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 Tu vas le payer cher, tu n'feras plus le beau | Rubara

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MessageSujet: Tu vas le payer cher, tu n'feras plus le beau | Rubara   Mer 16 Sep - 12:06


L'amour est une prison
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J'aurais tant aimé que tu te traînes à mes pieds enfin pour sauver ta peau. Quand je balançais entre amour et haine prête à recommencer tout à zero oh, oh, oh, oh . Tu peux supplier, tout nier, tes mains sont liées, oh oh oh oh . Tu vas récolter ce que tu as semé - Tu vas le payer, La légende du roi arthur
C'était une bien belle journée. Le soleil automnale n'était traversé que d'une douce brise et la chaleur se réverbérait sur les toits des maisons. C'est agréable… Il posa sa main sur une bicoque, la chaleur le fit sourire niaisement mais rapidement Rubens enleva sa main pour que personne ne s'étonne qu'un atrien découvre les petits détails du Secteur. Un atrien. Mae lui apprenait les rudiments de la vie atrienne pour qu'il se fonde dans le décor, lui peignait des tatouages sur la nuque pour que l'illusion soit totale ; il avait coupé ses belles boucles brunes, se maquillait un peu les yeux pour assombrir l'éclat rieur de ses yeux verts. Ses vêtements colorés étaient remplacés par des ensemble bien plus sobre – déprimant d'après Rubens – et le tout lui donnait l'image d'un atrien peu avenant. Il se forçait à ne plus sautiller pour ne pas briser l'illusion, le prix à payer pour avoir une vie loin de son étouffant père. Si au début Rubens n'était chez Mae que pour éviter sa famille, pour trouver des « preuves » de la bonté atrienne, rapidement ses sentiments changèrent. Une semaine loin des siens, il aurait dû déjà ramener Mae à son paternel – elle était la preuve tant cherchée incarnée – mais il n'y arrivait pas. Il avait été le père de son père, été l'enfant de sa sœur ; il avait grandit sans mère à s'imaginer des souvenirs et quand ses amis parlaient de la sienne, lui se contentait d'un sourire de circonstance. Mae lui offrait à 20 ans l'enfance, l'amour, qui lui avait tant fait défaut et qu'il recherchait chez les adultes de son entourage. Plus besoin de quémander de l'affection, elle lui déversait tout ce qu'elle n'avait jamais pu donner, la faute à un fiancé mort dans le crash.

C'est beau d'arriver à se trouver.
En même temps, Edendale n'est pas grande.

Pour autant aujourd'hui Mae était sortie tôt pour s'occuper de ses plans et lui n'avait pas la patience de prendre gentiment son petit déjeuner comme d'habitude en l'attendant. C'est bon, il s'en sort super bien au jeu de l'atrien, personne ne capte quoi que ce soit ! Excès de confiance, Rubens s'en va prendre son sweet rouge vif mais la voix maternelle de Mae résonne au coin de sa tête : c'est joli mon chaton mais c'est voyant. Pff… Il repose son sweet pour emprunter le sinistre noir informe qu'elle lui a trouvé. Sa capuche rabattu il était sortit et maintenant, il observait les murs. Des atriens passent, ne lui disent rien, il se sent bien, fort, invincible même. Le meilleur espion de la ville, c'est lui. Le plus grand fugitif, c'est encore lui ! Rubens se rend jusqu'à la bibliothèque où il entre pour récupérer l'ouvrage qu'il a déjà repéré : l'histoire des tribus. C'est long à lire et assez rébarbatif mais le sommaire est super bien fait ! Il le relit, va aux pages qui l'intéresse et les survole. Mae lui a bien expliqué que si on le questionne il est un « Sapere » car il est de la même tribu qu'elle ; il sait tout ce qu'il faut savoir sur cette tribu qu'elle n'aime pas mais, curieux, il se renseigne sur les autres. Rubens se prend à rêver, à faire comme sa « mère adoptive » en changeant de famille, de tribu… Il ne va pas épouser Meg, enfin pas maintenant, mais s'il le faisait il serait un… adétir. C'est beau comment il palit en relisant la description. Ah ouais. Quand même. L'aval de Meg est un détail, il aura tout fait pour que quand lui en aura envie elle se remettra avec lui mais bon, hein, Adétir c'est un peu beaucoup dangereux. Sapere c'est très bien ! Très très bien ! En plus les capsules de souvenirs c'est trop coooool ! Vazy elle sera d'accord pour changer de tribu ! Par amour on devient fou, hein comme disait l'autre, sifflota Ruby en refermant le livre, qu'il cacha sous sa veste.

Je deviens un grand malade.

Il est tout excité en traversant la bibliothèque, se forçant à agir normalement pour ne pas attirer l'attention. Son coeur bat à milles à l'heure, il a quelques sueurs froides et son souffle est court. Je suis un ouf, un malade, je ne me reconnais plus. C'est ça la vie ! La vraie ! C'est pas faire comme papi-papa à rester les bras croisés dans la maison, c'est se mêler aux atriens, vivre dangereusement !

J'suis un ouf, je viens de voler un livre.

Il s'apprêtait à pousser jusqu'à la piscine, pour jeter un œil envieux et se reposer de son aventure mais opta finalement pour une balade dans les ruelles. Ses petits pas se faisaient de plus en plus rapide, sa nonchalance disparaissait lentement mais sûrement pour une attitude plus nerveuse. Son regard fixe se posait sur tout ce qu'il pouvait voir, le pauvre Rubens atrien disparaissait pour laisser transparaître l'humain en lui. Il évitait soigneusement les gardes, les seuls qui pourraient vraiment le reconnaître mais quand il en surpris deux en train de se faire une petite pause contre un mur, il tendit l'oreille, curieux, avant de tourner les talons. Ou pas. Ses pieds restèrent cloués au sol, hein ? Il a bien entendu « Cassidy » ? Des mots pris à la volée : « Cassidy pas content », « le PIA veut des binômes », « exemple », « sale môme parfait cobaye », « dommage qu'il a disparu », « on va s'faire virer ».

J'ai rien compris.

Tout ce qu'il retenait de ce délire de gardes c'était la partit « sale môme », bâtards va, j'serais jamais un cobaye ! JAMAIS ! Il se renfrogna, tourna les talons et s'en alla se perdre dans les ruelles commerçantes jusqu'à tomber sur la place. Hm que faire maintenant ? Une terrasse lui donnait envie, il pourrait bien s'y prélasser… oh ben tiens, une table un peu à l'écart, suffit de mettre la chaise là et… parfait on ne voit que son dos ! Confortablement installé, jouissant de sa liberté, Rubens soupira d'aise. Il devrait retourner au moins en classe…. Les cours ont repris…. Il eut un petit pincement en repensant à ce qu'il manquait mais c'était provisoire et puis, Mae allait lui apprendre tout ce dont il avait besoin. Etendant ses jambes, il ressortit son livre sur les tributs et entreprit de bouquiner, alors que le serveur s'en allait lui chercher de « l'estras ». Ce dernier avait haussé un sourcil devant la commande mais n'avait émis aucun commentaire (ah les jeunes et l'alcool ! Dès neuf du matin! La jeunesse se perd!), Rubens lui avait commandé totalement au pif.


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MessageSujet: Re: Tu vas le payer cher, tu n'feras plus le beau | Rubara   Mer 16 Sep - 20:28



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Rubara
Les cours, Megara aussi les séchait à la chaîne. Ce n'était pas l'envie qui lui manquait... Oh que non : elle CREVAIT d'envie d'y retourner, de voir ses amis humains... Mais c'était hors de question. Il fallait qu'elle mette ses distances avec Rubens. Il lui avait brisé le cœur une fois -et ne semblait même pas l'avoir réalisé- et voilà qui remettait une couche avec ses phrases blessantes. Elle ne savait pas bien si elle était en colère contre lui ou juste blessée, mais ce qui était sûr, c'était qu'elle ne pouvait PAS lui faire face. Heureusement pour elle, il y avait un endroit parfait pour cela : le Secteur.

La mission du jour de Meg était on ne peut plus simple : aller livrer les Estrolez taillés par sa mère. Sentant bien que sa fille cherchait une occupation, sa mère avait décidé de mettre sa pierre à l'édifice, même si elle n'était elle-même pas certaine de ce que la jeune Adetir recherchait.
Pour remplir sa tâche, Megara se rendait vers le centre de formation des Estrolez, un grand sac sur l'épaule. Puisqu'elle était en vadrouille dans le centre du Secteur, elle songea qu'un petit passage par le bar où elle avait travaillé un peu plus jeune ne ferait pas de mal, ce serait l'occasion d'aller saluer ses anciens collègues et de prendre un peu de leurs nouvelles. Avec sa passion pour les humains, Meg avait quelque peu négligé ses amis atriens, il fallait le dire. Récemment, à force de se terrer dans sa prison, elle avait peu à peu repris contact avec tous ceux qu'elle avait quelque peu délaissés.
Entrant dans la cafet, elle fila vers le comptoir, distribuant des enlaçades comme des petits pains, tapant la discut' à untel, racontant des conneries à trucmuche. Bref, les retrouvailles sous leur plus beau jour.
Elle s'attarda un petit quart d'heure, avant de songer qu'il faudrait peut être aller remettre le colis de sa mère.

Elle repartit le cœur léger, le pas sautillant, vers sa mission.
Alors qu'elle passait à côté de la terrasse du café pour repartir vers les prochaines aventures, le livre des tributs accrocha son regard bien malgré elle. Ce livre, elle le connaissait plutôt bien, puisque tous les enfants atriens l'avaient bouquiné durant leur jeune age. Meg, curieuse, l'avait presque appris par cœur, alors forcément, elle le reconnaissait au premier coup d'oeil. De loin, le lecteur avait l'air un peu vieux pour se pencher sur le sujet, ce qui lui tira un sourire alors qu'elle essayait de s'imaginer la raison qui pouvait se cacher derrière cette lecture.

En passant près de lui, elle se pencha un peu vers lui, l'air de rien, lâchant en sondiv, d'un ton amusé :

« Dis donc, t'es pas un peu vieux pour potasser ça ? »

Un sourire s'était dessiné sur ses lèvres. Ca ne lui était pas arrivé depuis un bon bout de temps maintenance, mais la vision d'un atrien de son age se penchant là dessus l'amusait beaucoup. Une touche de légèreté dans son quotidien un peu tendu avec ses parents qui essayaient de la fiancer aux voisins. Ses yeux remontèrent du livre vers le visage de son interlocuteur, et elle se figea.

Pire : elle hurla. Comme si elle venait de voir une chèvre se mettre à parler. Un cri bref, court, mais intense. Des paires d'yeux se tournèrent vers eux, elle les ignora. C'était juste.... non. Impossible. S'il y avait bien UN endroit où elle se sentait à l'aise, où elle SAVAIT qu'elle ne pouvait pas voir Rubens, où elle ne pouvait pas se sentir sombrer à sa simple vue, c'était ici. Du moins, elle le croyait. Et de toute évidence, elle se trompait.

Ne réfléchissant pas 2 secondes, elle chopa Rubens par le col de son sweat, et le tira avec une telle force, une telle énergie, qu'il n'émit pas de résistance lorsqu'elle le força à se lever, le tirant jusqu'à un coin un peu plus tranquille que la terrasse du café. Là, elle le plaqua contre un mur -aucune utilité, juste marquer son énervement de manière claire et physique comme elle savait si bien le faire- et darda son regard ambré sur lui, espérant que son air menaçant agirait mieux que tous les sérums de vérité.

« Mais qu'eeeeeeest-ce que tu fais là ? »

Elle avait envie de continuer à crier, à parler trop fort, mais il ne fallait pas attirer l'attention, alors elle chuchotait fort. Sa voix s'éteignait sur la fin des mots tant elle la poussait. C'était difficile de hurler en chuchotant, vraiment ! Sa main lacha le sweat alors qu'elle se reculait un peu pour l'observer.

« Et c'est QUOI cet attirail? »

Vêtements sombres façon... façon atrien en fait, maquillage... Soit il venait de monter son groupe de rock punk, soit.... soit quoi d'ailleurs ? Non vraiment elle ne voyait pas d'autres raisons à peu près acceptable. L'option « j'ai participé à nouveau look pour une nouvelle vie » avec la nana brésilienne complètement barj qui gueulait des « maaaaagnifaïk » à tout va et des « maaaaaaah chéééééééwiiiiie » dans tous les sens -Meg était une grande fan- lui effleura l'esprit.... Mais c'était improbable. Impossible même. Cette nana était française, et du peu que comprenait Meg de la géographie terrienne, la France était trèstrèstrèstrès loin de Edendale.

Et son look n'était pas tant le problème.... que sa simple présence ici ! BORDEL, comment avait-il échappé à l'interdiction de son père ?


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MessageSujet: Re: Tu vas le payer cher, tu n'feras plus le beau | Rubara   Lun 21 Sep - 0:00


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J'aurais tant aimé que tu te traînes à mes pieds enfin pour sauver ta peau. Quand je balançais entre amour et haine prête à recommencer tout à zero oh, oh, oh, oh . Tu peux supplier, tout nier, tes mains sont liées, oh oh oh oh . Tu vas récolter ce que tu as semé - Tu vas le payer, La légende du roi arthur
Sa voix est une décharge électrique dans son échine. Elle ! Pas elle ! Elle ! Comme à l'habitude sa premier élan est d'avoir envie de la serrer contre lui, de rire de la bonne blague du « Rubens en atrien » et de l'inviter, un brin séducteur, à boire à verre. Comme à l'habitude il se répète que « ça va trop vite » et surtout, honnête comme elle est, elle serait capable de gâcher son plan. Mince ! A la base il pensait profiter de son infiltration pour la surveiller de loin, incognito. Genre, la suivre partout, observer sa vie quotidienne, avoir la preuve qu'elle sort avec Kleve… à cette pensée son coeur se serra mais bien vite l'image de Mae s'imposa. Donc, la suivre partout, s'affliger qu'elle sort avec Testostérone sur pattes et envoyer Mae dans les griffes de Kleve en guise de diversion. Son plan était parfait… ou pas du tout. Même pas commencé la filature qu'elle l'avait repéré ! Il est loin, très loin, le super agent du Secteur…

Ses yeux bruns rencontrent les siens, Rubens sourit et s'apprêtait à lever la main pour souffler un « coucou » avenant suivit d'un : une tasse de jesaispasquoi ? Maintenant qu'elle l'a découvert autant en profiter…. Il ne fait que profiter c'est tout, faudrait pas gââââcher si belle retrouvaille. Megara hurla tellement fort qu'il jurerait d'avoir vu ses amygdales.  Oh ça va ! C'est bon il n'a pas une tête aussi affreuse que ça quand même ! C'est HYPER vexant comme réaction ! Il avait mis du temps à bien se bichonner, mine de rien ça prend vachement de temps d'arriver à coiffer ses cheveux et il ne parlait pas du maquillage ! Entre le résidu de la veille pas parti avec le démaquillant qu'il faut enlever, les traces qu'il se met sur la joue et les mains… c'est très compliqué ! Elle est une fille, elle pourrait compatir quand même ! Pour un novice il se débrouille super bien ! Alors ouais il ressemble à un vampire mais c'est à la mode ! Oh et puis mince si elle ne voulait pas le voir elle n'avait pas BESOIN de hurler de la sorte ! C'est bon quoi il avait compris qu'elle le détestait – elle le frappait constamment si c'était pas une preuve ça ! -  qu'elle s'inquiétait même pas pour lui, c'était toujours un prétexte pour le virer du Secteur ! Ouais il était pas con, il avait tout compris de s'qui se passait dans sa caboche ! N'empêche un « que fais-tu ici ? » aurait été préférable…

Ah bah quand on parle de preuve qu'elle le déteste : elle le balança contre un mur ! Mal à la nuque à se faire tirer comme un animal et mal au dos à se faire projeter façon balle contre le mur, roh mais c'est pas possible elle essaie déjà de me tuer ! C'est bon j'ai pigé tu veux pas que je sois là ben désolée Grincheuse j'ai pas l'intention de partir pour te faire plaisir !

Rubens l'incendiait, râlait, mentalement mais son visage n'exprimait que de la déception et de la susceptibilité. Megara était plutôt dans la colère brute, son visage sombre, ses yeux transformés en deux fusils, ça ne lui plaisait pas. Enfin si, concrètement il adorait quand elle prenait ses grands airs et s'imposait tel Terminator pour mater toute rébellion. C'était à la fois diablement attirant et fascinant. Quand c'était contre les autres, quand lui il était du bon côté de la barrière… là il avait envie de lui montrer un vieil atrien qui se faisait embêter par deux jeunes : oh regarde un atrien sans défense, va le sauver Meg, va… Megara s'énerve, il pâlit, même en chuchotant elle trouve le moyen de l'impressionner. Rubens s'accroche à son bon droit d'être ici – ou presque on va pas chipoter sur la race – il était bien, c'est elle qui l'agresse, c'est elle la méchante. Elle va m'en foutre une c'te furie !  Et elle recommence avec mon look nan mais c'est pas possible !

Déjà fais gaffe à mon sweet c'est un cadeau !

Il se retient de lui balancer le « de ma mère adoptive » qui avait manqué de franchir ses lèvres. La honte, elle ne comprendrait pas. Par contre à la place une meilleure idée lui vint, une idée vicieuse qui ne servirait à rien puisque concrètement madame se faisait plaisir avec Kleve.

Un cadeau de ma meuf ! Alors bas les pattes !

Oui bon okay elle l'a déjà lâché mais c'était un très bon prétexte pour la repousser. Il en avait marre qu'elle le maltraite, à chaque rencontre il finissait avec des bleus. Les premiers jours ça sonnait « souvenirs » mais maintenant ça suffisait ! Ca pouvait même pas passer pour des marques atriennes alors non, c'est bon, il n'est plus son punching ball ! Il se sentait comme un gamin maltraité qui se rebellait contre les grands, Rubens se redressa et profitant de leur différence de taille la surplomba. Ca avait un côté agréable, de ne pas être celui qui s'en prenait plein les muscles pour une fois. Décidément depuis qu'il avait fugué Rubens ne se sentait plus, c'était libéré, délivré, dans sa tête et plus rien ne peut l'arrêter. Aussi il poussa le sentiment de domination un peu plus loin en l'attrapant par les poignets et la faisant basculer, inversant leurs positions. Megara contre le mur, Rubens qui l'empêche de fuir. Il pourrait la plaquer contre le mur sans problème là, avec ses yeux furieux qui le darde, le défiant presque d'aller trop loin. Elle va le bouffer s'il la touche, il se sent grand, impressionnant, il se sent un autre dans la peau de cet atrien. Rubens fit un pas vers elle, se sentant toujours plus grand à chaque millimètre parcouru ; les questions de Meg flottent autour d'eux mais tout ce qu'il voit c'est son regard furieux et son hurlement strident de tout à l'heure. Son regard dans le sien, sa manie de le frapper, Kleve qui l'a remplacé, lui qui ne pourra l'espionner… Rubens-l'atrien empoigna le visage de Megara pour l'embrasser, forçant sa bouche avec passion, s'imposant brièvement mais intensément. S'éloignant d'elle il lui souffla que c'était « parce qu'il a envie de la hanter, et la faire hurler pour de bonnes raisons ». Mais Rubens l'atrien n'existant pas vraiment, Rubens tout court se contenta de rougir à ses propres pensées et de s'énerver tout seul, autant contre Meg que contre lui-même.

Chuchote moins fort on va se faire repérer ! Qu'est-ce que ça peut te foutre que je sois là ?! Cet attirail c'est pour vivre incognito ! A partir de maintenant je m'appelle Jolan Darjeeling, je suis un Sapere et je vis chez ma copine ! C'est trop chaud de vivre dans le Bocal, y a trop de monde et on veut pas attendre ! C'est tout !


C'est surtout tellement pas vrai. Il pourrait lui avouer la vérité, elle pourrait même probablement l'aider ! Meg était la reine pour faire adhérer n'importe qui (et n'importe quoi) au mouvement Prodinas ! Son père avait même semblé l'apprécier ! Bon finalement non mais ça avait presque marché, une heure de plus et c'était dans la poche !  Mais ça le foutait en rogne ses réactions face à lui, elle pouvait pas être sympa ?! NOOOOON fallait qu'elle ordonne, frappe, pour obtenir des infos ! TORTIONNAIRE va ! Alors puisque c'est comme ça il ne lui dira rien ! Il se débrouillera sans elle et ce sera tant mieux !

Il n'avait pas du tout le sentiment d'exagérer la situation.

Si tu me dénonces je….

N'est pas génie du mal qui le veut. Perturbé par ses yeux toujours fixés sur lui, Rubens chercha une menace digne de ce nom pour lui clouer le bec. J'égorge toute ta famille. Il se fit peur à lui-même, un frisson désagréable le traversant. Je te dénonce aux humains. Heu ouais il n'a pas de preuves et il ne peut plus parler à son père. C'est moi qui te plaque aux murs maintenant. Trop tentant et pas sûr que ce soit très menaçant… oh si… ouais mais elle va crier au viole là ça craint…

Je dis à tout le monde que tu m'as kidnappé ! Mon père il va te tomber dessus un truc tu vas pas comprendre ! Et dans la foulée je raconterais que tu as fais ça car tu m'aimes encore comme ça ton mec va te larguer ! En faite, tu me dénonces je te fais passer pour une folle auprès de TOUT LE MONDE ! Et avec les bleus que j'ai à cause de toi que j'ai montré à Cora, ils vont tous me croire !


Rubens n'avait pas montré ses bleus à sa sœur, ce serait non-productif mais ce n'était pas le plus important. Non, le plus important c'était sa façon de chuchoter d'un air décidé, en lui donnant des pichenettes sur le front pour lui entrer sa longue menace dans le crâne. Il était sérieux, ridiculement sérieux.


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MessageSujet: Re: Tu vas le payer cher, tu n'feras plus le beau | Rubara   Jeu 24 Sep - 10:33



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Elle leva les yeux au ciel, peu touchée par la cause des sweats maltraités.

La phrase suivante en revanche lui fit l'effet d'un électrochoc... Sa MEUF ? Comment ça, sa meuf ? Il fallut quelques minutes à Megara pour imprimer l'information. Elle eut un sursaut d'indignation, avant de se rappeler qu'ils n'étaient techniquement plus ensemble. Alors pourquoi avait-elle ce sentiment très persistant qu'il lui appartenait ? Qu'il n'était pas censé être un cœur à prendre ? C'était probablement ce que ses amis et sa famille voulaient dire lorsqu'ils lui reprochaient de ne pas réussir à tourner la page. Peut être... En attendant, cette nouvelle la révoltait, mais elle ne voulait pas que Rubens le sache.

« Ah bon ? T'as déjà oublié ta rouquine humaine ? C'était du rapide. Tu te mets au speed dating ? »

Elle cachait sa colère et sa jalousie derrière une agressivité qui n'était pas inconnue à Rubens : il devait commencer à avoir l'habitude, à force. Tellement qu'il ne se laissa pas démonter par les attaques de Meg et, à la plus grande surprise de la demoiselle, décida de riposter. Pas verbalement comme il en avait l'habitude ... Non non, physiquement. Comme s'il venait de réaliser que le physique, justement, avait toujours été de son côté : il était plus grand qu'elle, plus large d'épaules, et en tant que mec, devait avoir autant de force qu'elle -probablement pas plus, elle était atrienne, une Adetir qui plus est. Cela dit, l'effet de surprise jouant grandement en sa faveur, il ne rencontra aucune résistance lorsqu'il l'attrape par les poignets, la retourna, et l'immobilisa contre le mur, juste 2 grands yeux ambrés qui le dévisageaient avec un mélange de furie, d'étonnement et de... Fascination. Un regard qu'il n'eut pas longtemps à soutenir puisque la seconde qui suivait, il l'embrassait. Il l'embrassait avec une telle ferveur qu'un instant, Megara oublia qu'ils étaient en guéguerre.  Elle oublia la trahison, la séparation, ... Elle oubliait tout en fait. Son cerveau, c'était le grand vide intersidéral. Quoique... Pas tout à fait vide. Il y avait bien cette petite flamme qui semblait se rallumer dans un coin alors qu'elle se disait que c'était ... Excitant.

Et la demie seconde suivante -oui oui il ne s'est passé qu'une demie seconde, l'espace temps des sentiments de Meg est très perturbé- tout s'effondrait. Parce que l'oubli n'était que bref, parce que tout lui revint en mémoire et notamment sa meuf et ses cadeaux. Elle voulut se défaire de son emprise, briser le baiser, mais il la tenait beaucoup plus fermement qu'elle ne l'aurait cru. Il lui rendit finalement sa liberté, et là, à peine avait-il fait un pas en arrière que PIF PAF POUF, la claque partait. Du coup c'était plutôt Biff Baffe Bouffe. Mais sans la bouffe. Si ce n'est qu'elle avait bien envie de faire de la pâtée de cet imbécile.

« Embrasse pas d'autres filles si t'as une meuf ! »

Oh, l'envie d'hurler était grande. Mais il ne fallait pas attirer l'attention, elle le savait, alors elle se contenta de chuchoter furieusement, ce qui lui donnait l'air encore plus cinglée que d'ordinaire -déjà que c'était pas gagné le reste du temps ...

Et le voilà qui en remettait une couche avec sa copine. Le bocal ? Minute mais la dernière fois qu'elle l'avait vu, il n'avait pas parlé de sa copine... Et connaissant Rubens, s'il était déjà avec elle, il n'aurait pas hésité 2 secondes à lui en parler et à rabâcher .... Ce qu'il faisait maintenant. Il s'était donc mis en couple avec elle entre temps, autrement dit il y a peu de temps... Et il emménageait DÉJÀ avec elle ?! La jalousie faisait son grand retour, rampante, vorace. En 2 ans de relation elle avait eut droit à une trahison et une présentation tardive -post-relation même- à son père, et il emménageait DÉJÀ avec l'autre pouffiasse ?! Oh elle allait se le faire.... Et pas dans le sens plaisant du terme. Plutôt dans le sens tu-vas-découvrir-aujourd'hui-la-vraie-définition-du-mot-souffrance du terme. Ses poings se serraient déjà, prêts à partir comme des fusées, quand il reprit la parole. La tension dans ses mains s'évanouit alors qu'elle haussait les sourcils. Le dénoncer ? Ah oui c'était  pas bête comme idée ça. Le plan initial c'était plutôt de le casser en deux -ou en 10... Même en 1000- mais si elle voulait achever ce jeune couple, et non pas juste Rubens, la dénonciation était un bon plan.

Un bon plan qui ne semblait pas plaire à Rubens, qui se mettait déjà à la menacer de tout et de rien pour s'assurer de son silence. Et c'était le retour de l'air ahuri de Meg. L'atrienne ne savait pas ce qui l'avait le plus sonnée dans son discours de dissuasion : son plan ridicule et qui pourrait pourtant fonctionner -tout le monde savait qu'à Edendale, l'humain avait toujours raison, et l'atrien toujours tort- ou le fait qu'elle venait d'apprendre qu'elle avait un mec ! Euh... Quel mec ? Elle avait bien envie de lui poser la question -ça et de lui fendre le crâne en 2- mais au dernier moment, elle réalisa qu'elle pouvait très bien jouer le même jeu que lui ! Bon certes, sa copine à lui était réelle et son mec imaginaire... Mais Rubens semblait déjà tellement persuadé de son existence qu'elle n'avait pas beaucoup d'efforts à fournir... Il fallait juste qu'elle maintienne l'illusion. Mais ça ne suffirait pas. Non, il fallait qu'elle le fasse rager, il fallait qu'elle ait un argument encore plus béton que "je vis avec ma copine" pour qu'il réalise que sa vie sans elle était MISÉRABLE, alors que elle, ELLE, elle filait la vie parfaite. Fallait juste trouver la recette de la vie parfaite, et, tout aussi important, trouver comment lui rabattre son caquet. Et puis ça fit tilt. Ses yeux s'illuminèrent alors qu'elle jubilait intérieurement d'avoir trouvé LA parade. Sa main s'empara de celle de Rubens alors qu'il lui infligeait une énième pichenette, le forçant à arrêter. Sans lâcher sa main, elle se rapprocha de lui, un air diablement sérieux sur le visage, alors qu'elle mourrait d'envie de rire de l'histoire qu'elle lui avait concoctée.

« Si j'étais toi je me tiendrais à carreau »

Répliqua-t-elle, ménageant un peu son effet de surprise. Juste un peu. Elle allait clairement tout cracher dans la seconde.

« Tu sais… Il y a une loi chez les Atriens qui condamnent ceux qui malmènent physiquement OU psychologiquement les atriennes enceinte ! Ton père et ses gorilles n'auraient même pas le temps de débarquer que MON peuple t'aurait déjà réglé ton compte pour t'en être pris à mon bébé et moi ! »

Elle avait chuchoté avec férocité, brandissant ce nouveau mensonge comme un étendard avec une certaine fierté.
Coup de poker. Elle espérait juste que Rubens n'avait pas eu le temps de réviser sa justice atrienne parce que clairement cette loi n'existait pas du tout du tout. Ou qu'il serait trop estomaqué par la nouvelle pour réfléchir au côté absurde de son mensonge. Elle profita de l'effet de surprise pour faire tranquillement les calculs dans sa tête si jamais il avait des questions plus précises, il fallait que son histoire soit béton. Les chiffres se baladaient dans sa tête, planqués derrière son sourire victorieux façon "HAHA ! C'est qui qui a la vie de couple la plus classe maintenant ?". Même si bon... Tout le monde ne considérait pas qu'être enceinte après quelques semaines de relation était LE BUT de toute une vie. Et alors ? Peut être que c'était plus vieux ! Peut être que elle aussi elle avait trompé Rubens ! Peut être qu'elle était enceinte de quelques mois déjà, chez certaines filles ça ne se voyait pas beaucoup... Peut être que... Oh. Oooooh. Oh merde ! Il n'allait quand même pas croire qu'elle était enceinte de lui quand même, si ? Elle n'y avait pas pensé à ça !

Elle ouvrit la bouche, s'apprêtant à préciser que c'était de son nouveau mec qu'elle était enceinte, mais se ravisa... Ce serait trop suspect d'insister autant. De toute façon avec sa nouvelle copine en tête, Rubens n'allait probablement même pas penser à cette hypothèse !
Elle lâcha d’une main celle de Rubens pour la poser d’un air protecteur sur son ventre.

« Alors tu vois, si tu viens nous faire chier avec tes mensonges de kidnapping, c’est toi  qui va payer cher ! »

Parce que elle, elle ne mentait pas, hein. Pas du tout….


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MessageSujet: Re: Tu vas le payer cher, tu n'feras plus le beau | Rubara   Jeu 24 Sep - 22:20


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Il est assez compliqué de dire qui de Meg ou de lui-même Rubens préfère. En cet instant précis où il l'embrassa à n'en plus pouvoir respirer, il l'aimait à s'en damner… et était fichtrement fier de lui ! Galvanisé par son propre rôle, il laissait sortir l'audacieux (et suicidaire, c'était pas dit qu'elle ne l'éventre pas) qui vivait en lui. Il la sentait réagir, lui répondre et cela lui donnait des ailes. Tellement d'ailes qu'il virait fusée, prêt à tout même s'ils étaient dans la rue, que des passants pouvaient jeter des regards agacés ou – pire – Mae passe. La connaissant elle serait venue applaudir… Il a la déclaration qui le brûle, l'envie de l'asphyxier ; ses pressions sur ses lèvres, ses mains qui se promènent, il pourrait abandonner sa raison qu'il juge stupide, balancer ses peurs d'engagements et affronter son père, si elle se tient à ses côtés. Il pourrait. Mais il pense, parce que Rubens pense énormément, parce que c'est un spontané qui réfléchit trop. Une espèce rare de troll qui sévit uniquement à Edendale et, pas de chance, ça s'attaque aux Meg. Il se rappelle d'un bloc les raisons qui l'ont poussé à tromper Megara, la peur prend la place de l'amour ; il a le visage de son père, la voix de sa sœur, dans les oreilles. Ouais. Nan. Pas maintenant. Trop jeune, trop tôt, trop tout. Alors il l'agresse, parce qu'elle déconne grave quand même ! Qu'elle le malmène et plus merde, elle pourrait faire au moins l'effort de s'enlaidir ! Ca serait plus facile pour tout le monde ! Il y avait tellement de raison de la pourrir, c'était tellement plus simple et le fait d'avoir cédé à la tentation ne l'aidait pas à être doux. Avec lui c'était un peu l'idée du : paye le prix de ma faiblesse, subis mon trollage.

La gifle aida pas mal aussi. Elle est de mauvaise foi ! Elle a un mec ! Elle m'a répondu ! Fais pas comme si t'étais une sainte, démon tentateur !  Raaaaah ça l'énervait ce foutu discours comme quoi les mecs qui trompe leur copine sont des salauds mais quand c'est des femmes, c'est du féminisme ! C'est bon mince l'égalité ça marche partout ! Soit tout le monde se trompe, soit personne ! En l'occurrence c'est tout le monde alors me gave pas ! Il se fit quand même la réflexion qu'il ne la frappera jamais – il est une brute LUI – mais une pichenette, ça il pouvait se le permettre ! Fort de cette injustice, Rubens se lança dans un mensonge très élaboré où il irait faire sa petite vie avec sa chérie mystère. Lui qui n'était pas foutu de sortir plus de deux ans avec quelqu'un sans se sentir en prison… avec Cyan il avait battu tout les records du syndrome : « j'étouffe, libéré, délivré, je l'ai largué »…. mais étrangement elle gobe le mytho semble t-il. T'es crédule. T'as pas DU TOUT compris les raisons de notre rupture. Okay. Il n'a pas été peut-être hyper clair et limpide quant à son départ mais quand même… il lui faut quoi ? Des néons qui clignotent et un avion dans le ciel qui s'balade avec son ruban ?

Et Meg lâcha la bombe qui arrêta ses raleries. Qui arrêta son envie de l'étrangler, qui éteignit la supériorité moqueuse dans son regard. Tout disparaît, remplacé par deux yeux globuleux qui s'agrandissent, s'agrandissent, alors qu'il va de son ventre à ses yeux. Il rougit, pâlit, mayde mayde on le perd. Ah ! Une tentative de communication ! Rubens s'étrangle avec ses mots alors qu'elle poursuit, elle aurait pu l'achever à coup de pelle que l'effet aurait été le même.

C'est une blague.
C'est une putain de blague pas drôle.

Elle ne peut pas être enceinte, c'est pas possible ! Pas si vite ! Mais… mais… mais… eux ils avaient mis cinq mois et quarante-deux jours avant de passer le cap, il lui avait sortit la totale : les fleurs, les bougies, la musique d'ambiance… alors oui ça n'avait pas été parfait… mais il se rappelle son regard surpris et amoureux quand ils étaient entrés dans le petit nid de paradis. C'était confortable, moelleux, tout ces coussins et ces matelas. Rien n'avait été prévu mais c'était quand même un peu téléphoné, fallait pas sortir d'Harvard pour comprendre que : chemin de rose + bougies + musique =  bang, bang on fait d'la gym sous la couette ♪ Pourtant ça avait été sympa, Meg avait été très patiente, elle l'avait laissé parlé pendant encore trois heures avant qu'il n'ose changer la musique et se rapprocher d'elle. Ca avait été tellement doux, tellement agréable… Il est vrai que son mp3 qui passe The Monster c'était peut-être pas l'idéal mais bon, du classique ça se remet. Bon. Le moment où il a dû cesser de la regarder dans les yeux après vingt-minutes de « j'y vais ? Je la désabille ? » c'était pas cool, il était bien lui, il aurait bien fait la vingt et unième minute mais les bougies ont cramé des coussins. C'était moche à voir… Bah ! Rubens sourit en y repensant. Quand même, c'était beau. Les cinq minutes les plus belles de toute sa vie. Et puis franchement, qui pouvait se vanter d'avoir fait sa première fois dans une cabane de tissu au coeur du cimetière ? Hein ?  PERSONNE ! Une vraie princesse.

Il l'avait considéré comme une foutue princesse et elle en vraie traînée elle se fait engrosser par Kleve !! JE VAIS LE MASSACRER ! T'étais tellement précautionneuse mais maintenant c'est bon, fais péter la culotte, youpla c'est la foire ! Meg est en solde, faites vous plaisir !

Il veut la massacrer.
Vraiment.

La jalousie ne se contente pas de palpiter dans ses veines, à fleur de peau. Il n'a pas les poils debout et l'écume aux lèvres. Il ne la regarde pas d'un regard de fou. Il est la rage brute. Fixe, désespérément fixe, il la regarde sans un mot, sans un cillement. Son corps tremble tellement il retient la fureur qui frappe ses tempes. Laisse moi sortir, hurle t-elle, laisse ta colère se déverser sur elle, hurle les mots que tu penses, cries les insultes et va le trouver pour découvrir de quelles couleurs est le sang des atriens. Hurle Rubens, tu en crèves d'envie ; arrache cet enfant que tu exècres. Ne soit pas gentleman, bat toi, brise le ! Brise la ! Brise les tout les deux à t'en faire mal aux mains !

Je le tuerais pour ça
Je le tuerais crois moi
Je n'ai plus rien à perdre si tu n'es plus là

[x]

Le geste de trop, elle touche son ventre avec affection et l'étincelle qui croyait que c'était un mensonge, cette toute petite étincelle folle et naïve, se meurt quand elle a cette douceur dans le regard. Elle est enceinte. Vraiment. Elle, si jeune pourtant, porte un enfant. Elle, mon amour que j'ai rejeté avec tant de stupidité, porte un enfant qui n'est même pas de moi. Un véritable homme se bat pour sa Dame, il saigne pour elle, alors bat toi  Rubens ! Bat toi. Elle est enceinte d'un vieil atrien  tout laid qui perd son prestige. D'un Ken tatoué qui n'a pas de jugeote. Il pourrait s'agir de la meilleure des personnes qu'il lui trouverait tout les défauts du monde. J'ai envie de pleurer mais la rage empêche les larmes de couler. Kleve et Megara, parents.


Il n'y avait qu'une femme et c'était toi
Je le tuerais dix fois
Je le tuerais cent fois
je me fous de mon âme
Je l'ai perdu déjà, en te perdant


Deux semaines seulement et la voilà en cloque. Il se dit bien qu'elle est jeune mais il l'imagine mère et tout concorde. Deux semaines, c'est rien, c'est vraiment rien. Ils s'y sont pris dès le premier soir et n'ont pas arrêté depuis… elle n'a pas l'air de regreter son erreur… ce n'en est peut-être pas une ? Coup de foudre ? C'est soudain, brutal, ça a dû leur tomber sur la gueule. Deux semaines.

Deux semaines ça ne se voit pas.
Ca se dissimule, ça s'ignore, peut-être qu'elle l'ignorait qu'elle était enceinte.
Peut-être que la nouvelle est très, très, récente.

Espoir fou, absurde, plus fort que la rage et les larmes, un espoir dément qui le fait sourire. C'est possible ! C'est même plus probable ! Ils ont été prudent mais les couac existent ! Et d'eux naissent la plus part des familles ! Oui ! C'est dément, fou, c'est pas du tout ce qu'il voulait, mais alors vraiment pas. Ca lui fout sacrément les jetons même car il est trop jeune pour ça et puis son père va le tuer… mais quand même… après la peur de la croire enceinte de Kleve, c'est une immense joie de comprendre qu'il est le père.

C'est moi le père, hein ?

Un hybride, ça va adorable ! Il ne réalise pas encore ce que tout cela signifie, il ne ressent que l'allégresse du soulagement. Je vais être papa. Oh mon dieu, je vais être papa !!! La joie transforme son visage, ses muscles se détendent. Je vais être papa ! C'est fou ! Pas kleve !  Moi ! MOI ! Elle est à moi pour l'éternité, pas à ce salaud, à moi ! Et à cause de la rupture elle n'a même pas osé me le dire ! Dire qu'elle allait endurer ça toute seule… ma pauvre petite atrienne. Il la couve d'un regard tendre où il ne s’embarrasse même plus à cacher ses sentiments. Il a complètement oublié sa « meuf mystère ». Il a tout oublié, son coeur est dopé à la joie. Il a envie d'hurler mais de bonheur cette fois.

Je vais être papa !

C'est raté pour la discrétion, non seulement il hurla en levant les bras au ciel mais il s'élança pour l'embrasser avec fougue. Je vais être papa ! On va avoir un mini nous, ça va être merveilleux, tu verras, merveilleux.

Oups pardon !

Il s'écarta d'un bond, je lui ai pas fais mal à te presser contre moi ?

C'est le plus beau jour de sa vie
.


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MessageSujet: Re: Tu vas le payer cher, tu n'feras plus le beau | Rubara   Mer 14 Oct - 19:36



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Rubara
Une fois la bombe lâchée, Megara eut un instant, un très court instant, pour jubiler. Elle vit toutes les émotions défiler sur le visage de Rubens. De ce côté-là, son cher et tendre était très transparent, tout se lisait dans ses yeux et sur sa tête. Là… ça ne ressemblait pas à grand-chose, les idées se bousculaient très clairement dans sa tête, et Meg fut un instant fière de ce qu’elle venait d’inventer. C’était l’idée de génie ! Elle lui rabattait ENFIN le claquet ! Il pensait la faire braire avec sa nouvelle copine ? PERDU ! Elle avait mille fois mieux. Oui, c’était sa victoire, enfin ! En tout cas, c’est ce qu’elle crut un moment. Elle s’apprêtait déjà à faire la danse de la victoire –intérieurement, bien entendu- et à narguer Rubens avec sa nouvelle vie tellement parfaite : petit ami, bébé, quoi de mieux ?

Naturellement, c’était sans compter sur Rubens….

Ses sourcils firent un bond au dessus de ses yeux à sa question. Elle ne pouvait pas dire qu’elle n’y avait pas pensé, puisque l’idée lui était bien venue, mais elle espérait sincèrement que Rubens n’y penserait pas, qu’il se laisserait juste bouffer par l’envie et la jalousie parce que des deux, c’était ELLE qui vivait heureuse en couple –enfin, à Mensongeland, ça allait de soi. Au lieu de ça… non. Rubens ramenait ENCORE tout vers lui. Il était pas croyable ce type ! Il méritait qu’elle le mette face au VRAI père de l’enfant ici et maintenant ! Evidemment… pour cela il faudrait qu’il y ait un VRAI père. Et pour cela un VRAI enfant.

« T’es pas le centre du monde ! Ca pourrait très bien… »

Elle s’interrompit parce que Rubens se mettait à hurler et à jubiler. En soi, ce n’était pas tant un problème, sauf que dans son élan, il crut bon de se jeter à ses lèvres.  Ses yeux s’écarquillèrent jusqu’à devenir des soucoupes, elle n’eut même pas la force de le repousser, trop sonner par son approche pour le moins soudaine. Comme si son instinct de survie se réveillait enfin, il recula de lui-même, mais sa jovialité était toujours là.
S’il avait eu des confettis et des trompettes à disposition, c’était la fanfare de l’école et les feux d’artifice du carnaval qui débarquait –et la discrétion avec lui. Toute la rue était au courant maintenant, bonjour le secret de polichinelle ! Elle allait lui en coller une pour révéler ça à tout le monde ! Elle s’apprêta à lui coller sa main dans la figure pour la 2eme fois, mais s’interrompit en réalisant autre chose : au lieu de s’offusquer de son manque total de discrétion, ne devrait-elle pas commencer par calmer ses ardeurs ? Non parce que… le mensonge c’était bien beau et tout, mais concrètement, dans 9 mois, comment allait-elle expliquer l’absence d’un bébé ? Ca, elle n’y avait pas pensé ! Dans sa tête, Rubens crevait de jalousie, s’énervait, la totale, mais ne s’en mêlait pas plus que cela. Mais là, le « Je vais être papa ! » lui mettait un sacré doute. Il était capable de vouloir l’accompagner chez  la gynéco pour voir les photos du fœtus, cette andouille ! Et là, qu’allait-elle dire ? « Oups, fausse alerte ! » ? Bah bien su…. MAIS OUI ! Une fausse alerte ! C’était ça la solution miracle ! Les fausses alertes, ça arrivait souvent, non ? Bon en fait elle n’en savait rien… Mais Rubens probablement pas non plus !
Bon, certes, elle ne pouvait pas lui balancer comme ça que c’était du flan, mais elle pouvait AU MOINS préparer le terrain pour amener la vérité. Ouais, c’était pas mal comme stratégie.

Essayant de prendre un air songeur, elle croisa les bras pour se donner un semblant de contenance alors qu’elle s’efforçait de trouver une manière convaincante d’amener l’information.

« Calme ta joie ! »

Elle aboyait plus qu’elle ne parlait… Non, mauvaise idée. Elle ne devait pas être agressive. Mais c’était plus fort qu’elle ! Il la stressait à réagir ainsi alors qu’il était JUSTE censé crever de jalousie, pas fêter la fête des pères en avance ! Rubens était définitivement un cas désespéré….

« Tu sais les test de grossesse… c’est pas hyper fiable »

Ajouta-t-elle, plus calmement, lui lançant une œillade prudente, espérant qu’il allait mordre à l’hameçon. Si elle jouait bien, elle allait pouvoir éteindre le feu de forêt avant de tout crâmer.

« En plus je l’ai fait hyper tôt, ça n’veut rien dire ! »

Est-ce qu’elle ne se justifiait pas un peu trop ? Probablement que si… Mais avec Rubens, pour faire passer un message, il fallait parfois être TRES LOURD. Alors elle faisait de son mieux. Avec un peu de chance, son enthousiasme allait directement faire marche arrière avec ces simples mots… même si elle n’y croyait pas au fond. Borné comme il était, Rubens avait probablement gravé dans son cerveau la naissance de cet enfant imaginaire, et elle allait devoir redoubler d’effort pour se sortir de ce mensonge dans lequel elle avait elle-même plongé la tête la première.

« Et il peut se passer pleins de choses avant l’accouchement »

Ajouta-t-elle, songeant qu’en insistant encore et encore, Rubens allait se mettre dans le crâne la possibilité qu’il n’y ait jamais d’enfant. Et pour cause, l’enfant en question n’était qu’une stratégie foireuse et foirée de Megara.


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Dernière édition par Megara Hendrickson le Ven 30 Oct - 21:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Tu vas le payer cher, tu n'feras plus le beau | Rubara   Dim 18 Oct - 22:54


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J'aurais tant aimé que tu te traînes à mes pieds enfin pour sauver ta peau. Quand je balançais entre amour et haine prête à recommencer tout à zero oh, oh, oh, oh . Tu peux supplier, tout nier, tes mains sont liées, oh oh oh oh . Tu vas récolter ce que tu as semé - Tu vas le payer, La légende du roi arthur
Il ne l'écoutait pas parce que c'était LE PLUS BEAU JOUR DE SA VIE. Après leur mariage évidemment. Et la naissance de l'enfant. C'était absurde comment cette nouvelle lui faisait perdre pied, comment elle ébranlait toutes ses certitudes et convictions. Il y en aura pour raconter que ce n'était pas bien étonnant que le jeune Cassidy soit enthousiaste par la paternité, après tout n'avait-il pas toujours été prévenant ? N'avait-il pas eu ce petit côté protecteur avec les plus jeunes et une certaine tendance à dire « avec mon fils j'espère... ». Ces gens s'imaginent des choses, car en vérité tout cela n'avait aucune espèce d'importance. Les sentiments de Rubens n'avaient rien de rationnel, ils n'étaient pas dictés par la raison ou par une suite logique d'événement. Ainsi, à ceux qui s'étonneront, à ceux qui diront : « mais tu voulais te faire un harem avec les femmes de la ville », il ne répondra même pas car il n'y pensait déjà plut. C'était un sentiment fou, incompréhensible, qui montait en lui et l'avait fait exploser de bonheur. Une nouvelle inattendue qu'il ne savait même pas avoir autant désirée. En une phrase, elle l'avait fait prendre conscience qu'il était prêt à déclencher une nouvelle guerre pour préserver leur petit hybride ; que la personne la plus précieuse de son univers c'était elle et l'enfant. Pas de ces mots que l'on dit à la personne que l'on aime, non, c'était une promesse : vous êtes mon univers et rien, absolument rien, ne saura un jour vous supplanter. Ma vie, maintenant, je vous la dédie. Chacun de mes actes sera liés à cet heureux événement, à ce bonheur immense, à ce cadeau, qu'elle lui fait. Dire qu'il l'avait quitté ! Mais comment avait-il pu être assez fou pour faire ça ?! Il ne la regardait pas avec amour, c'était de la passion mélangée à de l’idolâtrie. Elle est parfaite, son atrienne.

Son atrienne rébarbative qui tire la tronche, son atrienne blasée qui croise les bras et se la joue calme et décontractée. Il ignore si elle fait ça pour se donner un style mais ce côté je m'en foutiste ça ne lui plaît pas du tout, mais alors vraiment pas. On parle de nous là, un peu d'enthousiasme que diable !

Bien sûr que si c'est fiable.


Rétorqua t-il du tact au tact alors qu'il n'y connaissait absolument rien. Il ne savait pas vraiment à quoi ça ressemblait – dans les films c'est un plastique mais ça lui semblait très abstrait quand même ; et puis il ignorait comment ça fonctionnait (faut l'utiliser au toilette, faire pipi dessus mais on peut pas car comment elle viserait assise ? Nan y a un truc qui clôche mais il ira jamais demander comment ça marche !). Megara insistait, essayant de le faire douter mais ça ne prenait pas : c'est fiable et c'est moi le père. Il ne pouvait pas imaginer qu'il s'agisse d'un autre que lui. Se dire que c'était Kleve faisait revenir la rage et la tristesse dans son coeur, non, c'était lui le père ! Il le voulait tellement cet enfant, il n'allait pas le donner à un autre ! Il le méritait ! Pas Kleve !

Rubens était prêt à rétorquer toute la soirée les arguments de Meg mais son dernier le fit froncer les sourcils et il cessa – miracle – de s'agiter. Minute papillon. Elle insistait beaucoup, okay, mais sa dernière remarque faisait carrément froid dans le dos. C'était comme dire « il ne rien se passer de grave », ça porte la poisse et y a un truc de grave qui arrive ! Mais elle est complètement folle !!

Mais arrête de dire ça tu vas nous porter malheur !!

Derrière eux quelques passants continuaient de ralentir le pas, d'autres s'en allaient colporter la rumeur. Rubens en avait rien à cirer, il la regardait avec des soucoupes à la place des yeux, fulminant entre ses dents d'avoir une p'tite femme pareil.

Tu ne le veux pas ou quoi ?!

Oh mon dieu. Elle en veut pas. Il bugua – vraiment – incapable de réfléchir et d'agir en même temps. Le test peu fiable, l'annonce d'un drame… elle en veut pas ! Elle va se faire avorter ! Silence total dans son esprit. Lentement la voix de sa conscience lui rappelle ce que tout homme doit faire en cette situation : communiquer. Un enfant n'est pas chose à prendre à la légère et Rubens en est parfaitement conscient, si elle n'en veut pas ils doivent en parler, pourquoi elle agit ainsi, pourquoi lui est-il dans cet état d'esprit et, ensemble, trouver une solution. Mais s'imaginer qu'elle ne veuille pas de l'enfant le blesse énormément, c'est un coup de poignard dans son coeur. Dit quelque chose. Megara se tait, elle a terminé ses remontrances, ses avertissements. Dépité, blessé, il a le regard d'un chiot larmoyant. Mais...mais… et là il voit enfin l'horrible vérité : il est le seul des deux à s'enthousiasmer. Elle s'est fait à la nouvelle… se dit-il pour se redonner du courage mais alors, pourquoi est-elle si distante ? Peut-être qu'elle se prépare aux pires car les grossesses atriennes sont compliquées ? Ce serait logique… l'idée lui donne du baume au coeur, non, elle ne peut pas refuser d'avoir un enfant de lui, impossible. Ce serait pourtant très possible au vue de leur relation mais passions, Rubens ayant déjà prouvé une bonne centaine de fois qu'il ne retenait que ce qui l'arrangeait. Elle a répondu à son baiser, lui a annoncé sa grossesses, preuves multiples qu'elle voulait fonder une famille avec lui. Et si elle l'aime un peu moins qu'avant ce n'est pas grave, qu'elle le dise et il ira lui ramener la lune pour la conquérir ! Elle n'est peut-être pas aussi prête que lui ? Oh mais il a de la confiance pour deux ! C'est donc de force que Rubens lui prit les mains d'une poigne ferme.

Me répond pas. J'ai compris.

Un silence où il lui sourit avec douceur. Il n'a rien compris, vraiment rien compris mais tout heureux, toute à sa joie il refuse de voir les signes.

Tu as peur de t'emballer.

Ce n'est pas vraiment ça Rubens… écoute ta conscience, soit objectif et tu arriveras à voir qu'il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans cette histoire. Qu'il y a des questions que tu dois poser. Que feras-tu si l'enfant nait avec la blondeur de Kleve ? Que feras-tu s'il n'y a rien ? Qu'elle a dit ça pour t'énerver ? Que feras-tu en réalisant qu'elle te provoquait, que son aveu n'a rien d'une déclaration ? Arrête de transformer tes souvenirs Rubens, vouloir n'est pas rendre réel.

On va aller à l'hosto ! Tu vas faire une prise de sang et on sera sûr que tu es bien enceinte ! Et puis on saura aussi si tout va bien. Je peux demander à Mae de nous trouver une gynécologue super ! Tu as pas à avoir peur car je serais là, tout le temps, à chaque instant je serais à tes côtés. Y a des mecs salauds qui abandonnent leur copine, ben pas moi ! Je vais te bichonner Meg, ce sera 9 mois exceptionnel ! Si géniaux que tu voudras tout de suite recommencer ! Il rit en ajoutant un « je blague » qui n'était peut-être pas une blague. Par contre je ne sais pas où est l'hosto… vous en avez un ? On va dans la ville ? Je téléphone à Elyan ? Elle connaît du monde.

Silence. Il a des milliards d'autres questions à lui poser mais il la sent stressée, elle est toute distante là ça va du tout. Il lâcha ses mains pour frictionner ses épaules, comme si la tension de Meg n'était qu'une vague de froid. Il garda ses questions pour plus tard et l'inquiétude quant à la grossesse compliquée des atriennes, il les posera à la gynécologue. Elle le rassurera, oui, aura une réponse pour chacune de ses questions. Paraît qu'il y a des gynéco hommes. Merde, s'ils tombent sur un mec il fait quoi ? Pas moyen qu'il s'approche de sa meuf, Doc ou pas il le dégage et Megara devra attendre les contractions pour être sûre qu'elle va être mère !!

On y va maintenant !! J'ai mon vélo chez Mae ! Il avait reprit sa main avec poigne, se détournant de Meg il commença à marcher puis s'arrêta pour la regarder avec un sourire amoureux. T'en fais pas ma furie, ça va bien se passer.
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MessageSujet: Re: Tu vas le payer cher, tu n'feras plus le beau | Rubara   Dim 1 Nov - 11:58



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Rubara
Elle pinça les lèvres en le voyant la contredire obstinément, comme refusant d’admettre que le test pouvait s’être trompé. C’était toujours ainsi avec Rubens : quand il avait une idée en tête, il ne l’avait pas ailleurs. VRAIMENT pas. Il pouvait même en devenir très lourd, Meg en avait été témoin. Et le voilà qui recommençait… Il avait commencé à envisagé sa vie de père, maintenant, il ne semblait pas concevoir que ça puisse être autrement. En attendant…. Meg n’était PAS enceinte, et il allait falloir trouver un moyen de le lui faire accepter.

La subtilité, Megara pouvait oublier : Rubens y était allergique, il n’y comprenait rien. Sauf qu’à part se mettre à crier « Mais je suis PAS enceinte », elle ne voyait pas trop comment lui rentrer l’idée dans le crâne. Sauf que plus elle essayait de préparer le terrain, plus le jeune homme devenait agressif, attirant encore plus l’attention des passants, jusqu’à la confronter sur le fait qu’elle ne voulait pas d’enfant.

« J’ai 20 ans ! Pourquoi je voudrais d’un gamin ? »

Elle avait presque hurlé, mais c’était plus fort qu’elle. Elle s’était retenue de tout dire. De lui dire qu’elle ne voulait pas d’un enfant hybride, que c’était trop compliqué, de lui dire qu’elle ne voudrait pas d’un enfant avec lui, il l’avait trompée et abandonnée comme une vieille chaussette. Elle se retint, mais les larmes lui étaient déjà montées aux yeux tant le sujet était délicat. Bon sang… comment en était-elle arrivée là alors qu’elle voulait juste foutre les nerfs à Rubens ? On ne pouvait pas dire que c’était une grande réussite…

L’information sembla passer à 10 000 lieux au dessus de la tête de Rubens. Il s’était emparé de ses mains avec force, lui faisant presque mal, reprenant la parole. Elle le regarde avec des yeux ronds mais encore un peu embués. De s’emballer ? Euh… comment est-ce qu’il est passé de « je suis trop jeune pour avoir un gosse » à « je préfère pas trop m’emballer » ? Non là elle ne voit pas.  Elle ouvrit la bouche, prête à le rembarrer illico, mais le flux de mots qui s’échappa de la bouche de l’humain la coupa net.

Ses yeux s’écarquillèrent au fur et à mesure que Rubens continuait de déblatérer. Elle ne savait pas ce qui lui faisait le plus peur : qu’il s’emballe autant pour un enfant qui n’existait pas, qu’il allait la détester dés qu’il saurait qu’elle avait menti, qu’il était capable de plaquer sa copine du moment pour son ex enceinte ?
Et le voilà qui commence à lui frotter les épaules comme si elle lui avait juste dit qu’elle se les caillait… Mais non, NON ! Il n’allait pas effacer tout le mal qu’il avait fait avec un simple geste attentionné !

Elle ne savait même pas par quoi commencer pour mettre fin à ses ardeurs… Trop tard, Rubens l’entraînait déjà avec lui et ses jambes suivaient sans même qu’elle ne les contrôle, mais dans sa tête c’était la panique. S’ils faisaient les tests, Rubens verrait qu’elle n’était pas enceinte, il saurait qu’elle avait menti… et il ne lui pardonnerait jamais un mensonge sur ce sujet ! Pourquoi avait-il fallu qu’il s’emballe de la sorte ? Il était juste censé être jaloux comme un poux, pas heureux comme un pape ! T’entends Rubens ? LE POUX, PAS LE PAPE ! Elle mourrait d’envie de le lui crier, mais ses lèvres étaient comme scellées, son regard perdu dans le vague. Comment faire ? Comment s’en sortir ? Comment s’échapper de cette situation qu’elle avait créée de toute pièce ? Quelle écervelée elle était d’avoir cru que c’était une bonne idée ! Elle avait perdu une sacrée belle occasion de se taire !

Elle se stoppa brutalement dans la marche, pilant, et arrêtant Rubens dans son élan.

« On ne peut pas aller à l’hôpital ! »

Elle avait presque hurlé dans la panique, et elle était blême, blanche comme un linge. L’hôpital, c’était la catastrophe ! Non seulement il allait savoir qu’elle avait menti, mais en plus TOUT LE MONDE allait le savoir. Non non non, c’était hors de question !

« Il n’y a pas d’hôpital dans le secteur, on ne peut pas aller à l’hôpital humain ! Tu sais que les hybrides sont vus d’un mauvais œil ! Personne ne peut savoir ! Et puis imagine ce qu’ils lui feront ? Ils nous le prendront pour faire des expériences dessus, on ne peut pas aller à l’hôpital ! »

Elle implorait presque, prenait un regard de chien battu, croyait presque à son propre mensonge tant elle défendait avec véhémence cet enfant inexistant. Mais si elle était vraiment enceinte, si elle allait vraiment avoir un enfant, elle ne voudrait véritablement pas l’exposer à cela ! L’hôpital des humains, c’était hors de question ! Et il n’y avait pas d’hôpital dans le Secteur, bien sûr. Des soigneurs, au mieux… Et elle n’était pas certaine d’avoir envie qu’ils sachent. C’était petit, le secteur, un vrai nid à commérage ! Balancez l’info à un clampin, et tout le quartier le sait dans l’heure qui suit.

« On peut… on peut aller une soigneuse que je connais bien »

Proposa-t-elle faiblement. Une amie de la famille. Peut être que si elle la suppliait, elle mentirait à Rubens en lui disant que oui oui, Meg était bien enceinte il y a 24H mais POUF, pas de chance, la grossesse s’était annulée. Evidemment ce genre de choses n’existait pas, mais Rubens n’était pas censé le savoir, elle pouvait bien lui faire gober que de temps à autre elle ça arrivait chez les Atriens… Ouais, c’était son meilleur plan ! Et après ça… Elle devrait implorer Adgyra de ne surtout pas en toucher un mot à sa famille. Heureusement pour elle, aux dernières nouvelles, Adgyra n’était pas TROP anti-humain. Pas tellement pro-humain non plus mais ça ferait l’affaire…

Tournant les talons, elle prit les devants forçant Rubens à la suivre, ayant trop peur qu’il change d’avis, la prenne dans ses bras et la porte jusqu’à l’hôpital. Il en était capable. S’il y avait bien une chose qu’avait appris l’Atrienne sur Rubens, c’était qu’il était capable de TOUT. Et pas toujours pour le meilleur, même souvent pour le pire.

Le secteur était petit quand on savait comment s’y promener, et ils arrivèrent dans l’humble demeure d’Adgyra la soigneuse en un rien de temps. C’était une femme d’age moyen, de la tribu des Wanelace. Adgyra avait suivi Lenaic et Megara depuis leur plus jeune age, elle les connaissait donc très bien. Meg entra d’ailleurs chez elle sans même frapper à la porte.

« Megara-Okma ! Quel plaisir de te voir ici ! Oh, et tu me ramènes quelqu’un ? Bonjour Okma, comment t’appelles-tu ? »

Instant de panique ! Est-ce que Rubens connaissait assez bien l’atrien pour répondre ? Elle ne savait pas quel prénom elle devait lui donner. Il essayait de toute évidence de passer inaperçu…  Avait-il un nouveau prénom d’emprunt ? Bordel, ils auraient du en parler avant !

« C’est un ami… il est timide, ne lui fais pas peur Adgyra »

Dit-elle finalement, mal à l’aise, essayant d’adopter le ton de l’humour même si elle était en crise d’angoisse interne. Rubens, timide… C’était la meilleure blague de l’année ça ! Mais avec un peu de chance, la soigneuse ne lui poserait pas trop de questions. Cela dit, elle venait de réaliser quelque chose qui la rassurait sacrément : aux dernières nouvelles –qui remontaient certes il y a très longtemps- Rubens parlait un peu sondiv mais… pas couramment. Avec un peu de chance, elle pourrait jouer l’interprète et donc lui raconter n’importe quoi ? En croisant très fort les doigts pour que Adgy ne la corrige pas. Et pour que Rubens ne décide pas tout simplement de balancer qu’il était humain….


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MessageSujet: Re: Tu vas le payer cher, tu n'feras plus le beau | Rubara   Dim 15 Nov - 20:23


L'amour quel idiot

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Il fut tenté de la pousser de force, de ne pas l'écouter geindre car il craignait que sa peur l'a paralyse mais elle eut raison de s'imposer. Son emportement ramena Rubens sur Terre. Elle a raison, s'ils vont à l’hôpital ils pourraient tomber sur des gens peut recommandable… à la simple pensée que son enfant puisse être utilisé comme cobaye le fit frissonner d'horreur. Désolé d'être un idiot qui s'emporte. Il se rapprocha d'elle pour la réconforter, faible face à ces yeux mais Megara n'était pas d'humeur. La jeune femme prit les choses en mains, l'entraînant auprès d'une soigneuse ce qui ne gênait aucunement Rubens. C'est bien, elle accepte de s'occuper de sa grossesse, de faire les choses bien. Pendant un instant elle lui avait fait peur en lui disant qu'elle « n'avait que vingt ans » et il la sentait très tendue, ce qui l'inquiétait mais finalement ça allait… elle était à fleur de peau et lui-même n'étant pas malin avec son hosto l'avait inquiété. Tout était bien qui rentrait dans l'ordre.

Tout content il l'a suivit un petit sourire satisfait aux coins des lèvres. Une soigneuse, c'était la première fois qu'il en rencontrait une ! Il y avait bien une magnétiseuse en ville mais son père avait toujours refusé qu'il y aille. Il avait donc toujours fini chez le médecin de l'hôpital, c'était triste, insipide… alors que voir une soigneuse c'était tellement original ! Se croyant en visite touristique, doublement content, Rubens n'était plus un modèle de discrétion avec son sourire éblouissant.

Meg elle connaît tellement bien la soigneuse qu'elle n'a même pas besoin de rendez-vous. Bluffé par tant d'intimité, Rubens ouvrit de grands yeux en regardant partout. C'était toujours comme ça dans le secteur ? Chacun à son soigneur ? Lui, même s'il connaît bien son médecin, il doit lui téléphoner… et son médecin il l'appelle « Rubens » et est très polie, très professionnel, alors que la soigneuse de Megara elle l'appelle « Okma ! » Elle l'a même appelé, lui, « Okma ». Okma… ça il connaît ça veut dire trésor ! Il le sait car il l'avait noté dans la liste des surnoms à donner à Megara quand ils étaient encore ensemble. Mince l'ennui s'il est flatté qu'elle s'intéresse à lui, soit aussi chaleureuse, il n'est pas certain d'avoir tout compris de l'échange. Megara trésor. Comment t'appelles-tu ? Ca il en était certain, le reste… et Meg a a dit « ami » et un mot « Adgyra » qu'il ne connaît pas…

Il faut qu'il parle atrien. Il a bien révisé mais pas de là à tenir convenablement une conversation… sortie des sentiers battus il ne va pas y arriver ! Il peut se faire passer pour muet ? C'est mal polie ! Et est-ce que Meg a dit qu'il était muet ? Oui si elle fait ça c'est bon ! Elles le regardent toutes deux… Meg n'a pas dit sinon elles seraient passées à autre chose ! Olala s'il fait mauvaise impression elle va le détester et si elle le déteste ça peut pourrir la relation qu'elle a avec Meg et donc, ils ont pu de soigneuse ! CQFD !

Oe syaw Jolan.

L'accent est bon et il n'a pas hésité en prononçant son nouveau prénom. Bien. Très bien, tout rentre ! Enfin ça c'était facile, c'était la phrase qu'il avait répété en boucle pour s'entraîner.

Irayo

Mince. Comment on dit « de nous aider ? ». il se tait depuis combien de temps là ?! Oh bordel mais c'est pas le moment de chronométrer !

Ftu neu sreu !

Finit-il avec un large sourire satisfait. C'est bien, il a réussi à sortir une jolie phrase bien tournée, maintenant il peut laisser Megara discuter. Lui il va… Rubens chercha une salle d'attente avec des magasines mais ne la trouva pas. En même temps ce n'est pas plus mal, certes continuer à faire semblant de parler le Sondiv est épuisant et risqué mais lire un magasine ça fait très « je m'en foutiste » ! Ca lui plait pas, il va suivre Megara lors de l'auscultation mais pas de trop près quand même, faut pas exagérer y a des trucs il veut pas les voir ni même savoir comment ça se passe ! Un sourire à son amie et… elle va pas super bien. Elle a même l'air pas bien du tout. Il a dit une connerie ? Il a rien pour une fois ! Mince il a vraiment dit une connerie ?!  OH BORDEL ! Il vient d'inviter la soigneuse à danser !!!  Il ouvrit de grands yeux en se rappelant le bon vocabulaire, mince Meg sauve moi !! Trop tard ! Il s'est grillé tout seul ! ELLE VA LE JETER DEHORS ! Grillé ! Il a réussi à survivre pendant si longtemps – ou pas siii longtemps – mais Meg a tout gâché ! Elle l'a mise en danger ! Et ils vont être séparé alors qu'ils vont être parents !! Nan ! Bat toi pour l'enfant ! Parle lui de Kathleen & Peeta, cette vieille histoire de n'amour compliquée, ça va lui ramollir le coeur à l'atrienne ! Mais faute de mieux, faute de trouver un moyen astucieux de justifier sa phrase mal adaptée et – surtout – étant dans une situation précaire où il doit réagir très vite, Rubens fit ce qu'il fallait faire : détourner l'attention. S'il fait pire alors la soigneuse oubliera et ils pourront se concentrer sur Megara ! BAMG. Rubens, en bon héros amoureux, fit semblant de s'évanouir. Super technique de diversion approuvé par tous les couards de la Terre et d'Attria. Heureusement qu'il a bien calculé son coup pour ne pas tomber trop rudement.
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MessageSujet: Re: Tu vas le payer cher, tu n'feras plus le beau | Rubara   Mer 18 Nov - 20:00

Paroles avec * à la fin : en Atrien
Sans * : en Anglais



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Rubara
Megara avait le sourire le plus crispé du monde… Un mix entre une pub pour un dentifrice plus blanc que blanc et un médicament contre la constipation. Il y avait un panneau clignotant sur son front qui criait « On est foutus ! On est foutus ! ». Rubens allait forcément tout foutre en l’air… D’abord parce qu’il était très doué pour ça –y avait quoi qu’à voir leur couple hein !- mais aussi et surtout parce que ce qu’elle avait fait était COMPLETEMENT STUPIDE. Elle avait voulu éviter à tout prix l’hôpital, et ça, en soi, c’était plutôt malin, mais exposer Rubens à son atrienne de soigneuse…. MAUVAISE IDEE. HORRIBLE IDEE. Et maintenant, il était trop tard pour faire demi-tour. Le monde allait s’effondrer. Non, elle n’exagérait pas du tout. Cela dit, si Rubens se faisait jeter du secteur…. Ça lui donnerait du répit pour trouver une solution à cette fausse grossesse ! Ouais… Mais s’il se faisait juste tuer par des Trags très énervés, ça faisait un répit vachement long, l’éternité.

Finalement, Meg ne parvint pas à empêcher Rubens de parler… Elle n’avait pas tellement essayé non plus en même temps, manquant cruellement d’inspiration. Ce ne fut que lorsque la première phrase de Rubens s’acheva qu’elle se rendit compte qu’elle avait retenu sa respiration dans l’appréhension… Super, manquait plus qu’elle fasse de l’apnée et qu’elle tombe dans les pommes ! Le soupir de soulagement qui franchit ses lèvres fut un peu trop bruyant et Adgyra lui jeta un regard perplexe. Apparemment, elle n’avait pas détecté qu’il était humain. Son accent était bon, très bon même ! Il avait du s’entraîner…

Meg eut soudain envie de rire, mais elle se retint, pinçant les lèvres et chantant les louanges de Rubens dans sa tête : il avait su faire bonne figure ! Maintenant, si elle passait en mode ultra-bavarde, à saouler Adgyra de paroles, il aurait une bonne excuse pour se taire et elle n’y verrait que du feu !

C’était bien sûr sans compter sur Rubens qui, sans raison apparente, décida de reprendre la parole. Mais… mais… mais non ! Meg lui fit de gros yeux, secouant la tête de manière quasi imperceptible pour le sommer de se taire. Qu’est-ce qu’il foutait ???
Et…. Plus important… POURQUOI PROPOSAIT-IL A ADGYRA DE DANSER ? C’était la crise de panique intérieure chez Meg, qui se contentait de fixer Rubens avec un air effaré. Adgyra, quant à elle, l’observait avec un air perplexe. Elle n’eut cependant pas le temps de réagir que déjà Rubens semblait tomber dans les vapes. Wow wow wow… Qu’est-ce qu’il fichait là ? La soigneuse fut plus rapide que Megara à réagir et à s’avancer pour rattraper Rubens.

« Apporte moi de l’eau ! »*

Ordonna-t-elle, et Megara obtempéra, par réflexe. Ce ne fut qu’en lui tendant la coupelle d’eau qu’elle réalisa la grossière erreur qu’elle venait de faire… De l’eau… Evidemment… L’eau, c’était l’élément des atriens, celui dans lequel ils se sentaient bien, comme des poissons presque. Oui un peu d’eau suffisait parfois à requinquer un Atrien… Mais Jolan n’était pas un atrien. Meg voulut intervenir, mais il était trop tard : Adgyra avait déjà mouillé son bout de tissus et tamponnait méticuleusement le cou et les omoplates de Rubens. Evidemment… ses « marques » ne s’illuminèrent pas. Megara retint son souffle.

Il fallut quelques secondes à Adgyra pour réaliser ce que Meg savait déjà. Elle tourna un regard plein d’effroi vers la jeune atrienne, laissant tomber la coupelle d’eau au soir.

« Qu’as-tu fait ma fille ? »*

Demanda-t-elle, sans pour autant lâcher le pauvre Rubens. Les mots manquaient à Megara, qui savait qu’ils étaient tous les deux cuits. Que pouvait-elle dire ? A part la vérité. Pas grand-chose. Inutile de se perdre en mensonges, Adgyra la connaissait depuis toute petite et saurait sans mal détecter ce genre d’inventions… Non, tout ce qui lui restait, c’était de jouer sur la corde sensible !

« Adgyra… je vais tout t’expliquer ! »*

Plaida-t-elle, s’approchant de Rubens et Adgyra. Les yeux de la soigneuse lui disaient qu’elle avait intérêt à avoir une super explication. Pas de chance, elle n’en avait pas. Elle ne savait même pas quoi dire. Elle espérait juste qu’avec toutes ces émotions, Rubens oublie de demander une preuve de sa grossesse –enfin de sa non-grossesse en l’occurrence. Ouais, si elle arrivait à lui sauver la mise, peut être que la joie de rester en vie éclipserait le reste…. L’espoir fait vivre parait-il !

« C’est un ami à moi, il voulait absolument m’accompagner… personne ne doit savoir qu’il est humain… »*

Et hop, Meg sortait la panoplie du chat potté, yeux suppliants et bouille de chiot à l’appui. Ca allait marcher. Il le fallait. Adgyra sembla s’adoucir un peu, et la brunette était déjà sur le point de faire la danse de la victoire, mais la question suivante lui coupa l’herbe sous le pied :

« T’accompagner pour quoi ? »

Elle l’avait dit en anglais, comme si elle voulait que Rubens la comprenne, ce qui n’arrangeait pas DU TOUT Meg. Pour quelqu’un qui voulait éviter le sujet de fond… C’était plutôt loupé. La bouche de Megara s’ouvrit, mais rien n’en sortit. Que dire ?

« Je euhm… Je ne me sentais pas très bien »

Bon, techniquement, c’était vrai. Elle avait même eu une sacrée nausée à force d’émotions ! Mais elle sentait qu’elle n’allait pas s’en sortir comme ça. Ouais… quelque chose lui disait que ce n’était pas DU TOUT fini cette histoire. Elle avait envie de plaquer sa main sur la bouche de Rubens pour l’empêcher d’intervenir, mais ce serait trop évident. A la place, elle était là, agenouillée à côté d’Adgyra qui tenait toujours Rubens, à prier pour qu’il ait oublié la raison de leur visite ici… Comme si on pouvait sortir quelque chose de la tête de cet humain aussi facilement !

« Que s’est-il passé ? »

Demanda la soigneuse, toujours en anglais.


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MessageSujet: Re: Tu vas le payer cher, tu n'feras plus le beau | Rubara   Sam 28 Nov - 22:22


L'amour quel idiot

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Étonnamment son plan n'avait pas très bien marché, on se demandait pourquoi… c'était parfait pourtant, il était même près à se prendre des petites baffes pour se faire réveiller ! C'est dire ! Mais non ! Peu coopérative la soigneuse demanda à Meg de l'eau ! De L'EAU ! Elle pouvait pas le frapper comme n'importe quel être sensé ? Faut vraiment qu'ils se calment avec leur addict mania de l'eau ces atriens… les yeux clôt Rubens sentait le stress monter en lui. Une solution, il faut une solution. Megara va évidemment ne pas trouver la fameuse eau, le temps qu'elle galère il pourra de son côté se réveiller le plus naturellement du monde et tout ira bien. Une ou deux minutes et l'affaire est dans le sac ! L'eau le touche, Rubens se dit qu'il est plus que temps qu'ils développent la télépathie. Mais où est donc cette communion de l'esprit qu'on les personnes qui s'aiment ? Lui, si romantique, sait que l'on peut atteindre un degré où l'on devine les pensées de l'autre… clairement ils ont encore pas mal de pallier à passer : cette idiote a donné l'eau à la soigneuse ! Elle pouvait pas AU PIRE le faire elle-même ?! Genre soigne moi l'épaule, ça passerait ! L'idiote qui lui sert de copine – oui oui il a décrété au moment où il s'est cru père qu'ils sont à nouveau ensemble – gâcha absolument tout son beau travail… et la soigneuse ne fut pas idiote. Inutile de continuer à simuler un évanouissement, ils étaient foutu. Rubens ouvrit les yeux et se redressa, ensemble ils se levèrent et regardèrent Megara. Ta soigneuse va me jeter dehors. Pire, elle va me dénoncer et mon père me récupérera… et à côté de ce qu'il me fera Raiponce elle-même était heureuse dans sa tour.

Il comprit quelques mots de ce que dit Megara, « ami », « vouloir », « humain »… il se renfrogna mais ne dit rien. Ami, ami, ça va suis pas un « ami »… il eut envie de s'imposer et de s'affirmer comme son copain mais il ne dit rien, repensant à ce qu'elle lui avait dit un peu plus tôt. Si ça se savait qu'ils avaient un petit alors… en même temps ils étaient ici parce que justement c'était une soigneuse de confiance… Megara hésite, normal, la femme s'adoucit, tant mieux et surtout, se met à parler anglais ! Ce fut une décharge d'énergie pour l'humain qui reprit vie. Elle parle anglais ! Ca signifie qu'elle a envie de s'intégrer ! Elle pourrait aussi parler cette langue pour mieux détruire les humains mais Cora et son père le lui ont souvent répété : « ils n'apprennent pas notre langue car ils ne veulent pas s'intégrer » ! Et en plus elle le vire pas dehors ! Elle n'a pas hurlé ! C'est leur allié !

Ou alors c'est un piège.

Non Meg lui a dit que c'était une soigneuse qui la connaissait bien… en même temps son père il le connaît bien et pourtant le voilà ici, planqué dans le secteur, fuyant le joug d'un paternel tyrannique…. Le doute s'installe dans l'esprit de Rubens. Il ne sait quelle attitude adopter aussi c'est dans le regard de son atrienne qu'il cherche un semblant de réponse mais elle semble aussi inquiète que lui. La question continuait de flotter et plus ils attendaient, plus l'évidence d'un mensonge s'imposerait….

Elle a fait un malaise.

Il ne ressemblait plus à grand-chose avec son maquillage étalé sur le visage pourtant même avec son air comique c'est la voix assombrit qu'il répondit. Un regard pour Megara et il se tournait vers la soigneuse.

Je sais que je devrais pas me promener sans garde et tout ça, ajouta t-il en désignant ses fausses marques, mais c'est beaucoup plus simple pour la voir. Un silence pour la regarder et lui sourire avec douceur, la soigneuse percevait-elle l'affection vainement cachée dans sa voix ? Il espérait que non, même si l'idée d'être relégué à la friendzone ne l'emballait pas des masses. Je ne suis pas important. Ferme, il ferma brièvement les yeux pour mieux se concentrer et se retourna vers la soigneuse. Cette fois il se fit plus pressant, plus insistant même et l'inquiétude qu'elles pouvaient percevoir n'était pas complètement simulée. Elle allait vraiment mal, faites lui des examens, rutxe*. Désolé pour mon évanouissement… j'ai paniqué quand je vous ai invité à danser… c'est pas important, occupez-vous d'elle. Ruxte ?

Il eut un petit sourire en coin qui lui adoucit le visage mais ses nerfs continuaient d'être crispés. Inspire, expire, ça va aller. Le sérieux qu'il avait réussi à afficher n'était que la conséquence de sa trop grande panique intérieure, pour ne pas craquer il se devait d'être lisse, dénué d'émotion. Et cet arrière-goût de panique dans les trémolos de sa voix ? Ce n'était pas une simulation, il ne manipulait pas, ce n'était que l'expression de son inquiétude. La soigneuse peut faire n'importe quoi d'eux ! N'importe quoi ! Mais si elle avait du coeur, si elle était aussi attachée à Meg que cette dernière l'imaginait alors ;.. alors même si elle hait les humains elle passera au-dessus. Par affection pour Meg. Les plus méchants sont bien tombés amoureux, pourquoi la soigneuse n'aurait-elle pas elle aussi des sentiments généreux ? Malgré lui son regard de cocker, celui qu'il arborait à chaque fois qu'il voulait obtenir quelque chose, s'esquissait dans son regard. Pitié. Émouvoir la soigneuse et dans un même temps mettre sa main derrière son dos pour croiser les doigts. Pitié, faites lui les examens qu'on sache si tout va bien.

*S'il vous plait.
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MessageSujet: Re: Tu vas le payer cher, tu n'feras plus le beau | Rubara   Mer 9 Déc - 17:40



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Rubara
La question de la soigneuse resta un instant en suspens, Megara n'osant pas lui répondre, occupée à trouver une échappatoire à son gros mensonge. Tellement que ce fut finalement Rubens qui prit la relève. Les battements de cœur de Meg s'accélèrent alors qu'elle s'apprêtait à le voir tout déballer. Avec son maquillage étalé sur son visage, ça rajoutait à l'aspect dramatique de la situation, et en d'autres circonstances, elle en aurait ri, se serait fichu de lui, mais là, elle était essentiellement occupée à paniquer intérieurement. Un malaise. Ce fut tout ce qu'il révéla, et Meg inspira un grand coup. Il reprit la parole, ne révélant rien de trop compromettant, tournant autour du pot, lui laissant l'honneur de la grande révélation. La brunette détourna les yeux, mal à l'aise. Elle ne savait pas ce qui Ja gênait le plus : le fait que les dires de Rubens lui donnait clairement envie de se jeter dans ses bras, oubliant tout le mal qu’il lui avait fait, le fait qu'elle culpabilisait clairement de lui avoir menti, la peur qu’il la déteste quand il le comprendrait, ou bien celle de la réaction d'Adgyra quand elle comprendrait qu'il n'était pas JUSTE un ami humain. Adgyra, quant à elle, fixait Rubens, pensive. Elle l'analysait, l'observait, décortiquait ses dires, alors que les éléments se rattachaient dans son esprit pour former une idée terrible, une théorie. Théorie qui finit par éclore dans une exclamation un peu criarde :

« Oh mon dieu ! *»

Sous l’émotion, visiblement forte, Adgyra s’était exprimée en atrien. Mais cette expression, Rubens devait la connaître déjà, c’était un basique. Le cœur de Megara manqua un battement alors que ses yeux s’écarquillaient. Comment ça « oh mon dieu » ? Est-ce qu’elle avait tout deviné ? Déjà ? Est-ce qu’elle allait lui faire la morale ? Les dénoncer ? Le paniquomètre de Meg s’affola alors qu’elle perdait le contrôle, se demandant déjà ce qu’elle allait faire.

« Il t’a transmis une maladie humaine ? »

Megara aurait pu éclater de rire tellement Adgyra était à côté de la plaque. Mais non. Elle était encore en état de choc, trop pour réagir. Elle garda son regard effaré fixé sur la soigneuse. Une maladie humaine ? Clairement, Adgy n'avait pas à l'esprit une SIMPLE maladie... Ce n'était pas à la grippe qu'elle pensait, plus à une MST. Elle ne l'avait pas dit mais son air scandalisé parlait assez pour elle. Une MST... Euh… Oui. C’était une façon de définir la chose. Elle avait cru, un court instant, qu’elle s’était faite griller. Que tout était fini. En fait… non. Elle était presque soulagée, mais elle se retenait : ça ne devait pas trop se voir. Elle s’apprêtait à s’exclamer à son tour, mais sa vieille amie fut plus rapide qu’elle à reprendre la parole.

« C’est terrible ! Il faut prévenir le conseil des anciens ! »

Les atriens avaient beau être bien plus résistants que les humains à la plupart des maux, les mystérieuses maladies humaines terrorisaient la plupart des soigneurs qui ne savaient jamais par avance l'effet que cela pouvait avoir sur l'organisme Atrien. Un coup une maladie parfaitement banale pour un humain devenait mortelle pour un Atrien, et parfois les pires virus décimant les humains n'avaient pas le moindre effet sur les Atriens, c'était parfaitement imprévisible. Par mesure de précaution et pour endiguer tout risque de pandémie, chaque cas de maladie humaine était rapportée au conseil pour une prise de décision immédiate.

Sentant Adgyra prête à décoller sur le champ pour aller voir le conseil, Meg paniqua, s'interposa, se collant devant la porte, et ce fut sans réfléchir qu'elle cria :

« Ce n'est pas ce que tu crois ! On pense que je suis enceinte ! »

Ah bah voilà, au moins comme ça c'était sorti ... Sa révélation fut suivie d'un gros blanc, durant lequel Meg retint son souffle, prenant la mesure de ce qu'elle venait de balancer. Elle n'osait pas regarder Rubens, son regard ne lâchait plus la soigneuse du regard. Soigneuse qui était devenue blanche comme un linge... Visiblement l'aspect "rassurant" de la déclaration de Meg ne faisait pas effet du tout, et Adgyra la dévisageait comme si elle lui avait annoncé qu'elle allait mourir demain. Meg lui faisait les gros yeux, comme pour lui dire "mais noooon panique pas Adgy, c'est juste un gros mytho, joue le jeuuuu, je suis pas enceinte !". Cela dit, mensonge ou pas, la simple idée que la petite Hendrickson ait fait ce qu'il fallait faire pour avoir un bébé avec un humain suffirait sûrement à lui faire perdre son calme olympien.

« Tu n'as pas fait ça quand même ? »

Fut enfin la réponse de la soigneuse. Merci du soutien... Meg ne s'attendait pas franchement à ce qu'elle saute de joie et sorte les cotillons, mais elle se serait fort bien passée du dédain. Elle leva les yeux au ciel, l'air de dire "oui oui, on sait que c'est grave, mais s'offusque sur le sujet c'est soooo 2013, vis avec ton temps Adgy !". Bon clairement sa petite tirade resta dans sa tête car elle n'oserait jamais manquer de respect à la soigneuse de la famille.
Ignorant la question purement rhétorique -elle n'allait quand même pas répondre "bah en fait non... C'était une blaaaaague !"- Meg fut un pas vers Adgyra et posa ses mains sur ses bras, espérant que la proximité allait la calmer ... Bon pour sur ça marcherait mieux si ses mains ne tremblaient pas.

« Adgy on a besoin de ton aide... On aimerait savoir si euhm... Si le bébé va bien... Je n'ai pas confiance dans les tests humains »

Elle avait fait attention aux mots choisis. Elle ne pouvait définitivement pas balancer : on voudrait savoir si je suis VRAIMENT enceinte, ce serait se griller immédiatement. Elle espérait que Adgy serait assez clairvoyante pour, à l'issue du test, ne pas balancer "mais tu n'as jamais été enceinte !". Jusque là la clairvoyance ça n'avait pas été son point fort... Mais enfin.

Quoique toujours sous le choc, la soigneuse quitta la pièce, probablement pour aller chercher de quoi préparer le fameux test grossesse Atrien. Meg n'en avait évidemment jamais fait, mais comme tout autre Atrien elle en connaissait le principe. Elle adressa un sourire crispé à Rubens même si ce dernier devait probablement mal interprété cette crispation. Elle aurait voulu trouver quelque chose à dire pour le préparer psychologiquement à ne plus être père, mais l'inspiration lui manquait un peu niveau subtilité ... Il fallut seulement quelques secondes à Adgyra pour revenir avec ses ingrédients et une petite coupelle. À la vue d'un des ingrédients, une grosse racine bleuâtre, Megara ne put retenir une grimace de dégoût : elle connaissait bien cela. C'était une plante médicinale au goût infect, appelée Suppussum. Le Suppussum était l'ingrédient principal du Niflxor, cette mixture infâme utilisée comme test de grossesse. Avec un pilon en bois, Adgyra s'appliqua à broyer le Suppussum et les autres ingrédients, non sans jeter de petits coups d'œil sévère mis aux deux jeunes gens. Clairement, même si elle gardait le silence, elle n'en pensait pas moins. La préparation ne dura finalement qu'une demie dizaines de minutes, avant que la soigneuse ne tende à Meg le récipient contenant une mixture pâteuse et verdâtre.

« Que les esprits vous protègent et vous accompagnent »

Cette bénédiction, prononcée lors du test de grossesse pour souhaiter à la femme atrienne qu'elle soit bel et bien enceinte et que la mère et l'enfant se portent bien, avait été prononcée avec un dédain sans pareil. Clairement, Adgyra espérait que le test soit négatif. Megara regrettait que la soigneuse ne soit pas télépathe, sinon elle aurait pu la rassurer d'une simple pensée, lui dire qu'il n'y avait pas de mouron à se faire, que tout cela n'était qu'une grande mascarade. A contre cœur, la brunette avala la mixture, ravalant ses hauts le cœur tant le goût était horrible. L'effet ne se fit pas tarder :  le Niflxor avait pour fonction principale de stimuler les glandes lacrymales, faisant pleurer les cœurs les plus durs, les personnes les plus solides. Il ne fallut pas attendre bien longtemps pour que Meg sente une larme s'échapper de son œil pour venir rouler sur sa joue. Elle ne voulait pas avoir l'air trop heureuse, pour ne pas se griller auprès de Rubens, mais elle ne put retenir son sourire en direction d'Adgyra. Tu vois Adgy, tout va bien ! Je ne suis pas enceinte ! En réponse, elle eut droit à l'air horrifié de la soigneuse, qui eut, pour tout commentaire :

« Par tous les esprits !* »

Le sourire de Megara se brisa instantanément. C'était QUOI cette réaction de merde ? Elle allait pas taper un scandale Parce qu'elle était pas enceinte quand même.

« Y a pas de quoi en faire un plat ! »

Grommela la brunette, agacée qu'Adgy ne la soutienne pas. Et puis ces larmes qui coulaient maintenant à flot qu'est ce que ça pouvait être énervant en prime ! D'un mouvement vif de la main, elle s'essuya les yeux. Et ce fut là qu'elle les vit, ses larmes. Sur ces doigts, des petites perles humides, émanait une douce luminescence bleutée, très semblable à celle des marques atriennes au contact de l'eau. Megara pleurait bleu fluorescent. Et cette constatation venait de lui couper le souffle et le sifflet en même temps. La demoiselle se sentit soudain prise d'un vertige, et elle vacilla un peu, prenant appui sur le meuble le plus proche.

« Je vais être mère ... »

Fut tout ce qu'elle trouva à bredouiller, reprenant l'exclamation de victoire de Rubens un peu plus tôt, mais d'un ton plus sidéré qu'heureux. Sur le moment, elle ne trouvait rien d'autre à dire. Et les larmes continuaient, intarissables, d'inonder ses joues.

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MessageSujet: Re: Tu vas le payer cher, tu n'feras plus le beau | Rubara   Mer 16 Mar - 22:49


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La brave soigneuse était choquée, on le serait à moins mais il avait tout de même bien envie de la presser vers la salle de consultation. Alleeeez on encaisse la nouvelle que j’suis pas un atrien, que Meg elle va pas trèès bien et on se bouge les p’tites fesses ma bonne dame. Elle va quand même pas leur faire une scène ? Il ne manquerait plus que ça : une scène ! Ah bah tu parles d’une atrienne de confiance, Meg ! Il est temps de revoir tes fréquentations ! Irrité, agacé, Rubens se demandait s’il devait déjà la supplier à genoux de ne pas les dénoncer ou s’il devait se montrer un homme et être plus radical : la forcer à s’occuper de sa douce. S’il pouvait éviter la seconde option ça serait sympa… un peu de bonne volonté madame… Les raisons de son humeur ne se firent pas attendre, choqué qu’elle puisse penser ça Rubens n’eut pas non plus le réflexe de rire. PARDON ?! Je me lave MOI ! J’ai le sens de l’hygiène, MOI ! Je sais très bien comme ça marche et je fais pas dix fois les mêmes conneries, une ça suffit ! Et je me protège toujours… sauf quand j’oublie, mais bref c’est très rare. Roh bordel, la voilà qui s’enflammait ! Le conseil des anciens, carrément ! Pour des morpions ! Ah bah ils auront l’air fin pendant le procès ! “Vous êtes accusé d’avoir donné une MST à Mademoiselle Hendricksen, qu’avez vous pour votre défense ? Rien votre honneur, je me sentais bien avec mes copains Morpions, j’pensais pas que ça gênerait Megara” La blague. Leur conseil s’occupe vraiment de ça !? Il regardait effaré Meg pour essayer de comprendre ce qui ne tournait pas rond chez la soigneur, et pour pousser sa copine à prendre sa défense. Bordel, elle attaque mon honneur là quand même ! Il était à deux doigts, mais alors à deux doigts, de s’imposer, de clâmer à qui voulait l’entendre qu’il avait toujours un savon dans sa poche, mais Meg fut plus rapide. Tant mieux, c’était quand même bien gênant à dire à voix haute...

Ah merde, elle a choisit l’option suicide. Pas “il sent bon”, non plutôt : “j’ai plus rien à perde, je dis tout, mettez nous les menottes”. Personne n’osa briser le silence, Rubens retenait son souffle, prêt à décoller et fuir avec Meg s’il le fallait… Oh c’est bon là, ça va bien les airs réprobateurs ! Il avait toujours défendu l’honneur et les droits des atriens, et voilà comment ils le remerciaient ? Avec mépris ! Après “il a une MST”, voici venir : “vision d’honneur, il l’a mise en cloque”. C’est pas la tolérance qui l’étouffe, l’Adgyra… Grognant, Rubens était plus que partisant de la fuite. Doucement il se rapprocha de Meg mais un coup d’oeil sombre, plein d’avertissement, de la part de la soigneuse le fit s’arrêter net. Elle serait capable de me planter avec un de ses scalpels ? … Elle a des scalpels ?! Meg insistait, lui aurait abandonné. Impressionné par la ténacité de son atrienne, Rubens continuait néanmoins de garder un oeil sur la porte. N’empêche c’est incroyable, malgré tout ce que la vieille bique balance, malgré les risques, Megara n’abandonnait pas. La santé de l’enfant passait au dessus de tout. Il l’aurait enlacé, s’il n’y avait eu le regard noir de la soigneuse.. Elle partit, il se rendit illico auprès de sa belle qui était toute tendue à l’idée d’avoir les résultats. Ca va bien se passer. Il lui effleura la main, n’ayant pas eu le temps de la prendre que l’autre était déjà de retour. Ca une tête vraiment chelou leur truc… Le dédain continuait de couler sur eux, que ce soit par les regards ou par les mots mais il passait outre. Au moins elle avait cédé ! Meg prit l’horrible truc et, naïf, Rubens s’attendait à ce qu’une réponse apparaisse miraculeusement. Genre, elle sait si elle va bien ou pas. A la place, ça la fit pleurer. Hé ! C’est bleu !! Elle est malade !!! Panique total à bord du Rubens Cassidy, il se ficha bien de la soigneuse qu’il bondit au chevet de Meg. Dans la foulée, aussi choquée par l’horrible nouvelle que lui, Adgyra s’exclamait en atrien. Le bébé est tordu ? Meg va mourir ? Les plus effroyables scenarii se dessinaient dans son esprit, mais il fut complètement achevé quand elle, Meg, la mère, son atrienne, osa leur balancer que “c’était pas grave”. Mais… mais elle se fout de lui ?! Mais si c’est grave ! T’es mourante mon coeur ! T’es bleue, bordel, bleue ?! BLEUE !!

“Ben évidemment que tu vas être mère ! Putain madame elle s’évanouie !!!” Il redressa Megara comme il pu pour la soutenir, ses mains sur son front il vérifiait sa température mais ouf, elle n’en avait pas. Elle est malade ! T’es pas bien Meg, t’es bleue”. Il la regardait avec une compassion et une panique sans limite, agacée, à ses côtés la soigneuse le cingla d’un : “les atriennes enceintes pleurent bleu ! Elle va très bien !” particulièrement dédaigneux. “Tu ne connais rien à notre coutume, tu ferais mieux de la quitter et toi Meg nous te trouveront un bon partit, qui comprendra et t’aidera”. Non mais la blague, le retour. Aussi vite qu’il était monté en la croyant malade, aussi vite il retomba.

Ca commence à bien faire ! Vous croyez que j’ai une MST, vous me prenez de haut… Je suis un très bon partit ! Y a pas mieux chez vous ! Mon père dirige la police humaine, tout les gardes là, ils bossent pour lui ! Je suis dans l’association Prodina qui lutte pour votre intégration ! Je parle Sondiv et suis étudiant en animation, en plus j’ai un stage au PIA à la fin de l’année. Vous pourrez pas trouver de meilleur humain et puis merdre, on s’aime et l’amour c’est le plus important. On vous le dit pas dans votre culture ? Ben ça devrait commencer à se répandre !

Ah. Rubens et ses longs discours dont il finissait essoufflé. Ca manquait. Il n’avait pas le charisme des grands leaders, lui quand il parlait autant, il soufflait et perdait en rythme. Néanmoins l’adrénaline n’était pas partit, l’attitude de la soigneuse n’augurait absolument rien de bon, Meg était vacillante, ça n’allait pas… il craignait sincèrement qu’elle les dénonce, que quelque chose leur arrive.

Vous allez nous faire quoi, hein ? Nous dénoncer à votre conseil ? Qu’est-ce que vous voulez pour votre silence ? Je peux vous donner n'importe quoi, faire n'importe quoi...

Il n’avait pas d’argent mais il en trouvera, n’importe quoi, il était pret à donner n’importe quoi pour assurer son silence. En fait, il était même à deux doigts de la menacer d’engager un garde pour lui faire la peau si elle osait s’en prendre à eux, mais il n’osait pas. Elle les avait quand même aidé et puis, même si elle était dédaigneuse et qu’il avait clairement peur du pire, il ne lui souhaitait pas d’avoir un garde sur le dos… Sa main tenait celle de Megara, toujours prêt à s’enfuir dès qu’elle sera rétablit.

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MessageSujet: Re: Tu vas le payer cher, tu n'feras plus le beau | Rubara   Mer 16 Mar - 22:54


L'amour quel idiot

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La brave soigneuse était choquée, on le serait à moins mais il avait tout de même bien envie de la presser vers la salle de consultation. Alleeeez on encaisse la nouvelle que j’suis pas un atrien, que Meg elle va pas trèès bien et on se bouge les p’tites fesses ma bonne dame. Elle va quand même pas leur faire une scène ? Il ne manquerait plus que ça : une scène ! Ah bah tu parles d’une atrienne de confiance, Meg ! Il est temps de revoir tes fréquentations ! Irrité, agacé, Rubens se demandait s’il devait déjà la supplier à genoux de ne pas les dénoncer ou s’il devait se montrer un homme et être plus radical : la forcer à s’occuper de sa douce. S’il pouvait éviter la seconde option ça serait sympa… un peu de bonne volonté madame… Les raisons de son humeur ne se firent pas attendre, choqué qu’elle puisse penser ça Rubens n’eut pas non plus le réflexe de rire. PARDON ?! Je me lave MOI ! J’ai le sens de l’hygiène, MOI ! Je sais très bien comme ça marche et je fais pas dix fois les mêmes conneries, une ça suffit ! Et je me protège toujours… sauf quand j’oublie, mais bref c’est très rare. Roh bordel, la voilà qui s’enflammait ! Le conseil des anciens, carrément ! Pour des morpions ! Ah bah ils auront l’air fin pendant le procès ! “Vous êtes accusé d’avoir donné une MST à Mademoiselle Hendricksen, qu’avez vous pour votre défense ? Rien votre honneur, je me sentais bien avec mes copains Morpions, j’pensais pas que ça gênerait Megara” La blague. Leur conseil s’occupe vraiment de ça !? Il regardait effaré Meg pour essayer de comprendre ce qui ne tournait pas rond chez la soigneur, et pour pousser sa copine à prendre sa défense. Bordel, elle attaque mon honneur là quand même ! Il était à deux doigts, mais alors à deux doigts, de s’imposer, de clâmer à qui voulait l’entendre qu’il avait toujours un savon dans sa poche, mais Meg fut plus rapide. Tant mieux, c’était quand même bien gênant à dire à voix haute...

Ah merde, elle a choisit l’option suicide. Pas “il sent bon”, non plutôt : “j’ai plus rien à perde, je dis tout, mettez nous les menottes”. Personne n’osa briser le silence, Rubens retenait son souffle, prêt à décoller et fuir avec Meg s’il le fallait… Oh c’est bon là, ça va bien les airs réprobateurs ! Il avait toujours défendu l’honneur et les droits des atriens, et voilà comment ils le remerciaient ? Avec mépris ! Après “il a une MST”, voici venir : “vision d’honneur, il l’a mise en cloque”. C’est pas la tolérance qui l’étouffe, l’Adgyra… Grognant, Rubens était plus que partisant de la fuite. Doucement il se rapprocha de Meg mais un coup d’oeil sombre, plein d’avertissement, de la part de la soigneuse le fit s’arrêter net. Elle serait capable de me planter avec un de ses scalpels ? … Elle a des scalpels ?! Meg insistait, lui aurait abandonné. Impressionné par la ténacité de son atrienne, Rubens continuait néanmoins de garder un oeil sur la porte. N’empêche c’est incroyable, malgré tout ce que la vieille bique balance, malgré les risques, Megara n’abandonnait pas. La santé de l’enfant passait au dessus de tout. Il l’aurait enlacé, s’il n’y avait eu le regard noir de la soigneuse.. Elle partit, il se rendit illico auprès de sa belle qui était toute tendue à l’idée d’avoir les résultats. Ca va bien se passer. Il lui effleura la main, n’ayant pas eu le temps de la prendre que l’autre était déjà de retour. Ca une tête vraiment chelou leur truc…  Le dédain continuait de couler sur eux, que ce soit par les regards ou par les mots mais il passait outre. Au moins elle avait cédé ! Meg prit l’horrible truc et, naïf, Rubens s’attendait à ce qu’une réponse apparaisse miraculeusement. Genre, elle sait si elle va bien ou pas. A la place, ça la fit pleurer. Hé ! C’est bleu !! Elle est malade !!! Panique total à bord du Rubens Cassidy, il se ficha bien de la soigneuse qu’il bondit au chevet de Meg. Dans la foulée, aussi choquée par l’horrible nouvelle que lui, Adgyra s’exclamait en atrien. Le bébé est tordu ? Meg va mourir ? Les plus effroyables scenarii se dessinaient dans son esprit, mais il fut complètement achevé quand elle, Meg, la mère, son atrienne, osa leur balancer que “c’était pas grave”. Mais… mais elle se fout de lui ?! Mais si c’est grave ! T’es mourante mon coeur ! T’es bleue, bordel, bleue ?! BLEUE !!

“Ben évidemment que tu vas être mère ! Putain madame elle s’évanouie !!!” Il redressa Megara comme il pu pour la soutenir, ses mains sur son front il vérifiait sa température mais ouf, elle n’en avait pas. Elle est malade ! T’es pas bien Meg, t’es bleue. Il la regardait avec une compassion et une panique sans limite, agacée, à ses côtés la soigneuse le cingla d’un : “les atriennes enceintes pleurent bleu ! Elle va très bien !” particulièrement dédaigneux. “Tu ne connais rien à notre coutume, tu ferais mieux de la quitter et toi Meg nous te trouveront un bon partit, qui comprendra et t’aidera”. Non mais la blague, le retour. Aussi vite qu’il était monté en la croyant malade, aussi vite il retomba.

Ca commence à bien faire ! Vous croyez que j’ai une MST, vous me prenez de haut… Je suis un très bon partit ! Y a pas mieux chez vous ! Mon père dirige la police humaine, tout les gardes là, ils bossent pour lui ! Je suis dans l’association Prodina qui lutte pour votre intégration ! Je parle Sondiv et suis étudiant en animation, en plus j’ai un stage au PIA à la fin de l’année. Vous pourrez pas trouver de meilleur humain et puis merdre, on s’aime et l’amour c’est le plus important. On vous le dit pas dans votre culture ? Ben ça devrait commencer à se répandre !

Ah. Rubens et ses longs discours dont il finissait essoufflé. Ca manquait. Il n’avait pas le charisme des grands leaders, lui quand il parlait autant, il soufflait et perdait en rythme. Néanmoins l’adrénaline n’était pas partit, l’attitude de la soigneuse n’augurait absolument rien de bon, Meg était vacillante, ça n’allait pas… il craignait sincèrement qu’elle les dénonce, que quelque chose leur arrive.

Vous allez nous faire quoi, hein ? Nous dénoncer à votre conseil ? Qu’est-ce que vous voulez pour votre silence ? Je peux vous donner n'importe quoi, faire n'importe quoi...

Il n’avait pas d’argent mais il en trouvera, n’importe quoi, il était pret à donner n’importe quoi pour assurer son silence. En fait, il était même à deux doigts de la menacer d’engager un garde pour lui faire la peau si elle osait s’en prendre à eux, mais il n’osait pas. Elle les avait quand même aidé et puis, même si elle était dédaigneuse et qu’il avait clairement peur du pire, il ne lui souhaitait pas d’avoir un garde sur le dos… Sa main tenait celle de Megara, toujours prêt à s’enfuir dès qu’elle sera rétablit.

C'est là que ça fit tilt. Franchement ça a mit du temps à monter au cerveau mais avec toutes ces émotions, comprenez que le pauvre Rubens avait du mal à garder l'esprit clair.

Comment ça "je vais être mère" ? Attend... t'es en train de dire que t'étais pas sûre ? Mais alors pourquoi tu m'as fait tout ce cirque tout à l'heure ? T'espérais quoi ? Que je prenne peur et te laisse en plan ?


Il la regardait effaré, percutant - enfin - que peut-être elle n'avait pas voulu lui annoncer une "bonne nouvelle" mais plutôt se servir de cette affaire pour s'éloigner de lui.

Tu veux pas de moi ? ... Il est de moi au moins ?


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MessageSujet: Re: Tu vas le payer cher, tu n'feras plus le beau | Rubara   Jeu 17 Mar - 16:54



Got you stuck on my body,
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Rubara
Megara était trop occupée à accuser le coup pour réellement suivre la joute verbale entre Rubens et Adgyra. Ça tombait plutôt bien parce que si elle avait été en pleine possession de ses moyens elle n'aurait sûrement pas pu s'empêcher de rembarrer la soigneuse ce qui était techniquement un gros manque de respect...

L’atrienne revint plus ou moins à ses esprits alors que Rubens finissait sa tirade et la soigneuse n'avait pu retenir un ricanement. Elle ne commenta pas, mais Megara savait ce qu’elle pensait : il pouvait bien présenter toutes les qualités du monde, le simple fait qu’il soit humain représentait la pire des tares. Ce n’était pas tant qu’Adgyra n’aimait pas les humains –mais clairement elle ne les portait pas particulièrement dans son cœur- c’était qu’elle savait pertinemment ce qui attendait la jeune atrienne si elle décidait de se lancer dans cette voie.

Et lorsque Rubens se mit en tête de la convaincre de ne rien dire, tentant en dernier recours la fameuse technique du pot-de-vin (ou du « service rendu » selon le politiquement correct), la soigneuse lui jeta un regard pleins de mépris. En même temps, à ce stade, il aurait pu dire la chose la plus intelligente ou charmante au monde qu’elle l’aurait traité de la même façon. Il était catalogué élément perturbateur.

« Fiu lu fkeu humain ftu neu oahq frapo !* »

*C’est tellement humain de vouloir acheter tout le monde !

Meg ne put s’empêcher de lever les yeux au ciel : il n’y avait que quelqu’un comme Adgyra pour penser que la corruption n’existait pas chez les Atriens. Ce n’était même pas de la mauvaise foi, juste une pure ignorance. Une ignorance frisant le ridicule ceci dit, mais la jeune atrienne n’avait pas tellement envie de se mettre à dos son ainée. Pas alors que celle-ci pouvait menacer de la dénoncer, qui plus est.

« Contrairement à ce que tu penses, je ne veux que son bien »

Répondit finalement en anglais la soigneuse. Valait mieux préciser : le Sien, de bien,  sûrement pas le tien. Elle soupira, marquant un temps d’hésitation qui contribua à étoffer la tension dans l’air. Après ce silence un brin pesant, elle finit par lâcher son verdict.

« Je dois régler quelques affaires... Je vous laisse une heure. Si vous êtes encore là quand je rentre, c'est ta famille que je préviendrai. Ils décideront eux-même si le conseil doit être mis au courant ou non »

Elle s'adressait à Megara mais jetait de petits coups d'œil à Rubens pour s'assurer qu'il saisissait bien l'ampleur de la menace. Meg quant à elle expira tout l’air qu’elle semblait avoir gardé bien malgré elle dans ses poumons en attendant la décision de la soigneuse. Elle ne les dénoncerait pas. Pas tout de suite. Pas s’ils déguerpissaient d’ici avant son retour. La brunette était encore un peu sous le choc, mais il était hors de question qu’elle soit ici lorsque Adgyra reviendrait. Mettre sa famille au courant… Oui il le faudrait bien tôt ou tard, mais pour le moment tard avait l’air mieux que tôt, et elle voulait leur annoncer elle-même, pas via la soigneuse un peu trop conservatrice qui allait sûrement présenter les choses de manière beaucoup dramatique qu’elles ne l’étaient vraiment.

Sur ces paroles, Adgyra disparut dans ce qui devait être sa chambre, probablement pour rassembler quelques affaires. Meg crut un instant que c'était enfin l'heure du répit.... Mais c'était sans compter sur Rubens qui avait décidé de jouer les perspicaces pile maintenant.

Le rythme cardiaque de la demoiselle s'accéléra alors qu'il poursuivait son raisonnement à voix haute. Outch, mayday, mayday, Cassidy avait flairé la supercherie. Bon, pour le coup, c'était pas difficile à débusquer ... Et là, ce fut le blanc absolu dans le cerveau de l'atrienne. Que pouvait-elle dire pour ne pas se faire griller sur le champ ?

« J'étais pas sûre... »

Marmonna-t-elle, incertaine. Elle était trop sur la défensive, elle n'avait jamais été une bonne menteuse, pas sur la durée en tout cas. Enfin là elle n'était pas bonne menteuse tout court. Si elle avait été Pinocchio, elle aurait déjà une perche de quoi faire du saut en hauteur à la place du nez.

Mais Rubens semblait de toute façon très occupé avec ses théories, notamment celle selon laquelle Meg lui aurait balancé cette idée pour se débarrasser de lui. Elle fut tellement prise au dépourvu par cette idée que la seule chose qu'elle trouva à articuler fut :

« Hein ? Mais pas du tout ! »

Répliqua-t-elle, incrédule. Elle dut se mordre la lèvre et la langue pour ne pas continuer dans sa lancée et balancer qu'elle ne faisait pas du tout ça pour le faire fuir, juste pour le rendre jaloux. Adieu dignité, bonjour pathétisme, non clairement il valait mieux taire cette partie de son plan. Mais l'ennui, c'était que Meg et se taire, ça ne faisait pas bon ménage. Et ça en allait de même pour Rubens qui remettait maintenant en question son lien de paternité.

« Bah de qui d'autre ? »

Répliqua-t-elle, du tac au tac, piquée au vif, oubliant au passage l'idylle qu'elle s'était inventée un peu plus tôt. Bon, techniquement, c'était Rubens qui avait fabulé cette histoire avec Kleve, elle, elle n'avait rajouté qu'un bébé imaginaire par dessus. Plus si imaginaire d'ailleurs.... Mais toujours pas de Kleve. Il ne pouvait concrètement pas etre de quelqu'un d'autre que Rubens, mais piètre menteuse qu'elle était, elle avait déjà oublié sa soit-disant grande histoire d'amour censée rendre jaloux Cassidy.
Reprenant un peu de poil de la bête, elle se redressa, le fusilla du regard, inversant les rôles : c’était LUI le grand méchant loup de l’histoire. Pas l’inverse !

« Et qu'est-ce que ça peut te foutre au juste ? T'as une nouvelle copine, non ? Ou alors elle aussi tu vas la jeter comme une vieille chaussette ? »

Clairement, Megara voudrait que Rubens jette son atrienne de copine comme une vieille chaussette, qu'il revienne vers elle, la prenne dans ses bras, reconnaisse avoir fait une erreur et lui jure un amour éternel -ou un truc approchant quoi- mais en même temps... Est-ce que ce ne serait pas juste la confirmation qu'il était prêt à jeter tout et tout le monde ? Y compris elle, une 2eme fois ?
 En fait, Meg ne savait pas bien ce qu'elle voulait. Avec son tempérament déterminé et fonceur, ça ne lui arrivait pas souvent, et ça ne faisait que la déboussoler d'avantage. Alors elle ne savait pas si c'était ça, les hormones ou cette foutue plante qui faisait encore effet, mais elle sentait à nouveau les larmes lui monter aux yeux. Quelques secondes plus tard à peine, elle les sentait ruisseler sur ses joues, venant recouvrir les traînées bleuâtres.

Ne supportant pas de se faire surprendre dans cet élan de faiblesse elle se redressa brusquement, bondissant presque sur ses jambes. A trop se brusquer après un tel choc émotionnel, elle fut prise d’un tournis, vacilla un instant, et dès qu’elle retrouva un semblant d’équilibre, elle fonça comme une furie en direction de la salle de bain. C’est à ce moment qu’Adgyra choisit de surgir de sa chambre, fonçant au passage dans la brunette qui manqua de tomber à la renverse. Elle la rattrapa par les épaules, l’immobilisant dans sa course folle.

« Ke okjava a'sat rä lu munetìrey. Rä zene knyur lawen* »

*N’oublie pas que tu es enceinte. Tu dois te reposer

Le ton était mi-solennel, mi-maternel, l’air sérieux, le visage marqué par l’inquiétude. Clairement, elle se faisait du souci pour elle. Mais Megara n’avait pas le cœur à s’attendrir, elle était furieuse, agitée, dépassée.

« Na txo oe uvva okjava … »

*Comme si je pouvais oublier…

Rétorqua-t-elle, se libérant d’un mouvement d’épaule pour continuer sa trajectoire jusqu’au lavabo. Ses doigts s’agitèrent sur les manettes, libérant le flux d’eau. Quelques secondes plus tard à peine, l’atrienne s’aspergeait généreusement le visage d’eau, et rapidement, les larmes bleues furent noyées dans le flot plus massif du robinet. Alors que le liquide se répandait sur le cou, le décolleté et les épaules de la petite brune, ses marques se réveillaient, s’illuminant les unes après les autres d’un bleu luminescent. Loin de se préoccuper de son nouveau look de sapin de Noël, elle se sentait surtout revivre au contact de l’eau sur sa peau. Et tant pis si elle avait l’air d’un chien mouillé. Levant le nez, elle constata que Rubens l’avait rejointe, mais elle ne savait pas depuis combien de temps. Probablement pas longtemps : généralement quand il était quelque part celui là, on l’entendait avant de le voir.
Une qu’elle n’entendait plus en revanche, c’était Adgyra dans l’autre pièce, Meg en conclut donc que celle-ci était partie « régler ses affaires », les laissant tous seuls dans son logis.

« Il faut qu’on parte d’ici »

Déclara-t-elle, sérieuse malgré son air de naufragée qui vient de prendre l’eau mais a réussi à s’extirper sur la terre ferme malgré tout, bien décidée à mettre Captain Obvious à l’honneur en ce beau jour. Enfin beau… tout était relatif.

« Sauf que je ne sais pas où on peut aller… »

Ajouta-t-elle, fronçant les sourcils, cogitant. Chez elle ? Ha ha ha. Non. Hors de question, ses parents allaient griller en moins de 2 que Rubens était humain. Sans parler de Lenaic qui connaissait déjà Rubens. Impossible d’aller chez son oncle non plus. En fait, Adgyra c’était un peu sa solution miracle, alors quand la solution miracle vous fichait dehors… C’était problématique. Megara était une battante, elle n’aimait pas baisser les bras, mais là, elle se sentait tellement fatiguée, tellement à bout. Si c’était l’espèce de mollusque dans son ventre qui lui bouffait toute son énergie… il allait voir de quel bois elle se chauffait ! Mais pas aujourd’hui. Aujourd’hui elle était fatiguée, et encore déboussolée par la nouvelle. Et d’ailleurs, pourquoi elle se souciait d’où ramener Rubens ? Lui, il savait où aller. Il n’avait qu’à retourner chez sa nouvelle copine, elle devait sûrement l’attendre avec un bon petit plat. Et elle… elle pourrait faire semblant de retourner chez son pseudo-amant. Super ! Elle se voyait parfaitement débarquer chez son mentor, « Salut Kle’, mon ex pense qu’on sort ensemble et comme ça m’arrange qu’il croit que je ne suis pas seule et désespérée… me voilà ! Ca te dérange pas ? ». Oui clairement, ça c’était du plan costaud.

« Dis moi que t'as un plan de génie »

C'était presque une supplication.

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MessageSujet: Re: Tu vas le payer cher, tu n'feras plus le beau | Rubara   Sam 19 Mar - 18:05


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Hélas pour la soigneuse, les mots étaient assez basiques pour que mis bout à bout, Rubens les comprenne tous et cerne l'ensemble de la phrase. Sérieusement ?! Il avait envie de se battre, de lui prouver à cette femme qui – même s'il ne voyait plus pourquoi – comptait pour Megara, qu'il méritait cent fois d'être approuvé par la team Megara. Il était prêt à tellement pour se faire intégrer, pour détruire sur son passage les préjugés, écraser les stéréotypes et la méfiance ; bref, il était près à la menacer comme à la corrompre si cela pouvait les faire entrer dans son monde parfait digne d'un épisode des teletubbies. A la place, la tension dans l'air montait crescendo alors que Rubens la regardait avec des yeux ronds. Alors qu'il comprenait ce que Megara avait dit. Ca part en vrille, ça devient trop pour lui mais il tient bon le cap. Ou presque. Il essaie, c'est déjà ça. La vieille leur a donné une heure, lui il s'accroche à Megara pour comprendre et l'heure tourne, tourne, mais Ruby n'y pense plus guère. Si cela se trouve, il n'est pas le père, c'est ce Kleve qui l'est ! Le goût de la bile dans la bouche, Rubens ne cache pas son mépris quand elle le questionne innocemment « Bah de  qui ? » minaude t-il intérieurement, parodiant – mal – Megara. Le temps de se moquer mais pas de répliquer qu'elle faisait son attaque favorite : renverser la vapeur en son avantage. Comme d'habitude, elle fit mouche, piqué au vif Rubens se renfrogna. Ah oui c'est vrai qu'il a une nouvelle copine…  enfin une nouvelle ex serait plus exacte. S'il lui dit qu'il ne la plus pour bien la faire se sentir idiote, ça serait bon ça ! AHA. Moi je suis célibataire, je t'ai mentit pour t'agacer mais en vrai je vais m'investir à fond dans notre histoire, sauf que toi tu ne veux pas car tu t'es fais engrosser par le premier laideron bodybuildeur qui passe ! Il passerait pour un mec bien… non ? Non, même lui notait les défauts de son plan. Déjà, pour ne pas passer pour un connard « qui largue comme des chaussettes » il faudrait qu'il se soit fait quitter… il se mettait VRAIMENT a réfléchir à un meilleur mensonge et elle profita que son esprit s'envole pour se casser dans une pièce à côté. Tu crois aller où là ?! J'ai des questions et tu me dois des réponses ! Il la suivit, agacé, perdu, pendant que la soigneuse bavassait. Elle est déjà revenue !? Ah non, la voilà qui disparaît à nouveau… respire Rubens, respire, si tu continues comme ça tu vas faire une attaque.

S'il perdait pied, Megara, elle, remontait à bord du navire. Oui, elle a raison. Ses questions et les réponses doivent attendre, ils ne peuvent prendre le risque d'être ici au retour de la soigneuse. Où aller ? Meg n'avait pas de solution miracle et lui, il savait que ce n'était pas envisageable de retourner chez son père. Il allait renvoyer Megara dans le Secteur, l'obliger à passer par la case « abandonne le gosse » pour ne pas citer l'opération et, le pire, c'était sa frangine qui irait les brûler en place publique. Non, Rubens savait pertinemment que s'ils allaient chez lui, toute la ville saura la honte qu'il aurait apporté à sa famille et ils perdraient ce bout de chou. Bout qu'il ne savait pas s'il devait aimer, même si elle avait eu l'air surprise quand il l'avait mise en doute… ce n'était pas encore le moment d'en parler !

Il y avait une autre solution. Quelqu'un. Il ne doutait aucunement de son intégrité, de sa générosité… alors certes, pour l'instant il n'avait fait que lui évoquer poser son sac chez lui puisque Mae ne pouvait plus le garder mais il allait comprendre. Au moins, Meg n'allait pas lui souffler un « okay je me casse chez Kleve » s'il prenait les devants.

Oui, j'en ai un.

Il était sérieux. Prend ma main. Main tendue vers elle, il lui sourit, rabattit sa capuche sur son visage puis inspirant un bon coup avant de sortir de la maison. Le pas vif, il fit profil bas pour que personne ne devine qu'il était humain. Mae ne pouvait plus le loger mais son déménagement n'était pas urgent non plus, néanmoins il était préférable qu'il ne lui impose pas Megara. Elle aurait le sentiment qu'il lui mettait le couteau sous la gorge pour rester… Il allait être d'accord. Et il connaissait bien la colocataire, ça allait passer crème. Un mail dans une box. Vite. Il accéléra le pas, misant tout sur la générosité du PIA, sur ses discours de tolérance et surtout, sur le fait que personne n'était assez cruel pour dire non à une atrienne enceinte. Enfin les voilà devant une maison qui n'avait rien de différent des autres, un peu plus grande peut-être, un peu plus belle. Rubens toqua, personne. A cette heure ils étaient tout deux au travail.

Merdre ils sont pas là.

Que faire, bordel que faire ? Les portes du Secteur ne sont que de la ferraille sur de la tôle… Dans les films c'est facile… Il frappz pour se donner un air car quelques passants traversent la rue. Ca y ai ils étaient seuls. Avec appréhension mais sans hésitation, Rubens donna un coup de pied dans la serrure. Une fois, deux fois, à la troisième elle sauta et la porte put s'ouvrir.

Dépêche toi.

Vérifiant bien que personne ne les avaient vu, il la poussa dans la maison et ferma la porte sur eux. Enfin en sécurité. Enfin presque, pas rester dans le salon. Il lui prit la main et la traina dans une pièce, cuisine. Toujours la tirant, il fit plusieurs pièce avant de trouver une chambre avec un placard assez grand qu'il jugea idéal pour une planque et une fenêtre sur la rue, au cas où ils devraient fuir par là. Rubens tira les volets, les plongeant dans une semi obscurité. Son coeur battait à milles à l'heure, il soufflait plus qu'il respirait mais ils étaient en sécurité. Loin de la soigneuse. Elle pouvait revenir, ils étaient définitivement partit. Disparu. Personne ne pensera à venir ici, personne.

On peut rester, Reiyel est un mec bien, ils va nous aider. Sa sœur est cool, pas autant que Rei mais elle est réglo. On va être bien, le temps de trouver un endroit plus sûr… j'ai pas mieux mais crois moi, on peut avoir confiance en Rei. C'est provisoire et ils vont nous aider...

S'il n'était pas en train de la regarder comme s'il n'existait rien d'autre sur Terre, avec une telle volonté de la rassurer, on pourrait croire qu'il avait le béguin pour son tuteur. La chaleur avec laquelle il prononçait le prénom « Reiyel » avait quelque chose de touchant et il avait raison, ils pouvaient avoir confiance en lui. Cet atrien là saura les aider et jamais il ne les abandonnera, par contre la confiance que Rubens plaçait en la cadette était plus discutable mais, naïf, il croyait que qui s'appelle Chase était forcément bon.

Je te lâche pas Meg, on va s'en sortir, ensemble.

Un pas en avant. Paraît qu'il a une copine qui l'attend de l'autre côté du mur, et qu'il continue à détester Kleve et tient à se battre contre ce fantôme pour gagner la place de « mec de Meg ». Pour l'instant l'adrénaline retombait, la peur qu'il avait éprouvé à l'idée qu'Adgyra les dénonce s'envolait, le laissant hébété et heureux d'être sauf. Rubens n'avait alors qu'une envie, la serrer contre lui et lui jurer que leur avenir était assuré pour le meilleur. Un pas en avant pour la prendre dans ses bras et risquer de se prendre, encore, une tarte.


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MessageSujet: Re: Tu vas le payer cher, tu n'feras plus le beau | Rubara   Mer 23 Mar - 21:26



Take me away, a secret place
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Rubara
La traversée du secteur lui laissa tout le temps de psychoter. Elle me suivait aveuglement, le laissant choisir, décider, agir. Son esprit était ailleurs, occupé à imaginer les pires scénarios pour les mois à venir. Et Rubens qui n'avait même pas daigné répondre à ses commentaires. S'il n'avait rien à se reprocher, il lui aurait, non ? Et sinon, la moindre des choses aurait été d'assumer ! Elle en était là, à ne pas réussir à décider si elle préférait qu'il soit avec cette fille ou non, qu'il la quitte ou non, qu'il lui ait menti ou non, quand la voix de Rubens lui indiqua qu'ils étaient probablement arrivés à destination.

Sortant de sa torpeur, Meg secoua un peu la tête, jetant des œillades autour d'elle pour essayer de se repérer. Sans avoir suivi tout le trajet ce n'était pas évident, mais Meg reconnaissait malgré tout l'endroit pour y avoir souvent été.

« Minute... Tu nous emmènes chez Amy et Rei ??? »

Demanda-t-elle m, incrédule. Est-ce qu'il savait au moins qu'Amy n'était pas exactement pro-humain ? Rei, oui. Mey lui ramenait souvent des objets humains car elle savait que ça le passionnait autant qu'elle. Mais Amy... Voilà des années que Meg essayait de la convaincre du bon côté des humains, mais ça ne marchait pas très bien. Et dernièrement, Boucles Brunes avait même l'impression que ça s'était dégradé ...

« Qu'est-ce que tu fiches ? »

Chuchota-t-elle, l'air abasourdi, les yeux écarquillés, alors qu'elle le voyait donner des coups dans la serrure.

« Tu vas quand même pas... »

Défoncer leur porte ? Si si, c'était précisément ce qu'il venait de faire. Meg obtempéra lorsqu'il lui ordonna de rentrer, continuant de le fixer avec des yeux ronds. Elle n'en revenait pas. Elle était à la fois scandalisée qu'il ait forcé l'entrée de ses amis, et complètement fascinée par ce côté badass de Rubens. WOH, tout doux les hormones, c'était pas le moment de le regarder avec des étoiles pleins les yeux, non non non !

Elle se laissa tirer dans toutes les pièces de l'appartement, hésitant à lui faire remarquer qu'elle connaissait les lieux et que ça irait plus vite en lui demandant... Mais il semblait tellement à fond dans son rôle de gardien protecteur, elle n'avait pas tellement envie de stopper son élan.

Il trouva enfin la pièce qu'il cherchait qui n'était autre que la chambre, et acheva sa manœuvre de sécurisation des lieux. Au moins, il prenait cela au sérieux. Elle, elle se sentait vidée, incapable de la moindre prise d'initiative. Elle croisa les bras, agrippant ses mains à ses épaules comme si elle avait besoin de se réchauffer. Elle n’avait pas particulièrement froid, mais elle avait besoin d’être rassurée. Comme s’il avait lu dans ses pensées, Rubens se lança dans une tirade pour lui assurer qu’ils ne craignaient rien ici. Il insistait un peu beaucoup, comme s’il essayait de se convaincre lui-même, ce qui n’aidait pas tellement la brunette à positiver.

« Je sais. Je les connais. Mais je ne suis pas sûre qu’Amy soit enchantée à l’idée d’héberger un humain chez elle… »

Meg aimait bien Amy, c'était une chic fille, mais son idéologie avait bien souvent frôlé celle des Trags, et encore aujourd'hui Megara n'était pas certaine de l'avis de l'atrienne sur les humains. Aux dernières nouvelles "tiens et si j'en hébergeais un" ne faisait pas partie des plans de l'été d'Amy.... Et puis techniquement, si on apprenait qu’une atrienne planquait un humain dans le Secteur, elle risquait de sacrés ennuis. Encore plus si ça tombait dans les oreilles du père de Rubens qui, manque de bol, était le commissaire d’Edendale. Non, clairement, Meg ne voyait pas comment cette histoire pouvait bien finir. Cassidy dut sentir qu’elle flanchait, car il choisit ce moment pour dégainer les grands discours dignes de film. Elle sentit les larmes lui monter –ENCORE- aux yeux alors qu’elle le dévisageait. Elle avait envie de le croire, terriblement, mais son Jiminy Cricket lui disait d’arrêter d’être naïve, d’arrêter de croire au prince charmant, de ne pas ENCORE tomber dans le panneau.

Et en même temps… elle n'avait pas la force de se battre avec lui. Pas la force de l'insulter ou de l'engueuler, pas la force de continuer à mentir. Elle était fatiguée et surtout morte de trouille. Qu'est-ce qu'elle était censée foutre avec un gamin au juste ? Elle avait 20 ans, vivait dans un monde où tout le monde semblait haïr son voisin, surtout s'il était un peu différent de soi. Un monde où le peuple de Rubens détestait le sien, son peuple rêvait de détruire celui du père de son enfant, et les deux peuples allaient haïr leur enfant et ce qu'il représentait. C'était la pire situation possible pour mettre au monde un enfant. Un enfant dont elle n'avait même pas voulu. Dont ils n'avaient pas voulu. Ce n'était pas comme s'ils en avaient discuté ensemble, à tête reposée, comme s'ils avaient pris cette décision en commun. Non ça leur était tombé dessus alors qu'ils n'étaient même plus ensemble, que Rubens s'était même remis avec quelqu'un d'autre . Où était-elle cette fameuse nouvelle copine ?L'attendait-elle ? Connaissait-elle le prénom de Meg, connaissait-elle leur histoire ? Tant de questions se bousculaient dans la caboche de la petite brune.

L'avait-il attiré contre lui ou bien s'était-elle d'elle-même blottie contre lui ? Elle ne le savait pas elle-même. Les bras noués autour de sa taille, la tête sur sa clavicule, elle le serrait comme une noyée se serait accrochée à une bouée de sauvetage. Elle avait envie de le supplier de ne pas la laisser seule, d'abandonner sa nouvelle copine pour rester avec elle, mais elle ne pouvait pas. Elle n'arrivait pas à endosser le rôle de la briseuse de couple, pas alors qu'une de celles-là avait gâché le sien.

« Je ne sais pas quoi faire »

Lui confia-t-elle, toujours collée contre lui. Ses doigts s'étaient accrochés aux plis de son sweat-shirt au cas où il aurait la terrible idée de se soustraire. Elle avait clairement besoin d'un pilier là.

« Si j'en parle à mes parents… Je sais déjà ce qu'ils me diront, et je n’ai pas envie de l’entendre. En même temps si je ne leurs dis rien, ils finiront par s'en rendre compte... La moindre larmichette et c'est bon tout le secteur le saura ! »

Tu parles d'un secret de polichinelle ! Et puis ce n'était pas comme si ce genre de choses se voyaient. Entre le ventre qui s'arrondissait et les lames bleues, l'atrienne avait peu d'espoir de garder ça secret. Pourtant, l'idée d'annoncer ça à sa famille la terrorisait. Bien sûr, elle pourrait prétendre qu'il s'agissait de l'enfant d'un Atrien mais.... De qui ? Ce n'était pas comme si elle pouvait piocher un prénom dans un chapeau et aller ensuite menacer l'heureux élu... Quoique là, elle envisageait tout. Y compris d'essayer de faire gober le principe d'immaculé conception à sa famille. Y avait bien des humains qui y croyaient.... Alors pourquoi pas ?
Ca y est, elle déraillait complètement pour en arriver à envisager ça. Allo cerveau de Meg, la raison à cerveau, est-ce que vous m'entendez encore ?

Elle venait de réaliser que c’était la première fois depuis longtemps qu’elle avait une discussion normale –c'est-à-dire sans lui hurler dessus- avec Rubens. Ca faisait… bizarre. Bizarrement bien. Tout comme se retrouver blottie contre lui.

« Et toi ? Qu’est-ce que tu vas dire à ta famille ? A tes amis ? A ta… »

Elle n’acheva pas sa phrase, n’avait pas envie de la mentionner. L’autre. Celle qui avait pris sa place.
Mais là, tout de suite, c’était elle qu’il en laçait. Depuis combien de temps n’avait-elle pas été dans ses bras ? Très longtemps. Trop longtemps. Certes, il l’avait embrassée un peu plus tôt mais… C’était différent. C’était dans le feu de l’action, des tensions, des émotions. Là, ce n’était plus la même chose. Elle en rougirait presque de cette proximité soudaine. Et elle se colla une baffe mentale de réagir de la sorte.  C'était quoi ces conneries ? C'était quand même pas comme si c'était la première fois qu'elle le touchait ! De toute façon à partir du moment où elle était enceinte de lui.... Les conclusions n'étaient pas bien dures à tirer. Elle bénissait le sweat de Rubens d'être là pour cacher des rougeurs et la tête qu'elle devait faire alors que ses pensées défilaient. Se transformer en midinette, ça ne lui plaisait pas bien.  Bon sang ce qu'elle pouvait être faible quand il la serrait contre lui, lui faisant oublier qu'il n'était qu'un petit con de playboy qui avait probablement fait la même chose à une autre la veille même. Elle ne voulait pas y penser.


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And Boy you really got me bad

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MessageSujet: Re: Tu vas le payer cher, tu n'feras plus le beau | Rubara   Dim 10 Avr - 0:40


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La situation était horrible, un remake glauque de Roméo & Juliette à l'issue tout aussi fatale. Heureusement que Roméo s'appelait Rubens dans cette histoire sinon on aurait vraiment pu croire que c'était un drame. Mais non ! Il s'appelait Rubens Cassidy et, de fait, n’était pas si malheureux. Oh certes Rubens s'inquiétait de ce qui allaient leur arriver, se reposait entièrement sur la générosité des Chase et – quoi Amy pas okay ? Mais siiii elle est hyper open comme fille – fonçait tête bêche dans la naïveté mais… il n'était pas si mal. Il ne s'était pas prit une tarte. Megara était dans ses bras, agrippée à lui comme s'il n'y avait que lui dans sa vie et, bon sang, que c'était bon. Qu'il était agréable de sentir son parfum, d'enlacer la courbe de sa taille, d'épouser ses formes dans l'étreinte. Le souvenir de ce qui donna naissance à ce ventre arrondit revint à son esprit, ses mains glissent sur son dos, sa tête se tourne pour effleurer ses cheveux, pour de son nez l'inviter à le regarder, envie mêlé d'espoir de retrouver le goût de ses lèvres… et elle parle ! BORDEL mais elle peut pas se taire ?! Elle captait pas l'ambiance là ? L'atmosphère ? Faut toujours qu'elle parle ! Craignant un temps qu’elle ne la bassine avec sa “petite-amie”, s’effrayant tout seul qu’elle évoque “le vrai père du gosse” même si son “bah si” avait été assez spontané pour lui plaire, elle eut la jugeotte de ne pas aborder les sujets à risques. Aussi, faute de pouvoir se laisser aller à ces fantasmes qui le prenaient toujours dans les pires instants, Rubens posa sa tête sur celle de Megara. Silencieux, il écoutait ses inquiétudes et ses interrogations. Quand elle faiblissait, il resserrait son étreinte comme pour la porter à bout de bras. L’angoisse revient se loger dans son ventre, oui, ils étaient mal barrés. Pour ne pas dire que c’était un mur qu’ils allaient se prendre dans la figure, nez explosé contre la réalité. Muet, il ne savait quoi répondre car tout ce qu’elle avait avançait était d’une extrême justesse. Chaque chose en son temps, amour. Voilà tout ce qui lui venait à l’esprit et, quand elle abordait sa situation, il n’eut pour réponse qu’une grimace. C’était quoi le pire, sa famille ou avouer le mensonge ? Elle va le prendre pour un taré… Toujours muet, Rubens ne voyait absolument pas comment présenter sa propre situation sans passer pour le dernier des attardés.

Sauf que…

Okay. Un homme qui a vu autant de comédie romantique que sa soeur cela peut sembler manquer de virilité, mais entre jumeaux ont se passe tout et, honnêtement, il avait même prit goût à ces films mièvres. Ca lui correspondait plutôt bien, ou du moins à l’idéal masculin qu’il rêvait secrètement d’être : l’homme qui se bat corps et âme pour celle qu’il aime. Sauf que la réalité n’a rien d’un film, la réalité c’est qu’il a fugué et s’est inventé une petite-amie… et qu’en plus il a largué la première chérie, pour mieux réaliser que c’était avec elle qu’il voulait être. Bref, joyeux bordel.

Sauf que… tout n’est qu’une question de présentation ! Et s’il y avait bien une chose qu’il savait faire : c’était la baratiner ! Ne demandez pas comment Megara fait pour tomber dans tout les mytho de Rubens, ils étaient tellement gros et absurde ! C’était une véritable don qu’elle avait là, la naïveté à l’état de grâce ! Alors… autant exploiter à fond ce merveilleux don, ce serait bête de le laisser pourrir !

Je ne sais pas encore, ça dépendra de ce que me dira Reiyel.

Sa voix manquait d’assurance, de confiance. Il essayait tellement d’y mettre de la volonté et fermeté qu’elle criait sa peur. Je ne sais pas du tout, Meg. Si Rei ne veut pas de nous ici alors nous seront à la rue et cette rue-là, elle nous sera fatale. Ses yeux se ferment, son nez s’enfonce dans sa chevelure, profitant des caresses de ces mèches folles et douces. Pardonne moi mais je vais enjoliver la réalité pour paraître plus fort, plus brave, plus incroyable que je ne le suis.

Tu sais quand nous avons été arrêté ? Mon père et moi on s’est disputé… vraiment. Je n’en pouvais plus de l’entendre vous critiquer, te critiquer et Cora qui s’y mettait… C’est pour ça que je suis ici, avec la peinture sur le visage. Ce n’est peut-être pas la plus belle des façons de me battre pour mes convictions mais je n’ai pas les moyens de me prendre un logement et, quand je suis tombé sur Mia, elle m’a proposé de m’héberger.

Silence, pause pour mieux poursuivre. Il aspirait tant à paraître plus fort qu’il ne l’est, plus incroyable. La vérité c’est qu’il s’est imposé chez Mia, que la chance lui a offert une atrienne le coeur gorgée de générosité… et un père rancunier, désireux de voir son fils se rétamer pour lui apprendre, à la dure, la leçon.

Je ne peux pas m’imposer, Reiyel s’est proposé de m’héberger le temps que ma situation s’améliore… Ecoute Meg. Je suis connu chez les Prodinas, je fais un stage au PIA avec Reiyel qui se passe bien… mon année d’étude est bientôt terminée et si je continue comme ça, je pense obtenir un poste au PIA ou à la mairie.


Il s’avance beaucoup, en vérité il n’a pas autant foi que ça en ses capacités. Reiyel est fier de son travail mais il reconnaît, comme Elyan avant lui, que son hyperactivité le rend parfois improductif. Son énergie est importante mais ses soucis à se concentrer, à se focaliser sur un projet et à le mener à terme, sont des handicapes conséquents. Ordinairement Rubens n’évoque pas ses inquiétudes, sa fragilité, ou toutes choses se cachant sous le masque de connerie qu’il aime arborer. La surface lui plaît, il n’ira pas montrer la sensibilité derrière. Lui qui rêve tant de devenir un homme sur qui on peut compter… Et s’il y a bien quelqu’un qui ne doit jamais savoir ses craintes et ses doutes, c’est bien celle qu’il tient dans ses bras.

Je vais discuter avec Reiyel et si ça ne marche pas, j’irais demander à d’autres personnes. Et s’il faut que j’emprunte de l’argent à un pote pour nous louer un appartement, j’irais le faire. Il faut juste qu’on gagne un peu de temps, mon stage est payé Meg, faut juste qu’on gagne du temps...

Il ouvre enfin les yeux pour déposer sur le haut de son crâne un baiser doux. Allez, maintenant solutionner la partie épineuse du problème, ça… Il profita du câlin un temps avant d’avouer son mensonge.

Mes amis sont membres des Prodinas et promis j’en parlerai pas à ton frère.

Demi-sourire, il n’est pas près de se lancer dans le grand bain. Qu’en penserait les autres ? Ils ont toujours été une joyeuse bande, soudé, aucune raison qu’ils ne le soutiennent pas…

Mais dans le doute, je crois que je n’en parlerais à personne sauf si on en a besoin. Tu les connais peut-être, un certain Attila ? Et James ?

Allez, Rubens, tu sais ce qu’elle attend….

Et il n’y a pas de petite-amie. C’était qu’un filrt sans importance, quand je t’ai vu tout à l’heure ça m’a rappelé de bons souvenirs et…


Et pour une fois il n’exagère pas, sa voix se fait plus faible comme s’il n’osait dire ce qu’il pensait, il y a même de l’émotion dans sa tonalité. Heureusement qu’il ne la regarde pas, elle verrait les sentiments de ses yeux, la rougeur de ses joues et ça, c’est définitivement pas viril.

Et à chaque fois que je repense à ce que j’ai gâché, ça me fout les nerfs en rogne et je sors n’importe quoi. J’avais envie de te rendre jalouse… ce qui est idiot puisque tu n’as pas besoin de moi… enfin si tu as besoin de moi mais je veux dire… tu as un autre mec dans ta vie et…

Oh merde là il s’enfonce complètement. Il bafouille, est bien trop naturel, et il n’a pas envie de ramener l’autre mec sur le tapis ! Non ! S’il n’en parlait pas du tout y avait moyen qu’elle l’ait, elle aussi, complètement oublié !! Un mec fort, atrien de surcroit ! Merdre. Il rattrape le coup comment maintenant ?! Ah si ce sale type pouvait disparaître pour toujours… mais il a vu Kleve et n’a pas très envie de l’affronter… mince espoir qu’il ne s’agisse pas de Kleve.

Et il s’appelle comment d’ailleurs ?

Souffla t-il d’une petite voix bien trop mieilleuse, cachant de sombres pensées.


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MessageSujet: Re: Tu vas le payer cher, tu n'feras plus le beau | Rubara   Jeu 21 Avr - 12:22



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Rubara

Cette soudaine proximité qu'elle avait elle-même déclenchée et à laquelle elle n'avait pas été confrontée depuis de longs mois maintenant, la troublait plus qu'elle n'aurait du. Elle ignorait si c'était les hormones de femme enceinte qui faisaient des siennes ou s'il lui avait juste terriblement manqué -ou les deux- mais plus elle le sentait se coller contre elle plus son esprit dérivait dangereusement. Ses mains s'accrochaient à son sweat-shirt pour ne pas se glisser dessous, chercher le contact de sa peau, chercher sa chaleur, chercher à s'enivrer du parfum de fraîcheur qu'il avait toujours dégagé. Elle sentait une douce chaleur se diffuser, d'abord dans son estomac, puis remonter dans sa poitrine pour finir sur ses joues qui devaient maintenant avoir la couleur des coquelicots. Presqu'instinctivement, sa main se plaqua dans le dos de Rubens pour l'inciter à encore davantage se rapprocher, si c'était possible possible encore. Et pourtant, dès qu'il répondit à son invitation, glissant ses mains sur son dos, frôlant ses cheveux, elle se mit à paniquer sans raison. Et pour être certaine de tuer dans l'œuf cet embryon de rapprochement, elle s'empressa de faire ce qu'elle faisait de mieux : parler. Parler encore et encore. Les mains de Rubens s'immobilisèrent dans son dos, signe que sa technique avait parfaitement fonctionné, et Meg ressentit un mélange de soulagement et de... Frustration. Ah bah oui, c'était bien le moment d'être frustré tiens...

Elle sentit que Rubens posait son menton sur sa tête, songea qu'elle était vraiment minuscule, mais Walvec ce que ce geste pouvait l'apaiser. Elle aurait voulu s'enfermer dans cette étreinte, dans ce petit cocon, pour les mois à venir. Elle venait de réaliser qu'Adgyra ne lui avait même pas dit de combien de mois elle était enceinte. Bon, techniquement, sachant que Rubens et elle s'étaient séparés en juillet, elle savait que ça faisait nécessairement plus de 3 mois. Mais tout de même, avoir une date d'accouchement estimée, ça serait pas mal.

Se lancer dans de pareils calculs lui avait mis un petit coup de pression supplémentaire, comme si celà rendait cette histoire encore plus réelle. Shit just got real, voilà ce qui défilait dans sa tête, la retranchant encore plus dans ses incertitudes et ses peurs. Et bien entendu, ses craintes, elle ne pouvait pas les garder pour elle, au contraire, elle en faisait largement profiter Rubens, continuant de se serrer contre lui comme un koala sur son tronc. Lui-même n'avait pas l'air totalement sur de son coup, et ça transparaissait un peu dans sa voix. Heureusement, la tête collée à son torse, Meg ne pouvait pas voir sa tête.

Elle redressa un peu la tête en entendant son nom, Mia. C'était sa nouvelle copine ? Meg se mit à cogiter... Connaissait-elle une Mia d'environs leur âge ? Ca ne lui disait rien, mais ça pouvait être un surnom. Elle serra les dents, réprimant sa jalousie. Elle lui disait qu'elle flippait et il lui parlait de sa nouvelle meuf ? Allo Rubens, ici la Terre, le tact ça te dit quelque chose ? Et le voilà qui se tait... C'est quoi ce gros silence pesant ? C'est pour la faire mariner ? Mais elle ne dit rien, elle prend sur elle pour ne pas exploser, elle n'est pas sure d'en avoir l'énergie.

Elle l'écoute et ne comprend pas trop le rapport entre la conna... Entre sa copine et ses études et son stage. C'est tout Rubens ça : tellement éparpillé qu'on n'arrive pas toujours à le suivre. Elle esquisse un sourire malgré sa colère en se disant qu'il est mignon quand il se perd au fil de ses pensées.

Megara s'infligea une claque mentale : NON la narguer avec sa copine ce n'était PAS DU TOUT mignon. Et le voir vouloir se plier en 4 pour eux non plus ce n'était .... Rha mais de qui elle se fichait ? N'était-ce pas juste la plus belle preuve que Rubens voulait faire des efforts, qu'il voulait que ça dure ? Oui mais il y avait toujours un souci, une question qui lui brûlait les lèvres mais qu'elle n'osait pas poser : et ta copine, on en fait quoi ? On lui met une niche dans la cuisine ou le jardin ? Une place au pied du lit ? Certainement pas. Avant que cette pimbêche ne mette un pied dans un même lit que lui, Meg lui aurait scier les jambes. Si ça se trouve c'était déjà chose faite.... Partager un lit, pas lui scier les jambes. La brunette chassa cette image révoltante de son esprit.

« T'emprunteras de sous à personne, t'as pas besoin de t’endetter comme ça... S'il le faut, Dem nous hébergera »

Demetrius ne pourrait pas refuser. Il pourrait lui passer un savon, lui faire la morale, râler pendant des semaines et des mois, mais pas refuser. Connaissant son peu de sympathie pour les humains, Meg préférerait lui épargner d'avoir à en cacher un mais s'il fallait en venir là.... Elle le lui demanderait.

Elle haussa les sourcils lorsqu'il évoque Lenaic comme étant un de ses amis. Euh..., on parlait du même qui avait passé des mois à essayer de la convaincre de quitter Rubens ? Heureusement que ce dernier ne voyait pas l'air perplexe de la petite brune, celà aurait suscité des questions. Une image de massacre à tripes ouvertes s'installa dans sa tête alors qu'elle imaginait Rubens balancer à Lenaic qu'il serait tonton.... OH Walvec...

« Ne dis SURTOUT rien à Len »

Sa voix était un peu précipitée, elle n'avait pas pris le temps d'essayer de cacher le vent de panique qui s'était saisi d'elle.

« Je veux dire.... Il vaut mieux qu'il l'apprenne de moi »

Ou qu'il ne le sache jamais. Mais ça, ça allait être compliqué clairement. A moins que Dem n'arrive à finir de monter son vaisseau dans les prochains mois et zou ils partent tous sur une autre planète. Peu probable, donc. Le petit détour par la case "mega flippe que le frérot ne soit au courant" l'avait, un instant, détournée de son souci premier, à savoir son adversaire pour le titre de Madame Cassidy. Enfin, pas qu'elle veuille se marier ou.... Ce n'était pas le sujet d'abord !

Minute... Un... Flirt sans importance ? Elle se détacha de lui en quelques secondes à peine, reculant pour l'avoir dans son champ de vision. Il avait muté en pivoine, et elle en hibou avec ses yeux ronds comme des soucoupes.

« Un flirt ? »

Répéta-t-elle, de toute évidence incrédule, partagée entre l'envie de sauter partout pour exprimer son soulagement, et celui de se remettre à beugler sur lui parce que.... Parce que.

« Tu veux dire que t'as emménagé chez UN FLIRT ? »

C'était toujours le beuglement qui l'emportait chez Megara. À croire que l'atrien descendait de la vache. Enfin l'atrien peut être pas mais elle oui.
Peu troublé par le comportement de la brune -il avait l'habitude à force- il continua ses explications, à dévoiler ces choses qu'elle avait voulu savoir depuis des semaines et des mois et qu'il avait toujours caché derrière ses moqueries. Enfin, ENFIN il lui parlait. Elle aurait dû être contente, l'encourager, mais elle avait un gros truc en travers de la gorge, un truc qui s'appelait jalousie, qui filtrait les commentaires aimables et ne laissait passer que l'agressivité. Et lorsqu'il ajouta finalement la cerise sur le gâteau, la question sur son soit-disant mec, elle était à point. La tendresse avait tiré sa révérence, laissant place à la tension -qui ne s'était pas absentée bien longtemps.

« C'est un flirt sans importance » répondit-elle, reprenant mot pour mot les dires de Rubens « Alors son nom est sans importance aussi »

Elle le regardait avec un air de défi. AH, tu vois ce que ça fait le coup du flirt sans importance ? Pas du bien ! C'est toujours quelqu'un sur qui tu as craqué, quelqu'un avec qui tu as passé du temps plutôt qu'avec moi, quelqu'un avec qui tu.... Non elle ne veut pas imaginer. Elle est juste dévorée par une jalousie qu'elle ne se connaissait même pas avant de l'avoir connu. Il lui disait à demi-mot qu'il regrettait et que ça lui manquait d'être avec elle, mais elle n'entendait que : je me suis tapé une nana pas importante.

« Tu me dis que tu regrettes d'avoir tout gâché.... Alors dis-moi, POURQUOI tu as tout gâché ? Ne me dis pas que c'est pour les beaux yeux de la rouquine ou pour un flirt sans importance parce que si c'est ça, T'ES CLAIREMENT LE PLUS GRAND ABRUTI QUE L'UNIVERS AIT JAMAIS PORTÉ »

C’était du grand art de la voir gesticuler dans tous les sens tout en faisant des vocalises. A se demander comment elle pouvait passer de la petite fille délicate et apeurée à la furie enragée… Et si la question de la copine lui grignoter l’esprit depuis que Rubens l’avait mentionné, cette question là, LA vraie question, lui avait donné des insomnies depuis qu’ils s’étaient séparés. Pourquoi ? Pour quelle fichue raison avait-il tout gâché ?


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MessageSujet: Re: Tu vas le payer cher, tu n'feras plus le beau | Rubara   Mar 24 Mai - 21:03


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It's not perfect here between us even angels have their demons. Trapped inside this twisted circle it ain't right but it's eternal -
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Si Meg s'agaçait du prénom « Mia », Rubens, de son côté, se crispait à celui de « Dem ». Demetrius. Un atrien détestable qui fliquait Meg, le genre de stalker effrayant qui connaissait son emploi du temps, savait ses petites habitudes et adorait ses manies. Grand, carré, avec une tête qui lui donnait dix fois son âge, Demetrius avait autant le physique du pervers que l'attitude… et c'était à cet être infâme qu'elle voulait confier leur vie ? Mais où avait-elle la tête ? A la coller, il avait fini par attirer sa compassion ? Bordel, sa générosité la perdra. Rubens était plus que lucide sur qui était Demetrius et s'était bien pour cette raison qu'il adorait casser du sucre sur son dos. Quand il en parlait, on pourrait même croire qu'il voue une haine aux atriens.. Mais non, juste à Dem, le meilleur ami de Megara. Le meilleur ami qui… son coeur se serra, il sentit ses traits se crisper et sa prise sur elle se fit plus forte. Il t'a quand même pas mis le grappin dessus, hein ? Bordel c'était possible, vraiment possible… il la collait ! Il était toujours à la faire rire, à la surveiller… ce mec avait clairement des vues sur elle ! Ca s'voyait ! Hé ! S'il n'en avait pas, Rubens aurait essayé d'être son ami mais Dem le repoussait à chaque fois ! Ca plus combiné à son attitude de 'bff' c'était la preuve ultime qu'il craquait pour Meg. C'était pas Kleve, mais Dem, ton « mec » ? Sérieusement ? Il ne savait pas ce qui était pire, le baraqué sans cerveau ou l'abruti stalker ? Les émotions étaient décuplées par l'annonce de la paternité, un sentiment violent de possessivité le fit enlacer plus fort encore Megara – il va l'écraser à ce rythme. Elle est à moi. Pas à l'autre con, pas à tout les autres dehors, non elle est à moi. Amant jaloux qui ne supporte pas qu'on caresse du regard sa promise.

Elle parla de Len, il se contenta de hocher la tête pour montrer qu'il l'avait entendu, l'esprit encore tourné vers Demetrius. Peut-être devrait-il aller lui parler… une approche, l'air de rien, pour marquer son territoire… Dans son esprit cela sonnait comme une attaque de gang, comme le combat de deux loups pour un même lieu alors qu'il aurait eu l'air d'un poussin se prenait pour le coq. Devait-il vraiment se contenter de lui parler ? Ou alors entrer dans le vif du sujet ? Inviter un ou deux amis et le secouer un peu ? Meg aimerait peut-être qu'il se batte pour elle… UN FLIRT?! Elle le tira de ses pensées, sursautant, Rubens la regarda un instant déconcerté avant de comprendre qu'elle était restée focalisée sur Cyann. Ou Mia. Heu… elle les confond pas un peu là ? Bah, elle va finir par capter, aussi il se précipita à ajouter moult précision afin qu'elle comprenne qu'elle n'avait rien à craindre, qu'elle était l'atrienne de sa vie… et qu'elle allait larguer son mec. Balance, je sais que c'est Dem.

Meg craque, s'emporte et Rubens se liquéfie sur place. Tout d'abord il eut l'air blasé quand elle bouda le nom de son mec, roh ça va tu as mal compris ce que j'ai dis… mais avant qu'il n'ait le temps de s'expliquer, elle monta dans les aigues. Une vraie passion chez elle, ah ça, tester l'insonorisation des lieux c'était son DADA.. pas comme s'ils devaient être discret itout, naaaan, du touuut. Blasé, puis exaspéré et enfin complètement paniqué, Rubens ne savait où se mettre. Heu. Vraiment ? Je suis obligé de répondre à ta question ? Nan mais sincèrement, on peut parler d'autres choses… de la pluie qui est en train de tomber tiens, c'est sympa ça, la pluie qui tombe. Ou du bébé ? On pourrait en parler… allez reviens dans mes bras, on oublie ces relations sans importances, on fait table rase du passé.

Il est foutu. Il ne va pas s'en tirer comme ça. Ca semblait si bien partit… y a pas deux minutes il était dans ses bras à fantasmer sur des ailleurs encore plus agréable et le voilà retombé à terre, et violemment en plus. Fuck.

Elle ne captait rien, Mia n'était pas le flirt car le flirt n'existait pas… lui avouer la vérité ? Il n'en avait nulle envie ! Elle n'arrêtait pas de l'engueuler ! Elle le faisait tourner en bourrique avec sa grossesse, genre « je suis enceinte mais j'ai un mec » puis « quoi je suis enceinte ?! » genre c'est l'horreur pour finalement parler de Dem qui va tous les sauver ?! Nan mais c'est bon, y en a marre de devoir céder aux caprices de Mâdame. Moi j'me fais malmener mais en plus j'dois bien sagement lui répondre ?! Elle répond pas à mes questions ! Elle me rassure pas du tout ! Elle abuse de moi en me soutirant un câlin et après je me fais incendier ? C'est mort !

Parce que tu ne me plaisais plus !

Elle veut que je sois un monstre ? Un égoïste finit ? Un abruti ? Et bien elle va en avoir de l'abruti ! Elle va voir ce qu'est VRAIMENT un abruti ! Elle aurait dû m'écouter, elle aurait dû comprendre mes excuses et les prendre telles quelles au lieu de chercher plus ! Au lieu de fouiner et abuser, encore et encore, de ma patience !

C'était d'un ennui profond avec toi, j'avais l'impression d'avoir déjà cinquante ans ! Il nous manquait plus que les charentaises et on était bon pour le thé avant de dormir ! C'était plan plan, chiant, vieux ! Cyann et Mia, elles, elles savent s'éclater ! Elles ont pas froid aux yeux, elles ! Et ouais j'ai habité chez un flirt ça te choque ? Tu préfères la vérité ? Qu'elle était qu'un plan sex ? Ca sonne moins bien hein ?

C'était immonde et il en avait parfaitement conscience. A bien la connaître il savait comment la blesser et, pour la première fois, Rubens appuyait de toutes ses forces sur les faiblesses de celle qu'il aimait. Il était épuisé, amoureux mais surtout perdu et toutes ces émotions avaient raison de sa raison. Il voulait la secouer, il voulait jouer à pire que lui-même pour lui donner enfin une raison valable de le rejeter. Il était surtout idiot.

Me dis pas que tu t'es foutue direct en couple avec Dem ? T'as eu pitié de lui c'est ça ? Il doit être content, depuis le temps qu'il bavait devant toi… C'est tout toi ça, tellement niaise que tu te fais embobiner.



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MessageSujet: Re: Tu vas le payer cher, tu n'feras plus le beau | Rubara   Dim 12 Juin - 21:15


Un faux pas, un de trop
Faudrait pas tomber de haut

Rubara

L’humeur se dégradait à vue d’oeil entre les deux tourtereaux, et Meg savait qu’elle n’aurait pas du poser la question fatidique si elle voulait espérer stopper la machine. Mais c’était plus fort qu’elle. Cette interrogation l’avait tellement grignotée, usée, que lorsque l’opportunité était venue d’enfin la soumettre au principal intéressé, elle n’avait même pas réfléchi. Ce n’était pourtant pas la première fois qu’on lui avait dit d’apprendre à penser avant d’agir, mais bon… Se précipiter, ça avait toujours été dans la nature de la jeune Adetir, quite à s’en mordre les doigts et le reste par la suite.

Et pour le moment, c’était sa lèvre inférieure que la brunette dévorait, consumée par l’angoisse de la vérité qui menaçait de tomber. Poser les questions dont on craint les réponses, c’était une forme de masochisme assez répandue, et malheureusement pour Meg, elle en était sévèrement atteinte. Elle en avait presque des sueurs froides et des nausées… à moins que ce ne soit la grossesse en fait. Tout se mélangeait dans sa tête, difficile de distinguer les soucis hormonaux des soucis sentimentaux.

La réponse arriva finalement comme une sentence. D’aucun aurait dit qu’elle l’avait cherchée, réclamée, cette réponse, et qu’elle n’avait que ce qu’elle méritait, mais elle ne s’était pas attendue à ça. Ou plutôt, si : elle avait redoutait ça. Mais ce n’était pas tant la vérité, crue, balancée à la figure, qui la fit vaciller, que ce qui suivit. Car Rubens et la modération, ça ne faisait pas bon ménage. Il était plus qu’entier à ce stade il était presque double. Tout était toujours offert, imposé, donné, avec exagération. Et la méchanceté ne faisait pas franchement exception alors qu’il délivrait ces détails inutiles qu’elle ne voulait pas entendre.

Elle ignorait si c’était les hormones, la fatigue, ou juste une tristesse sincère, mais elle sentit les larmes lui monter aux yeux en plein milieu de la tirade de Cassidy et sans pouvoir les retenir, les laissa s’échapper pour dévaler sur ses joues. Elle avait conscience d’offrir un bien piètre spectacle qui devait probablement confirmer son opinion, mais c’était au dessus de ses forces que de contenir sa peine. Elle avait passé des semaines à jouer celle qui était forte et qui était bien au dessus de tout ça, mais là, c’était trop.

Ce qu’il y avait de stupéfiant, chez Megara Hendrickson, c’était que le chagrin n’était jamais livré tout seul. Être juste malheureuse et en larmes, ce n’était pas une option chez l’atrienne, il fallait systématiquement que la tristesse se ramène avec sa sœur siamoise, la colère. Comme si une force insoupçonnée poussait toujours Meg à ne pas se laisser abattre et à évacuer sa désolation de la manière la plus violente qui soit.
Ravalant ses pleurs comme elle pouvait, elle retrouva la force de vociférer.

« Et alors, est-ce que je te plais de nouveau ou bien est-ce que tu as juste pitié de la gamine en cloque à 20 ans ? »

Sa voix avait déraillé un peu plus qu’elle ne l’aurait voulu mais tant pis, au moins, elle avait réussi à prendre un air féroce malgré son cœur qui se serrait alors qu’elle ressassait les dires de Rubens. Tu ne me plaisais plus. Pauvre mec. Megara n’avait certainement pas l’arrogance de se considérer comme la plus jolie ou la plus sexy des filles d’Edendale, mais lui dire qu’elle était chiante…

« Parce que ta pitié j’en veux pas, tu peux la garder pour une autre de tes PLANS SEXE ! »

Ajouta-t-elle, pointant son index vers lui d’un air de défi. C'était si évident qu'elle n'avait pas digéré cette affaire de plan cul ? Eh merde... C'était une vraie plaie d'être un livre ouvert, surtout devant Rubens qui la connaissait si bien et savait où appuyer pour faire mal, ou pire, pour la blesser.
En attendant elle ignorait où elle puisait cette force de lui tenir un minimum tête alors qu’elle n’avait qu’une vie : fuir. Fuir bien loin. Aller chercher du réconfort ailleurs… Mais où ? Honnêtement, elle se sentait seule au monde. Enfin presque seule. Seule avec un bidule vivant dans son ventre dont elle se passerait bien. Elle tremblait tellement la colère l’étreignait. Dans un geste furieux, elle essuya ses joues, bien décidée à faire disparaître toute forme de faiblesse de son visage. Ce sale type ne méritait sûrement pas ses larmes, et pourtant elle savait qu’il suffisait d’un geste ou d’un mot de sa part pour faire le soleil et la pluie dans son cœur. Saleté de monsieur météo ! S’il aimait tant les changements climatiques elle allait lui montrer qu’un orage n’est jamais prévisible, et encore moins évitable.

Elle était en train de bouillir intérieurement lorsqu’il crut bon d’en remettre une couche en s’en prenant à Demetrius. L’espace d’un instant, la rage fut balayée de son visage, laissant place à un effarement qu’elle eut beaucoup de mal à masquer.

« Mais ça va pas la tête ?! Qu’est-ce qui tourne pas rond chez toi ? Est-ce que tu je te demande si tu t’es mis en couple avec James toi ? C’est mon meilleur ami ! »

Non sérieusement, l’idée de Dem et elle en couple était juste… grotesque. Comment pouvait-il imaginer ça ? Il avait un vrai souci psychologique celui-là ! Fallait se faire soigner à ce stade… et au passage il pourrait se faire amputer de sa glande sécrétant des méchancetés.
Non et puis…. Qu’est-ce que ça venait foutre là cette espèce de jalousie déplacée ? Est-ce qu’il ne venait pas tout juste de lui dire qu’elle ne lui plaisait plus ?

« Et MEME SI je m’étais mise en couple avec lui, qu’est-ce que ça peut te foutre ? Si j’te plais plus, laisse moi plaire à d’autres mecs ! »

Voilà, dans tes dents Cassidy ! Comme si elle en avait quelque chose à faire de plaire à d’autres mecs… Non… Non non non Meg, ne te lance pas dans cette voie là ! Tu n’en as rien à faire de plaire à QUIQUE CE SOIT. Rubens Cassidy y compris. Tu t’en fous de son avis ma grande. To-ta-le-ment. Mais qui essayait-elle de convaincre au juste ?

« T’es un vrai lunatique ! Un coup je suis pas assez bien pour toi, un coup tu veux pas que j’aille voir ailleurs, t’es au courant que c’est pas comme ça que ça marche ? »

Oui parce que elle, elle était pas lunatique du tout. Pas comme si elle venait de passer de la copine câline au volcan en éruption, hein. Non ça c’était normal. C’était une fille. Une fille enceinte qui plus est. Lui, il n’avait aucune excuse !


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