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 Someone’s got to keep an eye on you | Attila [Fini ♥]

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MessageSujet: Someone’s got to keep an eye on you | Attila [Fini ♥]   Dim 7 Juin - 0:35

Someone’s got to keep an eye on you
Attila & Amy
Amy se tenait assise sur la bordure des toits du secteur. Les pieds pendants dans le vide, elle avait décidé de se perdre dans ses souvenirs tout autant que dans la contemplation du Secteur qui s'étendait à ses pieds. Elle avait mis un peu de temps avant de l'accepter, mais c'était chez elle maintenant. Un triste paradis ou un véritable enfer ? Elle avait mis bien du temps avant de choisir de quel côté elle était tombée. En fait, elle ne savait toujours pas. Atria était un paradis perdu, elle savait qu'elle ne pourrait jamais y retourner, mais il lui arrivait parfois de rêver que son peuple puisse y remettre les pieds. Ici, sur Terre, ils n'étaient plus maîtres de leur destin. Et les seuls quelques Atriens ayant survécu à l'exode se retrouvait piégé entre des remparts, considérés comme des envahisseurs par une race antipathique se croyant les seuls dans l'univers. Les maîtres du monde. Elle trouvait désespérants ces humains qui ne savaient comment vivre. Les Atriens étaient venus trouver refuge et s'étaient fait persécuter. Amy ne pouvait que détester ce peuple étrange. Mais elle trouvait également intriguant ce peuple si différent du leur. Elle savait qu'elle ne pouvait se permettre de leur accorder sa confiance. Vu comment ils avaient été accueillis sur Terre, elle craignait qu'au moment où les Atriens accorderaient leur confiance aux humains, ils se feraient poignarder dans le dos. Elle entretenait cette rage qui bouillait en elle, car elle ne pouvait se permettre de se laisser amadouer, son peuple en dépendait. Et depuis quelques années maintenant, sa famille aussi. Merci aux Trags. Mais la colère était facile à attisée, elle n'avait qu'à se remémorer la haine des humains envers son peuple à leur arrivée ou encore la façon dont ils l'avaient séparée d'Elwan la première soirée pour que remonte cette rage. Rage qui avait tôt fait de s'étouffer à chaque fois que Reiyel ou Lawen ouvrait la bouche pour parler des humains. Rage qui se mourrait à petit feu alors que Meg la forçait à l'écouter vanter les humains. Rage qui disparaissait presque totalement à chaque fois qu'elle avait une conversation avec un humain. Mais c'était pour sa famille et pour son peuple qu'elle se devait de les détester. Et perdue dans toutes ces contradictions, Amy ne savait plus quoi penser. Elle était complètement perdue entre cet enfer et cette idée que cela pourrait devenir son paradis. Et elle avançait sur cette ligne, sans savoir de quel côté elle finirait par tomber.

Son regard scrutait la foule qui se massait sur la place Walvec. Des Atriens, certains qu'elle connaissait bien, d'autres qu'elle connaissait moins, arpentaient la place principale du secteur, côtoyant les quelques humains ayant réussi à se tailler une place dans les parages. Ils étaient bien courageux de se pointer ici, prônant la paix. Car oui, la majorité des humains qui venaient dans le Secteur étaient pour la paix, c'est-à-dire bien peu d'humains en comparaison à ceux qui les détestaient de l'extérieur. Aucun n'avait conscience que les Trags veillaient dans l'ombre, attendant le moment propice pour balayer tous ces messages de paix et d'amitié. D'ailleurs, Anastasair ne cessait de lui répéter que les humains étaient là pour trouver le meilleur moyen de les éliminer. Réalité ou paranoïa, elle ne saurait dire... Au fond, les humains étaient peut-être parfaitement comme eux, généralement pacifiste avec un groupe d'extrémiste qui fait la réputation de toute une race puisqu'il agit dans l'ombre, sans que l'autre race ne connaisse son existence. Mais si ce n'était pas le cas, Amy préférait ne pas le savoir. Ses yeux parcourant la foule avaient fini par se poser sur une silhouette dont elle se souvenait très bien, même si elle ne l'avait pas vu souvent. Elle avait été marquée par leur précédente rencontre, bien qu'elle aurait souhaité le contraire. La chevelure foncée, les épaules musclées, elle n'avait aucun doute, c'était lui. Amy se releva doucement et sauta de toit en toit jusqu'à rejoindre le sol.

Elle se fondit à son tour dans la foule, suivant cet homme qu'elle avait repéré. Elle finitt par se retrouver à sa hauteur, sans faire de bruit, sans qu'elle ne se soit fait remarquer. Elle le vit se diriger vers un endroit moins bondé et prit la même direction, sans éveiller le doute. Moins il y aurait de gens, moins elle risquait de se faire prendre pour une traîtresse pour lui avoir parlé. Arrivant derrière lui comme une ombre, elle n'hésita pas une seule seconde avant de prendre la parole. « Mais regardez qui voilà ! » Elle sourit. Un sourire narquois, sachant très bien qu'il ne l'avait sans doute pas vu arrivée. Elle croisa les bras et le toisa. Elle savait bien qu'elle ne devait pas avoir l'air très menaçante, mais cela importait peu. Elle avait plus d'un tour dans son sac et s'il ne la prenait pas au sérieux, elle saurait le lui faire regretter. « Alors, Attila, qu'est-ce que tu fais ici ? » Elle arqua un sourcil, s'il était venu faire un autre coup pendable, il allait le regretter.


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Dernière édition par Amethyst Chase le Mer 10 Juin - 4:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Someone’s got to keep an eye on you | Attila [Fini ♥]   Mar 9 Juin - 21:56


Je la regarde, un peu plus loin,
Et je ne sais pas comment lui parler
Me voila là, je n'lui dis rien,
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Amila
Si, de base, j'avais toujours été quelqu'un de relativement « neutre » vis à vis de tout ce patacaisse autour des atriens, je devais bien avouer passer de plus en plus de temps en leur compagnie récemment. Il fallait dire que depuis que j'avais découvert le pouvoir du sang atrien mêlé au cyper -même si je n'avais pas à proprement parler de preuve- il était devenu pour moi évident que c'était LA solution à mon plus gros problème : la maladie de Shar. Et pour mettre en place cette solution, j'étais prêt à tout. Littéralement tout.
Tout incluant également s'enrôler dans une association de fanatiques et y dédier tout mon temps libre. Le projet GYHN, Get Your Hybrid Now, était loufoque, et pourtant, à me voir arpenter les rues du Secteur avec l'énergie d'un beau diable et un discours rôdé, nul n'aurait pu se douter que je n'étais moi-même pas convaincu par mon speech. Ca ne marchait d'ailleurs pas trop mal, la liste d'atriens prêts à donner leur sperme ou leurs ovules s'alongeant à mesure de mes passages.

Je repartais d'ailleurs justement de la bibliothèque où j'avais ajouté un prénom à ma liste. Je crois bien que j'avais tapé dans l'œil de cette atrienne ultra enthousiaste.., ou alors je ne comprenais rien au langage corporel Atrien. Chez nous, les humains, les clins d'œil appuyés alors que l'on disait "j'adorerais partager mes ovules avec les humains" n'étaient jamais innocents... En même temps je n'étais de loin pas un expert en séduction, mais là, quand même, je pensais avoir saisi le message. Mes joues devaient d'ailleurs être encore roses de la gêne occasionnée par son commentaire. On avait pas idée de dire ça à quelqu'un de manière aussi décontractée.

J'en étais presque venu à me demander si ma réputation chez les humains m'avait précédé et était arrivée jusqu'aux oreilles atriennes. Ce n'était pas impossible : certains Prodinas devaient pour sur avoir entendu quelques rumeurs et comme les Prodinas sont souvent avec les Atriens...
Un sourire désabusé ne manquait jamais de s'installer sur mes lèvres à chaque fois que quelqu'un évoquait ma réputation ou que j'y pensais. Il fallait dire que plus grotesque, on ne faisait pas. Ce qu'on disait de moi ? Que j'étais un Don Juan, un Casanova, un coureur de jupons, et autres synonymes. Moi qui rougissais dès qu'on me faisait un peu de rentre dedans et qui n'avais jamais été foutu de retenir une phrase d'accroche, la bonne blague !
Tout cela, ça avait commencé avec Madie, ma voisine cougar qui m'avait mis le grappin dessus. Comme elle ne semblait pas comprendre mes stratégies d'évitement, je m'étais dit que ramener pleins de « plan cul » chez moi ferait passer le message, et c'est ainsi que je m'étais taillé cette drôle de réputation. Et comme chacun le sait, une fois que la réputation est là, elle est aussi collante qu'un chewing gum dans des cheveux, une vraie plaie ! J'avais un peu abandonné l'idée de redorer mon image, me contentant d'essayer d'ignorer les commentaires ou regards tantôt réprobateurs, tantôt appréciateurs... Je ne saurais même pas dire ce qui me dérangeait le plus.

Quoiqu'il en soit, le fait que les on-dit atteignent les atriens n'arrangeait pas franchement mon affaire, mais comme je ne pouvais pas y faire grand chose, je m'étais contenté de répondre à cette demoiselle avec un sourire pincé et de détaler sans demander mon reste. Démarcher les atriens, ok, mais subir les commentaires débridés de certains, merci mais non merci. J'aurais volontiers fait une petite pause pour me remettre de mes émotions, mais j'avais des objectifs à atteindre avant la fin de la journée, alors ce n'était pas le moment de traîner.

Il y avait foule sur la place Walvec, ce qui m'arrangeait bien, cela me permettait de passer relativement inaperçu. Il y avait bien quelques atriens pour me regarder de travers ou avec curiosité, mais la plupart ne m'avait même pas remarqué, ce qui m'allait très bien. Le nez collé sur mon plan du secteur, je cherchais la localisation de ce qui s'apparentait plus ou moins à une laverie, alors qu'une voix me fit sursauter. Au milieu de tout ce sondiv, très peu familier à mes oreilles, l'anglais était inattendu, et je me retournai vivement vers l'origine de la surprise, mes yeux se posant avec étonnement sur Amethyst. Je ne la connaissais pas encore assez bien pour la reconnaître au son de sa voix, et je ne m'attendais pas spécialement à tomber sur elle. Il me fallut quelques secondes pour perdre mon air penaud, l'observant alors qu'elle me toisait d'un air narquois.

Je repris cependant rapidement contenance, souriant à mon tenir, essayant de me donner de l'assurance. C'était une occasion en or ! La dernière fois qu'on s'était croisés tous les deux, j'étais en train de mettre du cirage sur le perron de l’appartement de son frère pour qu'il s'y casse la figure... Pas de bol, elle m'était tombée dessus avant lui. Depuis que je l'avais identifiée comme étant la sœur d'Elwan, j'avais décidé d'opter pour une toute autre forme de vengeance... Le seul souci, c'était que la dite vengeance faisait appel à mes talents de séducteur qui, comme on l'avait déjà statué, étaient plutôt médiocres... MAIS, je ne désespérais, pas alors que je n'avais pas encore commencé. Et le destin semblait, pour une fois, être de mon côté, puisqu'il l'avait mise sur mon chemin.

« J'oeuvre pour l'intérêt général ma chère ! »

Ouais, c'était presque vrai. L'intérêt des Prodinas, et le mien, ça faisait déjà pas mal de personnes, non ?
Je tentai un sourire charmeur, mais je n'étais pas certain du rendu. Si ça se trouvait, j'avais l'air d'un pervers un peu malade...

« Je rêve où tu me suis ? Drôle d'approche... tu peux me le dire si tu veux passer un peu de temps avec moi hein ! »

J'espérais sonner suffisamment sûr de moi... Car je ne l'étais pas du tout. On m'avait souvent dit que si j'avais l'air d'y croire, les autres le croiraient aussi, et à défaut d'avoir une meilleure stratégie dans ma poche, j'optais pour cette tactique là. Bizarrement, ça sonnait vachement mieux dans les films, avec un acteur hyper sexy dégageant des phéromones à 10km à la ronde. Pas de bol, ici, c'était la réalité, alors que ce soit pour les phéromones inexistantes, ou pour pour le t-shirt orange fluo avec marqué « prodinas » avec un smiley alien en guise de logo qui cassait le côté sexy, c'était plutôt loupé. Finalement, pas sûr que le destin soit de mon côté. Il voulait probablement juste se marrer un bon coup.

Me sentant con, je cherchai quelque chose à ajouter, pour redémarrer sur une touche classe, ou humoristique. Mais la seule réplique qui me vint fut :

« Sinon... Intéressée pour me faire don de tes ovules ? »

Le tout en levant ma liste de volontaires dans sa direction, un air pseudo commercial sur le visage. Ca sonnait vachement mieux dans ma tête qu'une fois dit à voix haute, ceci dit....


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MessageSujet: Re: Someone’s got to keep an eye on you | Attila [Fini ♥]   Mer 10 Juin - 4:11

Someone’s got to keep an eye on you
Attila & Amy

Elle se souvenait encore de la première fois où elle avait rencontré Attila. Le triple d'idiot qu'il était s'était mis en tête de cirer le balcon de l'appartement d'Elwan. Elle s'était rendue chez son frère pour parler un peu avec lui, cette complicité qu'ils avaient autrefois lui manquait, mais au lieu de trouver son aîné, elle était tombée sur cet humain qui faisait des coups pendable. Elle s'était alors tout de suite remémorer toutes ces farces de mauvais goûts dont son frère avait parlé depuis son retour dans le secteur. Elle avait tout de suite su qu'elle avait trouvé le coupable de la majeure partie d'entre elles. Il faut avouer que comme première rencontre, on avait déjà vu mieux, car bien entendu, Amy ne s'était pas gênée pour dire à Attila qu'il était un triple idiot. Et pourtant, elle retournait lui parler, comme si elle ne lui était pas tombée dessus avec cette folle envie de lui en coller une la première fois. Il fallait tout de même avouer que là, à travers la foule de la place Walvec, avec son t-shirt orange des Prodinas et ses papiers en main, il avait l'air un peu différent. Différent, mais tout aussi ridicule.

Elle faillit éclaté de rire en voyant la tête qu'il fit en se tournant vers elle, mais l'étonnement d'Attila ne fut que de courte durée. Il répondit à sa question avec un air qui, aux yeux d'Amy, le faisait paraître un peu étrange. « J'oeuvre pour l'intérêt général ma chère ! » Elle roula les yeux. L'intérêt général ? Elle n'était pas réellement convaincue que "l'intérêt général" décrivait très bien les projets des Prodinas. Elle eut un sourire en coin alors qu'elle se faisait un plaisir de redire à cet homme à quel point il lui paraissait un peu idiot.« T'es au courant que les Prodinas, c'est pas vraiment l'intérêt général ? La majorité d'entre nous en avons rien à faire. » Et c'était vrai. Tout autant que les humains n'aimaient pas tous les Atriens, les Atriens n'aimaient pas nécessairement les humains. Si plusieurs acceptaient de travailler avec des humains, vis pensaient à une possible unification de leurs deux cultures, il allait sans dire que des projets tels que "Get Your Hybrid Now" ou autre chose de ce genre étaient peut-être un peu trop poussé. Surtout avec les relations qui commençaient à se stabiliser.

« Je rêve où tu me suis ? Drôle d'approche... tu peux me le dire si tu veux passer un peu de temps avec moi hein ! » Elle ne put absolument pas s'empêcher de pouffer de rire un peu en voyant la tête qu'il fit en prononçant ces mots. Pire encore, le discours lui-même était un peu étrange. Elle secoua la tête et replaça une mèche de cheveux qui lui tombait dans les yeux derrière son oreille. « Non mais tu te prends pour qui ? J'ai beaucoup mieux à faire que de te suivre ! » Bon, il fallait avouer que c'était ce qu'elle faisait depuis qu'elle l'avait aperçu, mais il n'avait pas à le savoir, non ? D'ailleurs, elle ne le suivait pas pour le suivre, mais plutôt parce qu'elle ne lui faisait assurément pas confiance. Elle le suivait pour s'assurer qu'il ne ferait pas de coup pendable, donc ce n'était techniquement pas suivre quelqu'un, non ? Elle prit un air de pitié avait d'ajouter : « Et puis crois moi, avant de VOULOIR passer du temps avec toi, les cochons vont voler et les poules auront des dents ! » Elle aurait préféré ne pas parler avec lui présentement et passé une journée tranquille. Pas d'humains, pas de problèmes avec les Trags parce qu'elle parlait présentement à un humain, pas de Reiyel ou de Lawen qui lui tomberait dessus en soirée pour savoir qui était l'humain et surtout pas de frimeur pour lui gâcher sa journée. Mais elle l'avait vu et elle n'avait pas pu s'empêcher d'aller voir ce qu'il tramait, du coup, bonjour les ennuis. De plus, elle ne saurait dire pourquoi, Attila lui paraissait encore plus confiant, ou du moins, un semblant de confiance. Elle trouvait qu'il avait l'air différent de celui qu'elle avait vu lors de leur première rencontre.

Elle ne manqua pas de voir un éclat de malaise passer dans ses yeux. Comme quoi, elle n'était pas la seule à avoir été surprise de voir l'autre ici. Mais Amy ne pouvait se cacher que cet Attila était un curieux personnage. « Sinon... Intéressée pour me faire don de tes ovules ? » Amy eut instinctivement un mouvement de recul. Elle le fixa comme s'il était complètement taré et repoussa la liste de volontaires qu'il lui montrait. « Non mais t'es fou ou quoi ? Il est pas question que je donne quoi que ce soit ! Encore moins si c'est toi qui demandes ! » Elle se demanda un instant comment il avait pu se faire recruter pour faire ce job. Il n'avait décidément pas le physique de l'emploi. « D'ailleurs, si c'est comme ça que tu vends les services des Prodinas, t'étonnes pas si tu trouves personne pour faire de dons ! Ou encore si tu te fais virer... Crois moi, c'est pas fameux comme approche ! » Elle pinça les lèvres. Un instant et baissa le regard. Elle était descendu des toits pour voir s'il ne faisait pas de conneries, elle l'avait abordé et voilà qu'elle ne savait plus quoi lui dire. Elle préféra donc laisser le silence s'étirer un instant avant de reprendre. « T'as trouvé beaucoup de noms ou pas ? » Elle le fixa dans les yeux, elle se foutait peut-être bien du projet, mais savoir combien d'Atriens étaient assez étranges pour accepter de se mêler à des humains...

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MessageSujet: Re: Someone’s got to keep an eye on you | Attila [Fini ♥]   Mer 10 Juin - 20:01


Je la regarde, un peu plus loin,
Et je ne sais pas comment lui parler
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Amila
Je fis une petite moue, comme un enfant pris en faute mais pas lui-même convaincu de sa culpabilité.

« L'intérêt général des Prodinas, c'est déjà mieux que rien »

Bon et puis techniquement ça s'apparentait à de l'humanitaire puisque je n'étais pas payé à faire ça, c'était du volontariat. Enfin presque... Disons que je ne faisais pas ça pour les beaux yeux des Prodinas, même si c'était ce que je laissais croire. Tout pour protéger Sharleen. Mon cœur se serrait à chaque fois que je pensais à elle, à tout ce qu'elle pourrait faire si j'étais un peu plus efficace dans mes recherches. Je baissai les yeux, dissimulant mon malaise comme je pouvais. Elle était l'unique bonne raison, mais je ne pouvais évidemment pas en parler, surtout pas à une atrienne, et encore moins à une atrienne qui m'avait dans son collimateur.

Détourner la conversation était encore la meilleure option que je pris sans hésiter en lui demandant si elle me suivait. La réponse fut sans appel, que ce soit le rire moqueur ou ses mots. Je n'allais pas me laisser démonter pour si peu !

« Commentaire typique du stalker ! »

Répliquai-je dans un sourire. Valait mieux le prendre à la rigolade après tout.

« Et puis tu es encore là à me parler alors le "beaucoup mieux à faire".... »

Rien ne l'empêchait de se barrer après tout ! Et pour une fois, c'était elle qui était venue me voir et non l'inverse.
Et elle continuait à enfoncer le clou. Qu'est ce que c'était que ce besoin de le rabaisser avec acharnement ? Ma psy aurait probablement tout un tas de choses à dire sur le sujet, mais comme elle n'était pas là, il ne me restait que les propres hypothèses... Quoiqu'il en soit, j'avais décidé de ne pas me laisser abattre, alors j'allais faire abstraction des commentaires désagréables.

« Jolie utilisation des expressions humaines. Tu fréquentes souvent les humains ? »

Parce que définitivement, je ne voyais pas de poules ou de cochons sur une planète aquatique ... À moins qu'ils n'aient une version aquatique de ces bestioles... Imaginer un hybride cochon-poussin façon sirène mais avec un groin en prime me tira un petit sourire. C'était parfaitement grotesque, et je dus même me retenir de rire tout seul.Définitivement une chose à éviter si je ne voulais pas qu'elle me trouve super bizarre en plus de tout le reste.

Le mouvement de recul suite à ma boutade -qu'elle avait peut être un peu trop pris au sérieux au vue de sa réaction- me prouvait que côté « bizarrerie », j'étais déjà mal barré côté charme.  Et la voilà qui me rembarrait avec le tact d'un tractopelle, merci, bonsoir !

« Hey, c'est vexant ! »

Protestai-je entre 2 critiques, comme si elle ne le savait pas déjà. Captain Obvious sors de ce corps ... Et non seulement elle me critiquait, mais en plus elle critiquait mon approche ! C'était ma fête aujourd'hui ou... ? J'avais un peu envie de lui dire que si c'était pour m'assommer de reproches, elle aurait pu aller stalker quelqu'un d'autre, avant de me dire que ça n'allait pas servir ma cause -ma cause étant de la draguer pour pourrir son frère... Si, c'est un plan très mature. Et je vous emmerde. Winie approuverait, j'en suis sûre.

« Oui bah je fais ce que je peux »

'Grommelai-je finalement, soudainement grognon. Personne n'aimait se faire tailler un short en direct, c'était humain comme réaction -mais peut être pas atrien.

« Et puis ça marche pas siiii mal que ça. J'ai des inscriptions. Et des clins d'œil suspects dont je me passerais bien en prime... »

Je repensais à l'autre tarée et ses avances un peu bizarres, avant de réaliser que je devais probablement faire le même effet à Amy que cette Atrienne sur moi... Ok c'était pas gagné du coup. Il allait falloir inverser la tendance, je n'avais juste AUCUNE IDÉE de comment procéder... Comment les gens pouvaient véritablement croire que j'étais un coureur de jupons alors que j'avais le quotient séducteur d'une moule ?

« Comment tu t'y prendrais alors Madame l'experte ? »

J'avais pris un ton de défi. Si elle me trouvait si nul que ça, j'attendais de voir si elle pouvait faire mieux que ça. Et si mes méthodes pouvaient paraître nulles, j'avais quand même réussi à recruter quelques personnes, je n'étais donc pas un cas tooootalement désespéré. Pas encore en tout cas. Même si à ses yeux, j'étais probablement dans la case des insolvables. Mais j'allais lui prouver que je valais plus que ce qu'elle pensait de moi ! De la dignité, j'en avais peut être plus des masses, mais le peu que j'avais, je comptais bien l'préserver.


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MessageSujet: Re: Someone’s got to keep an eye on you | Attila [Fini ♥]   Lun 10 Aoû - 4:33

Someone’s got to keep an eye on you
Attila & Amy
Attendre de voir ce qu'il dirait, comment il réagirait. C'était peut-être mieux ainsi, comme ça, elle avait plus de temps pour juger les intentions d'Attila, car elle n'était pas convaincue qu'il était là uniquement pour son recrutement. Elle releva vivement la tête et le fixa dans les yeux. Et fini par rouler les yeux. L'intérêt des Prodinas avait déjà plus de sens et il marquait un point, c'était mieux que rien, mais elle ne croyait pas que c'était pour le mieux. Si Megara, ainsi que Reiyel et Lawen lui baratinaient que la cohabitation était possible, ce pour quoi travaillait Attila n'était absolument pas du même ressort. D'ailleurs, Amy n'arrivait toujours pas à comprendre comment ou pourquoi quelqu'un pouvait s'intéresser à des projets comme ceux qu'avaient mis sur pied ce groupe. Et pourtant, elle ne manqua pas de remarquer qu'Attila avait baissé les yeux, qu'il semblait mal-à-l'aise ee perdu quelque part dans ses pensées. Elle voulut lui demander pourquoi, une simple question, mais se retient. Ça ne la regardait pas et surtout, elle ne souhaitait pas se lancer sur un sujet trop délicat. « Mieux que rien, mais pas le mieux non plus...» Elle réfléchit une seconde et ne pu s'empêcher d'ajouter son avis personnel. « Surtout que certains projets sont assez choquants. » Tout du moins, ça la choquait, elle.

« Commentaire typique du stalker ! » Encore une fois, elle roula les yeux, avant de répondre au sourire que lui avait fait le jeune homme. Elle ne pouvait nier que sa réaction avait été typique. Rire, répondre, voire même le rabaisser un peu d'avoir pensé qu'elle aurait pu simplement vouloir le suivre. Mais les faits étaient les faits et il venait, une fois de plus, de marquer un point. « Et puis tu es encore là à me parler alors le "beaucoup mieux à faire".... » Elle laissa échapper un soupir. Elle aurait sans doute mieux fait de le laisser continuer son chemin... Était-il trop tard pour partir ? Tourner les talons, couper court à la conversation et partir sanas un mot. Elle aurait l'air mal élevée, mais si ça pouvait lui éviter cette discussion qui la mettait de plus en plus mal à l'aise. De toute façon, pour qui il se prenait celui-là ? « C'est impoli de partir quand quelqu'un te parle...» Commença-t-elle afin de se défendre. Pourtant, ce n'était pas quelque chose qui lui ressemblait tant, d'être sur la défensive de la sorte lorsqu'elle discutait avec quelqu'un, qu'il soit Humain ou Atrien. Il était clair que cet Attila avait sur elle une sorte d'influence étrange qui faisait qu'elle n'agissait pas comme à son habitude. Ne pas savoir que ce n'était que des histoires, elle aurait presque cru qu'il faisait de la magie. Ou alors il était simplement une drôle de créature malaisante. Une chose était sûre, elle n'aurait jamais dû venir jusqu'à lui. Elle continua tout de même de se justifier, voir même de le rabaisser étant donné qu'il rendait la situation inconfortable. Et puis de toute manière, elle ne pouvait pas le sentir ce mec. Qui lui, avait encore prit ce qu'elle lui avait dit avec un brin d'humour. « Jolie utilisation des expressions humaines. Tu fréquentes souvent les humains ? » Amy avait cru voir une étincelle de douleur dans les yeux du jeune homme, mais elle n'en était pas sûre, elle laissa couler. De toute façon, l'humour d'Attila lui prouvait le contraire. Bien qu'elle sache que plusieurs utilisaient l'humour pour cacher leurs blessures. « Si tu veux tout savoir, ABSOLUEMENT PAS ! » Elle croisa les bras et le fixa droit dans les yeux. Il voulait jouer au plus malin, elle se ferait un plaisir de démonter toutes ses tentatives. « Faut croire que ma famille commence à déteindre sur moi c'est tout... » Et s'était sans doute vrai. Si ces expressions ne lui venaient pas de Reyiel ou de Lawen, c'était de Meg et bien qu'elle ne soit pas de la famille, Attila n'avait pas besoin de le savoir. Seulement lui faire comprendre qu'elle n'était pas du genre à traîner avec des humains.

Et comme il semblerait que le jeune homme ne prenne rien au sérieux, elle eut assurément un mouvement de recul quand il lui proposa de prendre part au projet pour lequel il recrutait à cet instant. Les mots avaient franchi ses lèvres sans qu'elle ne réfléchisse et ce n'est que quand il s'exclama que les propos de la jeune Atrienne étaient vexant qu'elle réalisa subitement ce qu'elle était en train de lui dire. Mais comme elle était déjà partie sur sa lancée, elle continua. Et puis, il l'avait cherché, non ? Mais à la suite de tout ce qu'elle lui avait dit, il avait finalement semblé retomber sur Terre et commencer à prendre la situation au sérieux. «« Et puis ça marche pas siiii mal que ça. J'ai des inscriptions. Et des clins d'œil suspects dont je me passerais bien en prime... » » Amy étouffa un rire moqueur. Autant, elle se demandait qui parmi les Atriens pouvait bien s'intéresser à lui, autant elle savait que certains étaient assez timbrés. « Sie rä lu ke na twa Atriagar ! » murmura-t-elle sarcastiquement et pour elle-même, espérant de tout coeur qu'Attila n'ait rien entendu, car elle venait de commettre la pire erreur de sa vie. Elle avait parlé en Atrien devant un humain et c'était une chose que son peuple s'interdisait... Enfin, pour la majorité. Elle priait donc pour que cette remarque passe dans l'air, ni vue ni connue.

« Comment tu t'y prendrais alors Madame l'experte ? » Elle sauta sur l'occasion de changer de sujet et éclata de rire afin de détendre un peu l'atmosphère. De se détendre elle-même, car elle était venue tendue. Elle n'avait toujours pas oublié la première fois qu'elle l'avait rencontré. Elle lui en avait collé une avant de lui faire la morale. « Point pour toi, je n'ai pas de meilleur tactique... » Elle lui concédait ce point. Mais elle savait qu'il fallait savoir perdre des batailles pour pouvoir gagner la guerre. Car oui, avec Attila dans les parages, elle se sentait en guerre contre le genre Humain. « Mais je ne me serais jamais fait embarquer pour un recrutement du genre au départ ! » s'exclama-t-elle en tentant de cacher, tant bien que mal, la froideur de son ton sous une touche humoristique. Et la curiosité qui reprenait le dessus, elle continua. « D'ailleurs, dis-moi, qu'est-ce qui t'intéresse tant dans ce projet ? C'est quand même le pire qu'ils ont voulu mettre sur pied ! » Elle le jugeait un petit peu, un tout petit peu. Mais elle avait repris sa marche, Se tournant vers Attila pour savoir s'il allait rester planté là où s'il allait avancer avec elle afin de poursuivre cette discution. Il fallait dire qu'il aurait très bien pu partir dans la direction opposée en lui lançant une réponse vague. Elle l'aurait bien mérité...


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MessageSujet: Re: Someone’s got to keep an eye on you | Attila [Fini ♥]   Lun 14 Sep - 21:24


Je la regarde, un peu plus loin,
Et je ne sais pas comment lui parler
Me voila là, je n'lui dis rien,
L'abruti que je suis semble bloquer

Amila
Ok : plus je parlais, et plus elle semblait me prendre pour un type lourd et antipathique... J'étais définitivement maudit. Je n'arrivais toujours pas à comprendre pourquoi sur certaines personnes ma maladresse avait un effet attractif diablement efficace et pourquoi sur d'autres, c'était la catastrophe -et de préférence ceux que j'essayais de me mettre dans la poche, sinon c'était moins drôle pour le Sort qui semblait définitivement se fendre la poire en me regardant galérer. Soupir, roulement d'yeux, commentaires peu flatteurs, Amy savait varier les moyens de me faire savoir qu'elle m'avait dans le nez. Et plus j'essayais de faire des efforts, plus j'empirais les choses. Là, tout de suite, j'avais envie de disparaître dans un trou de souris. Et pour rien n'arranger à mes affaires, la voilà qui se mettait à critiquer ouvertement les projets des Prodinas.

Le pire, dans tout ça, c'était que j'étais COMPLETEMENT d'accord avec elle. Ce projet en particulier, GYHN, était complètement cinglé et au delà de toutes les morales selon moi... Mais je ne pouvais pas le lui révéler, sinon elle allait questionner mon engagement, et je ne pouvais de toute évidence pas lui dire que je faisais ça pour avoir accès à l'ADN des Atriens, ce serait me griller tout de suite. A la place, je fis turbiner mon cerveau à la recherche d'un truc à la fois plausible, et à la fois qui ne me discréditerait pas plus à ses yeux. Pas facile.

« Si ça peut faire plaisir à certains... »

Finis-je par murmurer, faiblement, à peine l'air convaincu moi-même. Je n'avais rien de mieux en stock, et je voulais esquiver ce sujet glissant le plus vite possible. Ce fut donc avec enthousiasme que je sautais sur le sujet suivant, à savoir Amy me stalkant. Elle avait l'air scandalisée par l'idée, moi, je m'en amusais, tout en sachant très bien que ce n'était pas du tout le cas. La taquiner à ce sujet était plutôt marrant, même si se faire taquiner par moi n'avait pas exactement l'air de lui plaire. En fait je me demandais bien pourquoi elle restait là à me parler si tout chez moi la gênait. Et pof, un petit soupir pour la route, au cas où elle n'était pas assez clair. Là, franchement, c'était moi qui étais à 2 doigts de la laisser en plan. Ca commençait à m'agacer cette histoire, et ce fut donc sans même y penser que je répliquai, une note d'énervement dans la voix :

« Très bien alors j'arrête de te parler, comme ça tu pourras partir en toute tranquillité »

Non mais oh ! J'aimais bien me faire charrier hein, mais là... là c'était fatiguant. J'avais l'impression que peu importe ce que je lui dirais, elle allait se remettre à soupirer, grogner, lever les yeux au ciel, et autre variante. Non franchement, au début, son attitude m'avait bien plu, je la trouvais rigolote. Mais ma patience avait des limites, et je sentais bien que si elle se comportait ainsi avec moi, ce n'était pas par plaisanterie, mais bien par agacement. Et la voilà qui en remettait une couche ! Mais sa remarque, cette fois-ci, me tira un sourire. L'expression qu'elle venait d'utiliser m'amusa beaucoup, et l'espace d'un instant, j'oubliai mon énervement, rebondissant sur son commentaire et son utilisation de cette expression typiquement humaine.

Sa réponse avait sûrement pour but de me rabattre le caquet, mais la suite de ses dires ne fit qu'éveiller d'avantage ma curiosité.

« Ta famille s'intéresse à la culture humaine ? »

Si oui... il y avait encore un espoir pour moi, non ? Je pourrais peut être me rapprocher de ses frères et sœurs... Hum, mauvaise idée. Après tout nous nous étions rencontrés parce que je pourrissais son frère.... Difficile de faire ami ami avec lui maintenant. Dommage, ça aurait pu être une porte d'entrée intéressante ! Bon, tant pis, je trouverais déjà autre chose.

Mais je n'étais pas au bout de mes peines avec elle : si elle semblait parfois se radoucir à mon égard, l'instant d'après elle reprenait les vacheries de plus belle, se montrant parfois même blessante. Cette fois, c'était la goutte d'eau qui faisait déborder le vase -encore une expression humaine pour elle- et je n'hésitais pas à le lui faire remarquer... ce qui ne l'empêcha pas de continuer sur sa lancée. Blessé dans mon orgueil, j'essayais de retrouver ma dignité en lui faisant remarquer que je ne me débrouillais pas SI mal que cela.... Ce à quoi elle répondit par une phrase en sondiv, que je ne compris, bien évidemment, pas. Je restai un instant silencieux, ne sachant que répondre. M'avait-elle insulté ? Probablement.

« Si tu as quelque chose à me reprocher, tu peux le faire en anglais, tu ne t'en es pas privée jusque là »

Fis-je remarquer avec une pointe d'amertume. Je détestais ça. Tout comme je'avais toujours détesté les touristes qui parlaient dans leur langue pour critiquer ce qui les entourait. C'était irrespectueux au possible.
Bien décidé à ne pas m'attarder sur ce sujet, je décidai de la provoquer un peu en lui demandant si elle ferait mieux à ma place. Son éclat de rire me fit sursauter tant il me surprit : s'il y avait bien une réaction à laquelle je ne m'attendais pas, c'était celle là. Se moquait-elle de moi ? Suspicieux, je l'observais un instant perplexe, avant de laisser à mon tour échapper un sourire : si elle ouvrait la porte à une discussion plus détendue, je n'allais certainement pas la lui claquer à la figure, cette porte.

« Oh ! Je vais mettre une croix blanche dans mon calendrier »

Fis-je remarquer sur le ton de la plaisanterie alors qu'elle admettait partiellement ma victoire. La suite de ses dires ramena rapidement un air sérieux sur mon visage, presque sombre.

« On ne décide pas toujours de tout tu sais »

murmurai-je, luttant pour ne pas trop laisser paraître à quel point le sujet pouvait me tenir à cœur. Ne pas penser à Sharleen. Ne pas penser à elle. Ne pas... Je relevai un peu la tête alors qu'elle enchaînait sur sa question. Un changement de sujet ! Paaaarfait. Ah oui mais non, pas du tout en fait ! Pas ce sujet ! Pas ce fichu sujet ! Alerte aux neurones, toutes les unités en formation et on cogite pour une excuse VA-LABLE.

« Je euh... c'est pour rendre service à quelqu'un »

Lâchai-je finalement, à court d'idée. C'était techniquement vrai, et c'était bien le problème. Je ne voulais pas qu'on se doute de quoique ce soit.

« Une amie avait promis de le faire, elle a eu un empêchement, c'était pour la couvrir »

Mentis-je, espérant qu'Amy n'allait pas trop creuser le sujet. Vite, un changement de sujet ! Une question à lui poser, quelque chose... Quelque chose de pas trop suspect, qui ne tomberait pas totalement comme un cheveu sur la soupe... bordel c'était difficile !

« Pourquoi il te dérange tant ce projet ? Je veux dire... Ouais c'est un peu tordu. Mais s'il y a des Atriens et des Humains qui veulent se lancer là dedans, ça les regarde, non ? Chacun est libre de faire ce qu'il veut.... Enfin je trouve. »

Elle allait encore me prendre pour un grand dérangé de la vie... Mais là franchement, c'était mieux que d'avoir à lui révéler mes véritable desseins vis à vis de l'association, des Atriens, et d'elle-même en particulier. Ouais, valait mieux passer pour le boulet que pour l'opportuniste dangereux.


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MessageSujet: Re: Someone’s got to keep an eye on you | Attila [Fini ♥]   Mer 16 Sep - 3:01

Someone’s got to keep an eye on you
Attila & Amy

Jamais Amy ne se serait gêner de dire ce qu'elle pensait. Elle le dirait peu importent les avis des autres, peu importe les conséquences. Certes, il se pouvait qu'elle se montre parfois blessante par ses propos, mais elle donnait son avis et ce n'était pas dans le but d'être méchante. Enfin, tout dépend de la situation. Mais c'est ce qu'elle faisait présentement avec Attila. Elle exprimait le fond de sa pensée. Et elle ne s'était pas gênée pour l'exprimer haut et fort. Ce n'était pas parce qu'il travaillait pour les Prodinas qu'elle allait mâcher ses mots et faire attention à ce qu'elle disait sur ce groupe et ses projets. Non, elle n'aimait pas ce qu'ils avaient mis sur pied et elle n'avait pas eu peur de le dire, voire même de critiquer. Dès le départ, elle s'était aperçue que ses mots, ses actes, avaient quelque peu atteint Attila. Peut-être qu'il l'avait mal pris, peut-être qu'elle s'imaginait des choses, elle ne pouvait le dire, elle n'était pas dans sa peau à lui. Son intention première n'était pas de le blesser, loin de là, mais plutôt de le surveiller. Seulement, après l'avoir attrapé à faire un mauvais coup, elle n'avait pas l'impression qu'il était digne de confiance et s'était dit qu'il faudrait bien que quelqu'un garde un œil sur lui dans le secteur, ne serait-ce que pour éviter à quelqu'un de subir une des idioties qui passerait par la tête du jeune homme.

Elle le regarda justifier son implication dans le projet des Prodinas, peu convaincue de la bonté de ce projet. Elle trouvait répugnant d'imaginer une créature Humano-Atrienne. Elle avait prêtée attention à ce que lui avait dit ses aînés, mais elle n'était même pas prête à imaginer ne serait-ce qu'une cohabitation équitable et dans la paix entre leurs deux peuples. Alors des hybrides, elle ne voulait même pas y penser. Le sujet la répugnant, elle aurait été bien heureuse de faire diverger la conversation, si seulement Attila ne l'avait pas prise en grippe. En l'accusant de le stalker (ce qu'elle faisait sans vouloir se l'avouer) , elle se sentait prise en défaut. Et bien qu'elle sût être raisonnable par moment, ce reproche, précisément venant d'Attila, la mettait automatiquement sur la défensive. Et les remarques mesquines avaient fusé sans qu'elle ne les contrôle. Elle cherchait à se protéger, mais elle disait également la vérité. Elle n'avait pas mâché ses mots, car elle ne se cacherait pas du fait qu'il lui tombait sur les nerfs. « Très bien alors j'arrête de te parler, comme ça tu pourras partir en toute tranquillité » Elle secoua la tête, avant de baisser les yeux vers le sol. L'énervement dans la voix de l'homme avait heurté la jeune atrienne, qui commençait à prendre conscience de son comportement un peu déplacé. Elle releva tout de même les yeux, lançant, mi-amusée, mi-sérieuse. « Et dis moi, tu ferais combien de bêtises si je partais ? » Et Bam ! Comment rappeler à quelqu'un qu'il s'était déjà fait prendre en flagrant délit de mauvais coup, elle lui lança un regard appuyé, lui faisant clairement comprendre qu'elle n'avait pas oublié et qu'il ferait mieux de ne pas recommencer. Mais en essayant de désamorcer la tentative d'Attila de jouer au plus malin, elle réalisa qu'elle s'était mise elle-même dans les ennuis avec une phrase qu'elle n'aurait peut-être pas dû placer. Elle lui lança un regard noir. « Pourquoi les intérêts de ma famille t'intéresseraient tout à coup ? » Elle repensa à Elwan, à sa première rencontre avec Attila et à ce que son frère lui avait dit. Elle ne put s'empêcher d'ajouter, tout en haussant les épaules d'un air désinvolte. « Ça n'a pas semblé te préoccuper jusqu'ici... » Elle poussa un soupir résigné. S'il voulait savoir, il pouvait bien. Elle veillerait à ne pas trop en dire, simplement pour ne pas mettre Lawen et Reiyel dans les ennuis. Mais elle avait cette impression que si elle n'en disait pas assez, il allait faire sa recherche lui-même et du coup, elle ne savait pas ce que ça pourrait donner. Elle ne voulait surtout pas qu'il s'approche d'eux. Déjà, savoir qu'il pourrissait Elwan était pénible pour la jeune femme. Mais El' était beaucoup plus fort que les deux autres. « Disons seulement qu'ils ne détestent pas ton peuple... » avançait-elle, l'avertissant du regard de ne rien tenter de ce côté-là.

« Si tu as quelque chose à me reprocher, tu peux le faire en anglais, tu ne t'en es pas privée jusque là » Elle se mordit la lèvre. C'était sans y penser qu'elle avait jeté cette phrase. Elle n'avait pas parlé fort. Mais il l'avait entendu. Et les règles du Secteur, et surtout des Trags, étaient bien claires. Ne JAMAIS parler en Sondiv devant un humain. Elle secoua alors la tête. « Oublie ça ! C'était rien... »

Quand il changea de sujet, Amy en fut soulagée. Et vu la remarque qu'il venait de faire, elle avait même éclaté de rire. Et elle ne manqua pas de remarquer que ça avait surpris Attila. Elle lui lança un sourire moqueur. Sourire qui, une fois que le jeune homme s'eut remis de ses émotions, lui fut rendu. Elle lui lança un air de défi. « T'as intérêt ! C'est une date à ne pas oublier, ce sera la seule ! » Mais alors que la conversation avait pris une tournure un peu plus légère, malgré le ton froid que la jeune fille essayait de cacher, elle vit le visage d'Attila se rembrunir. La voix du jeune homme lui semblait différente. Elle l'écouta donc justifier sa présence et son implication chez les Prodinas. Elle hocha la tête, pensive. Si Reiyel lui demandait de le remplacer dans un des projets du PIA, le ferait-elle ? Certes, elle était prête à toute sa famille, mais ce projet allait contre toutes ses valeurs. Elle ne savait pas ce qu'elle aurait fait, il faudrait sanas doute qu'elle soit face à la situation pour savoir. Et elle espérait que cela ne se produise jamais. « Je comprends...» murmura-t-elle. Elle réalisait à présent qu'elle avait peut-être été dure avec lui. Elle l'avait peut-être jugé trop vite. Elle n'était pas prête à lui faire totalement confiance, mais il semblait avoir quelque chose chez lui, une dévotion qu'elle ne lui connaissait pas. Mais au fond, que connaissait-elle de lui ? « Elle a de la chance que tu la couvres comme ça ! » Et bien que cela puisse paraître étrange, elle était sincère. Mais de mesquinerie, pas de regard désespéré. Elle comprenait. Humains ou Atriens, on avait toujours besoin de quelqu'un sur qui compter.

« Pourquoi il te dérange tant ce projet ? Je veux dire... Ouais c'est un peu tordu. Mais s'il y a des Atriens et des Humains qui veulent se lancer là dedans, ça les regarde, non ? Chacun est libre de faire ce qu'il veut.... Enfin je trouve. » Amy le regarda les yeux remplis d'incompréhension. Elle aurait dû s'en douter, il militait sur le projet, il devait bien le soutenir, non ? Elle prit une grande respiration, comme pour se remettre les idées en place. « L'idée ! L'idée en soit est révoltante ! L'idée est dérangeante. On est tellement différents. C'est simplement trop pour moi ! Et puis penses à l'enfant ! Nos deux peuples ne sont peut-être plus en guerre, mais tu ne peux pas nier qu'on ne se tolère que parce qu'on y est obligé... Du moins pour la majorité. Ce doit être atroce de vivre déchiré entre deux mondes de la sorte. » Elle le va les yeux vers lui, n'étant pas certaine d'avoir formulé sa pensée comme il se devait. Non, ce projet-là, elle ne le supportait tout simplement pas.

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MessageSujet: Re: Someone’s got to keep an eye on you | Attila [Fini ♥]   Sam 19 Sep - 12:40


Je la regarde, un peu plus loin,
Et je ne sais pas comment lui parler
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Amila
Elle finit par m'avouer, du bout des lèvres, que ses frères et sœurs ne détestaient pas les humains. A sa façon de le dire, je devinais que c'était un peu plus que cela, mais que ça la rassurait de minimiser la chose. Cela dit, sa façon de me le dire, me fit tiquer :

« Parce que toi tu détestes les humains ? »

C'était le ton de la surprise qui marquait ma voix. Parce que véritablement, je ne l'imaginais pas détester tout un peuple. Ne pas en être fan, oui. S'en méfier, oui. Ne pas pouvoir me supporter MOI, oui aussi. Mais tous les humains ? Non, je n'aurais pas pensé cela. Pourtant sa façon de faire remarquer que sa famille ne détestait pas mon peuple suggérait que elle, oui. Je ne savais pas trop comment le prendre... Devais-je tourner les talons et me barrer ? C'était tentant. Personne n'a envie de rester après une telle révélation.

La suite de la discussion me fit cependant changer d'avis alors que les tensions semblaient se dissiper doucement. Sentant l'ambiance se détendre, je me permis moi même un petit rire. Finalement, nous avions beau être très différents, cela ne nous empêchait pas de nous retrouver sur certains points. L'humour notamment. Ce fut donc dans un sourire presque doux, un de ceux auxquels Sharleen avait si souvent eu droit, que je lui répondis :

« Bien sur, on en fera la Saint Amethyst, impossible d'oublier comme ça »

Les saints, c'était quelque chose de typiquement humain, de tellement naturel pour nous que nous en faisions des blagues, alors que pour un atrien... ça ne signifiait pas grand chose. Pour nous, les humains, au delà de la religion, ça avait un aspect festif. Je ne savais pas trop ce qu'elle allait en penser, après tout elle n'avait pas l'air de réellement affectionner les humains et leur culture... Tant pis si ça ne lui plaisait pas.

Alors qu'elle me faisait remarquer qu'elle avait de la chance, j'haussai les épaules. « Elle » n'existait pas, dans la mesure où je ne couvrais personne. En revanche « elle » était une parfaite allégorie de Sharleen, pour qui je faisais tout cela. Alors indirectement, les mots d'Amy m'atteignaient malgré tout.

« Ca sert aussi à ça, les amis »

Me contentai-je de faire remarquer, un sourire pensif sur les lèvres. J'avais fait tellement pire pour Winie... Essayer de braquer un commissariat par exemple. Un gros échec qui avait failli nous amener pas mal d'ennui, mais quand elle me faisait son regard de chat potté, j'étais prête à tout.
Sentant venir le sujet glissant, je me hâtai de dériver vers d'autres discussions, ne voulant pas laisser l'émotion prendre le dessus. J'étais toujours en mission, en quelque sorte.
Le sujet du GYHN fit admirablement bien diversion, et nous voilà tous deux à débattre sur le bien fondé -ou mal fondé- de ce projet.

« Tellement différents ? »

Répétai-je, mes yeux s'arrondissant sous la surprise. Je ne nous trouvais pas SI différents. Des différences physiologiques et culturelles, il y en avait pour sur, mais n'était ce déjà pas le cas entre 2 humains de pays et origines différentes ?

« Tu sais, et je ne dis pas ça pour te convaincre, mais mes ancêtres ont dit la même chose il y a des années en rencontrant pour la première fois des humains qui ne leur ressemblaient pas tout à fait et qui avaient une autre façon de vivre qu'eux »

Ça s'était d'ailleurs mal passé au début, un peu comme avec les atriens. Le racisme existait toujours, mais c'était comme toi : il était présent dans le cœur de certains, absent de celui d'autres. Mais plus je discutais avec Amy, plus je réalisais que je n'arriverais jamais à la convaincre de donner son sang pour Sharleen... Elle avait tellement l'air de ne rien vouloir à faire avec les humains, je ne me sentais pas assez persuasif pour la faire changer diamétralement d'avis, au point qu'elle veuille en sauver un. Cette constatation me mit un sacré coup au moral, mais je refusais de le laisser voir, essayant de faire bonne figure malgré tout.

« Pour l'enfant... Je suis d'accord »

Chacun son tour de faire des concessions après tout, je n'étais pas suffisamment de mauvaise foi pour la contredire à tout prix.

« Mais ce n'est pas ainsi que les Prodinas voient les choses. Ils espèrent créer un monde où les hybrides auraient leur place. Ils y croient, ce sont des utopistes »

Ajoutai-je. Mon avis sur le sujet ? Honnêtement, je ne voyais pas ce monde arriver avant des années, si tant est qu'il arrive un jour. Cela dit, chacun était bien libre de faire ce qu'il voulait... Et si on voulait vraiment préserver tous les enfants, il faudrait interdire à tout un tas de gens d'avoir des enfants.

« Mais je comprends mieux pourquoi tu n'aimes pas le projet »

Conclus-je dans un sourire compréhensif. Ce n'était pas, comme certains, de l'acharnement bête et méchant. Même si j'avais aussi noté au passage qu'Amy ne semblait vraiment pas fan de la mixité atrio-humaine... Elle n'était pas la première, mais ça réduisait tout de même mon plan en miettes. Je me mordis la lèvre, me demandant si j'arriverais à regarder Sharleen dans les yeux tout en sachant que je n'avais toujours pas de stratégie viable pour la guérir. J'allais encore me retrouver à harceler la pauvre Gabriella à l'hôpital, c'était un miracle qu'elle ne m'ait pas encore envoyé bouler...


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MessageSujet: Re: Someone’s got to keep an eye on you | Attila [Fini ♥]   Jeu 15 Oct - 4:48

Someone’s got to keep an eye on you
Attila & Amy

Cette discussion ne rimait à rien. Plus le temps passait, plus elle se demandait pourquoi elle l'avait abordé. Elle aurait pu simplement le suivre et lui tomber dessus au moment où il aurait fait un faux pas, tout aurait été plus simple, non ? Mais il avait fallu qu'elle agisse sans réfléchir et voilà qu'elle était en train de parler avec l'andouille de service. Elle ne se le cacherait pas, elle détestait ce mec, elle avait du mal à le supporter. Mais comme une idiote, elle était allée lui parler. Amy se gifla mentalement, bravo pour l'intelligence. Et puis il avait fallu qu'elle parle de sa famille. Non mais qu'est-ce qui clochait avec elle présentement ? Une deuxième baffe mentale envers elle-même. Et la voilà qui pataugeait dans une situation détestable qu'elle avait elle-même créer. En matière de bons coups, on avait vu mieux. Elle soupira en secouant la tête.

« Non... Enfin oui, un peu... Enfin... c'est compliqué... »

Elle baissa encore une fois les yeux. Elle cherchait ses mots, elle ne savait pas comment expliquer tout ça. Elle avait tenté de minimiser l'importance de la collectivité humaine pour sa famille et voilà que c'était elle qui passait pour la méchante. D'un côté, si ça pouvait empêcher Attila d'aller leur parler, elle prendrait le rôle de la vilaine sans poser de questions, d'un autre côté, elle ne pouvait pas réellement lui mentir. Il méritait au moins la vérité... Vrai ? Peut-être pas. Elle se dit qu'il ne méritait rien du tout, mais allez savoir pourquoi, elle n'arrivait pas à se résoudre à lui mentir. Elle poussa un nouveau soupir, passa une main dans ses cheveux pour remettre ses idées en place et le regarda à nouveau.

« Disons seulement que le compte des mauvaises expériences est assez élevé... Et que celui des bonnes est pratiquement à zéro... Alors j'ai du mal à voir comment je pourrais apprécier des gens avec qui je n'ai que de mauvaises expériences... »

Elle haussa les épaules. Ce n'était pas l'entière vérité, mais s'en était une partie. Elle n'avait aucun point positif à accorder aux humains, si ce n'est ce que lui avait raconté Megara, ou Reiyel... Ou encore Lawen. Il y avait Elwan aussi qui lui avait parlé de cette fille avec qui il était ami. Une humaine qui s'était avérée très gentille avec lui. Mais Amy n'y arrivait simplement pas. Elle ne pouvait pas baser son opinion sur ce que lui racontait d'autres personnes. Et ses expériences humaines n'étaient pas au top, c'était le cas de le dire. Le seul point presque positif qu'elle pouvait trouver, c'était son après-midi avec Leandra. Et encore, l'humaine lui avait fait faire une tonne de détours dans le simple but de la mettre en rogne. Ce n'était pas la meilleure expérience positive qui soit. De plus, elle était une Trag ! Et les Trags ne pouvaient pas aimer les humains. Elle ne pouvait pas avoir de pitié pour eux, ni de sympathie, ni quoi que ce soit. Alors elle se contenta d'hausser les épaules avant de lui dire franchement, dans le bus de clore le sujet.

« Les humains ne m'ont, personnellement, amener que des ennuis. Je généralise surement, non en fait je généralise COMPLÈTEMENT la situation, mais c'est difficile de voir les choses autrement. »

Elle avait pris un ton convaincu, mais elle lança tout de même un regard désolé à Attila afin de lui faire comprendre que malgré la rudesse de ses mots, elle n'avait pas dit ça pour le blesser. Elle avait bien conscience que les humains étaient loin d'être tous des monstres, la preuve, on lui avait raconté de bonnes choses, mais ça ne lui était pas arrivé à elle. À moins que Attila ne soit une première expérience pas trop mal en matière d'humains ? Car plus la conversation avançait, moins Amy avait de colère à lui déverser sur le dos. Les tensions s'étaient peu à peu dissipées et pour peu, c'était devenu un peu plus léger que sa petite promenade avec Leandra. Elle vit le sourire qu'il lui adressait et ne put s'empêcher de lui sourire en retour.

« C'est votre façon de nommer les fêtes humaines ça ? Saint quelque chose ? Pourquoi ? »

Elle avait rigolé sur le dernier mot. Elle ne comprenait absolument rien à cette histoire de Saint. Elle rigola, mais elle était un peu mal à l'aise. Certes, ça lui faisait un bien fou de rire un peu. Et bien qu'elle ne connaisse rien à la culture humaine, elle était de nature curieuse, alors ces quelques informations étaient les bienvenues. Pourtant, ça la dérangeait. Elle ne devrait pas montrer trop d'intérêt, elle devrait garder ses distances, peut-être même s'offusquer de voir que Attila proposait de l'inclure à la culture humaine. L'idée même la mettait complètement mal à l'aise, mais elle avait rigolé quand même. Parce que pour la première fois depuis longtemps, elle avait eu l'impression que les problèmes s'étaient envolés. Non pas qu'elle en avait beaucoup, loin de là, mais il lui arrivait de se prendre la tête pour un rien. Elle secoua la tête, autant pour repousser l'idée d'Attila que pour dissiper son propre malaise.

Et après haine et humour venait les sujets les plus sensibles. Amy en était même venue à penser qu'elle avait juger Attila à tort. Non, non elle devait se convaincre qu'elle n'avait pas fait d'erreur. Et pourtant, il s'était perdu dans ses pensées, sans doute des souvenirs de moments passés avec ses amis. Il ne ressemblait plus au mec étrange qu'elle avait croisé devant la porte de son frère. Ne pas s'être pris la tête avec lui quelques minutes auparavant, elle aurait pu croire qu'il ne s'agissait pas de la même personne. Ça lui faisait peur de voir qu'elle avait pu se tromper à se point. Pire encore, elle était ancrée dans ses convictions faces aux humains, elle ne pouvait pas se permettre de tout laisser tomber maintenant. D'ailleurs, qu'est-ce qui lui prouvait qu'il ne disait pas ça pour l'amadouer ? Rien ! Elle savait bien que les Humains avaient tendance à jouer comme ça avec les autres, entres eux, avec les Atriens, elle devrait être plus méfiante. Et pourtant, il ne lui semblait plus aussi méchant maintenant qu'il était là à lui parler des valeurs et des joies de l'amitié. Elle sourit, un peu mal à l'aise avant d'ajouter :

« La famille aussi... »

Elle haussa les épaules. Elle avait des amis certes, mais pas des tonnes, pas dont elle était si proche. Mais peut-être qu'Attila ressentait pour ses amis ce qu'elle ressentait pour sa famille. Alors elle comprenait, elle compatissait. Mais qui parle d'amitié peut également parler de haine et voilà que le sujet avait de nouveau basculé sur les différences et les ressemblances entre leurs deux peuples. Elle soupira de nouveau, secouant la tête avec de lever les yeux au ciel. Signe de désespoir qu'elle n'avait aucunement cherché à cacher. Il paraissait surpris, il s'opposait à ce qu'elle lui disait et elle le comprenait de vouloir protéger ce qu'il croyait. Elle faisait de même alors que pouvait-elle en dire ?

« Tas ancêtres avaient sans doute raison, tu sais ! Parce qu'au fond, notre façon de vivre, c'est ce qui nous défini. Et si tu nous la retires... Nous ne sommes plus rien ! »

Elle tourna la tête pour regarder les Atriens qui se baladaient un peu plus loin. Et elle repensa à Atria, aux jeunes années qu'elle avait passé là-bas. À ce monde qu'elle avait un jour connu et qui lui avait échapper. Elle n'y avait pas pensé depuis longtemps, elle en avait presque oublié cet endroit. Le rayant de ses pensées, de ses rêves aussi, afin de ne plus en souffrir. Mais par moment, elle ne pouvait s'empêcher de repenser à cette planète qui avait un jour été la leur. Elle ne devait plus exister depuis longtemps maintenant.

« Nous ne sommes déjà plus rien...» murmura-t-elle. Elle secoua la tête, revint dans le présent, dans la réalité. Elle ne pouvait pas être faible, pas maintenant, pas devant lui. Elle savait qu'en rentrant, Reiyel allait en entendre parler. Peut-être que plus tard, avec son frère, elle pourrait se permettre d'être faible, mais pas ici, pas maintenant. Elle se reprit en un instant et toisa Attila avec un regard qui pouvait ressembler à un regard de défi, ou de suspicion en raison de ses propos... quelque chose entre la moquerie, la gentillesse et la méfiance. Elle eut un sourire en coin, un petit rictus de triomphe lorsqu'il lui céda un point. Et alors qu'il parlait, elle ne put s'empêcher de reconnaître qu'ils s'entendaient sur ce point.

« Utopistes ! Le mot y est. Et une Utopie, c'est quelque chose d'imaginaire, d'impossible... »

Elle avait mit l'emphase sur le dernier mot. Impossible. Elle avait depuis longtemps perdu l'espoir qu'un jour quelque chose puisse aller bien entre leurs peuples. Même dans les évènements du PIA, ou autres chose du genre, il y avait des membres des deux peuples pour mettre la pagaille, il y en aurait toujours, elle le savait. Et elle savait également qu'ils n'auraient jamais leur place ici. À quoi bon. Mais de savoir qu'il comprenait son point de vue laissait les choses paraître moins pire. Cependant, elle ne manqua pas de remarquer qu'il s'était mordu la lèvre. Elle ne comprenait pas pourquoi, elle ne voyait pas ce que cela voulait dire dans cette conversation. Il avait sans doute des secrets et ce n'était pas elle qui allait creuser pour les trouver.

« Tu sais... T'es peut-être moins casse-pied que je ne l'aurais cru... »

Elle lui lança à nouveau un regard de défi. Elle n'était pas du genre à aller dans les confidences, encore moins à parler pour rien dire. C'était des mots vrais, des mots sincères, dit sur le ton de la plaisanterie certes, mais sincère quand même. Ça lui avait échappé et elle ne se cacha pas de montrer qu'elle se trouvait idiote d'avoir balancé un truc du genre. Elle reprit contenance et 'empressa d'ajouter.

« Te fais pas d'illusions, ça ne veut pas dire que j'ai pardonné, encore moins que j'ai oublié. »

Elle lui donna un léger coup sur l'épaule pour plaisanter, mais également pour appuyer ses dires. Non, non elle n'avait rien oublié de leur première rencontre. Elle savait qu'il allait faire le lien. Mais il s'avérait que la première fois, elle n'avait vu que son côté boulet et il avait gouté à sa colère. Pas fameux comme présentations. Après, ça ne voulait pas non plus dire qu'il n'était plus classé "boulet de première classe" loin de là. Il en était toujours un. Et il le resterait sans doute toujours.


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[HJ : Pardonne moi pour le pavé Boîte je crois qu'on approche de la fin... Quelques postes tout au plus, tu ne crois pas ? Je te mpotte pour en parler si tu veux ]

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MessageSujet: Re: Someone’s got to keep an eye on you | Attila [Fini ♥]   Sam 24 Oct - 19:23


Je la regarde, un peu plus loin,
Et je ne sais pas comment lui parler
Me voila là, je n'lui dis rien,
L'abruti que je suis semble bloquer

Amila
J’haussai les sourcils, un peu perplexe à sa réponse. Oui, non, c’est compliqué ? La question me paraissait pourtant simple : soit elle détestait les humains, soit elle ne les détestait pas, point à la ligne. Amy avait l’air douée pour se torturer mentalement, et je n’avais clairement pas la force nécessaire pour pouvoir suivre ou comprendre son cheminement de pensée. Je me contentai donc d’hausser les épaules, l’air de dire que je laissais tomber l’affaire. Elle ne voulait probablement juste pas me répondre honnêtement et essayait d’éviter le sujet comme elle pouvait.

Ce fut donc avec surprise que je l’entendis reprendre sa parole pour clarifier sa pensée. Je m’attendais à ce qu’elle laisse mourir le sujet dans un coin, pas qu’elle le détaille ! J’hochai doucement la tête, signe que je comprenais ce qu’elle voulait dire. Au fond de moi, j’avais envie de lui faire remarquer que c’était le cas de 99% des Edendaliens sûrement, mais mon but n’était pas de la conforter dans son a priori, alors je préférais me taire.

« Après…. Si à chaque fois que tu vois un humain tu lui sautes dessus pour critiquer sa façon de faire son boulot, ça ne m’étonne pas tellement que ça vire à la mauvaise expérience »

Répondis-je dans un petit sourire. Je plaisantais, évidemment. Autant donner un peu de légèreté à la conversation, sinon c’était partie pour la déprime générale ou la prise de tête, deux choses que je préférais largement éviter.
J’espérais que cette petite touche d’humour allait cloturer ce débat. Je n’avais pas envie qu’il dérive sur mon avis sur les atriens, ça s’approcherait un peu trop de tout ce que j’essayais de dissimuler.

« Il y a beaucoup d’imbéciles chez les humains, c’est vrai. Mais comme partout je suppose »

Ajoutai-je alors qu’elle m’expliquait qu’elle n’avait eu que des ennuis. Je réalisais après coup qu’elle pouvait interpréter cela comme une critique des Atriens, mais ce n’était vraiment pas le but. J’essayais maladroitement de lui dire qu’il y avait aussi des gens bien chez les humains… Mais elle s’en doutait probablement. C’était même tout le sujet : il y en avait sûrement, mais elle n’avait pas eu la chance de partager quelque chose avec eux. Et moi, je n’avais probablement rien arrangé à essayer de pourrir son frère, je le réalisais maintenant. C’était peut être le bon moment pour s’excuser ?

« Tu sais… pour ton frère. Je suis vraiment désolé de la façon dont j’ai agi. Je ne sais pas ce qui m’a pris… »

En fait si, je savais TRES bien ce qui m’avait pris, mais j’avais un peu honte de mon immaturité sur ce coup. Pas étonnant qu’elle se dise que tous les humains étaient des crétins ! En tout cas, ça allait mieux maintenant que c’était dit, comme si ça m’avait ôté une gêne.
Je fus malgré tout soulagé de changer de sujet de conversation, et j’accueillis sa curiosité envers la culture humaine avec un grand sourire.

« Les humains sont très croyants. Pas tous… mais c’est quelque chose de très fort dans notre culture, le besoin de croire à une force supérieure, et à des Saints, des gens qui seraient des ‘élus’ bénis par cette force. »

Expliquai-je. Je n’étais moi-même pas très fana de religion, mais je savais que ça restait quelque chose de fort pour beaucoup d’humains.

« Ca doit sonner un peu fou »

Ajoutai-je en riant. Elle devait même nous prendre pour de grands illuminés… Mais bon, la besoin de croire à quelque chose, que ce soit une force inconnue, des extra-terrestres, des esprits, était quelque chose d’important dans l’esprit humain.

J’hochai doucement la tête alors qu’elle me disait qu’il était aussi important d’être là pour sa famille. J’étais bien d’accord, Sharleen était pour moi comme de ma famille. Nous avions grandi ensemble, et j’avais passé presque plus de temps avec elle qu’avec mes parents, au fond.
Cela dit la discussion vira assez rapidement sur un sujet un peu plus délicat.

« C’est vrai que nous ne serons plus rien, mais nous ne serons plus rien parce que nous nous y prenons mal. Parce que nos têtes pensantes veulent écraser la culture de l’autre pour imposer la leur, au lieu de les faire coexister »

Je n’aurais jamais cru un jour débattre sur les politiques de nos deux peuples, j’avais plutôt tendance à rester en dehors des discussions politiques qui fâchaient tout le monde et n’apportaient pas grand-chose de bon. Mais là… là j’avais eu du mal à me taire, car ça allait à l’encontre de mes valeurs.

« Mais pour moi ce n’est pas une fatalité »

Ajoutai-je, un sourire confiant sur les lèvres. Je ne disais pas là que je pensais que tout allait se dérouler à la perfection, juste que je pensais sincèrement que ce serait possible, si tout le monde y mettait du sien –et c’était déjà beaucoup demander. Je n’étais pas un utopiste, mais je n’avais pas non plus envie de me résigner, voilà tout.

Son commentaire me sortit de mes pensées, et me tira un petit rire.

« Eh bah… on peut dire que tu auras mis du temps à t’en rendre compte »

Plaisantais-je, dissimulant sous mon humour ma surprise. Moi qui étais persuadé que c’était perdu d’avance avec Amy, voilà qu’elle m’étonnait positivement en revenant sur son jugement premier. Finalement… nous n’étions peut être pas si incompatibles que nous le pensions ! Elle vint immédiatement calmer mes ardeurs avec sa phrase suivante et son petit coup d’épaule, auquel je répondis par un sourire. Je m’étais excusé, mais ça ne suffisait pas, évidemment. Je pouvais le comprendre. Si les excuses effaçaient toutes les mauvaises actions, ce serait trop facile.

Levant mon tas de questionnaire dans sa direction, je décidais de mettre fin à cette parenthèse.

« Je vais me remettre au boulot, sinon on va me taper sur les doigts quand je rentrerai quasi bredouille »

C’était une bonne excuse. La vérité, c’était que j’avais l’impression d’avoir fait un progrès avec Amy, d’avoir fait un pas en avant, et j’avais bien trop peur de tout gâcher avec un commentaire ou une action si je ne fuyais pas maintenant. Ce serait dommage de tout gâcher alors qu’elle commençait à changer d’avis sur moi ! Je me connaissais bien trop bien : dés que j’étais un peu gêné je devenais encore plus maladroit et j’enchaînais les bourdes ! Si certains trouvaient cela mignon, Amy n’avait pas encore assez de sympathie pour moi pour laisser passer n’importe quoi. Autant battre en retraite sur une victoire que de risquer de tout défaire.

« J’espère qu’on se recroisera dans un contexte plus sympa que moi essayant de t’enrôler dans des projets bizarres »

Conclus-je dans un clin d’œil alors que lui jetais un regard en coin. Etait-ce abuser de venir l’embrasser sur la joue en guise d’au revoir ? Probablement. Elle allait sûrement me foutre sa main dans la figure ! C’était précisément pour cela qu’il fallait que je détale : mon cerveau faisait déjà des siennes, et j’étais certain d’être en train de rougir…. La honte !
Ne sachant pas quoi faire de moi-même, je lui adressai un dernier sourire, un « bonne fin de journée ! », avant de partir presqu’au pas de course, espérant que je n’étais pas passé pour le dernier des imbéciles…


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