


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