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 Ce qui ne nous tuent pas nous rend plus fort ! {feat. Leandra Shankar} [Fini]

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MessageSujet: Ce qui ne nous tuent pas nous rend plus fort ! {feat. Leandra Shankar} [Fini]   Jeu 15 Oct - 23:26


Ce qui ne nous tuent pas nous rend plus fort !

Retrouvailles dans un bar.
Cath & Leandra

Voilà. Sa vie n’était plus qu’une simple ligne droite, sans plaisir, sans victoire, sans joie… Cathleen Morris n’était plus l’ombre d’elle-même. Elle n’était l’ombre d’elle-même parce qu’elle avait tout perdu. Son emprise sur Alvin. Perdu. Son amour depuis quelques temps, Kleve. Perdu. Sa bonne volonté lui avait causé sa perte. Elle n’était plus qu’une simple Atrienne que l’on rencontre dans les rues. Les nombreuses rumeurs qui courraient sur elle ne furent plus que de mauvais souvenirs quelques heures à peine après avoir « rendu sa liberté » à Alvin. Elle avait perdue toute estime d’elle. Elle avait perdue Kleve à qui elle avait avoué être amoureuse. Après sa prise de tête avec Alvin qui avait failli se solder par sa mort, Cathleen l’avait une fois de plus sauvé. Mauvaise conscience ? Peut-être. Elle avait échoué dans sa mission qui était de ramener Kleve Arrior du côté des Trags. Elle allait le payer. Elle l’avait payé cher. Elle avait perdu Kleve et laisser libre champs à Alvin. Elle avait mis ressentit un peu de fierté dans ce nouveau couple. Elle s’était dit qu’elle pourrait dénoncer Alvin et Kleve. Un pseudo humain et un atrien ensemble, ça allait faire des étincelles. Mais elle s’était tu. Elle avait tu ce secret pour les protéger. Tous les deux. Kleve ne lui parlait plus. Lars n’allait pas tarder à lui tomber dessus. Les rumeurs dans le Secteur allaient vite… Et comme pour lui donner raison, on frappa à sa porte. Haussant les sourcils, la Trag alla ouvrit et tomba sur la garde personnelle de Lars. De mieux en mieux. La jeune femme leur demanda ce qu’ils voulaient et on lui demanda de les suivre. Elle attrapa sa veste et les suivit. Ne jamais contester les ordres. De plus, elle risquait d’être punie.

Cathleen suivit son escorte pendant plusieurs minutes. Elle savait déjà qu’elle allait au quartier général des Trags. La jeune femme passa une main dans ses cheveux courts. Alvin ne l’avait pas raté. A ce doux souvenir, la jeune femme ne put retenir un sourire. Maintenant qu’ils ne pouvaient plus se faire la guerre, Cathleen trouvait qu’Alvin avait changé… Enfin, changé est sans doute un grand mot. Elle ne supportait pas l’idée qu’il ait réussi à avoir le cœur de Kleve même si ce dernier ne semblait pas être tout à fait au point avec ses sentiments. Mais la jeune femme n’allait pas rompre sa promesse : Elle laisserait Alvin tranquille.

Arrivée au quartier général, on l’emmena vers le bureau de Lars. Ce dernier était tout seul, mais il l’attendait de pied ferme. Il était un Atrien démarqué, mais il en imposait. Il avait des idées bien arrêtées et si Cathleen était au départ prêt à faire n’importe quoi pour lui, maintenant, elle ne pouvait plus le faire. Elle devait protéger Alvin et Kleve maintenant. Elle ne dirait rien. Lars se leva et s’avança vers la jeune femme. Sans qu’elle ne puisse ouvrir la bouche, une violent gifle lui fit tourner la tête. Lars avait encore une fois levé la main sur Cathleen. Elle ne répliqua pas. Elle savait pourquoi elle y avait droit.

« Tu n’as pas ramené Kleve Arrior ? Je pensais pourtant avoir été clair. Il nous le faut dans nos rangs. »

Cathleen n’osa pas passer une main contre son visage. Elle serra les dents et chercha quelque chose à dire. Elle ne pouvait pas dire à Lars que son petit protégé avait sauté celui qu’il voulait emmener dans le clan. Elle fouilla dans son esprit et lança finalement :

« Ce n’est pas la peine. Il ne me fait pas confiance. »

Elle avait failli dire « Il ne me fait plus confiance », mais elle s’était ravisée. De toute façon, Lars savait tout ce qui se passait. Il savait sans doute que Kleve et Cathleen avaient été amants pendant des semaines.

« Oh non Cathleen. Ne me dis pas que tu as eu un premier refus… Ce n’est pourtant pas dans tes habitudes. »

La jeune femme serra encore plus les dents et serra les poings. Elle ne supportait plus qu’il se moque ouvertement d’elle. Cathleen le regarda dans les yeux et vit le dégout qu’elle lui inspirait. Continuez comme ça, je viendrais moi-même vous détruire. Elle commençait à comprendre ce qu’Alvin pouvait ressentir depuis des années. Manipulée à souhait, la jeune femme ne pouvait plus réagir de la même façon. Elle allait encore devoir supporter ça pendant un moment…

« Cathleen, tu nous prends vraiment pour des débiles… Nous savons beaucoup plus de choses que tu ne le penses… »

Alvin était venu avant elle ? Non, il n’aurait pas osé. Cathleen avait sursauté à la phrase de son supérieur. Il savait pour ses sentiments pour Kleve. Il savait pour ce qu’elle avait fait à Alvin et de ses sauvetages… Il savait qu’elle n’était plus « ennemie » avec Alvin. Il savait tout. La jeune femme était tellement crispée qu’elle sentait tous ses muscles dans son corps. Lars avait rapproché sa tête de celle de Cathleen et passa sa main dans ses cheveux courts. La jeune femme frisonna de dégout, mais ne bougea pas.

« Si tu ne veux pas qu’ils leur arrivent malheur, tu vas faire exactement ce que je vais te demander de faire… »

Il glissa ses doigts le long de la joue de la jeune femme qui était toujours impassible. Il allait encore lui demander l’impossible. Il allait la faire passer pour un monstre.

« Tu vas sortir du Secteur. Tu vas faire honneur aux Trags. Tu vas organiser une attaque du côté des humains, mais tu ne dois pas te faire prendre sinon, ils meurent tous. Si tu réussis peut-être qu’ils seront libres de leurs mouvements. Ne t’inquiète pas, on va avoir un œil sur Kleve Arrior, sa sœur et Alvin Ford… »

Se faire violence, ne pas réagir… On la pousse déjà à l’extérieur de la pièce en lui disant que lorsqu’elle aura trouvé l’emplacement pour faire sauter une bombe, on lui donnerait le matériel nécessaire… La jeune femme se retrouve ensuite seule devant le QG. Elle décide de prendre ses jambes à son cou. Elle doit sortir du Secteur. Elle doit faire comme si sa mission pouvait avoir lieu. Elle doit le faire pour ne pas qu’ils perdent la vie. Elle allait devenir l’une de ces activistes que les Trags envoyaient pour avertir les humains. Elle détestait ce genre de travail, mais elle n’avait pas le choix. C’était le seul poste de choix qui était venu à elle. Elle passa les limites du Secteur et d’Endandale. Elle passa le poste de contrôle en courant puis se retrouva dans les rues humaines. On ne l’avait pas démarqué. Cela ne servait à rien, tout le monde à Endandale connaissait Cathleen. Humains et Atriens. Elle faisait peur… Elle eut un petit sourire. Elle s’arrêta de courir et décida d’aller boire un verre… Elle ne pouvait pas rester dans un état de stress… Elle entra dans le premier bar venu. Elle demanda au barman un alcool fort et ce dernier lui tendit un verre. Elle jeta quelques pièces sur le comptoir et plongea son regard dans son verre. La vie était trop injuste… Un mouvement à sa droite lui fit relever la tête… Tiens tiens. Une tête connue.

« Comme on se retrouve…ma belle… »

Cathleen regarda Leandra se glisser sur le banc à côté d’elle. Si l’atrienne avait changé physiquement, Leandra semblait être très fatiguée et à fleur de peau. Quelque chose n’allait pas ? Dis-moi tout ma jolie, je serais de bonne écoute…



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"Survivre"
"Bats toi, ne te laisses pas mourir. Tu es forte, tu peux le faire. Un jour, le monde comprendra tes sacrifices."


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MessageSujet: Re: Ce qui ne nous tuent pas nous rend plus fort ! {feat. Leandra Shankar} [Fini]   Ven 23 Oct - 20:14



If the last shall be first,
Then the worse ennemies, should be best friends

Leathleen
Ne plus avoir de toît, ne plus avoir de chez soi, ne plus avoir ses affaires, ne plus avoir son meilleur ami. Ces épreuves, ce n’était pas la première fois que je les traversais. Cela me faisait désagréablement penser au temps où j’étais Octavia, où j’avais perdu ma famille, mon peuple, mes repaires. J’en étais sortie, je m’en étais remise, mais les cicatrices n’étaient pas pour autant complètement fermées, je m’en rendais compte aujourd’hui. Evidemment, les choses étaient différentes. Leandra était plus forte qu’Octavia. Plus autonome, plus débrouillarde. Ca n’en était pas pour autant facile. J’avais du ravaler ma fierté, à traîner dans le hall de l’immeuble de cette fille qui avait eu pitié de moi. J’avais toujours eu la pitié en horreur, mais face à la furie météorologique qui s’était abattue sur Edendale suite à ma dispute avec Alvin, je n’avais pas fait la fine bouche le jour où Gaby m’a ouvert la porte de sa résidence.

Difficile de dire ce que je ressentais aujourd’hui en pensant à Alvin. De la tristesse ? Pour sûr. J’avais beau être une connasse avérée, je n’étais pas insensible. Pas vis-à-vis de tout le monde en tout cas. De la colère ? Et pas qu’à moitié ! Ce mec m’a humiliée, blessée, écorchée vive. Et il m’a laissée sans rien. Evidemment que j’étais en colère. De la haine ? Oh que oui. J’avais terriblement envie de lui faire payer au centuple ce qu’il m’a fait subir. J’ai la rancœur tenace, et je suis revancharde. Il le regrettera, un jour.En attendant ce jour… il fallait bien continuer à avancer.

En s’observant dans le miroir des toilettes du bar, j’évitai de croiser mon propre regard. Je savais ce que j’allais y trouver, y lire, je n’avais pas envie de cela ce soir. A la place, j’attrapais mon crayon noir, et m’appliquai à renforcer la ligne sombre sous mes yeux, là où ça s’était un peu effacé. Le maquillage était une arme redoutable pour cacher ses petites faiblesses, un point commun que nous les femmes nous partagions sans jamais trop l’assumer. Rangeant le crayon dans mon sac, je me jaugeai dans le miroir une dernière fois, m’attardant un peu plus sur mes cheveux et mes lèvres que sur mes yeux à proprement dit.

J’accordai un rapide coup d’œil à mon téléphone qui vibrait contre ma cuisse. Sur l’écran bleuté, le nom de Nolan clignotait. Pinçant les lèvres, je sentis mes doigts trembler une demie seconde. Je ne lui avais pas adressé la parole depuis l’incident avec son crétin de fils Rubens, qui avait déclenché tout le reste, et notamment ma « rupture » avec Alvin. Naturellement, nous n’avions jamais été en couple, mais c’était le meilleur mot qui me venait à l’esprit pour parler de ce qui nous était arrivé. Je finis par appuyer par le téléphone rouge pour mettre fin à la tentative d’appel, avant de retourner dans le bar. Ma démarche chaloupée trahissait les premiers verres que j’avais déjà engloutis, mais ne m’empêcha pas de regagner ma place de premier choix près du comptoir.

Je fis signe au barman de me remettre le même cocktail que celui auquel j’étais restée fidèle depuis mon arrivée ici, ne prêtant que peu d’attention au monde qui m’entourait. Je n’étais pas là pour me faire des ennemis, juste pour oublier le plus de choses possibles, jusqu’à mon prénom s’il le fallait. Pourtant, la réalité décida de me rattraper, et une voix qui ne m’était pas inconnue, mais pas franchement familière non plus, me détourna de ma boisson.

« Ah… »

Laissai-je échapper, ma voix trahissait un sourire alors que je reconnaissais la grande Cahtleen. Il fallait que ce soit elle, évidemment. L’univers avait un foutu humour tout de même.

« C’est ce qu’on appelle « la loi de Murphy » par chez moi »

Oui, aux yeux de Cathleen, j’étais toujours une humaine. Une vulgaire humaine. Elle ignorait parfaitement que le même sang coulait dans ses veines et dans les miennes. Est-ce que Alvin m’avait trahie depuis notre dispute ? Peut être. Ca ne m’étonnerait pas. Il avait bien cherché à m’étrangler. Il avait levé la main sur moi. Il avait voulu me balancer. Il n’avait probablement pas hésité à tout balancer à ses copains Atriens. Que j’étais Atrienne, une démarquée. Que je cherchais à les tuer, tous. Oui, il avait du me vendre pour un baiser de son bien aimé ou pour l’amitié de Cathleen, cette atrienne au tempérament fort qu’il pourrait me substituer. Ca ne m’étonnerait pas. Mais qu’importe, je tiendrai le jeu de l’humaine jusqu’au bout, et même si elle savait tout.

« La loi de l’emmerdement maximale »

Une petite précision, car le concept de la loi de Murphy devait être totalement inconnue pour Cathleen… un concept tellement humain que Nolan m’avait appris. Nolan. Son simple prénom me donnait envie de dégobiller. Ce n’était pas le moment de se laisser aller à ce genre de sentiments, cela dit. Secouant un peu la tête, j’adressai un sourire à Cathleen.

« Tu sais quoi ? En ce moment tu n’es même dans le TOP 5 des gens que j’ai le moins envie de voir… »

Déclarai-je sur le ton de l’humour. Je n’allais pas dire que j’étais CONTENTE de la voir, je n’étais pas une hypocrite. Mais en comparaison d’autres personnes, Cathleen était une réjouissance. Et puis, honnêtement, ça avait quelque chose de drôle de la voir dans cette situation. Ouais, en un sens, j’étais contente de voir Cathleen.

« Alors cheers, sweetie »

Fut mon mot de conclusion, alors que je levais mon verre dans sa direction, attendant qu’elle trinque avec moi.  Je n’étais pas certaine de savoir à quoi nous trinquions, mais j’étais honnêtement prête à célébrer n’importe quoi, tant que ça me faisait oublier l’essentiel.

« C’est une surprise de te trouver ici. Et pas que parce que tu es en parfaite illégalité… Les alcools atriens ne sont plus assez forts pour toi ? »

Ce n’était pas de la mesquinerie dans ma voix, pas même une menace déguisée pour dire que je pouvais la dénoncer. Non non, c’était bel et bien de la curiosité : j’avais toujours cru que Cahtleen était de ceux qui souhaitaient fuir les humains comme la peste, c’était donc une réelle surprise que de la trouver ici.

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Parce que le cerveau suit le coeur

Je te l'ai dit, tu as ce sourire au coin des lèvres quand tu mens. Tu t'imaginais pouvoir t'en sortir encore et encore facilement. J'essaie d'y croire, j'me voile sûrement la face. Tu m'as poignardée dans la noir. J't'ai fait confiance, aveugle était ma confiance, et tu m'as fait tort.
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MessageSujet: Re: Ce qui ne nous tuent pas nous rend plus fort ! {feat. Leandra Shankar} [Fini]   Sam 24 Oct - 0:37


Ce qui ne nous tuent pas nous rend plus fort !

Retrouvailles dans un bar.
Cath & Leandra

Il était plutôt rare de voir Cathleen en dehors du Secteur. En fait, excepté cette fois où elle avait été avec un humain mangé un bout parce que c’était Asfamia… Depuis, elle n’était pas ressortit. Et voilà maintenant qu’elle devait effectuer le boulot de lâche pour Lars. C’était la dernière chose qu’elle pensait faire. Ce sera sans doute la dernière chose qu’elle allait faire de toute façon. Plongée dans son verre, l’arrivée de Leandra à ses côtés lui procura un certain confort. C’était un visage connu, pas une inconnue. Peut-être qu’elles n’étaient pas amies, mais ce soir, elles allaient se tenir compagnie l’une à l’autre.

Cathleen la regarda s’asseoir avant de la regarder. La jeune femme semblait fatiguée. Si la Trag avait maintenant les cheveux beaucoup plus courts (Merci Alvin !), elle avait gardé son air contrarié. Cependant, à ce moment, c’était plutôt un visage de tristesse qui marquait ses traits. Elle ne s’était jamais sentit aussi seule. Kleve ne voulait plus la voir, elle avait rendu sa liberté à Alvin… Et elle devait maintenant trouver un endroit pour commettre plusieurs meurtres à la bombe. C’était vraiment une vie de chienne… Leandra lui dit alors qu’il y avait quelque chose que l’on appelait la loi de Murphy. Bien sûr, Cathleen ne comprenait pas du tout ce qu’elle lui disait. La jeune femme haussa les sourcils avant que l’humaine ne rajoute que c’était la loi de l’emmerdement maximal. Un sourire se dessina sur les lèvres de Cath. Il est vrai qu’elle n’avait pas prévu de rencontrer Leandra ce soir. En fait, il y avait même peu de chance que cela arrive et pourtant, elles étaient toutes les deux-là, assises au bar… Un silence s’instaura entre elles jusqu’à ce que Leandra lui sourit et lui dise qu’elle ne faisait même pas partie de son top 5 des gens qu’elle avait le moins envie de voir. La Trag la regarda, surprise. Est-ce que la petite humaine avait aussi ses problèmes ? Cathleen haussa les épaules avant de lui dire :

« Je ne sais pas si je dois le prendre comme un compliment… Des soucis ? »

Si au départ, Cathleen n’avait pas vraiment l’intention de parler avec Leandra, la quantité d’alcool qu’elle avait déjà ingérer pourrait la forcer aux confidences. Elle s’en fichait un peu maintenant en fait. Elle pouvait trahir tout le monde, de toute façon, elle était morte. Elle allait mourir qu’elle réussisse sa mission ou pas. Elle ne reverrait plus le doux regard de Kleve et elle ne pourrait plus jamais embêter Alvin. Leandra leva son verre et Cathleen choqua le sien. Elle but une gorgée. Les deux jeunes femmes semblaient avoir la peine dans l’âme. L’une comme l’autre n’avait plus de vie « normale ». Est-ce qu’un jour Cathleen avait eu une vie normale ? La voix de Leandra la sortie de ses pensées lorsqu’elle lui dit qu’elle était surprise de la voir ici. Cathleen la regarda pendant un instant alors qu’elle rajouta que ce n’était pas parce qu’elle était en parfaite illégalité. Elle lui demanda si les alcools atriens n’étaient plus assez forts pour elle. L’atrienne prit le temps de réfléchir. Comment lui expliquer qu’elle était en mission ? Elle ne pouvait pas, après tout Leandra n’était pas une atrienne. Elle ne pouvait non plus lui parler de ses problèmes avec Kleve ou Alvin… Comment ne pas l’alerter…

« Disons simplement que plus personne ne veut de moi dans le Secteur. Et pour une fois, je n’ai rien fait… »

Elle but d’un coup son verre et en demanda un autre. Ce soir, Cathleen se sentait seule. Ce soir, Leandra semblait seule. Ce soir, elles étaient toutes les deux dans ce bar où les confidences allaient sans doute fusées. La Trag se pencha vers l’humaine et lui dit :

« Je suis peut-être dans l’illégalité, mais j’aime les risques. Ce soir, rien ne m’arrivera. »

C’était ce qu’elle pensait du moins. On pouvait être sûr que les Trags la surveillaient. Il y en avait un dans un coin du bar. Grillé mon vieux. Si elle décidait d’embarquer Leandra dans ses histoires, elle en profiterait pour l’emmener avec elle, dans son lit. Autant joindre l’utile à l’agréable non ? Pour le moment, ce n’était pas le sujet du jour. Cathleen posa une main sur l’épaule de Leandra et lui dit :

« Comment une jolie fille comme toi peut-elle rester toute seule ce soir ? Tu as perdu ton prince charmant ? »

Les compliments de Cathleen devaient vraiment faire sourire Leandra. L’alcool commençait déjà à faire un peu son effet et pourtant, ce n’était qu’un simple alcool fait par des humains…  



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MessageSujet: Re: Ce qui ne nous tuent pas nous rend plus fort ! {feat. Leandra Shankar} [Fini]   Dim 25 Oct - 13:48


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Leathleen
Un sourire amer s’installa sur mes lèvres alors que Cathleen me demandait si j’avais des soucis. Je n’étais pas certaine que le mot « soucis » soit adéquat. Pour moi, un souci était une chose futile et passagère, un froncement de sourcil sur un visage souriant, une écharde dans un doigt. Là, j’étais plutôt au stade de la plaie béante et bien infectée. Mais je n’étais pas sûre de vouloir en parler. Ce n’était pas que je craignais que Cathleen enfonce le clou, plus que j’en avais assez de recenser encore et encore les mêmes choses.

« Disons que… j’ai vu des jours meilleurs »

Conclus-je, levant mes yeux vers elle. J’étais trop maquillée, et je le savais. C’était un artifice qui pouvait faire son effet pour tous ces humains qui ne me connaissaient pas, mais Cathleen, sans me connaître par cœur, m’avait déjà vue plusieurs fois, suffisamment pour savoir que je n’avais pas la main lourde sur les artifices, j’étais plutôt une fille nature.
C’était l’heure de trinquer pour nous deux, les 2 poupées désarticulées, dans 2 camps différents. Finalement, le malheur et quelques gouttes d’alcool pouvaient rapprocher bien plus qu’on ne le pensait. Je n’avais clairement pas le cœur à la guerre ce soir.

J’hochai un peu la tête à son commentaire disant que personne ne voulait d’elle dans le secteur.
L’idée d’évoquer Kleve me traversa l’esprit. En temps normal, cette idée aurait été très tentante. Je savais pour sûr qu’il s’était passé quelque chose entre Alvin et Kleve, ce qui signifiait probablement que Cathleen avait été laissée sur le carreau. Oui, en temps normal j’aurais enfoncé le couteau, vicieusement. Mais aujourd’hui, non. Aujourd’hui, ce n’était pas que j’étais d’humeur miséricordieuse, loin de là, mais je savais ce qu’était la trahison, je sentais sa morsure dans ma chaire, et je n’avais pas envie de rire de son malheur. C’était le mien, au fond.

« Nous sommes donc deux »

Répondis-je, toujours ce sourire indéchiffrable flottant sur mes lèvres. Que ce soit le secteur ou la partie humaine d’Edendale, ma place n’était plus nulle part. Je le savais depuis longtemps, mais dans un soir comme celui-là, tout devenait plus limpide, la douleur devenait également plus vive.

Mon sourire s’élargit doucement alors qu’elle m’expliquait qu’elle ne craignait rien.

« Tu aimes vivre dangereusement je vois »

C’était quelque chose à quoi je pouvais me rattacher, ce besoin de frisson et d’incertain pour se sentir vivant… Même si là, c’était peut être l’alcool qui parlait pour moi, pour nous. Je m’en fichais d’être esclave de cette substance magique, elle me procurait ce que rien ni personne d’autre ne pouvait me faire. Sa main sur mon épaule me tira de mes pensées. Avec mon haut bustier qui laissait mes épaules découvertes, c’était sa peau contre ma peau, avec quelques mèches de cheveux rebelles comme simple barrière.

« Voyons Cathleen… toi et moi on sait depuis longtemps que les Princes Charmants sont les vrais méchants de l’histoire. J’ai arrêté de miser dessus depuis un moment. Pas toi ? »

Répondis-je alors que le sourire grignoter mes lèvres, mes commissures, s’élargissant. Etait-ce l’alcool ou ma situation ? Mais je me sentais particulièrement proche d’elle ce soir. Qui l’eut cru avant ce soir ?

« Comme quoi… on a beau être des guerrières, on finit toujours par se faire avoir par un mec. L’homme est véritablement le talon d’Achille de la femme. »

Cathleen était une femme forte. Moi aussi. Je n’en doutais pas une seule seconde. Et pourtant, il nous suffisait de pas grand-chose, d’un vulgaire mâle, pour que notre monde s’effondre. Franchement, sur ce coup, je n’étais pas fière de moi. De laisser ma vie dictée par ces imbéciles d’Alvin et de Nolan. Il y a des années, j’avais fait vœu de ne plus me laisser aller au sentimentalisme. Aujourd’hui, je savais pourquoi. Parce que même la personne en qui on a le plus confiance, même le pilier, peut s’effondrer sous votre poids. Et la chute n’en était que plus douloureuse.

Je finis cul sec mon verre et fis signe au barman de m’en reservir un. Ma descente s’accélérait, mais je me fichais bien de tout ce soir. Franchement, ce pouvait même être un piège de Cathleen, un piège, une revanche pour ce que je lui avais dit, je n’en avais que faire. J’avais besoin de me sentir vivante, ce soir.

« Mm… c’est quoi déjà le proverbe ? Ah oui, ‘Vaut mieux être seule que mal accompagnée’ »

Le verre rempli venait être posé devant moi. Me tournant vers Cathleen, je réalisais que je m’étais rapprochée d’elle sans même m’en rendre compte. A moins que ce ne soit elle ? Qu’importe. Sous ma frange de cils, je l’observais avec un calme presqu’inattendu. Ca lui allait bien, ces cheveux courts. Ca mettait en valeur ses traits fins.

« Sympa ta nouvelle coupe »

Fis-je remarquer dans un petit rire, qui trahissait clairement mon état d’ébriété. Mais je ne me moquais pas. J’aimais bien. Ca changeait. Je devrais peut être faire pareil.

« Finalement je ne finis pas en si mauvais compagnie »

Nous n’étions vraiment plus qu’à quelques centimètres l’une de l’autre. Qui aurait cru que Cathleen et moi on passerait de se cracher notre venin à la figure à ce petit jeu de séduction aussi innocent que l’alcool battant dans notre sang ? Ouais, clairement, nous n’étions pas sobres. A savoir si l’alcool révélait ce que nous préférions taire ou si la fantaisie s’emparait de nous… C’était une autre histoire. Une histoire qui me préoccuperait demain sûrement. Ou peut être même pas… J’étais tellement au-delà de tout cela. Je pouvais tout assumer maintenant, j’en étais certaine. La moindre passion, le moindre vice.

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MessageSujet: Re: Ce qui ne nous tuent pas nous rend plus fort ! {feat. Leandra Shankar} [Fini]   Mar 27 Oct - 13:47


Ce qui ne nous tuent pas nous rend plus fort !

Retrouvailles dans un bar.
Cath & Leandra

Il était clair, aux yeux de Cathleen, que Leandra pouvait être une amie ce soir. Toutes les deux n’étaient pas la bienvenue chez elles et aucune de deux ne semblaient se plaindre de la présence de l’autre. Au final, lorsque les gens ont des problèmes, parfois, ça rapproche. Cathleen Dit à son amie du soir qu’elle n’avait rien à craindre en dehors du Secteur. Il y a encore quelques semaines, la Trag ne voulait pas sortir de peur que quelque chose lui arrive loin des siens. Mais au final, qui s’occupe vraiment d’elle ? Est-ce qu’il y avait vraiment quelqu’un pour s’inquiéter si un jour, elle disparaissait ? On parlerait d’elle pendant quelques temps et puis, plus rien. Retour en poussière. L’Atrienne haussa les épaules avant de boire une autre gorgée. Elle demanda alors ce qui arriva à Leandra. Cette dernière lui dit alors qu’elles savaient toutes les deux que les princes charmants étaient des méchants dans l’histoire. La plus jeune ne put s’empêcher d’approuver ses dires. Elle avait tellement misé sur une relation plus ou moins sérieuse avec Kleve que lorsqu’il lui avait dit que ce n’était pas possible, elle aurait sans doute pu le tuer ou se tuer elle-même. C’était presque arrivé lorsqu’elle était dans le repère d’Alvin, mais ce dernier l’avait sauvé… Cathleen regarda Leandra pendant un instant avant de répondre :

« Il est vrai que pendant longtemps, je n’ai pas cherché à trouver le prince charmant… Parfois, il y a des évènements qui font qu’on pense qu’il existe… avant de se rendre compte qu’on se trompe. »

Elle avait murmuré. On pouvait ressentir de la tristesse dans les paroles de la jeune femme. Il faut dire que le coup de massue qu’elle s’était pris lorsqu’elle s’était rendue compte que Kleve ne l’aimait pas vraiment comme elle le pensait. Pourquoi s’était-elle imaginé ce genre de choses déjà ? Leandra rajouta qu’elles avaient beau être des guerrières, elles se faisaient toujours avoir par un mec. La plus jeune ne pouvait que confirmer encore une fois. Il faut dire que pendant des années, elle ne s’était pas préoccupée des garçons… maintenant, ils lui causaient beaucoup de tort.

« Je suis d’accord avec toi, c’est pour cela que parfois, je préfère être en compagnie d’une jolie fille… »

Les choses commençaient à déraper. Cathleen se rapprocha doucement de Leandra sans qu’elle ne s’en rende compte. Est-ce que c’était ça, se sentir près d’une personne ? Ce soir, chacune buvait pour échapper à des choses qu’elles seules pouvaient comprendre. Toutes les deux étaient plus proches que jamais. Leurs vies semblaient même se ressembler beaucoup… Pourtant, Leandra était une humaine et Cathleen une Atrienne. Cette dernière était surprise qu’elle puisse se trouver des points communs avec une humaine. Elle les avait toujours détestés. Maintenant, elle comprenait Alvin. Elle comprenait qu’il se sente mieux avec eux qu’avec les Trags. Cathleen ne savait qu’obéir aux ordres. Elle devait toujours le faire. Sa mission était dans un coin de sa tête, mais ce soir, elle n’avait pas envie d’y penser. Leandra accéléra sa descendre sur les verres. Cathleen tenait bien l’alcool humain, même si elle perdait un peu le cours de ses pensées en regardant son amie du soir. Cette dernière lui sortit un proverbe bien humain, mais elle n’y prêta pas attention. Le regard de Leandra venait la détailler. Elle devait avoir remarqué qu’elle s’était fait couper les cheveux… Enfin, qu’Alvin avait pris les devants… Elle la complimenta sur sa nouvelle coupe avec un petit rire qui fit sourire l’Atrienne. Cathleen put une nouvelle gorgée avant de lui dire :

« Disons qu’il faut remercier un traitre parmi mon clan… Mais ça va maintenant. Je lui ai promis de le laisser tranquille… puisqu’il m’a pris celui qui comptait le plus à mes yeux… »

Elle finit de nouveau son verre avant d’en reprendre un autre. A ce rythme, elles allaient finir par dormir par terre dans ce bar. Le bras de Cathleen effleura celui de Leandra lorsqu’elle dit qu’elle n’allait pas finir en si mauvaise compagnie.

« Faut croire qu’on a plus de points communs que l’on ne pensait… Terminer la nuit avec une humaine, ce n’est pas si mal que ça finalement… »

La séduction était au gout du jour. L’alcool aidait beaucoup. Cathleen ne savait même pas pourquoi elle sortait ce genre de phrase. D’une main, elle toucha le bras de Leandra, l’effleura avant de poser sa main près de celle de l’humain. Ce petit jeu pouvait aller très loin. Les conséquences pouvaient être dramatiques ou au contraire, l’état d’esprit de Cathleen pourrait changer. Le visage de Lars s’invita dans sa tête. Elle savait bien qu’elle mettrait en danger Leandra s’il venait à apprendre qu’elle avait parlé avec elle… La Trag secoua la tête, agitant quelques mèches de ses cheveux. Elle ne devait pas penser à son supérieur. Elle ne pouvait pas supporter cette tête. Alvin avait raison de vouloir les tuer tous autant qu’ils étaient. Cathleen commençait à penser la même chose bizarrement… Des frissons traversèrent son corps et ce n’était pas à cause de la quantité d’alcool qu’elle avait avalé ou la tension électrique qu’il y avait entre Leandra et elle… Elle devait faire quelque chose ce soir, oublié cette mission, oublié qu’elle avait été trahi, oublié qu’elle avait perdu la bataille contre son ennemi. Oublié qu’elle était dans un bar d’humains, en compagnie d’une charmante humaine… Les choses pouvaient si rapidement dégénérer… Ses doigts se glissèrent entre ceux de Leandra, les serrant.

« Moi aussi, je ne finis pas en si mauvaise compagnie… » 



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MessageSujet: Re: Ce qui ne nous tuent pas nous rend plus fort ! {feat. Leandra Shankar} [Fini]   Lun 2 Nov - 21:34


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Leathleen
De toute évidence, Cathleen et moi nous étions sur la même longueur d’onde ce soir. Ce que je laissais entendre, ce qu’elle murmurait à demi-mots… Nous avions de toute évidence eu une expérience assez similaire. C’en était presque risible, comme si les larguées anonymes avaient décidé de faire leur réunion ici ce soir, mais je me fichais pas mal d’être ridicule. Honnêtement, j’avais surtout envie d’être… bien.  Et bizarrement, à vider mes valises, ici, avec celle que j’avais un jour détestée, j’étais bien. Vraiment bien.

Son commentaire sur la jolie fille que j’étais supposée être me tira un petit rire. Honnêtement je pensais plus avoir l’air misérable que jolie, mais le compliment était néanmoins le bienvenu.

« Alors aux jolies filles fatiguées par les pauvres types »

Déclarai-je, de toute évidence motivée à trinquer pour un rien. J’entrechoquai mon verre contre le sien avant de le vider d’une traite. Il allait falloir que je calme ma descente… Mais là, je n’avais pas tellement envie de me freiner dans mon élan.
La suite des dires de Cathleen effaça cependant mon sourire. Fut un temps, j’aurais probablement ri de la voir si vulnérable. Aujourd’hui, non. Je la comprenais, et je me sentais honnêtement désolée pour elle. Je soupçonnais vaguement le traitre en question d’être Alvin, et penser à lui me fit un pincement au cœur. Moi aussi, Alvin m’avait trahie. Et il avait piétiné mes sentiments, même si je ne le lui avais pas véritablement laissé voir. Finalement, nous étions toutes les deux les victimes de mon ex meilleur ami, à notre façon. Et ne disait-on pas que les ennemis de nos ennemis sont nos amis ? Non. Non, on ne dit pas ça. Mais qu’importe. On pouvait toujours monter l’Amicale des trahies par Alvin.

« Il te vole ce à quoi tu tiens et tu promets de le laisser tranquille ? T’es plutôt sympa comme nénette toi… »

Fis-je remarquer, esquissant un sourire dans sa direction.

L'ennui avec l'alcool et moi, ce n'est pas tant ce qu'il peut me faire faire que ce qu'il peut me faire dire... Oui l'alcool délie les langues, et la mienne possède trop de secrets pour que je la laisse faire ce qu'elle veut. Alors que Cathleen me faisait remarquer que finir la nuit avec une humaine n'était pas une si mauvaise idée, j'aurais dû prendre le temps d'apprécier le moment -une Trag qui considérait une "humaine", je ne savais pas si c'était l'alcool ou mon sex appeal qu'il fallait féliciter ...- mais je n'avais qu'une envie : éclater de rire et lui dire que pour l'humanité il allait falloir repasser. Heureusement mon filtre de survie s'activa au dernier moment et je me contentai donc de rire. De rire très fort... L'alcool me rendait encore plus démonstrative que d'habitude.

« Je n'aurais jamais cru entendre cela dans ta bouche… »

Fis-je remarquer. Pas que je la connaisse suffisamment bien pour savoir ce qu'elle pouvait dire ou penser, mais lors de notre dernière discussion, j'avais très clairement lu du dégoût dans ses yeux lorsque j'avais évoqué le fait que je pouvais désirer un Atrien. Là, ce n'était clairement pas du dégoût que je lisais dans ses yeux. Je lisais... Une certaine alcoolémie, pour sur, mais aussi un éclat joueur, presque aguicheur. Si l'alcool était capable de la faire changer complètement d'avis ? Aucune idée. Certaines personnes étaient très vulnérables face à l'alcool. Moi pas. Juste très imprudente.

« Je ne me serais pas doutée que les soldats atriens tenaient si mal l'alcool »

La taquinai-je, prêchant un peu le faux pour savoir le vrai. Je verrais bien sa réaction ... Même si il était plus probable qu'elle esquive le commentaire en me retournant la remarque. Ce à quoi je n'hésiterai pas une seconde à répondre que j'étais en pleine possession de mes moyens, ce qui était presque vrai.

Et plus je voyais la jolie atrienne se rapprocher de moi, initier un contact, plus je me demandais si c’était les mixtures du barman ou mon parfum qui l’enivrait. Au fond…  ça n’avait pas grande importance. Moi, je savais ce que je voulais, et elle, elle semblait plutôt convaincue aussi, alors franchement…

Serrant mes doigts sur les siens, qui venaient de se refermer sur ma main, je pivotai un peu sur mon tabouret pour me retrouver très proche d’elle. Peut être trop. A cette distance, je sentais presque son souffle sur mon cou. La dernière fois que j’avais été aussi proche de quelqu’un, c’était Alvin, et ça s’était mal fini. Mais aujourd’hui, mon intention était toute autre.

« Es-tu sûre qu’il ne t’arrivera rien, ce soir, Cathleen ? »

Murmurai-je d’une voix suave. Mes battements de cils devenaient un peu paresseux, plus lents, alors que mon regard coulait de ses doigts, vers son cou, sa machoire, ses lèvres, et enfin, ses yeux.

« Moi, je ne parierais pas là-dessus… »

Je me prenais tellement au jeu que j’en étais à la dévorer du regard. Même mon cocktail, pourtant savoureux, ne retenait plus mon attention. Mes doigts s’échappèrent des siens, remontant le long de son bras pour venir glisser dans le creux de son cou, le long de ce dernier, pour venir frôler sa mâchoire alors que je me penchais vers elle, encore plus lentement si c’était possible, le tout sans la quitter des yeux.  Je m’apprêtais à réduire à néant la distance entre nous, mais un geste trop vif dans ma vision périphérique attira mon regard. Un type, tapis dans un coin du bar, un peu trop discret pour être naturel, les yeux un peu trop braqués sur Cathleen par ailleurs, nous observait de toute évidence.
Déviant ma trajectoire au dernier moment, mes lèvres se rapprochèrent sensuellement de l’oreille de Cathleen, si proche que mon chuchotement devait lui chatouiller le cartilage.

« Soit tu as un admirateur secret très jaloux et possessif, soit un stalker. En tout cas, il ne te lâche pas du regard… »

Et moi, ça ne me disait rien de bon. Dur retour à la réalité, où je me rappelais que la charmante demoiselle avec qui j’étais en train de flirter était une Trag, et qu’elle avait probablement des copains Trags pas très pro-humaines qui lui tournaient autour, et qui se feraient sans doute un plaisir de me faire la peau.


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MessageSujet: Re: Ce qui ne nous tuent pas nous rend plus fort ! {feat. Leandra Shankar} [Fini]   Mar 3 Nov - 15:31


Ce qui ne nous tuent pas nous rend plus fort !

Retrouvailles dans un bar.
Cath & Leandra

Lorsque Leandra lui demanda pourquoi elle laissait celui qu’elle aimait au profit de l’autre, Cathleen se posa la même question. Peut-être parce qu’elle était fatiguée de courir, fatiguée de se battre pour un combat perdu d’avance ? Peut-être parce qu’elle avait décidé de laisser à Kleve la chance de vivre son histoire avec Alvin. Ils s’étaient trouvés tous les deux, ils semblaient bien s’entendre même si la communication laissait à désirer. Peut-être que leur couple n’allait pas tenir le coup, peut-être que les choses allaient changer entre temps, mais Cathleen avait abandonné le combat de sa vie. Avec Lars dans les parages de toute façon, il lui était impossible d’avoir une vie normale maintenant. Cathleen répondit finalement à Leandra :

« Je ne sais pas si le mot sympa va avec moi… Mais j’ai juste décidé de laisser tomber parce que celui que j’aime à besoin de quelqu’un de présent… Enfin, j’espère que l’autre sera capable d’accomplir cette mission… »

Elle parlait d’Alvin comme s’il était une chose. C’était quelque chose qui allait avoir du mal à passer. Elle soupira doucement avant de reprendre une gorgée dans son verre. Les choses allèrent trop rapidement entre les deux jeunes femmes. L’alcool aidant, certains secrets allaient être dévoilés si elles continuaient. Il fallait qu’elles se calment… Alors que Cathleen parlait du fait qu’elle passait un bon moment avec une humaine, elle vit que sa compagne d’un soir rigoler légèrement. Il est vrai que la situation était passablement drôle. Si quelqu’un qui les connaissait toutes les deux les voyaient, cette histoire allait sans doute faire le tour d’Edendale avant même qu’elles aient le temps de s’en rendre compte. Leandra lui demanda alors si elle était sûre qu’il ne lui arriverait rien ce soir… La question était remplie de sous-entendus bien sûr, mais l’Atrienne ne tomba pas dans le panneau. Elle se contenta de lui sourire, serrant ses doigts entre les siens. Le moment était sans doute un peu trop bizarre pour les gens autour d’eux. Ça s’agitait. Leandra ajouta qu’elle ne parierait pas dessus. Son regard était si… hypnotisant. Les doigts de sa partenaire délaissèrent les siens avant de se glisser vers son bras, son cou, effleurer sa mâchoire. Un frisson traversa Cathleen sans qu’elle comprenne vraiment ce qui lui arrivait. Alors qu’elle voyait Leandra s’approcher, combler l’espace entre elles, cette dernière s’arrêta. Cathleen vit qu’il y avait du mouvement aussi. Elle ne bougea pourtant pas. Son amie continua de jouer le jeu jusqu’à venir lui murmurer à l’oreille qu’il y avait quelqu’un qui l’observait elle. Le retour à la réalité fut brutal. Pendant un moment, Cathleen pensait pouvoir passer une soirée tranquille. Une soirée où, elle aurait pu oublier beaucoup de choses. Mais non. Lars ne devait pas avoir confiance en elle. Il lui avait envoyé son larbin de service… La jeune femme caressa doucement le bras de Leandra avant de lui murmurer.

« Laisse-moi faire, je vais m’en occuper. »

Elle finit son verre avant de se lever. Autour d’elle, tout tournait, mais elle réussit à conserver un équilibre plus ou moins précaire. Elle devait faire attention. L’atrien ne semblait pas savoir quoi faire lorsqu’il vit qu’il était démasqué. Cathleen s’approcha de lui, la plaqua contre le mur.

« Qu’est-ce que tu fais là ? »

Le pauvre homme essaya de lui dire quelque chose, mais elle l’empêchait de parler. Il utilisa alors la force pour la faire reculer. Elle perdit momentanément l’équilibre, tomba au-dessus d’une table, entrainant tout sur son passage. Cathleen se retrouva au sol avant même qu’elle ne comprenne ce qui venait de lui arriver. L’homme vient se mettre au-dessus d’elle, posant ses mains autour de son cou, l’empêchant par la même occasion de respirer et de parler.

« Lars veut être sûr que tu fasses ton travail… Mais comme tu ne sembles pas disposer à le faire, tu vas juste crever ici ce soir ! »

Cathleen essaya de se dégager. Elle réussit à passer ses jambes autour de la taille de l’atrien pour l’envoyer un peu plus loin. Elle se redressa, toussant, crachant le peu de sang qui avait réussi à se former. Elle se leva d’un coup, se jetant sur son assaillant. Décidément, elle ne serait jamais tranquille. Elle fit pleuvoir les coups jusqu’à ce que, dans son champ de vision, elle vit un autre homme s’approcher de Leandra. Mais ils étaient partout ! L’homme attrapa l’humain par derrière et la força à se lever. Il tenait un couteau à la main… Cathleen arrêta de s’en prendre à l’homme et se redressa en mettant les mains au-dessus de la tête.

« Laisses la ! Elle n’a rien fait… »

« C’est une humaine… Depuis quand te mêles-tu aux humains ? Tu es un traitre comme A… »

« Tais-toi ! Tu n’as pas le droit de prononcer son nom ! »

Elle avançait doucement vers l’autre. Celui qu’elle avait mis k.o se relevait déjà. Elle était coincée… Serrant les dents, elle voyait bien que Leandra ne pourrait pas l’aider… Cathleen sentait maintenant le souffle de l’autre homme derrière elle. Elle se retourna violement avant de lui assener un violent coup de poing au visage. Elle se jeta ensuite vers Leandra et son bourreau, les faisant basculer de l’autre côté du comptoir. Les humains étaient tous partis du bar. Ils ne supportaient pas la bataille… Cathleen assomma l’homme de main de Lars avant de se retourner vers Leandra donc le cou portait une légère marque rouge…

« Tu vas bien ? Tu n’as rien ? Je suis tellement désolée… »

Être désolé… C’était nouveau pour Cathleen et ce qui lui faisait le plus peur… c’est qu’elle l’avait dit sans penser.



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MessageSujet: Re: Ce qui ne nous tuent pas nous rend plus fort ! {feat. Leandra Shankar} [Fini]   Jeu 5 Nov - 19:08


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Leathleen
J'hochai doucement la tête, n'ajoutant rien. Je comprenais son point de vue, je la trouvais courageuse malgré tout de renoncer. Ça pouvait paraître lâché pour certain, mais le vrai courage c'était parfois de savoir renoncer à quelqu'un pour son bien. Personnellement, je ne l'avais pas encore avec Nolan. Enfin c'était encore une histoire différente dans la mesure où je ne lui adressais techniquement plus la parole. Et qu'il ne m'empêchait pas du touuuuut d'aller flirter ou carrément voir ailleurs. La preuve en était ce soir, où je succombais bien volontiers aux charmes de Cathleen. En tout cas, c'était l'idée première, idée bien vite gâchée par l'espèce d'imbécile qui nous fixait. Enfin qui LA fixait. J'en avais strictement rien à foutre d'avoir un public, je pouvais bien galocher quelqu'un et même davantage avec une foule d'yeux fixés sur moi, mais ce type là ne le disait rien qui vaille, et je le dis savoir indirectement à Cathleen.

Lorsqu'elle me répondit qu'elle allait s'en occuper, je fronçai les sourcils, me demandant un peu ce qu'elle comptait faire. Honnêtement, je m'attendais à tout venant d'elle. Alors lorsqu'elle le plaqua directement au mur, je ne fus qu'à demi-surprise, mais pas franchement à l'aise. Elle attirait beaucoup trop l'attention pour quelqu'un qui n'avait rien à faire côté humain. J'ignorais si son copain était un démarqué, mais elle, non. Un coup d'œil sur ma droite et je vis le barman mal à l'aise tendre la main vers son téléphone. Vive comme un félin en chasse, j'attrapai son poignet, l'empêchant d'atteindre l'objet, lui offrant mon plus beau sourire.

« Ce n'est la peine, ils ne font que plaisanter, rien de grave »

Difficile de dire si c'était mon discours -probablement pas- ou juste mon aura un peu flippante qui faisait effet, mais il renonça à son appel avec un air dubitatif. Et il avait bien raison de douter vu la tournure que prirent les évènements. Je le sentis sursauter derrière moi alors que le mec ripostait, envoyant valser Cathleen -Et tout ce qu'il y avait sur la table dans la foulée. Il devait déjà regretter de m'avoir écouté, d'ailleurs dans les 10 secondes qui suivirent je le vis détaler. De mon côté je bondis de ma chaise, prête à me mêler à l'altercation à mon tour même si je ne savais pas bien ce que je comptais faire. L'empêcher d'étrangler Cathleen pour commencer ! Mon élan fut cependant briser par une horde de clients paniqués se ruant vers la sortie. Ils me bousculèrent l'un après l'autre sans m'accorder un regard, le dernier me renversa même son verre dessus... Ce n'était pas un drame en soi, en tout cas c'était ce que je pensais jusqu'à ce qu'une luminescence bleutée attire mon regard : ce connard m'avait renversé de l'EAU dessus, et les marques effacées depuis tant d'année sur mon bras commençaient à s'illuminer. Dans la panique j'attrapais un gros gilet gris appartenant sûrement à un des fuyards qui l'avait oublié là en détalant, et l'enfilai rapidement, cachant la misère. Je regardai brièvement autour de moi : dans l'agitation générale personne n'avait semblé prêter attention à mon petit accident, mais ce n'était pas passé loin, j'avais encore le cœur qui battait à 100 à l'heure. Entre temps Cathleen avait réussi à prendre le dessus et maîtriser temporairement son "stalker" comme je l'avais appelé. Profitant de ce moment d'accalmie je sentis mes jambes flancher un peu et je me laissai tomber sur ma chaise dans un soupir. Ça ne dura que quelques secondes, l'instant d'après je sentis un contact froid contre ma gorge que j'identifiai comme une lame de couteau, et l'homme qui le tenait me força à me redresser. Je m'exécutai, lentement, ne quittant pas Cathleen des yeux, me demandant quelles étaient mes chances contre ce type qui était très probablement un Adetir. Je savais le battre, plutôt bien pour des standards d'humains ou même de Wisan, mais contre un Adetir je ne faisais pas le poids. D'autant que je devais être un peu rouillée. Cathleen tenta de m'écarter de l'altercation mais je sentais bien que l'Atrien derrière moi se faisait un plaisir de pouvoir se buter une humaine. Dans ma tête tout s'affolait, je cherchais une porte de sortie pour nous deux, Cathleen me faisait gagner du temps en parlant avec eux, mais ça n'allait pas durer. Elle dut d'ailleurs se faire la même réflexion que moi, puisqu'elle passa à l'action : tout se passa très vite, en un rien de temps le premier se trouva au sol, visiblement sonné ou carrément inconscient, avant de foncer sur nous. On valdingua tous ensemble par dessus le comptoir, embarquant quelques bouteilles qui explosèrent au sol. Je remerciai silencieusement le sol pour que ce ne soit que de l'alcool et rien à base d'eau... J'avais déjà un bras fluorescent à cacher, c'était bien assez. Loin d'être aussi sonnée que moi Cathleen trouva encore la force et l'énergie d'assommer le 2eme Atrien... Cette fille était incroyable !

Je poussai un petit grognement en poussant mon assaillant sur le côté pour me dégager de son emprise. Dans le doute, je lui pris son couteau des mains pour qu'il n'ait pas d'arme s'il se réveillait. Je passais ma main sur mon cou, sentant qu'il m'avait éraflée dans la chute, mais rien de grave. Heureusement pour moi, le sang Atrien était en apparence très semblable au sang humain... Manquerait plus que mon sang se mette à briller lui aussi ! La question de Cat me ramena à la réalité, et je relevai les yeux vers elle, un peu surprise malgré moi d'y lire.... Une vraie inquiétude.

« Ca va, je crois »

Marmonnai-je, encore un peu sous le choc de toutes les informations -l'attaque des Atriens, mes marques qui se mettaient à briller en public, Cat qui me sauvait et semblait réellement s'inquiéter pour moi.

« Et toi ? »

Demandai-je en fronçant les sourcils alors que mes doigts effleuraient son cou à l'endroit où l'autre balourd avait serré. Elle allait avoir de sacrés lésions. J'en savais quelque chose, quand Alvin avait tenté de m'étrangler des traces sombres avaient orné mon cou durant plusieurs jours, et quand je me regardais dans le miroir j'avais l'impression d'encore les voir... Sans trop savoir si elles étaient encore là où si c'était la plaie psychologique qui s'exprimait à sa façon.

Me rappelant malgré tout qu'on était un peu au milieu d'un champ de bataille, je fus prise d'un sursaut qui me poussa à me relever et à entraîner Cathleen avec moi.

« On ne peut pas rester ici, quelqu'un a dû appeler les autorités, les flics vont débarquer ! »

Il y avait techniquement très peu de chance que Nolan se déplace en personne mais dans le doute je ne préférais pas être là quand toute la police allait débarquer. Quant à Cathleen il était ÉVIDENT qu'elle ne pouvait pas rester là : elle serait clairement identifiée par les témoins humains comme l'initiatrice de la baston.

Sans trop lui demander son avis je lui attrapai la main et l'entraînai derrière moi alors qu'on fuyait les lieux après avoir récupéré nos affaires personnelles. Ce ne fut qu'après quelques pas que je réalisai que je me dirigeais instinctivement vers l'appartement d'Alvin.

« Merde, on peut pas aller chez moi »

Dis-je, me stoppant net. Ça m'avait semblé une bonne idée de se planquer tranquillement chez moi pour éviter que Cat ne se fasse repérer... L'enceinte du secteur était sûrement déjà très surveillée avec l'animation du bar, les flics du commissariat avaient dû appeler leurs collègues gardiens pour les prévenir de rester vigilants. Est-ce que Mew allait m'en vouloir si je ramenais une atrienne chez lui sans prévenir ? Probablement pas mais je n'avais pas trop envie de le mêler à nos emmerdes. Un bruit de sirène me confirma que la cavalerie était en train de rappliquer.

« Changement de plan ! »

Le bureau de Barth n'était pas très loin, et il serait pour sur vide à cette heure-ci. Et j'avais les clefs, évidemment. Il nous fallut à peine 5 minutes pour rejoindre l'immeuble : l'avantage d'être près du centre ville. On emprunta les escaliers pour rejoindre le bureau de Bartholomew que j'ouvris, la laissant entrer dans la salle d'attente du cabinet, la suivant et refermant derrière nous. Ce ne fut qu'une fois dans cet environnement sécurisé que je laissai échapper un soupir. On n'avait rencontré personne, pas de flic, pas de voisins, on l'avait échappé belle.

« Je bosse ici »

Précisai-je avant qu'elle ne se demande où je l'avais embarquée. Je posai mon sac et mon manteau sur un des fauteuils mais gardai le pull gris très laid que j'avais piqué au bar. Je ne savais pas combien de temps mes marques allaient rester visibles. Je passais mes mains dans mes cheveux pour évacuer la nervosité de notre fuite, les glissant jusqu'à mon cou, accrochant mes doigts aux creux de mes épaules. J'avais chaud, je le sentais.

« Bordel t'aurais pas dû faire ça... Pourquoi t'as fait ça ? T'imagines les emmerdes que t'aurais pu t'attirer ? Que tu PEUX t’attirer ? »

Je ne l'engueulais pas, pas vraiment, je n'en avais pas le droit mais... J'essayais juste de comprendre. Ce qui s'était passé dans sa tête à ce moment, ce qui se passait dans sa tête en ce moment même.

« Tu les connais ces types ? Qu'est-ce qu'il va t'arriver la prochaine fois qu'ils te verront ? »

CA, c'était une vraie question. Elle était tirée d'affaire pour le moment mais quelque chose me disait que l'affaire était loin d'être close. Et quelque chose me disait aussi qu'elle allait me dire que ce n'était pas franchement les oignons. C'était d'ailleurs vrai, mais là à ce stade j'en savais trop ou pas assez...


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MessageSujet: Re: Ce qui ne nous tuent pas nous rend plus fort ! {feat. Leandra Shankar} [Fini]   Ven 6 Nov - 22:01


Ce qui ne nous tuent pas nous rend plus fort !

Retrouvailles dans un bar.
Cath & Leandra

C’était une soirée à oublier. C’était toujours comme ça avec Cathleen. Elle venait de mettre en danger la vie d’une humaine à ses côtés. Il y avait tous ceux qui se trouvaient dans le bar aussi. Tous les êtres humains étaient partis. Leandra avait récupéré un pull qui n’était pas à elle, l’homme à ses côtés était un Atrien qui avait voulu la tuer et voilà que Cathleen s’inquiétait de l’état de santé de son amie. Elle s’approcha d’elle, mais n’osa pas la toucher. Elle la regarda dans les yeux avant que Leandra finisse par lui répondre que tout allait bien et moi demanda comment elle allait elle-même. Cathleen sentit les doigts de l’humaine effleurer son cou. Elle avait un peu mal, mais elle ne s’en inquiétait pas vraiment.

« Ça va, je n’ai rien. J’ai à peine mal. »

Elle lui attrapa les mains pour les faire dévier de son cou. Pendant un instant, aucune d’elles ne bougeaient puis Leandra revient à la réalité avant Cathleen. Elle sursauta avant d’entrainer la Trag dans son sillage. Elles ne devaient pas rester là. Surtout l’Atrienne. La main de Leandra attrapa celle de Cathleen et elles sortirent du bar. Ce n’était pas facile de se déplacer dans un lieu que l’on ne connait pas, mais la Trag avait confiance en la jeune femme. Pendant quelques minutes, aucune ne parlait puis, Leandra s’arrêta brusquement de marcher. Elles ne pouvaient pas aller chez elle.

« Pourquoi ? »

La question avait traversé les lèvres de Cath avant même qu’elle ne comprenne ce qu’elle venait de faire. Elle n’avait pas de compte à rendre à Leandra et elle non plus. Un bruit de sirène fit sursauter la Trag et elle reprit son chemin, toujours accroché à la main de la jeune femme. Cathleen ne savait pas où Leandra l’emmenait, mais elle était sûre qu’elle n’allait pas la trahir. Pourquoi avait-elle se sentiment de confiance envers elle ? Elles ne se connaissaient pas, elles s’étaient toujours détestées… Elles grimpèrent quelques escaliers avant que l’humaine n’ouvre la porte et laisse entrer Cathleen dans une salle d’attente. C’était un endroit bizarre pour une Trag, mais elle ne posa pas de question. Leandra lui dit seulement qu’elle travaillait là, ce qui expliquait pourquoi elle avait les clés. Un peu plus et Cathleen pensait que la jeune femme était une voleuse. Cette dernière posa d’ailleurs son sac et son manteau, mais garda le pull gris. Cathleen haussa les sourcils avant de lancer :

« Tu as froid ? Tu te sens bien ? »

Elle s’approcha de Leandra, mais ne la toucha pas. Elle semblait vraiment avoir chaud. Après tout, cela la regardait. Puis, comme Cathleen s’y attendait, elle se fit faire la morale. Elle croisa les bras contre sa poitrine, écouta le monologue de Leandra. Bien sûr qu’elle savait qu’elle se mettait en danger. Pourquoi avait-elle fait ça ? D’instinct sans doute.

« Ecoute, j’ai juste réagit c’est tout. Je ne suis pas du genre à me laisser faire. Et les emmerdes, je les avais avant même de te rencontrer ce soir. Je suis un aimant à emmerde. Et encore plus depuis quelques temps… »

Cathleen décroisa ses bras pour jouer nerveusement avec ses doigts. Elle savait que c’était Lars qui venait d’envoyer ses sbires. Elle savait qu’elle venait de mettre en danger la vie de Leandra sans que celle-ci ne s’en rendre compte. Elle savait qu’elle allait sans doute ramasser lorsqu’elle allait devoir faire son rapport au grand chef… Tant pis.

« Oui je les connais ces types. Et ce qui va m’arriver la prochaine fois ? Il ne vaut mieux pas que tu le sâches. »

Machinalement, Cathleen avait passé sa main sur son bras gauche. Ce bras qui arborait une jolie cicatrice qui débutait vers son poignet pour finir vers son épaule. Puis sa main passa contre son ventre. Sa dernière rencontre avec Alvin n’avait pas laissé de trace, mais psychologiquement, ce n’était pas la même chose.

« Ne t’inquiète pas pour moi ma jolie, je ne suis pas du genre à mourir au premier abord. J’ai failli mourir il y a quelques semaines, mais tu vois, je suis toujours là. »

« Merci Alvin… » murmura-t-elle.



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MessageSujet: Re: Ce qui ne nous tuent pas nous rend plus fort ! {feat. Leandra Shankar} [Fini]   Ven 6 Nov - 23:46


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Leathleen
Je n’avais pas répondu à sa question, posée un peu plus tôt, pas tant parce que je n’en avais pas envie, mais parce que dans la précipitation j’avais surtout hâte de nous mettre à l’abris toutes les deux. Maintenant que nous y étions, à l’abris, et après lui avoir précisé qu’il s’agissait de mon lieu de travail pour qu’elle ne se pose pas de questions, son interrogation me vint en tête, et sans trop savoir pourquoi, sachant qu’on ne se devait rien et surtout pas des explications, j’ajoutai, malgré tout :

« Mon colocataire m’a plus ou moins… viré de chez nous. De chez lui. »

Ouais. Plutôt plus que moins d’ailleurs. En fait il m’avait totalement viré de chez lui. Enfin, disons plutôt qu’il avait menacé de m’exposer aux yeux de tous, ce qui m’avait laissé peu d’autres choix que celui de m’enfuir. Dans la précipitation, je n’avais rien eu le temps de prendre : pas d’affaire, pas de vêtement, pas de papier, pas mon portefeuille. Je me sentais dépouillée, encore aujourd’hui. Mais plus que tout, je me sentais trahie. Et je ne préférais pas voir mon visage en ce moment même : je devais avoir l’air piteuse, blème. Cette séparation m’avait marquée plus que je n’aurais voulu l’admettre. Je ne savais pas si Cathleen savait que l’on vivait ensemble, avant, et si elle raccordait donc le dit colocataire, à Alvin, mais je ne pouvais pas prononcer son prénom, pas pour le moment.

Avant tout, je devais retrouver ma contenance. Ce ne fut qu’une fois la porte fermée derrière nous que je pus me calmer un peu et laisser mes battements de cœur ralentir. Bon sang, il n’en fallait pas TROP des soirées comme celles-là, sinon je n’allais pas faire des vieux os… et pourtant je n’étais pas humaine, j’étais bien plus résistante que ce pauvre petit peuple qu’un vent un peu trop froid enrhumait. De petits êtres faibles… voilà ce qu’ils étaient, et c’était ainsi que Cathleen me voyait, probablement, alors qu’elle me demandait si j’avais froid. Il fallait dire que j’étais toute rouge mais que je serrais malgré tout mon gros gilet sur moi, ça devait être perturbant.

« J’ai un peu froid… Ca va passer »

Mentis-je, bien décidée à ne pas ôter ce pull tout de suite, et à détourner l’attention de moi. Tentative qui ne marcha qu’à moitié puisqu’alors que je noyais Cathleen sous les questions, celle-ci se contenta de me renvoyer sur les roses. Bon, j’avais bien compris le message : ne t’en mêle pas, et ne te sens surtout pas concernée. Je pinçai les lèvres, baissant la tête, mais ne dis rien. J’aurais pu m’y attendre franchement… N’empêche que j’étais quand même vexée, sans trop savoir pourquoi. C’était puéril et stupide comme réaction, Cathleen m’avait envoyé tellement pire à la figure.

Passant mon index sur mon front, j’inspirai, réfléchissant à ce que je pouvais dire pour ne pas avoir l’air d’une nana lui faisant une crise. POURQUOI je lui ferais une crise d’abord ?

« Ouais ouais, j’ai compris. Bien sûr. Faisons comme si rien ne s’était passé. Rien du tout… »

Et voilà le retour du cynisme. Pourquoi fallait-il TOUJOURS que je sois cynique quand je m’énervais ? J’aurais bien voulu m’arracher la langue pour être si transparente ce soir… Je ne supportais pas qu’on me traite comme une enfant qui devrait fermer les yeux et sa gueule. Ca me rappelait trop de choses. Je finis par aller m’asseoir sur un des fauteuils de la salle d’attente, mais même assise je ne pouvais pas m’empêcher de remuer frénétiquement mes jambes. Je n’écoutai Cathleen que d’une oreille distraite, sinon son commentaire associé au surnom ma jolie aurait sûrement eu le don de m’énerver : l’art de me prendre pour une jolie plante verte. Le prénom qui suivi, en revanche, me sortit de ma torpeur.

« Ne prononce pas son nom ! »

Grondai-je du tac au tac. C’était plus fort que moi, je n’avais pas pu m’en empêcher. La plaie était encore trop béante pour que je puisse mentir, prétendre que je m’en fichais, que rien ne s’était passé, que rien ne s’était brisé en moi. Cette fois-ci, chaud ou non, je sentis un long frisson me secouer l’échine, et je reserrai ce pull dégueulasse sur moi. Il puait l’alcool et la clope froide, c’était atroce.
Je fermai les yeux, passant une main tremblante dans mes cheveux. Dans la course poursuite, ma coiffure s’était un peu cassée la figure, ressemblant plus à une crinière indomptée qu’autre chose, et je n’osais même pas imaginer la tête des coups de crayons noirs répétitifs sans mes yeux. Si je ne ressemblais pas à un panda là… Mais finalement, l’air pathétique n’était pas si embêtant. L’ennui, c’était plutôt mon état intérieur. Qu’est-ce que je pouvais me détester dans ces moments de faiblesse….

« Pardon »

Murmurai-je, m’excusant d’avoir haussé le ton pour rien.

« Mais si on pouvait éviter de parler de lui ce soir… Ce serait hm… appréciable »

Je levai mes yeux vers Cathleen, et j’espérais que mon regard était explicite : si on creusait dans cette direction, ça allait mal finir. J’allais mal finir. Ou j’allais avoir besoin d’un peu plus d’alcool. Tiens d’ailleurs… est-ce qu’il y avait encore cette bouteille de whisky qu’un patient avait oublié l’autre jour ?


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MessageSujet: Re: Ce qui ne nous tuent pas nous rend plus fort ! {feat. Leandra Shankar} [Fini]   Lun 9 Nov - 15:59


Ce qui ne nous tuent pas nous rend plus fort !

Retrouvailles dans un bar.
Cath & Leandra

Virée de chez elle, Leandra venait d’emmener Cathleen dans le cabinet où elle travaillait. La Trag décida de ne rien dire. Ce n’était sans doute pas facile pour sa nouvelle amie de se retrouver à la rue. Cathleen se demanda où elle vivait maintenant, mais après tout, cela ne la regardait pas… Alors que Leandra semblait perdue dans ses pensées, l’atrienne lui demanda si ça allait. Porter un gilet aussi épais que celui que l’humain avait attrapé en sortant ne devait pas être très confortable. De plus, elle commençait à devenir légèrement rouge tomate sous l’effet de la chaleur. Pourtant, Leandra lui dit qu’elle avait froid. Mais bien sûr ma belle, tu as froid. Dis plutôt que tu as quelque chose à cacher… Alors qu’elle pensait déjà ces mots, Cathleen écarquilla les yeux. Non ! Ce n’est pas possible… Mais avant qu’elle ait eu le temps de dire quoique ce soit, Leandra lui pose des milliers de questions. Bravo ma jolie, mais tu ne vas pas t’en tirer comme ça.

« Je ne veux pas que tu fasses comme si rien ne s’était passé, je veux juste pas que tu sois en danger. J’ai déjà merdé pour trois personnes, je n’ai pas envie que tu sois la quatrième… »

Après tout, Leandra n’était qu’une humaine, elle n’avait pas de valeur aux yeux des Trags. Et même si la théorie de Cathleen s’avérait vrai, elle n’était pas sûre que la jeune femme survive à un interrogatoire. La Trag ne comprenait pas l’état d’esprit de Leandra. Elle essayait juste de la protéger… Peut-être qu’elle n’était pas douée pour ce genre de chose ? Alors qu’elle murmura le prénom d’Alvin, Leandra eut une réaction qui surprit Cathleen. Elle lui demandait de ne pas prononcer le prénom maudit. Le visage de Cathleen se durcit brusquement.

« Tu le connais ! »

Bien sûr, Alvin avait besoin d’une couverture parfaite. Sans doute Leandra était la parfaite petite humaine. Et il ne savait peut-être pas qu’elle n’était finalement pas si humaine. Cathleen se trompait sur toute la ligne bien sûr, mais elle était convaincue que Leandra avait à voir avec le fait qu’Alvin soit maintenant avec Kleve. Les émotions nous font faire des choses qui n’ont pas de sens. Leandra s’excusa d’avoir haussé le ton et lui demanda d’éviter de parler d’Alvin. Oh mais tu ne vas pas t’en tirer ma jolie. Cathleen sentait qu’elle allait s’amuser. Elle sentait aussi son côté Trag reprendre le dessus. Elle allait s’asseoir à côté de sa charmante amie et lui prit la main.

« Et si moi j’ai envie de te parler de lui ? J’ai tellement de questions à te poser à son propos… »

Cathleen ne savait pas qui était vraiment Leandra. Elle n’était même pas sûre qu’Alvin le sache vraiment. Et Kleve ? Que savait-il dans tout ça ? Il y avait tellement de choses qui lui échappaient qu’elle ne comprenait pas la moitié des images qui passaient dans sa tête. L’alcool n’aidant pas, Cathleen s’embrouillait toute seule. Parfois, il faudrait mettre Cathleen en cage, parce qu’elle pouvait faire des conneries…. Et là, elle allait sans doute en faire une grosse…



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MessageSujet: Re: Ce qui ne nous tuent pas nous rend plus fort ! {feat. Leandra Shankar} [Fini]   Ven 13 Nov - 19:32


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Leathleen
Je la dévisageais, les sourcils froncés. Est-ce qu’elle essayait juste de m’embrouiller, ou bien est-ce qu’elle était sincère ? En temps normal, j’aurais opté pour la première solution. Mais ce soir… Je n’en étais pas certaine. Et je détestais l’incertitude, elle menait généralement à l’erreur. J’avais envie de lui dire que c’était déjà trop tard pour le côté danger, mais je ne le pouvais pas, alors je me contentai de me mordre la lèvre pour ne pas dire de bêtise.

« Si tu ne veux pas que les autres se soucient de toi, ne te soucie pas des autres. »

Répondis-je doucement, jouant avec mes doigts. Si elle ne voulait pas que je m’inquiète pour elle, alors ce devait être réciproque. Je comprenais sa façon de penser, je comprenais ce besoin de ne pas être protégée, de se débrouiller seule, j’avais le même. Ce n’était pas une carapace facile à briser. Ca faisait de nous des femmes fortes, très indépendantes… Et pourtant très vulnérables au fond.

Le calme semblait être revenu. Peut être pouvions nous retourner à cette atmosphère paisible, chaleureuse du bar… J’avais bien besoin de me noyer là dedans, mais c’était sans compter sur Cathleen qui, sans vraiment s’en rendre compte, vint tout ruiner avec un prénom, un seul prénom. J’avais déjà laisser couler mon esprit vers d’autres voluptés quand il résonna dans mes oreilles, me faisant réagir au quart de tour.

Eh merde…. J’avais été un peu hâtive à répondre. Voilà ce que ça donnait la colère et l’alcool mélangés : des conneries !  Le sujet était tellement sensible que mon cerveau avait laissé place à mon impulsivité. L’idée que Cathleen ne sache pas qu’Alvin et moi nous étions… Qu’étions nous d’ailleurs ? Ex colocataires. Ex meilleurs amis. Ex alliés. Ex ex ex… Et aujourd’hui… nous n’étions plus qu’un souvenir. Quoiqu’il en soit, j’avais oublié que Cathleen ne savait pas tout cela, et je m’étais dévoilée de la manière la plus stupide qui soit.

La surprise et le choc dans le regard de Cathleen m’immobilisa sur place. Je déglutis, me maudissant silencieusement. J’hochai la tête, lentement. Oui, je le connaissais. Difficile de nier maintenant… Je pouvais toujours prétendre que « Hahahaha c’est peut être un autre Alvin » mais elle comme moi nous savions que le monde était petit, surtout à Edendale. Inutile de m’enfoncer dans les mensonges, ça ne ferait que confirmer ma culpabilité. Non, autant jouer partiellement cartes sur table : admettre que je le connaissais ne signifiait pas que je voulais en discuter avec elle.

Je la vis s’asseoir à côté de moi, un peu surprise de ce rapprochement. Je m’adoucis un peu en la sentant me prendre la main, son contact m’apaisait. Du moins, il m’apaisa au début, avant qu’elle ne prenne la parole.
Mon regard se durcit instantanément à ses paroles. Qu’essayait-elle de faire là ? Sa douceur frôlait le mielleux, ça ne m’inspirait pas confiance…

« Eh bien si tu as envie de parler de lui, parle de lui à quelqu’un d’autre. Je ne veux rien avoir à faire avec ce pauv’ type »

Comme j’avais, à l’époque, fait croire à Cathleen que j’en pinçais pour Kleve, elle allait peut être se dire que j’en voulais à Alvin de m’avoir piqué Kleve ? Cette idée était grotesque quand on savait la vérité… Mais cette vérité ne sortirait pas de ma bouche. J’avais déjà fait un faux pas, j’allais maintenant essayer de limiter les dégats. C’était malheureux, la soirée avait plutôt bien commencé, mais là elle prenait une tournure qui ne me plaisait pas du tout. Pour sûr, il y avait bien trop de non dits et de mensonges entre nous tous –Alvin, Cathleen, Kleve et moi-, ça risquait d’exploser à tout moment. Mais si Cat me titillait un peu trop sur le sujet, j’étais capable de sortir les crocs à mon tour.

« Je viens pas te chercher avec Kleve, si ? Alors me parles pas de l’autre tâche ! »

Bon là, j’allais peut être réveiller le dragon. Mais franchement, j’étais crevée, encore saoule, et j’avais une furieuse envie de fracasser la tête d’Alvin, alors il ne fallait pas venir me titiller sur ce sujet. Sinon je n’allais pas tarder à prendre feu, et une Lea en feu, ça ne présage jamais rien de bon… Mes yeux lançaient des éclairs, moi qui étais à deux doigts de tomber dans ses bras il y a quelques minutes à peine. Mais vraiment, Alvin n'était PAS le bon sujet pour engager la discussion avec moi.


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MessageSujet: Re: Ce qui ne nous tuent pas nous rend plus fort ! {feat. Leandra Shankar} [Fini]   Lun 16 Nov - 15:09


Ce qui ne nous tuent pas nous rend plus fort !

Retrouvailles dans un bar.
Cath & Leandra

Cathleen était surprise. Surprise que Leandra connaisse Alvin. Comment c’était possible ? Comment Alvin pouvait connaitre Leandra ? Est-ce que cette dernière savait qu’il était un atrien démarqué ? Toutes sortes de questions venaient se bousculer dans l’esprit de la jeune femme. Elle allait s’amuser un peu. Elle vient s’asseoir à côté de Leandra et lui prit la main. Ce rapprochement entre elles n’était sans doute pas anodin. Alors que Cathleen lui demanda de lui parler d’Alvin, Leandra changea de nouveau d’attitude. Qu’est-ce qu’il avait fait ? Qu’est-ce qu’il lui avait fait pour qu’elle soit si nerveuse et en colère ? Alvin avait-il brisé le cœur de la jeune femme ? Fronçant les sourcils, Cathleen rajouta :

« Tu sembles le connaitre plus que n’importe qui… Alors parles moi de lui. Ça va te faire du bien. Tu vas libérer quelque chose, parce que là, on dirait que tu vas exploser… »

La Trag eut un petit sourire que son amie ne put voir. Alors qu’elle pensait avoir la confiance de la jeune femme, Cathleen se rendit compte que quelque chose clochait. Si Leandra connaissait Alvin et Kleve, cela voulait dire beaucoup de chose… Des non-dits, des mensonges. Cathleen ne se rendit pas compte qu’elle mettait les pieds sur un terrain terriblement dangereux.  Leandra ne lâchait pas sa main, mais la Trag sentait qu’elle tremblait et quelques secondes plus tard, elle en eut la confirmation. Elle lui dit alors qu’elle ne venait pas la chercher avec Kleve et qu’elle ne devait pas lui parler d’Alvin. Un coup dans le cœur. Cathleen n’avait pas pensé à Kleve depuis plusieurs heures maintenant… Depuis que Lars lui avait donné sa mission, elle devait être sûre de ne pas avoir de distractions. Ce soir, Leandra était cette distraction. Et maintenant, elle mettait Kleve sur le tapis. Bon, Cathleen l’avait cherché en lui parlant d’Alvin. Qu’est-ce qui s’était passé ? Elle voulait tout savoir. La jeune femme avait laissé Alvin conquérir Kleve, mais si ce dernier était en danger, elle devait le savoir maintenant. Elle était loin de se douter qu’Alvin et Kleve ne s’étaient pas revus… Cathleen lâcha la main de Leandra pour se lever de nouveau, énervée. Cette situation la mettait sur les nerfs qui étaient déjà bien à l’épreuve avec les Trags dans les parages.

« Ecoute, pour moi Kleve, c’est malheureusement du passé. Alvin est passé derrière et a récupéré les pots cassés. Y’a rien d’autre à dire. T’as des problèmes avec Alvin ? Dis le moi, je m’en occupe. J’ai encore quelques trucs à régler avec lui. »

Ses poings étaient serrés et elle tremblait. Elle n’avait pas oublié qu’Alvin avait tenté de la tuer à l’aide de ses plantes. Si elle ne s’était pas planté ce couteau dans le ventre, qu’est-ce qui resterait de son corps aujourd’hui ? Elle passa une main vers la blessure maintenant invisible. Son uniforme des trags cachaient toutes ces petites blessures qu’elle avait eues. La plus grande de ses blessures, c’était sans doute d’avoir cru que Kleve pourrait partager cet amour qu’elle portait pour lui… Maintenant, elle devait faire avec. Elle se tourna vers la porte d’entrée du cabinet du docteur et fit un pas vers la sortie, mais s’arrêta, tournant le dos à Leandra. Elle avait toujours les poings serrés, elle se tourna vivement vers la jeune femme.

« Je sais qu’on a pas toujours été très sympa entre nous. On n’est pas les meilleures amies du monde, mais je pense sincèrement que tu ne devrais pas garder tout ça en toi. »

Elle resta plantée là au milieu de la pièce. Elle sait qu’elle devrait partir, mais elle n’y arrive pas. Leandra sera sans doute une autre cible pour les Trags. Cathleen n’a pas assuré sa sécurité. Comment ferait-elle si elle ne réussissait pas sa mission…



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MessageSujet: Re: Ce qui ne nous tuent pas nous rend plus fort ! {feat. Leandra Shankar} [Fini]   Lun 7 Déc - 19:59


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Leathleen
Cathleen n’aurait en tout état de cause pas pu choisir plus mauvais sujet qu’Alvin. Naturellement, elle ne pouvait pas le deviner puisqu’elle ignorait que nous nous connaissions… Avec ma bourde, c’était maintenant chose faite, et sa curiosité semblait piquée. Je pouvais comprendre cela, après tout, moi aussi j’aurais voulu savoir ce qui se tramait dans mon dos à sa place. Mais franchement, je ne pouvais pas… J’allais m’énerver, et lorsque je m’énervais, j’avais la langue un peu trop bien pendue. Lorsqu’elle me fit remarquer que j’étais sur le point d’exploser, elle n’aurait pas pu trouver mot plus juste. Je secouai cependant la tête, un sourire sincèrement désolé sur les lèvres. Non. Ca ne me libérerait pas. Si je parlais trop, j’allais surtout me mettre les fers aux poignets. Je savais ce qui m’attendait si on découvrait qui j’étais. Et à compter du jour où les Trags découvriraient que j’étais une atrienne me faisant passer pour une humaine mais que j’étais inconnue de leur clan… ils seraient suspicieux, et en creusant un peu trop, ils découvriraient pour sûr mon petit secret.

« Je suis désolée Cathleen »

Répondis-je, les dents serrées. Il ne fallait pas sortir de la cuisse de Jupiter pour comprendre que je dissimulais quelque chose, et que ce quelque chose était lourd à porter. Cat m’avait sauvée ce soir, et je m’étais sentie plus proche d’elle ce soir que de la plupart de mes amis ces derniers jours, mais je n’étais pas encore prête à tout dévoiler. Alvin m’avait acceptée telle que j’étais, et c’était quelque chose qui encore aujourd’hui me surprenait, mais je ne pensais pas que beaucoup soit prêt à faire de même…

« Je ne peux pas en parler. C’est trop compliqué, et ça n’arrangera rien »

Ma parole était définitive. Acculée, fâchée qu’elle cherche à en savoir plus, je ne trouvai rien de mieux que de lui balancer Kleve dans les dents. C’était petit, je le savais, mais il fallait qu’elle comprenne que ce sujet là n’était pas abordable. Je ne pouvais de toute façon pas mettre de mots sur ce qui se passait entre Alvin et moi. Ma pique ne manqua pas de faire réagir Cathleen qui, lâchant ma main, se redressa immédiatement, l’air énervée. J’aurais pu m’en douter… Et je n’étais pas fière. Mais au moins le message était passé. Elle était maintenant dans le même état que moi, à croire que nous nous ressemblions bien plus qu’on n’aurait pu le penser.

« L’offre est alléchante »

Concédai-je, un sourire mi-figue mi-raisin sur les lèvres.

« Mais il ne mérite pas ta colère. Ni la mienne. »

J’avais beau le savoir, ça ne m’empêchait pas de démarrer au quart de tour. J’étais faible, de ce côté-là. Si la colère était un vice, ce n’était, selon moi, pas pour les dégats qu’elle pouvait causer aux autres, mais parce qu’elle était la preuve des dégats que l’on avait reçus soi-même. Je me fichais bien de blesser la terre entière sous le coup de la colère, je m’en voulais juste d’être son esclave… Je la vis se diriger vers la sortie et je tressaillai… Je n’avais pas envie qu’elle s’en aille maintenant, ainsi, alors que le ton était presque redevenu froid entre nous, mais je ne savais pas quoi dire pour la retenir. Cathleen était un esprit libre : si elle voulait me filer entre les doigts, elle le ferait, je le savais. Lorsqu’elle s’arrêta finalement, mon cœur fit un bond. Je m’étais déjà relevée lorsqu’elle se tourna à nouveau vers moi. Mes lèvres se pincèrent douloureusement alors qu’elle reprit la parole. Elle avait raison. Je savais qu’elle avait raison. Mais il y avait tant de choses que je ne pouvais pas dire. Elle devait me prendre pour une pauvre humaine avec des problèmes banals à en rire… Elle devait me trouver pitoyable à me torturer d’un rien.

« Je le sais tout ça »

Murmurai-je, faisant un pas vers elle. Sa proximité m’avait manqué, chose étonnante et presque risible alors que nous ne supportions pas d’être dans la même pièce jusque là.

« Mais toi mieux que quiconque, tu sais qu’il y a des poids que seules nous-mêmes pouvons porter… »

Je le voyais bien, que quelque chose la rongeait. Je fis encore un pas vers elle, mes mains vinrent se poser sur ses poignées, j’eus un frisson alors qu’ils remontaient sur ses avants-bras, jusqu’à ses coudes, et un peu plus haut. Mes yeux étaient tombés un instant plus bas, avaient suivi mes mains, avant de se relever vers les siens.

« On est des survivantes, Cathleen. Survivre, c’est notre fort. Vivre en revanche… Exposer nos faiblesses, exposer notre vulnérabilité, on ne sait pas faire, et ça nous bouffe. Toi et moi…. On a comme un sceau sur nos lèvres, et qui nous condamne au silence bien malgré nous… »

Je m’étais tellement rapprochée, que nos poitrines se touchaient, mes yeux plongés dans les siens. J’étais dans un état presque second, elle exerçait un drôle d’enchantement sur moi. Mes yeux avaient temporairement quitté les siens, balayant ses lèvres alors que je perdais doucement le contrôle. J’aurais pu prétendre que c’était l’alcool, mais l’alcool n’était plus coupable de rien maintenant.

« … Un silence qu’on n’ose pas briser »

J’avais murmuré cela du bout des lèvres, et comme pour sceller ce pacte, comme pour la réduire elle aussi au silence, j’avais finalement anéanti l’espace entre nous, happant l’air jusqu’à poser mes lèvres sur les siennes, mes paupières tombant dans le même temps. Les yeux fermés, les doigts toujours presque timidement poser sur ses bras, je lui volais ce baiser.


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MessageSujet: Re: Ce qui ne nous tuent pas nous rend plus fort ! {feat. Leandra Shankar} [Fini]   Ven 11 Déc - 22:08


Ce qui ne nous tuent pas nous rend plus fort !

Retrouvailles dans un bar.
Cath & Leandra

Des survivantes, voilà ce qu’elles étaient. Toutes les deux, perdues au milieu de nulle part, perdu dans ce bureau qui ne disait rien qui vaille à Cathleen. Pourtant, Leandra était là. La Trag était nerveuse. Elle savait que ses collègues pourraient les retrouver. Lars ne l’a lâchait pas d’une semelle. Elle voyait Leandra s’approcher, lui dit qu’elles savaient toutes les deux qu’il y avait des poids qu’elles devaient porté elles-mêmes. Personne ne pouvait les aider, c’était bien là le problème. Si, toi tu peux m’aider, j’en suis sûre. Silencieusement, Cathleen suppliait Leandra de lui venir en aide. L’aider à oublier qu’elle était atrienne, oubliée qu’elle était une Trag, oubliée qu’elle était traquée comme la plupart des animaux. Kleve, Moon et Alvin étaient en danger à cause d’elle et Leandra courrait sans doute le même risque même si elle était humaine. Humaine… Cathleen ne s’était jamais sentit aussi près d’une humaine que maintenant avec Leandra. Pourquoi est-ce qu’il fallait qu’elle ait cette fichue mission sur le dos… Les mains de Leandra venaient de se poser sur ses poignets, remontaient ses bras, puis ses coudes. Le regard de la Trag cherchait celui de l’humaine. Qu’est-ce qu’elle voulait d’elle ? Condamnées au silence. C’était tout ce qu’elles méritaient. Cathleen pouvait sentir le corps de la jeune femme presque contre le sien, leurs yeux plongés les uns dans les autres avant que Leandra ne lâche le contact. Non, recommence. J’aime me perdre dans tes yeux. Ça me fait oublier le présent… L’alcool avait depuis longtemps été oublié. Le visage de Leandra est tout près. Tout près. Le silence qu’on n’ose briser… Je pourrais le brisée pour toi… Ses lèvres s’approchent de celles de la Trag et avant qu’elle n’ait pu combler l’espace, Leandra l’a déjà fait. Leurs lèvres sont collés, leurs yeux sont fermés, les doigts de la petite humain contre ses bras, celles de Cathleen se font plus brusque. Elle lui agrippe les hanches pour la coller à elle. Elle ne devrait pas. Elle ne devrait pas fait ça. Elle devrait se sauver, la protéger.

Le temps semble s’arrêter avant d’éclater. Des bruits de pas en bas de l’immeuble. Les Trags l’ont déjà retrouvé, elle en est sûre. Leandra est en danger. Il faut qu’elle fasse quelque chose. A regrets, Cathleen doit s’éloigner. Elle doit le protéger comme elle doit protéger Alvin, Kleve et Moon. Elle est coupable de tous ce qui pourrait leurs arriver… Coupable d’avoir voulu être un soldat pour le compte des Trags. Coupable d’avoir voulu changer le monde à sa façon. Elle se défait des lèvres de Leandra à contre cœur.

« Pardonne-moi… »

Elle recule doucement, passe derrière elle et s’en voulant déjà, assomme la jeune femme. Elle l’attrape au moment où son corps s’arque pour tomber au sol. Cathleen la soulève pour la poser sur le canapé du docteur. Un psychologue, c’est ce qu’il est sans doute. La Trag souhaite que la jeune femme oublie se passe. Qu’elle oublie que Cathleen l’a assommé pour se sauver. Pour la protéger. Elle s’éloigne doucement, ouvre la porte du cabinet et sort. Les Trags l’attendent en bas de l’immeuble. On la brusque, on la pousse, on la frappe. Elle serre les dents. Lars allait adorer ce qu’ils avaient découvert. Peut-être qu’ils ne savaient pas que Leandra était toujours là-haut… Cathleen a l’espoir que la jeune femme ne se souvienne de rien…

Pardonne-moi…



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