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 We're different and the same [Lenou ♥]

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MessageSujet: We're different and the same [Lenou ♥]   Sam 27 Juin - 22:26


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Bon évidemment tous les dialogues sont en sondiv, mais flemme de tout traduire ♥

Depuis l'épisode du commissariat, Meg n'était pas beaucoup sortie du Secteur. Elle qui profitait généralement de la moindre occasion pour aller gambader dans Edendale, que ce soit pour l'Université ou pour les Prodinas, la voilà qui refusait plusieurs opportunités de se mêler aux humains. La raison ? Elle était simple : maintenant que Rubens était officiellement interdit de Secteur par son père -qui n'était autre que le commissaire, et qui avait donc toutes les forces de police à sa disposition pour s'assurer que son fiston ne s'aventurerait pas en terrain atrien- c'était le seul endroit où elle était à peu près certaine de ne pas le croiser. Et le croiser, c'était la dernière chose dont elle avait envie. Elle détestait l'état dans lequel ça la mettait à chaque fois d'être près de lui... un joyeux mélange de haine, de rage, d'amour et d'appartenance, ça la rendait complètement chèvre. Et puis... elle n'arrivait toujours pas à croire qu'il lui avait reproché de le SEDUIRE. Allo la terre ? Megara Hendrickson ne séduit personne. Elle ne séduit plus personne en Harley Davidson...Enfin, pas intentionnellement en tout cas...
Non et puis merde quoi ! C'était le monde à l'envers. C'était LUI qui l'avait séduite pour ensuite la jeter comme une vieille chaussette -ce qu'elle n'avait pas manqué de lui faire remarquer, juste après l'avoir baffé. Ouais, fallait pas la chauffer la mini-pouce.

L'ennui dans tout cela, c'est que ça affectait tout de même sacrément son moral. Meg aimait être parmi les humains, elle y avait d'ailleurs plusieurs amis qui commençaient à lui manquer... Certes, elle avait aussi des amis au Secteur, mais ce n'était pas pareil. Ce n'était pas qu'elle les aimait moins, loin de là, c'était juste qu'elle avait l'impression qu'on la privait d'une partie d'elle-même lorsqu'elle ne pouvait pas voir ses amis des Prodinas ou de la Fac. Bon, évidemment, elle ne pouvait s'en prendre qu'à elle-même... Mais elle ne savait pas trop ce qui était le mieux à faire.
Le point positif, c'est que ça lui avait donné le temps de reprendre ses entraînements avec Kleve. Ce dernier lui avait mis la raclée de sa vie lors de leurs retrouvailles, comme pour lui faire payer son laisser aller... Elle en avait encore des bleus, de cette entraînement là. Elle en avait également profité pour essayer de passer un peu plus de temps avec Moon, mais leur relation ne semblait pas franchement s'améliorer, ce qui fatiguait d'autant plus Megara. Heureusement qu'il y avait toujours Amy à qui elle pouvait rendre visite, et à qui elle continuait de raconter des histoires humaines. A défaut de les vivre, ça la mettait de bonne humeur de se raccrocher à de bons souvenirs. D'autant qu'elle ne savait pas si elle aurait un jour l'occasion de revivre de telles expériences... Mais elle s'interdisait de se laisser aller à une nostalgie trop nocive pour son moral.

Étonnamment, celui qu'elle n'avait pas TELLEMENT vu alors qu'ils vivaient techniquement sous le même toît, c'était son propre frère. Il fallait dire que dernièrement, leur relation s'était un peu compliquée avec les amours de l'un et de l'autre, mais surtout avec leurs opinions divergentes sur le sujet des humains -sujet fortement lié aux amours, soit dit en passant. Et puis, le fils Hendrickson comme la fille ayant la bougeotte, ni l'un ni l'autre n'était souvent dans leur maison familiale. Meg se demandait d'ailleurs ce que fichait son frère à longueur de journée... Probablement très occupé à traîner dans les pattes de leur tonton Anas. Le pauvre oncle aux tendances un peu ermites était servi avec un neveu aussi pot de colle ! Megara, de son côté, lui foutait une paix royale. Ce n'était pas qu'elle ne l'aimait pas, mais son positionnement vis à vis des humains l'irritait un peu, alors elle préférait ne pas lancer de débats avec lui.

Aujourd'hui, pourtant, et de manière assez exceptionnelle, Megara était restée chez elle. Il pleuvait comme vache qui pisse -encore une expression humaine qu'on lui avait apprise et qu'elle trouvait particulièrement amusante- dehors, alors autant en profiter pour faire des activités intérieures pour une fois. Kleve n'étant pas disponible aujourd'hui, Meg n'avait pas de bonnes raisons de sortir de chez elle, elle avait donc décidé de s'adonner à l'un de ses passe-temps favoris : la couture. La demoiselle avait toujours aimé cela, créer des vêtements, mais cette passion s'en était retrouvée renforcée depuis qu'elle avait rencontré les humains et découvert la mode « humaine », pour sûr très différente de la mode atrienne. Depuis, la brunette passait son temps à se créer de nouveaux vêtements d'inspiration humaine.

Elle était assise en tailleurs sur le canapé de la pièce à vivre principale, le nez plongé dans ses fils, discutant de tout et de rien avec sa mère qui était en train de tailler des Estrolez pour son prochain cours de défense pour les Adetirs, lorsque la porte de leur petite maisonnette s'ouvrit. Meg redressa le nez pour identifier le nouvel arrivant, et un petit sourire s'étira sur ses lèvres en reconnaissant son frère. Elle avait l'impression de ne pas l'avoir vu depuis des lustres !

« Tiens » lança-t-elle en guise de salutation « T'as réussi à te descotcher de la bouche de Moon ? »

Depuis qu'elle était tombée sur son frère et sa petite protégée en train de s'embrasser, elle ne cessait jamais de charrier Lenaic sur le sujet. D'une part parce que titiller son frérot faisait partie de ses activités favorites, mais aussi parce que... franchement, elle ne les aurait JAMAIS imaginé ensemble. Moon était l'archétype même de l'Adetir et Len était... Len. Bon et puis, au passage, c'était l'occasion de lui faire une reproche subtile : c'était bien beau d'avoir une copine, mais est-ce que c'était une raison pour ne plus passer de temps avec sa petite sœur ? Non ! Comment ça, c'était elle qui passait son temps à fuir le Secteur ? Ca ne comptait pas ! Et puis merde hein... Même depuis qu'elle n'en sortait plus, elle n'avait pas eu le temps de profiter de Len... Le problème venait donc forcément de lui !

« Megara ! »

La reprit sa mère, n'appréciant probablement qu'à moitié la façon de parler de sa fille, même si l'ombre d'un sourire sur ses lèvres trahissait son amusement. Meg soupçonnait sa mère d'être particulièrement ravie par l'idée que son fiston sorte avec Moon. Elle était la belle fille idéale : atrienne, Adetir... Que demande le peuple ? Bien sûr, ses parents étaient tous deux pour la tolérance vis à vis des humains, mais un beau fils ou une belle fille de la même race était toujours plus rassurant. Meg le savait parce qu'à chaque fois qu'elle avait amené Rubens dans la conversation, elle avait senti que sa famille n'était qu'à demie enthousiaste -sauf son frère, qui lui était TOUT sauf enthousiaste.

« Okma*, ça tombe bien que tu sois là. Je voulais justement vous demander d'être tous les deux présents pour le déjeuner demain. Nous avons invité Androy pour manger. Lenaic, tu peux inviter Moon si tu le souhaites »

*surnom affectif atrien, du type « Honey » « Sweetheart »...etc

Posant temporairement son ouvrage sur ses genoux, Meg fronça légèrement les sourcils en dévisageant sa mère. Elle connaissait bien Androy, il était le fils de leurs voisins depuis qu'ils s'étaient installés dans le Secteur, un Adetir comme eux. Meg l'avait côtoyé quelques fois dans le cadre de leur entraînement d'Adetir, mais n'avait jamais véritablement tissé de lien avec ce garçon là qu'elle trouvait bien trop sérieux et planplan. Alors pourquoi l'inviter soudainement ? Et surtout... pourquoi insister quant à leurs présences à tous les deux ? Elle tourna son regard interrogateur du côté de Len, mais l'invitation ne venait de toute évidence pas de lui, puisque leur mère venait de lui annoncer. Et puis Meg doutait que son frère et Androy soient très proches …

« Hm... pourquoi est-ce que Androy est invité ? »

demanda-t-elle finalement, posant carrément la robe sur laquelle elle travaillait sur le canapé pour pouvoir se lever.

« C'est notre voisin, c'est l'occasion de le découvrir un peu plus, d'apprendre à le connaître... »

Megara fronça encore plus les sourcils -si c'était possible. Ok, ça devenait carrément louche cette histoire ! Sa mère prenait cet air évasif qu'elle arborait toujours lorsqu'elle ne voulait pas répondre à une question précise. Face à ça, la brunette ne connaissait qu'une seule tactique efficace : foncer dans le tas !

« Eh bah demain, j'peux pas. Je dois aller voir Kleve. Je lui ai promis de l'aider pour... un truc. Len, papa et toi vous pourrez le découvrir sans moi »

Toujours aussi peu douée dans le mensonge... Elle aurait dit « J'peux pas j'ai poney » que ça aurait été plus crédible. Mais enfin, sa mère avait l'air de mordre à l'hameçon.

« Megara Okma... Je pense que ce serait mieux s'il y avait quelqu'un de son age pour lui faire la conversation...
- Super, Len sera enchanté de discuter avec lui. Hein Len ? Avec Moon ils s'amuseront bien, et Androy pourra tenir la chandelle.
- Justement... ça serait beaucoup plus sympa que vous soyez à 4... Moon et Lenaic, Androy et toi... »

L'air gêné sur le visage de sa mère lui fit faire tilt. La petite ampoule venait de s'allumer au dessus de la tête de Megara alors que ses neurones se connectaient ensemble et qu'elle comprenait enfin où sa mère voulait en venir. Des deux frère et sœur, pour sûr, Meg n'était pas la plus vive d'esprit. C'était Lenaic le cerveau, un cerveau qui turbinait beaucoup trop vite et beaucoup trop d'ailleurs, mais dans cette situation là, l'atrienne aurait bien voulu faire les connexions aussi vite que lui.

« Oh non ! Non non non non non ! Hors de question ! J'ai pas 6 ans, je peux me trouver un copain toute seule !
- Ce n'est pas le sujet Megara... Avec ton père on pense juste que ça te ferait du bien de rencontrer un peu plus... d'Atriens. Tu passes tellement de temps avec les humains...
- Mais ça va pas ? Tu veux pas non plus m'organiser un mariage forcé ? Bordel.... Dis quelque chose Len !! »

Elle ne voyait pas bien ce que Len pouvait bien dire... Mais là, elle avait besoin de soutien. Et il n'y avait pas grand monde dans cette pièce qui pouvait lui apporter un soutien, et elle était un peu en manque d'argument. Il fallait aussi dire que si sa mère ne voulait pas entendre le « Je suis une grande fille, laissez moi vivre ma vie », elle ne voyait pas vraiment ce qu'elle pouvait trouver de mieux...


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MessageSujet: Re: We're different and the same [Lenou ♥]   Mar 4 Aoû - 0:48

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Réveil brutal, et pourtant j’avais la sensation d’être une énorme masse dans mon lit, comme incapable de bouger, plissant des paupières pour lutter contre la lumière du jour qui agressait la rétine de mes yeux. Je naviguais en plein brouillard, mon cerveau ayant un mal fou à démarrer, comme un vieil ordinateur que l’on n’arrivait plus à lancer, qu’est-ce que j’avais bien pu foutre pour me retrouver comme ça ? Je tentais à nouveau de rouvrir les yeux, erreur, ceux-ci se remplir de larmes, brûlés par ce que je supposais être le soleil qui s’infiltrait dans la pièce. Je tentais alors de bouger un membre, je pliais donc ma jambe et, nouvelle erreur, celle-ci s’engourdis de plus belle, me donnant cette violente sensation de fourmillement qui m’étais totalement insupportable, celle qui vous obligeait d’autant plus à vous immobiliser de peur d’en déclencher une énorme crampe. J’ignorais complètement depuis quand j’étais là, immobile dans ce que je supposais être mon lit, du moins je l’espérais, j’ignorais tout autant comment j’étais arrivé sain et sauf jusque-là et ce qui avait bien pu se passé la veille. Black-out complet. Je réussis enfin à faire un mouvement, non pas simplement bougé un doigt même si rien que ça m’aurait déjà beaucoup encouragé et donner l’espoir que je n’étais pas devenu tétraplégique pendant mon sommeil. Non, j’avais réussi à me retourner d’un coup d’un seul, tout ça dans un unique mouvement, faisant rencontrer mon oreiller à mon visage endormi, étouffant un grognement à l’intérieur de celui-ci. Mon cerveau commençais tout juste à démarrer et mon analyse pouvait enfin commencer, je constatais déjà que j’avais dormi tout habillé, sentant encore mon jean frotter contre mes jambes. Je levais lentement la tête dans un ultime effort, alors que je tentais d’observer les alentours, tout semblait silencieux autour de moi, et ce que j’avais pris pour le soleil qui me brûlait les yeux était en fait l’ampoule éclairant ma chambre. Force était de constaté que je m’étais donc endormi tout habillé et la lumière encore allumée pour me réveiller au beau milieu de la nuit. Il serait peut-être temps d’adopter un rythme de vie un peu plus régulier. J’attrapais ma montre, à défaut de pouvoir posséder un téléphone portable ici, et tapotais contre le cadran en essayant de discerner les aiguilles. Cinq heure et demi du matin, la petite famille que l’on formait ne tarderait pas à se lever mais je savais pertinemment que je ne réussirais pas à fermer de nouveau les yeux pour me rendormir et quitte à tourner et virer dans mes draps autant sortir dehors. Idée très intelligente lorsque l’on prenait en compte le fait qu’il pleuvait dehors, et pas une petite pluie avec des riquiqui gouttelettes, ce genre de pluie où se verser un sceau d’eau sur la tête revenait carrément au même. Mais peu m’importait, j’aimais bien la pluie et ce même si elle me donnait une tête de chat qui avait manqué de se noyer.

J’avais parcouru le secteur de long en large en attendant un soleil qui je ne verrais pas se lever, le ciel étant trop obscurcit par les nuages grisonnant qui continuaient sans relâche à pleuvoir sur le sommet de mon crâne. J’ignorais combien de temps j’étais resté là à marcher sans avoir envie de voir qui que ce soit, étrange phénomène chez moi qui était sans arrêt en manque de communication. Mais mon oncle était encore parti à perpette les oies –cette expression est sûrement la seule chose que j’affectionne chez les humains– Moon commençait à me foutre a pression sur le fait que ma sœur avait repris les entraînements avec Kleve au point que j’en regrettais presque les fois où elle partait batifoler avec ces abrutis d’humains, puisque passer du temps avec son adorable frangin ne faisait apparemment pas parti de ses plans. Sans vouloir me lamenter sur mon sort, Meg’ avait complètement zappé son malheureux grand frère très très triste et carrément à plaindre d’être aussi délaissé par sa petite sœur pour porter son intérêt sur des attardés à moitié finis. Comment ça j’en fais un peu trop ? C’est pas vrai, c’est la pure vérité, surtout la partie « délaissé pour des attardés à moitié finis ». Non mais franchement il n’y avait qu’à regarder Rubens pour comprendre à quel point ces pauvres humains étaient désespérants. Ça devait être le plus atteint de tous le pauvre, mais il m’amusait bien, pas que je voulais faire ami-ami avec lui, simplement je préférais avoir à le côtoyer afin d’avoir la garantie que ce dernier ne fricote plus avec mon adorable petite sœur qui aimait plus les humains que son propre frère. Oui, oui, admirez ma coquille d’œuf au-dessus de ma tête, regardez comme je fais un beau Calimero. Bref, je rentrais donc à la maison familiale, bredouille et trempé jusqu’aux os, -autre expression humaine des plus débiles mais qui est amusante à employer. Honnêtement comment peut-on être trempé jusqu’aux os ? C’est Atriennement impossible, alors humainement, n’en parlons même pas. A mon entrée je fus ravi d’être accueilli sur les chapeaux de roues –celle-ci c’est la dernière promis– par ma sœur toujours aussi aimable et adorable qu’elle était. Sa question des plus subtiles m’arracha même un sourire amusé alors que notre mère la reprenait déjà tandis que je secouais tant bien que mal mes cheveux mouillés qui étaient venus se coller à mon front, tentative pour les sécher assez désespérée, il fallait bien l’avouer.

« Mais je te retourne le compliment sœurette, la seule différence entre toi et moi c’est que je sais les choisir. » Reproche subtile sur son amour inconsidéré pour les humains, check. Ce genre de réflexion ne sortait que trop souvent de ma bouche, nos avis divergents que beaucoup trop sur le sujet de la relation Humano-Atrienne. Certes, Moon n’était qu’une pure comédie, n’ayant d’yeux que pour Kass, mais le profil restait le même, soit : une Atrienne. Je ne lui demandais pas grand-chose, seulement d’aimer un peu moins les humains pour se consacrer à ses véritables origines, Atria. J’allais pour m’affaler sur le sofa lorsque notre mère évoqua un déjeuner avec le voisin me proposant même d’inviter Moon dont j’ignorais si elle pourrait être présente. Ça sentait le coup monté à plein nez, tellement que même ma sœur semblait avoir flairé un truc louche, cette dernière fronçait des sourcils avant de me jeter un coup d’œil comme si j’y étais pour quelque chose. Je voulais bien avouer que j’en inventais des belles mais cette fois si j’y étais franchement pour rien. Je me contentais donc d’hausser des épaules en gardant le silence. Haussement d’épaules aussi bien adressé à ma mère pour réponse à son invitation qu’à Meg’ pour lui montrer que je n’avais aucune réponse à lui fournir. Et ce, même si je pensais bien discerner l’idée que nos parents avaient derrière la tête pour organiser ce déjeuner, et c’était plutôt bon pour moi, en revanche j’étais beaucoup moins sûr de la réaction de ma sœur cadette. J’affichais un sourire des plus amusé devant son incompréhension complète, me contentant de suivre la conversation tout en venant m’installer en tailleur sur le canapé près de ma sœur, préparant tout un argumentaire dans ma tête en attendant patiemment que le subterfuge soit découvert. Mon sourire s’étendit un peu plus alors qu’elle essayait d’inventer une excuse totalement improvisée et la plus crédible qui soit, ironique bien sûr, même une huitre n’y aurait pas cru. D’autant plus avec ce que je m’empressais d’ajouter dans un murmure, pour que seule elle m’entende, mon sourire s’allongeant un peu plus.  

« T’es sûre de ça ? Je pensais que Kleve n’était pas là pour les deux prochains jours ? » Je n’avais pas encore décidé quel parti je pourrais bien prendre mais je savais que, cet affront, Megara me le rendrait bien. Je laissais échapper un rire alors qu’elle essayait de comprendre où notre mère voulait en venir tout en répondant à côté de la plaque –mince j’avais dit que j’arrêtais avec ces expressions pourries– essayant même de m’inclure dans la conversation sans que je réussisse à savoir si c’était un appelle au secours ou seulement une nouvelle pique au sujet de ma relation avec Moon. Mais le plus drôle restait à venir puisqu’elle éclata –pas au sens littéral du terme bien sûr, j’étais déjà trempé alors loin de moi l’idée de me retrouver avec des morceaux de ma sœur dessus. Tandis que tempête Megara continuait à montrer son mécontentement face à cette découverte qu’était ce petit rendez-vous arrangé je fus que trop vite amené à exprimer mon avis. Je dévisageais ma sœur sans savoir quoi dire, légèrement pris au dépourvu. Oh, j’avais toujours quelque chose à dire bien évidemment, mais je n’avais pas encore eu suffisamment de temps pour peser le pour et le contre de l’affaire. J’étais partagé entre mon envie catégorique que ma petite sœur arrête de fréquenter ses dégénérés d’humains et mon rôle de grand frère qui était de prendre la défense de cette malheureuse petite inoffensive pas si inoffensive que ça d’ailleurs mais c’est pas vraiment le sujet. Mes pensées s’entrechoquèrent violemment et il était presque surprenant que je ne sois pas déjà sec avec mon cerveau qui chauffait autant.

Je fixais ma mère presque désolé de m’opposer à elle par simple devoir fraternel, peut-être aussi parce que ma petite sœur m’avait manqué et que j’avais envie de la retrouver sans avoir à débattre de trop sur mon monologue intitulé « les humains sont des abrutis ». « Je suis peut-être pas forcément contre le fait qu’elle parle à d’autre atriens et encore mieux qu’elle sorte avec un atrien, en fait je suis complètement pour l’idée, hein… » Non Len, là tu l’enfonces, trouves autre chose. En même temps c’était complètement contradictoire à ma cause là, qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour une petite sœur… « Mais Androy n’est pas vraiment un super choix, franchement même Rubens à l’air plus intelligent... » J’évitais de jeter un coup d’œil à ma sœur alors que je m’enfonçais littéralement dans mes pauvres arguments et que le regard de notre mère se faisait un peu plus sévère à mon égard. Déception. Ce qui était normal puisqu’elle ne pouvait que s’attendre à ce que j’approuve corps et âme à l’idée, ne souhaitant que le bonheur de ma petite sœur et donc qu’elle se trouve un charmant Atrien et qu’elle arrête de se faire retourner le cerveau par ses nouveaux amis à un seul cœur. Mais, avec les années, elle avait aussi eu le temps de se faire à l'idée que je n'étais pas ce genre de personne très prévisible. « Enfin du haut de ses vingt années je pense qu'elle est assez grande pour se trouver un copain, ou une copine, du moment que c'est un atrien. » Je finis dans un haussement d'épaule, la chute de mon monologue ayant réduit notre mère au silence alors qu'elle s'apprêtait à protester, puis je me retournais enfin vers Meg' comme pour vérifier si mon intervention lui avait semblé utile. « Mais sinon Moon j'en sais rien mais je serais là, et Meg aussi, tu laisserais pas ton frère avec un mou du genou hein ? » Yeux qui papillonne pour la convaincre et bouche en cœur. L'échec était presque certain, mais moi qui avait eu le courage de la défendre, elle pouvait bien accorder ça à son frère tout gringalet que j'étais, non ?
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MessageSujet: Re: We're different and the same [Lenou ♥]   Dim 13 Sep - 18:50


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Il était difficile pour Megara de dire si l'arrivée de son frère arrangeait ses affaires ou non... C'était un peu l'histoire de leur vie à ces deux là : un coup ils étaient les meilleurs alliés du monde, un coup ils se tiraient dans les pattes, et pas à moitié. Pour sûr, il ne valait mieux pas être l'ennemi commun de ces deux là, leur association pouvait être redoutable. Aussi redoutable qu'elle n'était rare, d'ailleurs, les 2 Hendricksons étant très rarement d'accord sur le compte d'une personne. Honnêtement, à part leur famille, il était difficile de trouver quelqu'un sur lequel leurs avis convergeaient, comme s'ils faisaient exprès de ne jamais être d'accord -et franchement, on en était pas si loin...

Naturellement, Len répondit à sa pique de la même façon. L'attaque sur son humanophilie était basse, surtout dans le contexte et en présence de leur mère, mais Meg se contenta de le fusiller du regard -ce qu'il ignora superbement d'ailleurs, sans doute trop habitué à ce genre de traitement. Il allait falloir qu'elle trouve une alternative pour l'atteindre.
En attendant, son principal souci était d'avantage sa mère qui essayait d'organiser des plans foireux. Heureusement, Meg avait l'excuse toute trouvée, une que sa mère n'oserait jamais contester car elle prenait la formation d'Adetir trop au sérieux : un entraînement avec Kleve. Elle savait que ses parents, en bons Adetirs, estimaient beaucoup Kleve, et qu'ils ne remettraient jamais en cause les séances avec lui. La brunette avait même tendance à en abuser parfois...

Pas de bol pour elle, si sa mère semblait accepter cette excuse sans rechigner, c'est du côté de Len que le problème surgit.
Agacée qu'il soit au courant de l'emploi du temps de Kleve, et plus encore qu'il la contredise devant leur mère, grillant ainsi son superbe alibi au passage, elle ne réfléchit pas longtemps avant de répliquer, ne cherchant même pas à dissimuler son agressivité irrationnelle :

« Quoi ? Tu l'surveilles ? Il te fout tellement les j'tons que tu le traques pour être sûr de ne pas tomber sur lui ? Tu fais bien. S'il savait comme tu galoches sa sœur, il te mettrait la raclée du siècle ! »

Elle fanfaronnait presque, comme s'il y avait matière à être fière... Et le pire, c'était que fière, elle l'était. Fière d'avoir un mentor aussi badass que Kleve. Et fière de pouvoir rabattre le caquet de son frère même si le regard outré de sa mère lui annonçait qu'elle avait un peu dépasser les bornes question respect. Merde quoi. Il avait qu'à fermer son clapet plutôt que de tout balancer comme il venait de le faire.

« Megara Hendrickson, surveille ton langage ! »

Les remontrances n'avaient pas trop tardé... sans trop de surprise. Les Hendricksons n'étaient pas de grands adeptes de la vulgarité, alors la moindre incartade était notée, relevée, reprochée. Pas de chance pour le duo de jeunes Hendricksons au langage plutôt... fleuri.

Sentant venir la scission au sein du frère et de la sœur, la mère renchérit sur son projet d'invitation du voisin chiant. Meg ne retint pas sa grimace, comprenant lentement, mais sûrement, où sa mère voulait en venir. Elle essayait de la CASER. Cette simple idée la révoltait : Meg était un esprit libre, le concept même de prévoir quoique ce soit concernant sa vie amoureuse était impensable. A court d'argument, elle lança un message de détresse à son frère, espérant voir la cavalerie débarquer. Pour sûr, elle fut déçue.

Alors que Len reprenait la parole, elle crut un instant qu'il allait soutenir sa mère. Déjà, ses yeux s'arrondissaient, et elle s'apprêtait à le traiter de tous les noms. Elle fut cependant bien inspirée de fermer sa mouille, puisque la suite des dires de son frère allaient... relativement... modérément... dans son sens. Et clairement, ce n'était pas assez.
Devant l’hésitation prudente flagrante de son frère, Megara sentit une pointe d’agacement naître en elle. Alors certes, c’était mieux que s’il se leaguait ouvertement avec sa mère contre elle, mais ce n’était, selon elle, pas suffisant. Il était son grand frère.... n'était-il pas censé la défendre envers et contre tout, toujours être de son côté, la soutenir en toute circonstance ?
Visiblement, Lenaic Hendrickson avait loupé la formation « Grand frère modèle ». Probablement trop occupé à draguer Moon. Frère indigne !
Emportée dans sa colère, elle ne fit qu'à moitié attention attention aux restes des dires de Lenaic, incapable également de voir que son argumentation, si timorée soit-elle aux yeux de la demoiselle, semblait marcher à merveille sur leur mère. Une fois que « colère » avait pris le contrôle du quartier central de sa petite tête, les informations ne semblaient plus monter au cerveau correctement. Déjà que d'habitude c'était pas gagné...

« Alors déjà, ne mêle pas Rubens à cette histoire ! »

Rugit-elle, engueulant son frère alors que ce dernier la défendait.... techniquement. C'était plus fort qu'elle, l'impulsivité prenait le dessus : il fallait qu'elle gueule quand elle n'était pas contente. Et pas contente, pour sûre, elle le devenait dès qu'on prononçait le nom de Rubens. Leur dernière rencontre ne s'était pas très bien passée ... Déjà qu'elle lui en voulait avant. Il était devenu un sujet particulièrement volcanique qui la faisait exploser avec une facilité déconcertante. Bon, il fallait aussi dire que de base, le self-control et Megara ça faisait 2, tout le contraire de son frère en fait.

Et voilà qu'elle agressait ce dernier alors que c'était bien elle qui avait imploré Len du regard pour qu'il intervienne. Oui mais son intervention ne lui plaisait pas : c'était son frère, non ? N'était il pas censé la soutenir pleinement envers et contre tout ? Là... C'était plus une critique dissimulée de son histoire avec Rubens. Elle en avait l'habitude, mais là ce n'était juste pas du tout le moment. Megara, ingrate ? Non à peine...

Lassée de voir le duo se chamailler -c'était devenu inhabituel, elle n'y prêtait plus tellement attention- leur mère posa son ouvrage sur la table et se leva en silence pour aller faire un tour dans sa chambre, laissant la tempête s'épuiser dans le séjour. Meg la connaissait trop bien pour se dire que le sujet était totalement clos, mais Lenaic semblait l'avoir temporairement calmée -à moins que ce ne soit le début de dispute qui l'avait fait fuir.

« C'est quoi ton problème avec les humains d'abord ? »

Et voilà, le sujet qui fâche les Hendricksons était de sortie. Elle n'avait pas spécialement voulu mettre ça sur le tapis, sachant que loin de les réunir, ça risquait surtout de les déchirer... Mais ça avait été plus fort qu'elle : elle ne comprenait pas cet acharnement à vouloir la caser avec un Atrien. Len pensait probablement à bien en disant qu'elle était assez grande pour se trouver un copain toute seule, mais le « tant que c'est un atrien » avait même valeur d'emprisonnement aux yeux de la jeune Adetir. Elle ne voyait pas pourquoi quique ce soit aurait son mot à dire sur SA vie amoureuse.


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MessageSujet: Re: We're different and the same [Lenou ♥]   Lun 18 Jan - 15:46

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Si au départ je n’avais eu le droit qu’à quelques regards noirs de la part de ma tendre sœur, -ce dont j’en attendais pas moins bien évidemment et qui m’arrachait même quelques sourires discrets comme pour afficher ouvertement ma fierté sur mes quelques bassesses- même si après tout, c’était elle qui avait commencé ! Certes je n’allais pas utiliser cet argument de qui a commencé ou non pour contrer les attaques de ma petite sœur préférée -sûrement parce que c’est la seule qui m’est été donné d’avoir et que je n’avais donc pas d’autres exemples de comparaison. L’argument était bien trop puéril et on ne parlait que trop souvent de mes réactions de gosses qui laissait souvent à désirer, autant éviter ce qui pouvait être évité, et puis j’avais bien d’autres ressources. Le seul ennui était que Meg en avait également de nombreuses aussi en réserve. La petite gue-guerre que l’on s’acharnait à se donner n’allait pas tarder à être lancée puisque, en pauvre petit que je suis, je n’hésitais jamais à surenchérir, mes répliques aussi idiotes et blessantes soient elles. Alors qu’elle affichait son air fier, jubilant presque sous mon nez pour m’avoir rembarré sèchement au sujet de Kleve, je me contentais de gonfler mes joues dans une moue boudeuse, pendant que mon adorable mamounette engueulait déjà ma méchante sœur beaucoup trop malpolie à son goût. Mes joues se dégonflèrent et mes lèvres s’entrouvrirent pour laisser apparaître ma langue que je pointais vers Megara pour la narguer gentiment. Et toc ! Maman est dans MA poche à moi et pas toi, na ! Oh mince y avait longtemps que je m’étais pas exprimer avec une expression aussi humaine que débile, encore heureux que je ne l’avais pas sorti à voix haute, mon imbécile de sœur n’aurait pas manqué de me le faire remarquer. Et ce fut là que le moment fatidique arriva, le petit cerveau de ma soeurette adorée commençait tout juste à faire ding ding, comprenant donc la fameuse anguille sous la roche, ou je sais plus comment ils disent exactement, ces empotés d’humains, bref. Meg avait capté, et ça ne lui plaisait pas du tout. Je la comprenais et compatissais presque pour elle, sauf que mademoiselle avait oublié qu’elle m’avait descendu la seconde plus tôt naméoh ! Et maintenant elle m’appelait au secours, fallait qu’elle se décide la petite ! Le grand frère n’était là juste pour la sortir du pétrin à ce qu’il semblait. Pour m’éviter la colère des deux autres Hendrickson dans la pièce, qui était pour sûr beaucoup moins des Adetirs ratés que moi et que ça faisait très très mal quand une Hendrickson, encore plus que quand c’était le grand patron de papa, se mettait en colère, en particulier quand le principal objet de leur colère était moi. Quand je vous dis que je suis un martyr !

Un martyr, mais un martyr inconditionnellement généreux avec sa petite soeur chérie puisque je tentais, tant bien que mal, de plaider sa cause. Pas suffisamment à son goût apparemment, puisque je remarquais déjà son agacement face à mon argumentation quelque peu... Maladroite. Même si elle était beaucoup plus efficace auprès de la maîtresse de maison que de ma cadette. Celle ci fulmina de plus belle lorsque j'eus le malheur de prononcer le prénom de Rubens. Trahison, disgrâce, l'esprit du mal est marqué sur ta face. C'était clairement ce qu'exprimait le regard assassin que m'adressait Megara. J'eus un haussement d'épaule en lui adressant un regard indigné. « Quoi ? C'est une sorte de compliment, t'es au courant ? Ca m'en brûle la bouche rien que de dire ça et t'oses te plaindre ! Tu sais quel effort ça demande d'assumer un rôle de grand frère avec toi et ton foutu fanatisme des humains ? » Grognais je vexée qu'elle trouve le moyen de me blâmer alors que je tentais encore de la sortir de la mouise. Quelle effrontée j'vous jure ! Je retins quelques répliques cinglantes -dont je mourrais d'envie de lui envoyer- par simple solidarité fraternels et parce que notre mère se trouvait être encore dans la même pièce et tant que je pouvais m'éviter ses foudres, je le faisais. « Surtout que si t'échappes à ce repas c'est moi qui vais me trimbaler l'abruti. » Renchéris je en surveillant ma mère du coin de l’œil, guettant le moindre excès de colère qu'elle pourrait avoir suite aux mots d'amour que je venais de tenir au sujet de notre voisin. Mais la seule réaction auquel j’eus le droit fut un léger soupir de sa part, et elle posa son œuvre sur la table près d’elle puis se leva dans le plus grand des calmes et nous laisser poursuivre seuls dans nos chamailleries. Mais la question reviendrait au moment opportun, Meg comme moi le savions. En l’occurrence, c’était bel et bien ma charmante sœur qui n’avait pas laissé totalement tomber le sujet, lançant LA question qui faisait fureur sous notre toit et qui avait l’incroyable capacité de causer de multiples conflits entre elle et moi. Nan mais sérieusement quoi, j’avais passé une sale matinée, était rentré mouillé comme… Tiens j’ai oublié cette expression. Bref, j’étais mouillé, j’avais pris le temps de plaider sa cause auprès de la figure d’autorité féminine de la maison et elle osait insinuer que j’étais une belle ordure pour ne pas placer ses petits humains chéris sur un piédestal, d’autant plus que j’avais insinué que son beau, son grand, son magnifique –sentez l’ironie– Rubens était potentiellement plus intelligent qu’un Atrien, aussi retardé soit-il, c’était genre, un gros effort ! Pourquoi fallait toujours que ça soit à moi de jouer les gentil bigbro hein ? C’était vraiment pas juste. De la logique Lenaïcesque pure et dure, tout ce qu’il y avait de plus vrai ! C’est donc pour ça que le concours de celui qui gueulerait le plus fort pour résoudre la question était lancé, tous les coups étaient permis, elle voulait la guerre, elle l’aurait. J’abandonnais donc ma mine boudeuse pour afficher à présent de l’indignation. « Attends, c’est moi qui a un problème avec eux ? Je te signale juste que ce n’est pas moi qui les aime au point d’en oublier d’où je viens et dans quel camp je suis. » Grognais je en croisant les bras sur mon torse toujours braqué sur mes positions. C’était bien la seule question sur laquelle j’avais du mal à être objectif. C’était ou tout blanc ou tout noir. Atrien ou humain il faudrait choisir, et je ne pouvais me résigner à laisser Megara aller rejoindre le camp adverse, ce serait la plus grosse erreur, et puis c’était ma petite sœur, c’était mon rôle de devoir la ramener sur le bon chemin. Et pour moi le bon chemin c’était de rester avec les atriens point final, et pas se fiancer à la cause humaine, ô ça jamais ! Mais ça bien sûr le Lenaïc à l’apparence bougonne présent devant sa petite sœur ne pouvait se résigner à lui dire, et puis franchement ça aurait changé quoi que je lui dise, elle aurait hurlé encore plus fort. J’avais donc opté pour la carte du malheureux frère abandonné. Calimero, deuxième ! « Toute façon t’es grande, tu fais bien ce que tu veux, si ça t’éclate de nous laisser tomber pour ton amour inconditionnel pour ceux qui nous exploite, j’ai compris ce que t’avais en fait, t’as carrément le syndrome de Stockholm. » Soufflais-je d’un air las en m’enfonçant dans le canapé.
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MessageSujet: Re: We're different and the same [Lenou ♥]   Lun 1 Fév - 20:49


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A peine la madre éloignée, que tout explosa entre le duo d’Hendrickson. Pouvait-on à la fois adorer et ne plus supporter quelqu’un à ce point ? Visiblement, oui.
Megara adorait son frère. Vraiment. Mais alors parfois… elle pourrait l’étrangler lui et ses opinions pourries ! Elle ne comprenait même pas comment, avec la même éducation, ils avaient pu évoluer vers de tels extrêmes : elle, furieuse défenseuse de la cause humaine, et lui, déterminé à ne jamais se mêler à cette sale race là ! Non vraiment, elle ne comprenait pas. Son frère était loin d’être con, elle en savait quelque chose. Il était têtu, maladroit et parfois lourd, mais pas con. Alors comment pouvait-il se laisser aveugler par une telle idéologie ? C’était inconcevable pour elle. Tout comme son amour de l’humanité était inconcevable pour lui. Un sujet qui les déchirait, et pas un petit sujet. Leurs avis auraient pu diverger sur le sport, la musique, ou l’art, mais non, c’était sur un gros sujet de fond qu’ils avaient décidé de se faire bêtement la guerre. Et Megara détestait cela. Mais elle ne lâcherait rien. S’il y avait bien un trait commun à tous les Hendrickson, c’était bien l’entêtement ! Les disputes entre ces deux là pouvaient traîner sur des jours, des semaines, tellement ils étaient chacun campés sur leurs positions. Même leurs parents hallucinaient, mais voilà bien longtemps qu’ils avaient cessé de se mêler de leurs querelles enfantines, conscients qu’ils n’y changeraient strictement rien.

Un mot cependant fit tiquer la jeune Hendrickson, qui tourna la tête vivement en direction de son frangin comme s’il venait de lui annoncer la pire chose au monde.

« Camp ? Ca va bien la tête ? On dirait qu’on est en guerre ! La guerre est finie depuis 15 ans au cas où tu n’avais pas encore remarqué ! »

Son ton était sec. La gratitude, tout ça… déjà oubliée. Megara fonctionnait tellement à l’émotionnel qu’elle pouvait passer de l’adoration et la reconnaissance éternelle à un besoin subit de faire la peau à son prochain. Problème de gestion des humeurs ? Oh, juste un peu.

« Pourquoi j’aurais à choisir mon CAMP comme tu dis alors qu’on est censé vivre en harmonie ? »

Elle essayait de tenir un raisonnement, mais ce n’était pas facile dans son état d’énervement. Elle, sa façon de s’exprimer, c’était de taper. Mais elle ne pouvait pas taper son frère. Tout mais pas ça. JAMAIS elle ne taperait son frère. Sauf peut être… Non. Non, non, non. Tout mais pas ça. Elle était plus forte que sa colère, elle pouvait le convaincre comme lui-même savait si bien manier les mots. Bon sang, pourquoi avait-il fallu qu’elle prenne tous les muscles et lui tous les neurones ? Fichue nature, pas capable de faire une répartition digne de ce nom !

« C’est à cause de gens obtus comme toi que l’entente humano-atrienne est menacée ! »

Ouais, rien que ça. Si elle exagérait ? Mais non pas du tout. C’était quand même un jeu de taille ! Et son frère qui en rajoutait une couche, l’accusant carrément du syndrôme de stockholm… Mais c’était quoi son souci à c’lui là ?! Il tournait pas rond ou quoi ? Ooooh s’il voulait réveiller le dragon, il venait de réussir son coup, magistralement en plus ! Heureusement que la madre était partie voir ailleur s’ils y étaient, Megara allait sortir l’artillerie lourde là !

« Pour qui tu te prends ? Tu t’entends parler ? Tu m’fais la morale parce que je crois à un mélange de nos deux cultures… Mais toi, tu t’es vu ? A aller lécher les bottes de tonton depuis des années pour désespérément rejoindre les plus grands tarés de notre race ! Tu penses réussir quoi ? Buter tous les humains ? Laisse moi rire ! Ils sont 1 million de fois plus nombreux que nous. Tu te rends compte que les Trags sont la plus grosse blague de ce siècle j’espère ? »

Megara n’aimait pas brusquer Len, vraiment pas. C’était son sang, sa chaire, son frère,  celui avec qui elle avait grandi et tant ri. Mais son aveuglement vis-à-vis des Trags la révoltait. Comment pouvait-il embrasser une cause aussi stupide ? Ne voyait-il pas que l’avenir était dans l’entente, et non dans la guerre ? Ne voyait-il pas que la colère des Trags n’amènerait rien de bon ? Non, lui, tout ce qu’il voyait, c’était les beaux yeux de Kass. Oh, il pouvait bien donner le change avec Moon, Meg n’était pas sa sœur pour rien. Elle le voyait bien faire une syncope à chaque fois que cette blondasse psychopathe s’agite devant lui. Ce qu’il lui trouvait ? Aucune idée. De toute façon, ils n’avaient jamais eu les mêmes gouts tous les deux, ça n’allait pas commencer aujourd’hui.

Généralement, la brunette abandonnait la bataille, sachant parfaitement que son frère était aussi têtu qu’elle, peut être plus. Mais tout de même… Parfois, elle ne pouvait s’empêcher d’envisager le pire. Si une guerre se déclenchait véritablement, que leur arriverait-il ? Est-ce qu’ils se déchireraient ? Est-ce que leurs opinions différentes les sépareraient à tout jamais ? Ca lui semblait inconcevable. C’était son frère, ils ne pouvaient pas ne plus se voir, si ?
Et pourtant, quand elle l’entendait tenir ce genre de discours, ça lui faisait un peu peur, d’envisager un avenir où elle ne le verrait plus. Il était con, obtus, puéril, immature, buté, irraisonnable… mais c’était son frère. Lui-même ne pouvait pas sérieusement envisager de lui tourner le dos, si ? Peut être qu’avec un petit électro choc, il reviendrait à la raison ? Ca se tentait !

S’avançant vers lui, elle profita du fait qu’elle soit debout et lui enfoncé dans le canapé pour le surplomber –clairement, ça n’arrivait pas souvent, Megara était minuscule. Poings sur les hanches comme une matrone irritée, elle lui servit un regard sévère, signe que l’heure était grave et qu’elle ne plaisantait pas du tout.

« Et si je vais vivre un jour avec un humain ? Hein ? Si je tombe enceinte d’un humaine ? Alors quoi ? Tu verras plus jamais ta sœur parce que tu refuses de voir plus loin que l’bout d’ton nez ? »

De la provocation. Elle espérait que ça le ferait réagir. Evidemment, s’il répondait « bah oui », elle se sentirait con. Con, trahie, traînée dans la boue. Parce qu’elle, le Lenara, elle y croyait ! Ils étaient tous les deux les moitiés d’un même tout, y avait juste pas moyen que ces cons de Trag les divisent ! Parce que clairement, ce n’était pas DU TOUT la faute des humains. Non, seuls les Trags étaient les coupables ! Ces terroristes extrémistes aussi bêtes qu’une chaise ! Lenaic allait retrouver la raison. Elle le savait.


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MessageSujet: Re: We're different and the same [Lenou ♥]   Sam 2 Avr - 3:49

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Comment ça j’y allais un petit fort ? Mais c’était elle qu’avait commencé quoi ! Et puis je n’avais pas si tort si ? J’avais peaufiné au mieux mes paroles pour la soutenir et tout ce qu’elle retenait c’était mes pas de travers… Pourquoi est ce que j’avais l’impression qu’elle se la jouait petite soeur capricieuse soudainement ? Genre sale gamine qui a raison et que son grand frère a mille fois plus tort qu’elle. Y a vraiment des jours où j’aimerais être le cadet de la famille et non l'aîné bordel. Nan mais regardez moi ce visage angélique -quoi que un poil déformé par la colère dans à cet instant- et naïf qui pouvait  se permettre de ne pas trop réfléchir aux conséquences ses fricotages humanoïdes. Et les conséquences allait de se faire kidnapper par les Red Hawks à briser les coeurs de son pauvre frangin. Oui, oui, elle était la seule capable de briser les deux à la fois. C’était pour ça qu’il arrivait souvent que ce genre de querelles s’essoufflent, chacun étant indéniablement décidé à rester campé sur ses positions, et que l’on se retrouvait à bouder chacun de son coté. C’était sûrement pour ça que je détestais un peu plus les humains chaque jour, ils s’étaient accaparés de ma petite soeur, celle sur qui, il y a quelques années, je veillais. Et eux, ils avaient fait quoi à part nous tirer dessus ou nous enfermer, hein ? Rien du tout. Pourquoi est ce que Meg n’était pas fichue de comprendre ça ? Comment pouvait elle penser que la guerre était réellement finie ? N’avait elle pas vu tous ces anti humains, tout aussi vils que ceux qui étaient aussi bêtes que leurs pieds, dénués d’opinion ou encore trop effrayés par nous pour se montrer phobique. J’ouvris la bouche pour lui répondre puis me ravisais, convaincu que je ne ferais qu’empirer notre affaire déjà bien fumeuse. Sauf que c’était bien connu si l’un n’osait pas l’ouvrir, l’autre ne se gênait pas. C’est ainsi qu’elle se permit donc d’en rajouter une couche, oui, nous étions censé vivre en harmonie, mais je m'abstenais bien de lui répliquer que l’harmonie n’était pas supposée comprendre une liberté conditionnelle pour l’une des parties. Espérant simplement qu’elle finisse par se taire et que la conversation en finisse là, avec moi qui m’obstinais à garder le silence -tâche difficile, il fallait le dire mais le jeu en valait la chandelle- et elle qui serait à cours d’argument ou autres agressions verbales face à mon silence, ça pouvait marcher, ça devait marcher. Du moins si ma susceptibilité de me faire traiter de personne obtus ne m’avait pas poussé à ouvrir la bouche.

Ma phrase aurait bien sonné dans le style brandissage de drapeau blanc si la pique qui suivit n’avait pas été dite à voix haute. Pique que j’aurais mieux fait de garder sous silence puisqu’elle eu pour effet de faire fulminer ma petite soeur un peu plus. Pas encore au point de voir de la fumée sortir par ses narines et de toute façon, si ça avait été le cas je me serais bien plus inquiété pour sa santé que pour la mienne. Mais comme ça ne l’était pas, je craignais beaucoup plus pour ma survie à moi, sachant bien que je l’avais foutu en rogne pour de bon. Mais qu’est ce que j’y pouvais après tout ? Elle savait bien que le filtre entre mon cerveau et ma bouche n’était pas toujours opérationnel. Pas de quoi se foutre autant en pétard, si ? La sentence arriva, m’arrachant une grimace alors que je me tassais un peu plus dans le canapé, je gardais la bouche mi-ouverte jusqu’à la fin de sa tirade qui ne faisait pas franchement de bien à entendre. Je fronçais des sourcils quand elle eu finit. « Sympa la vision que t’as de ton frère. » Lâchais je d’un ton amer. Je n’avais pas voulu le dire. Certainement pas. Ces simples mots lui donnaient déjà une demi-victoire, démontrant bien qu’elle avait un réussi un minimum à m’atteindre. Mais ils étaient sortis, s’échappant d’entre mes lèvres restées entrouvertes, ces dernières ayant oublié de se fermer dans un sourire moqueur pour appuyer ma prochaine réplique. Trop tard, je n’avais plus qu’à pagayer un peu plus pour rattraper mon erreur. Bras croisés contre mon torse, les doigts de ma main droite se resserrant autour de mon bras gauche pour me forcer à faire disparaître au plus vite cet air vexé de mon visage. « Je préfère ça plutôt que devoir attendre là bien sagement, à pourrir entre les murs du Secteur. »  L’amertume dans ma voix s’était qu’à peine estompée et je plantais mon regard dans le sien. Le regard le plus froid que j’aurais pu lui adresser. La conversation n’évoluait vraiment pas, pour ne pas changer. Ou peut être bien, qu’elle évoluait, après tout, il était peut être possible qu’un point final soit finalement mit sur ce débat. Seulement je craignais des conséquences de ce fameux point final.

« Tout va bien pour toi Meg, pour l’instant, mais le jour où tu feras un pas de travers, ils manqueront pas de te rappeler que tu n’es pas l’une des leurs. Les humains sont tous de pauvres idiots maniaques du contrôle. Ils te lâchent la bride pour mieux resserrer les rênes ensuite. Ça te convient peut être, mais pas à moi. Rappelles toi de ceux qui sont morts il y a 15 ans, tu crois qu’ils sont morts pour ça ? Qu’on devienne leurs animaux de compagnie ? Parce que c’est ce qu’on est, ils nous traitent pas mieux que leurs rongeurs qu’ils gardent dans leurs petites cages, et encore elles arrivent parfois à être plus luxueuses que le Secteur. » Lâchais je sans cacher mon dégoût. Mais face à ce discours, je savais bien que Meg trouverais de quoi répondre. Elle trouvait toujours un moyen de plaider leur cause. Accusant les Trags, m’accusant moi, de vouloir exterminer la race humaine sans raison, mais elle avait tort, oh que non, je ne voulais pas exterminer la race humaine. Bien que leur extermination ne me ferais pas plus ciller, j’avais d’autres projets en tête pour leur cas, du moins si j’avais moyen de les réaliser un jour. Je me crispais sur le sofa aux nouveaux mots de ma soeur, provocant littéralement une explosion nucléaire dans mon crâne. ENCEINTE ?! DE QUI ? DE OU ? DE QUOI ?!  Réaction normale pour un grand frère Atrien quand sa petite soeur lui laisse entendre qu’elle pourrait filer avec un humain qui l’aurait foutu en cloque. Et ça, ça n’arrivera jamais, ou ce jour là le type est mort. Gros muscles ou pas. Mais de toute façon ça n’arrivera pas, je laisserais jamais un truc pareil arriver. A moins que ça soit déjà le cas ?  Impossible, je l’aurais remarqué ! Forcément. En attendant, elle me demandait clairement d’accepter ça. « Megara... » Soufflais je sans trouver quoi dire. Le grand Lenaïc, celui qui pouvait parler à un débit des plus élevé, celui qui trouvait toujours un truc à dire, qui avait toujours la réponse à tout. Oui, ce coup ci je ne savais pas quoi dire, vraiment pas. Valait il mieux pas contourner la question ? Et alors que mon être tout entier lui criait de ne jamais m’imposer ce choix, je me contentais de fausser un sourire. « Tu crois pas que je suis encore un peu trop jeune pour qu’un mioche m’appelle tonton ? Tu vas carrément me faire choper des rides là. » Lâchais je d’un ton faussement amusé. Tout était faux, purement factice puisque mon cerveau ne pouvait s’empêcher de déjà faire une analyse de chaque scénario possible. Et la même question arrivait après chacune d’entre elles : Qu’est ce que je ferais ? Mais dans le choix entre ma haine contre les humains et l’affection que je portais à Meg. La même réponse revenait en boucle. « J’te laisserais jamais tomber p’tite soeur. »
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MessageSujet: Re: We're different and the same [Lenou ♥]   Dim 10 Avr - 20:35


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Comme toujours sur ce facheux sujet des humains, c’était un dialogue de sourd entre le frère et la sœur. L’un comme l’autre avait beau avoir des arguments valables, c’était presque peine perdue pour raisonner l’autre. Ce n’était pas la première fois qu’ils se déchiraient sur le sujet, et ce ne serait probablement pas la dernière non plus. Meg était frustrée que Len ne laisse pas sa chance aux humains. Il en côtoyait pourtant quelques uns avec qui il semblait bien s’entendre mais… De toute évidence, ça ne suffisait pas. La cadette soupçonnait fortement Ted, ce traître de démarqué, de glisser des idées haineuses dans la tête de Lenaic. Les trags étaient forcément de mauvaises fréquentations, et les démarqués étaient tous des trags, donc le calcul était vite fait…

Le ton commençait à monter de part et d’autres, et le petit discours de la brunette ne sembla pas flatter son frère… Ce n’était d’ailleurs pas le but. Le but, c’était de lui sonner les cloches, de le ramener sur terre. Et lui… il se vexait. L’atrienne lui lança un regard sévère, l’air de dire « arrête de faire l’enfant » mais sans rien dire à voix haute pour autant. Elle savait qu’un Lenaic vexé, ça se raisonnait encore plus difficilement.

En attendant, ce n’était pas pour autant qu’elle allait s’arrêter là. Il n’avait peut être pas envie d’entendre ses 4 vérités, mais ça n’avait jamais stoppé Meg auparavant. Elle était déterminée à lui ouvrir les yeux.

« Et tu crois que la meilleure façon de nous sortir du secteur c’est de déclencher une guerre avec eux ? BIG NEWS frérot, c’est cette guerre qui nous a fichue dedans à la base ! »

C’était, visiblement, la phrase de trop. La minute suivante, c’était un flot de paroles qui se déversait sur la petite brune, pas forcément préparée à entendre le plaidoyer de son frère. Elle tressauta un peu à la violence de ses propos, essayant de ne pas se projeter dans ce futur pessimiste. Elle voulait croire à la chance que les humains donnaient aux atriens, sincèrement. Non, ce n’était pas vrai, il avait tort, il était aveuglé par une haine infondée. Elle sentait presque les larmes monter de voir son frère déchiré par cette rage qu’elle ne comprenait pas.
Elle aurait pu répondre, mais elle avait peur de ne faire qu’envenimer les choses ou juste de craquer.

A ce stade, elle savait qu’il n’y avait qu’un électrochoc pour encore lui faire un effet. Alors tant pis, s’il fallait sortir le grand jeu pour faire entendre raison à son frère, elle n’allait pas hésiter longtemps. Debout face à lui, dans son canapé, elle essayait d’en imposer malgré son état de demie-portion. Mais plus que son avantage de position, ce furent ses mots qui semblèrent assommer le frère Hendrickson. Alors certes, elle voulait lui mettre une gifle mentale tellement forte que ça lui remettrait les idées en place, mais là… Elle venait carrément de lui souffler toute inspiration.

Elle vit son frère perdre ses couleurs –déjà qu’il n’en avait pas des masses de base, c’était pas franchement le mec hyper bronzé le Lenaic- et devenir blanc comme un linge. Elle ne savait pas trop qu’est-ce qui le mettait dans cet état là : était-ce l’idée qu’elle puisse mettre au monde un hybride ou juste l’idée qu’elle soit enceinte de n’importe quel enfant, hybride ou 100% atrien ? Elle guettait sa réaction, essayant d’interpréter son expression, la lueur dans ses yeux, les paroles qui ne venaient pas…. Ah si, il retrouvait l’usage de la parole ! Bon, pour dire son nom, ça l’avançait bien. Elle n’aimait pas trop quand il l’appelait par son prénom en entier. Elle avait l’impression qu’il l’engueulait, ou qu’il était en colère… C’était peut être le cas, en fait, non ? Bordel mais ACCOUCHE mec. Ah bah… heureusement qu’elle ne lui avait pas dit ça, pas sûr qu’il aurait trouvé le choix du mot amusant…

Elle le regardait avec les yeux écarquillés et les sourcils haut perchés, attendant le verdict. Bon sang, elle ne lui demandait quand même pas la lune, juste... Une réponse ! Et pourquoi il mettait autant de temps à réagir ? Est-ce que la réponse n'était pas ÉVIDENTE ? "Évidemment que non Meg, rien ne nous séparera". Bon, c'était peut être un peu trop violon pour eux deux... Un "aucun risque", sobre mais limpide ferait aussi bien l'affaire. Juste pas cet HORRIBLE silence qui la torturait.

Il finit par retrouver l'usage de la parole, mais il n'avait pas l'air dans son assiette. Sourire crispé, amusement forcé... Hey, il pensait vraiment pouvoir tromper sa propre sœur ? Elle, elle n'avait pas du tout envie de sourire. Il évitait clairement l’essentiel de la question... Elle s'en fichait de son avis sur la maternité, elle ne comptait pas non plus avoir un enfant demain, à son âge c'était impensable ....

« Laisse tomber la façade Len, c'est clairement pas dans mes plans immédiats d'être maman. D'ailleurs faudrait déjà un potentiel père pour ça… »

Elle ponctua sa phrase d'un sourire similaire à celui de son frère... Comme quoi ils n'étaient pas frère et sœur pour rien ces deux là. Ca rassurerait probablement Lenaic qu'elle ne soit pas enceinte ET qu'elle n'ait pas non plus de mec. Et si elle avait l'air déçue, presque boudeuse, ce n'était pas à cause de cette absence de copain dans sa vie, nullement, mais plutôt parce que son frère n'avait pas répondu à la vraie question.
Franchement, elle ne savait pas comment le prendre. Que disaient les humains déjà ? « Qui ne dit mot consent » ? Ah bah voilà. Un Lenaïc muet était un Lenaïc qui n’avait pas envie de la contredire. C’était à son tour de perdre toute envie de jacasser, et franchement, chez Megara, c’était un fait suffisamment rare pour être notable. Elle n’arrivait pas à croire que son frère pouvait ne serait-ce que CONSIDERER la laisser tomber sous prétexte qu’elle s’engouffrait dans une voie qui lui déplaisait. Est-ce que le sang n’était pas censé être plus fort que tout ?

Elle ne savait pas bien de quoi elle avait l’air, mais elle ne devait probablement pas faire très bonne figure. Elle avait perdu toute combattivité, restant plantée là avec une mollesse presque défaitiste. Elle se sentait vidée et profondément blessée.
Ce fut le moment que choisit Len pour reprendre la parole. Il avait du se taire, à tout casser, une grosse minute, mais dans la tête de Megara, ça avait été une éternité. Une éternité à se dire qu’elle avait peut être véritablement perdu son frère aux bras des Trags et de leurs manipulations.

Pour la 2eme fois en quelques minutes, elle se sentit de nouveau l’envie de pleurer. Bon sang mais c’était pas possible d’être tellement sensible ! Qu’est-ce qu’il lui faisait Lenaïc pour al transformer en boule d’émotions comme ça ?!
Sans plus réfléchir –du duo Hendrickson, Len avait toujours été le plus réfléchi, et elle la plus impulsive- elle grimpa sur l’accoudoir et, de son nouveau perchoir, elle se pencha sur son frère pour venir passer ses deux bras autour de son cou. Elle n’avait pas tellement l’occasion de le serrer contre elle dernièrement, mais ça lui faisait un bien fou. Collant sa joue sur la tignasse brune de Len, elle ferma un instant les yeux, profitant de cette accalmie entre eux. Ces moments là commençaient à se compter sur les doigts de la main dernièrement, et ça ne lui plaisait pas beaucoup.

« Tu sais Len’, c’est pas parce que je ne te le dis pas ou que je ne le montre pas beaucoup que je n’ai pas besoin de toi hein… »

Lui confia-t-elle. Elle ne supportait pas le gouffre qui se creusait depuis des années maintenant entre eux deux, mais elle s’était toujours sentie impuissante face à ce conflit qui les dépassait. Ca ne lui ressemblait pas franchement les confidences à cœur ouvert, mais s’il y avait bien une chose dont elle était certaine, c’était qu’elle ne voulait pas perdre son frère pour un malentendu ridicule.

« Ca m’énerve quand on se dispute comme ça »

Même si, techniquement, j’avais probablement ma part de responsabilité dans cette dispute.


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