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 Dans ta vie je ne sers qu'à décorer [Rubara]

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MessageSujet: Dans ta vie je ne sers qu'à décorer [Rubara]   Ven 24 Avr - 1:03


Track 1
On s'fait du mal

Megara & Rubens.
"Ma chérie je suis désolé, j'avoue ton coeur je l'ai cambriolé, j'sais que ton intimité s'est fait violer et que je n'ai pas su te consoler. On s'fait du mal faudrait qu'on passe à autre chose, on s'fait du mal avant que nos coeurs explosent  "
Rubens était là, planté derrière un arbre, à observer les portes du Secteur, la tête bien visible et ses chaussures rouges en évidence. Il avait quand même mis de fausses lunettes pour ne pas être reconnu et, à la main, il tenait un journal froissé avec deux gros trous dedans. L'espion du dimanche effectuait son manège depuis quelques jours, incapable de se décider sur la façon dont il allait aborder Megara. Clairement elle n'avait pas digéré sa dernière preuve d'amour - oui la tromper en était une, original mais s'en était une tout à fait recevable, il y pouvait rien si elle n'était pas subtile. D'un autre côté, si elle lui manquait et que les rares aventures qu'il avait eu l'avait ennuyé au plus haut point, il n'était pas tout à fait certain de vouloir se remettre avec. Enfin si mais pas comme avant... genre sans ce sentiment écrasant qu'il va faire sa vie avec... avec la garantie qu'il pourra s'éclater ET l'avoir. En même temps s'il ressortait avec maintenant, elle va croire qu'il revient vers elle car il n'a plus rien sous la dent... Ses pensées se frappaient les une contre les autres, incapable de savoir quelle direction prendre : s'excuser ? Ok mais de quoi ? L'ignorer ? Oui mais non car elle n'a pas le droit de l'ignorer et puis il ne peut pas l'ignorer. La repousser, trouver une nouvelle copine et ainsi de suite jusqu'à ce qu'il ait envie de fonder une famille ? C'est pas con mais faudrait pas qu'elle, elle aille faire sa petite vie... Ah ! Ce serait tellement plus simple si les atriens pouvaient être mis en off, il l'aurait rallumé quand il se serait senti prêt !

LA VOILA ! Son coeur fit un bond et, rapidement, il remis ses lunettes bien droite et son journal devant les yeux, la suivant du regard. D'après son enquête elle était toujours garde du corps, allait souvent dans le centre ville et... ses pensées cessèrent d'exister pour une longue contemplation. Ses cheveux volettent au vent, tapant la mesure de ses pas sur son dos, ses mains oscillent un peu, ses pieds crissent sur le bitume ; elle évite un passant qui ose se retourner sur son passage, certes, toi tu vas voir comment je vais te dégommer la face... Oh mais oui ! L'idée illumina l'esprit de Rubens comme un flash dans la nuit. Mais oui bien sur ! Il se mit à courir, sans prendre le temps d'enlever son attirail d'espion, serrant dans sa main gauche son journal. Il s'en foutait, il avait oublié ce qu'il faisait, tout à sa course. Plus vite, plus vite. Une fois qu'il fut certain d'avoir dépassé Megara  - en espérant que les quelques arbres l'aient masqué à sa vue - il se jeta sur le sol.

Oui, il se jeta sur le sol. Un beau vol plané sur le béton, bras levé, corps en avant, la totale, une belle gamelle. Ses mains amortirent sa chute mais cela n'épargna pas son menton, front et ses genoux. BORDEL ça fait MAL ! Des larmes lui picotent les yeux et il ne les retient pas, merdre, j'ai pas assez mal, pleure plus ! Sonné par sa cascade mais pas assez, Rubens fit semblant de manquer de s'évanouir en se relevant, se laissant retomber comme une poupée de son sur le sol.

Oh ma tête... qu'est-ce qui se passe ?

Sa voix chevrotante avait pris l'intonation d'une héroïne niaise d'une série qui se serait réveillée dans une cave. La main sur le front, il regarda le peu de sang d'un air choqué et, les yeux écarquillés simula l'air surpris, hébété. Il était aussi bon comédien qu'il était un espion discret.

Mince, mes lunettes...

Il prit le cadavre des lunettes de son père, oups, j'avais zappé ce détail... Il aurait accessoirement pu se crever un oeil avec son vol plané mais il n'y pensa pas. On s'en fout, plus important : Megara ! Avait-elle vu son vol plané ? Il aurait fallu qu'elle ait besoin des lunettes pour le manquer, il était certes quelques mètres plus loin sur la route et il aurait l'air très con si elle coupait à travers champs, mais il était en plein milieu de la route sortant du Secteur. Elle va finir par me voir, accourir, être paniquée et là, alors là, je pourrais lancer le plan ultime. Le plan parfait que tout homme se doit de mettre en place pour conquérir sa dulcinée.

...

Elle en met du temps, marche pas vite ce matin. Et en attendant que Megara arrive, Rubens se rallongea sur le sol, s’ébouriffa les cheveux, jeta au loin - mais pas trop car allez jeter un journal en étant allongé sur une route - et pris, surtout, la pause la plus mélodramatique qu'il pouvait. Jambes en vrac et bras proportionnés, si c'était un concours de yoga il aurait la première place.  
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MessageSujet: Re: Dans ta vie je ne sers qu'à décorer [Rubara]   Lun 27 Avr - 20:44


You never said a word
You didn't send me no letter
Don't think I can forgive you

Rubara
Eviter Rubens était pour Megara devenu un art de vivre. Elle pensait que ce serait facile… mais non. C’est un peu le souci lorsqu’on construit un bout de vie avec quelqu’un : on finit par développer les mêmes habitudes, par fréquenter les mêmes personnes. Entre Aly, avec qui Meg était souvent, et qui est un jour en train de fuir Rubens, un jour indescotchable de lui, et Linus, avec qui elle passe pas mal de temps, et autour de qui Rubens ne cesse de papillonner –même si c’est généralement pour l’asticoter- l’Atrienne peine un peu à ne pas tomber sur lui. Il va falloir qu’elle songe à changer d’amis, en fait…

En attendant, Meg n’avait pas envie de commencer la journée en se minant le moral, alors lorsqu’elle franchit la porte du secteur, ce fut d’un pas joyeux, décidé. Il fallait qu’elle reste concentrée sur le positif à savoir… encore une belle journée en perspective parmi les humains. Elle n’avait pas cours avant l’après-midi, ce qui lui laissait toute la matinée pour profiter du quartier des humains, tout en espérant ne PAS tomber sur ce crétin de Cassidy dont la simple vue lui pourrissait généralement la journée.

Le destin avait visiblement de l’humour : certes, elle n’était pas tombée sur Rubens, mais lui était bel et bien tombé sur son chemin. Littéralement. Elle était à quelques mètres de lui lorsqu’il entra dans son champ de vision de manière assez inattendue, à savoir en s’étalant comme un sac à patate sur la route. Sur le coup, l’Atrienne se raidit, partagée entre l’envie de courir à son secours et celui de courir très loin de lui. Ces sentiments confus et contraires, Meg les expérimentait régulièrement lorsque ce crétin d’humain était dans le coin. Entre l’envie de le protéger et celui de l’étriper, son cœur balançait clairement.

Elle se retint d’accourir jusqu’à lui, songeant que ça lui ferait probablement bien trop plaisir et qu’il ne le méritait pas, mais elle se rapprocha néanmoins, à pas mesurés, retenus, pour s’assurer qu’il allait bien.
Arrivée à sa hauteur, elle constata tout d'abord qu'il avait une position aussi originale que pas naturelle ... Sérieusement QUI tombait de cette façon ? Dans ce genre de cas, elle ne savait jamais trop si c'était un truc humain -et dans ce cas ils étaient décidément étranges sur bien des points- ou bien si c'était un truc Rubens... Elle ralentit, se demandant si elle ferait mieux de s'accroupir pour savoir s'il allait bien, ou si elle devait passer son chemin pour ne surtout pas laisser entrapercevoir ses sentiments toujours bien présents. Il n'avait pas l'air SI mal en point, en fait elle le soupçonnait même un peu de faire la comédie ... Mais elle ne pouvait pas partir sans en être certaine. Alors elle dit ce que n'importe quelle demoiselle ne ferait pas à sa place : elle lui … marcha dessus.

Comme elle s’y attendait, la réaction de Rubens ne tarda pas à venir. Megara n’était pas lourde, m'enfin palourde ou coquillage -hohoho- quand quelqu'un vous marche dessus ça laisse rarement indifférent… Elle ne s’attarda pas bien longtemps, s’appuyant à peine sur lui, ayant trop peur de lui faire mal, mais elle l’avait fait réagir, et c’était ce qui comptait : il n’était pas si mal en point que cela ! Comment ça même avec un bras cassé il aurait réagi ? Vous chipotez là ! Quoiqu’il en soit, Meg était rassurée. Oui oui, marcher sur les gens, ça la rassure, que voulez vous… Maintenant qu’elle savait qu’il était vivant –savait-on jamais, peut être avait-il trébuché suite à une crise cardiaque foudroyante ?- elle pouvait repasser en mode agressif, son attitude favorite en présence de Rubens, histoire d’annihiler toute trace de l’amour qu’elle lui vouait encore mais qu’elle ne voulait surtout pas montrer. Et elle était douée, pour ne pas le montrer.

Descendue de son dos –et de ses fesses, un pied sur chacun- elle se pencha vers lui, un air moqueur sur le visage dissimulant comme elle le pouvait ses réels sentiments.

« Ca va ? Pas de traumatisme crânien ? La mémoire fonctionne ? Tu te souviens encore de t’être comporté comme un creuvard ? »

Meg, rancunière ? Non à peine. Personne n’en attendait moins d’elle… ce n’était pas une histoire de race, à peine de caractère, il était juste normal d’être blessé en cas de trahison, non ? Et même si ce n’était pas normal… Meg s’en fichait bien. Elle n’avait pas sa langue dans sa poche, l’hypocrisie, ce n’était pas son fort. Elle préférait passer pour une hystérique plutôt que pour une faux cul –et non, elle n’envisageait pas de juste milieu.
Croisant les bras sous sa poitrine, elle dévisagea Rubens, toujours par terre, avec un air de défi. Concentrée, elle l’était, pour ne pas avoir l’air trop faible, trop potiche.

« Si tu attends un baiser de ta princesse charmante pour te réveiller, tu vas attendre longtemps on dirait »

La princesse en question, c’était Cyan, naturellement. Une personne pour laquelle Meg n’avait que peu de respect, et encore moins de sympathie. Il y avait un « passif » entre elles qui rendait toute possibilité d’amitié totalement caduque. En fait, si Meg n’avait pas la trouille de déclencher une nouvelle guerre, elle aurait probablement étripé –vivante- cette pourriture d’humaine. Mais comme buter des gens et pacifisme ne rimaient pas franchement ensemble, elle se contentait d’en rêver éveillée. Elle avait bien remarqué que dernièrement, Rubens et Cyan ne traînaient plus tellement ensemble… Elle n’avait pas osé en demander la confirmation à Aly, mais elle l’espérait de tout son cœur. Elle avait beau faire preuve de toute l’animosité du monde envers Rubens, elle ne supportait pas de l’imaginer en couple avec quelqu’un d’autre qu’elle-même. C’était puéril et stupide, surtout compte tenu de son comportement à son égard, mais c’était plus fort qu’elle. Encore aujourd’hui, et malgré la colère, elle sentait son cœur battre la chamade alors qu’il était aussi proche d’elle. Elle espérait juste que ça ne se voit pas trop. Il ne fallait surtout pas qu’il la touche, ou qu’il s’approche d’elle. Elle pouvait le faire, elle pouvait jouer l’indifférence, il fallait juste qu’il reste loin d’elle.

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MessageSujet: Re: Dans ta vie je ne sers qu'à décorer [Rubara]   Mer 29 Avr - 21:44


Track 1
On s'fait du mal

Megara & Rubens.
"Ma chérie je suis désolé, j'avoue ton coeur je l'ai cambriolé, j'sais que ton intimité s'est fait violer et que je n'ai pas su te consoler. On s'fait du mal faudrait qu'on passe à autre chose, on s'fait du mal avant que nos coeurs explosent  "
Son amour le regarde avec un air curieux qui ne peut que signifier tout l'intérêt qu'elle lui porte. Il aurait préféré la voir paniquée mais ce petit regard interrogateur soulignait qu'elle n'allait pas le laisser dans la panade, qu'elle avait toujours de l'intérêt pour lui. Sinon elle serait passée sans s'arrêter, c'était bien connu : si tu t'arrêtes pour aider quelqu'un de mal en point c'est que tu t'y intéressait au fond de toi, logique Cassidy imparable. Rubens retient un sourire orgueilleux qui aurait trahit son pseudo état de détresse, à la place il lâcha un râle agonisant...

AÏE BORDEL DE BATARE DE BARBARE ! Hurla t-il dans un véritable cri de douleur. C'est bien, sa mise en scène sonnait tout de suite plus réaliste, merci qui ? Merci Meg ! Mais t'es complètement malade ma pauvre fille !

Il beugla à son visage alors qu'elle, elle se foutait de sa gueule. Nan mais elle va se calmer l'atrienne, il est mourant et elle lui rabâche les oreilles avec le passé ?! Bordel ça fait quand même quinze jours, faut apprendre à pardonner mon E.T ! Elle continue à s'énerver toute seule, ramenant une princesse dans la conversation... hein ? Il décroche et ça doit encore plus l'énerver qu'il ne réagisse pas. Perdu dans ses pensées il cherche la princesse... AH ! Cyan ! Elle ne sait pas que je l'ai largué ? Pourtant il était certain d'avoir dit à pas mal de monde qu'il quittait "la maniaque qui haïssait les atriens car lui il est super tolérant" histoire que Megara capte le message. Y a un problème de com' visiblement, enfin c'est pas comme si ça l'intéressait, madame lui MARCHE dessus  ! Lui il souffre, largue une super copine pour lui prouver qu'il est génial et ELLE LUI MARCHE DESSUS !

Je n'ai plus de princesse, c'était un crapaud déguisé en princesse ! Il se releva trop vite au vue de ses sois disant blessures et d'un air dédaigneux dévisagea Megara. Pas comme toi, t'étais déjà un crapaud !
Elle était là, devant lui, son adorable air de défi au visage, le provoquant avec un plaisir évident. Il fit un pas, deux pas, sentant son parfum lui venir et, en lui, son coeur s'emballer. Son corps réagit, une partie de son être s'évade et, doucement, une main s'avance pour lui effleurer la manche. Elle m'a marché dessus et j'suis sûr qu'elle s'est retenue de me sauter sur le dos pour m'enfoncer dans le sol. Sans raison, juste par sadisme ! Tu vas voir mon Crapaud, repousse moi, sois rancunière mais je vais gagner la bataille.

Un crapaud sans compassion, j'aurai pu mourir ! Rien que ça. Je me suis fais agresser et toi tu me marches dessus ?! Faut savoir relativiser Megara, tu verrais un petit chaton en train de se vider de son sang sur le bord de la route, tu lui marcherais dessus parce qu'il a mangé des souris juste avant ? Non ! Ben là c'est pareil ! Je me suis fais attaquer et toi... en faite, t'as voulu m'achever...

Allez, culpabilise.... allez... sent toi super mal de m'avoir fais du mal.... Son plan était simple : faire croire qu'il avait été agressé, la voir accourir, larmoyante, accepter quand elle lui proposera d'être son garde du corps. Il était même prêt à accuser le premier passant si ça le rendait plus crédible et si elle voulait une enquête, y en aurait une. Tout ça pour la garder auprès de lui, sous le coude, pour contrôler sa vie et en même temps vivre son célibat comme il l'entendait. Un parfait compromis entre le "je vais t'épouser avant la fin de l'année" et le "je suis jeune, je dois en profiter". Allez, culpabilise... allez.... une larme ? une larmichette ?

Moi qui en te voyant t'as prise pour une sauveuse....

Il baissa les yeux vers le sol d'un air penaud, ses mains se rejoignant et, oui, il osa même un petit soupir lasse. Ses yeux verts se relevèrent vers sa douce, un frisson dans l'échine et d'une petite voix il lui souffla : t'es une Adetir, tu devrais me protéger et chercher le coupable en même temps, suis sûr qu'il va revenir.  
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MessageSujet: Re: Dans ta vie je ne sers qu'à décorer [Rubara]   Sam 2 Mai - 1:55


Trying to tell you no,
But my body keeps on telling you yes

Rubara
Une réaction, Meg s'y attendait, par contre des hurlements lui perçant les tympans, ça, elle ne l'avait pas vu venir. Elle aurait du, de la part de Rubens, mais elle sursauta malgré tout alors que ses cris martelaient ses oreilles. Ce n'était pas tant le contenu qui la bousculait -elle avait l'habitude du langage très fleuri et spontané de Rubens- mais plus les décibels. Elle retrouva cela dit rapidement sa contenance, n'hésitant pas à lui faire savoir le fin fond de sa pensée... Enfin le presque fin fond, elle éludait volontairement la partie consistant plus ou moins en une grande déclaration d'amour. Elle-même peinait un peu à comprendre ce qui se passait dans sa tête : comment pouvait-on autant avoir envie de frapper et d'embrasser quelqu'un en même temps ? N'était-ce pas en théorie incompatible ? Était-ce l'air humain qui lui vrillait les neurones ? Peut être que son frère avait raison... Peut être qu'elle ferait mieux de passer moins de temps avec ces drôles d'êtres humains.

En attendant, avec Rubens qui semblait ne même pas l'écouter, c'était plus l'aspect baston qui prenait le dessus sur l'aspect tendresse. La demoiselle serra les poings, espérant que ça étoufferait un peu ses pulsions de violence. Et puis, Rubens semblait avoir reconnecté avec la réalité et la discussion... Malheureusement pas pour balancer des amabilités, mais étant donné le ton que Meg avait donné à la conversation, elle aurait pu s'y attendre.

« Ouais bah... qui se ressemblent s'assemblent ! »

Réplique puérile ? Non à peine, mais elle n'avait rien trouvé de mieux en s'entendant se faire traiter de crapaud. Et puis ce n'était pas si déconnant : si Rubens était passé du crapaud au crapaud déguisé en princesse, il devait lui même avoir un côté amphibien, non ? L'idée la fit sourire un moment, juste assez longtemps pour se détendre et reprendre du poil de la bête. Elle ne voulait pas laisser ses nerfs prendre le dessus en présence de Rubens, ça finissait de mal finir, et pas que pour lui. Le voilà à nouveau debout, se rapprochant d'elle. Elle essaie de garder le regard fixe, d'avoir l'air déterminée, mais elle l'entend, son cœur qui commence déjà à s'emballer. Elle se passa la langue sur les lèvres pour se donner contenance. Sois forte ma fille, ce n'est qu'un homme. Ce n'est qu'un humain. Deux fois moins de cœur et de poumons que toi, comme dirait son frère. Ca la calmait un peu de penser à ce dernier...

Elle grimaça un peu alors que Rubens partait dans ses métaphores de chatons agonisants... Est-ce qu'il essayait de la faire culpabiliser ou de la faire vomir ? Dans les deux cas, la moutarde commençait à lui monter au nez. Ses yeux se rétrécirent un peu alors qu'un air menaçant s'installait sur son visage.

« T'as fini de geindre oui ? Failli mourir ? Laisse moi rire ! Si j'avais voulu te buter j'aurais fait autre chose que te marcher dessus ! Y a rien à relativiser ! Tu veux pas qu'on te traite comme une sous-merde ? Fallait peut être commencer par traiter les autres correctement ! »

Elle disait les autres pour ne pas dire « je », à vrai dire, pour que ça ne ressemble pas trop à un cri du cœur... Mais franchement dit, on lisait dans son jeu aussi facilement que dans un livre ouvert. Sentant qu'elle s'emportait et laissait échapper un peu trop de signaux, elle inspira un grand coup, dissimulant son malaise derrière un soupir qu'elle espérait agacé. Heureusement pour elle, Rubens reprit la parole, lui laissant un peu de répit pour se reprendre. Il lui tendit même une perche en or pour rebondir, elle fut retenir un ricannement. L'agresseur avait eu le temps de le pousser et de se volatiliser dans la seconde ?

« Dis donc il est parti très très vite ton agresseur... Tu t'es fait pousser par flash ? »

Meg avait révisé ses classiques humains : Flash, c'était un super héros ultra rapide. Les humains semblaient particulièrement fans de tous ces bonhommes aux drôles de pouvoirs ou gadgets... Elle n'était pas sur de comprendre l'engouement général mais son ouverture d'esprit lui disait de s'y intéresser malgré tout, elle avait donc emprunté des comics à Linus... Qui croisait très forts les doigts pour les revoir un jour en bon état. Meg était beaucoup de choses, mais soigneuse n'en était pas une, Rubens venait d'ailleurs d'en faire les frais. Qu'importe au fond, cette petite réplique ni trop méchante ni trop sentimentale lui avait permis de remettre son masque de guerrière... Car une guerrière, c'était ce qu'elle était, non ? Elle adopta un ton moqueur alors qu'elle enchaînait :

« Eh ben ? T'as pas fait tes devoirs de sondiv Cassidy ? Adetir ça veut dire “guerrier”, pas “bonne poire”, mon boulot c'est de mettre la pâtée aux fauteurs de troubles, pas de les protéger pendant qu'ils continuent de sévir »

Bon techniquement, elle était gardé du corps, et techniquement encore... Adetir ne voulait pas dire guerrier mais hey, il n'allait pas remettre en question la parole d'une native, si ? Elle savait que Rubens avait appris le sondiv, mais il n'était probablement pas encore un dictionnaire ambulant... En tout cas elle l'espérait, sinon c'était sa crédibilité qui en prenait un coup.
Elle lui jeta un regard de défi, songeant que plus elle avait l'air sûre d'elle, mieux ça passerait. Elle se rapprocha de lui, glissant une main sur son torse, réprimant le frisson qui lui secouait l'échine à ce simple contact... Bon sang ce qu'elle pouvait être à fleur de peau le concernant.

« T'es un grand garçon non... Tu n'sais pas te défendre tout seul ? »

murmura-t-elle, levant un sourcil. Elle voulait avoir l'air détaché, peut être même à la limite du flirt, lui montrer que ça ne lui faisait rien, rien du tout. Qu'il n'avait été qu'une passade, qu'elle était déjà passée à autre chose. Dommage qu'elle n'en soit pas convaincue elle même...
Elle avait cette étrange impression qu'avec lui, rien ne marchait droit, tout fonctionnait à l'envers, et plus elle avait envie de le serrer contre elle, plus elle avait ce besoin de le brusquer, de le braver, de le blesser.


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MessageSujet: Re: Dans ta vie je ne sers qu'à décorer [Rubara]   Dim 10 Mai - 16:39


Track 1
On s'fait du mal

Megara & Rubens.
"Ma chérie je suis désolé, j'avoue ton coeur je l'ai cambriolé, j'sais que ton intimité s'est fait violer et que je n'ai pas su te consoler. On s'fait du mal faudrait qu'on passe à autre chose, on s'fait du mal avant que nos coeurs explosent  "
Ouch ça sentait un peu beaucoup la rancune… Avec énormément de courage Rubens détourna le regard quand elle lui rappela qu'il n'avait été des plus corrects avec elle. Si lui avait trouvé qu'il avait agit en gentleman, ses proches avaient confirmés que ce n'était peut-être pas la meilleure façon de faire comprendre à une fille qu'on l'aime mais que « c'est compliqué ». Ne pas s'y attarder, le passé c'est le passé, ne pas lui laisser le temps de lui demander des explications qu'il serait incapable de lui fournir sans lui avouer que sous ses insultes, ses ricanements, sous Cyan elle-même, se cachait un peu trop d'affection. Alors il rembraya, se fit plaindre du mieux qu'il pouvait, y allant de son air de cocker a faire passer le Chat Potté pour un ringard.

… Non mais elle n'a pas de cœur ?!! On s'en fout qu'il aille vite mon agresseur : j'ai mal, point ! Et c'est quoi ça ?! Je dois me débrouiller tout seul ?! Mais je ne suis pas un super alien moi ! J'ai pas de pouvoir, je suis qu'un pauvre petit humain seul face à l'adversité d'Edendale. J'ai pas deux poumons,  coeurs, comme madame ! S'il flotte je ne me transforme pas en lanterne, moi ! Sa main sur son torse, il déglutit en la regardant et ses sombres pensées s'envolèrent.

Il lui pris le poignet d'un coup sec et la rapprocha contre lui, juste pour sentir son parfum de plus prêt, juste par espoir que ses cheveux le frôle dans le coup de vent. Il n'y a rien de cela, forcément, ce n'est pas un film. Sa main la lâche pour se glisser dans celle de Megara, ses doigts s'entremêlent de force : « tu n'as pas l'air de piger, t'as pas vraiment le choix Meg » murmure t-il avec une voix grave qu'il espérait plus viril, plus impressionnante et charismatique que ses habituels couinements. Le rêve s'estompa, il redescendit sur Terre pour à la place remonter ses yeux vers elle, ne même pas toucher à cette main tentatrice, à la place il se sentit pâlir.

T'as la trouille en fait, t'as la trouille de m'aider !

Ca avait commencé par un bafouillement mais rapidement son agressivité avait pris le relais, ben oui y en a qui rougisse et bafouille adorablement, Rubens faisait plus dans le « blanc de peur et je te saute à la gorge pour garder la face ». Son égo avait été mis à mal par Megara, blessé, vexé de si peu de considération mais il préférait milles fois qu'elle lui marche-saute sur le torse-écrase son visage plutôt qu'elle flirte avec dédain. Oui, oui, il avait bien remarqué son petit sourcil relevé, ce petit air je m'en fous de toi… allumeuse va…

Tu fais genre que t'es une guerrière sauveuse de l'humanité, mais t'es bonne qu'à te blesser avec une aiguille ! Ben puisque t'es trouillarde je vais le trouver tout seul mon coupable ! Tu vas voir ! Je vais l'arrêter seul et si je suis le prochain gros titre du Daily Edendale ce sera de TA faute !

D'un coup de paume, il repoussa sa main de son torse et volontairement lui donna un coup d'épaule en la dépassant. C'est beau, sa voix énervée et toute cette déception sur son visage. Elle est égoïste, méchante, manipulatrice, séductrice, agaçante, allumeuse, pas solidaire, sadique. C'est chou, il marche d'un pas raide, bougeant mécaniquement les bras comme si ça allait le faire avancer plus vite, il continue même de grogner bien fort pour qu'elle l'entende. Tu vas voir si j'peux pas me défendre tout seul ! Vraiment, on pourrait presque croire qu'il a vraiment été agressé ! Et l'oscar de la plus belle autopersuation est attribué à Rubens Cassidy, félicitation à lui !

Le lauréat approchait dangereusement du Secteur. Tu vas voir si je sais pas me bouger, tu vas voir si je suis qu'un pauvre type… J'vais me trouver un p'tit atrien, lui sauter à la gorge et tu vas arrêter tes grands airs mon atrienne. C'est sympa chez les Cassidy, pour ne pas perdre la face on déclenche une  guerrilla. Un gardien l'arrête, lui demandant nom, prénom et autres informations et un de ses collègues se joint à lui pour le protéger dans sa balade en milieu atrien. Rah, le temps de faire la paperasse son crapaud la rejoint.

Qu'est-ce que tu fous là toi ?

Même pas envie de t'entendre me répondre, je m'en fous mais quand même je marche pas trop vite pour ne pas que tu me perdes de vue… et que je ne te perdes pas non plus. Une ruelle au loin, là, sombre et alambiqué… on me parle j'entend rien car d'un bond je me mets à courir comme un dératé, me foutant de mon corps qui crie qu'il en a marre d'être malmené. Je cours, tourne, retourne, esquive les habitants. Putain c'est un vrai dédale ici, vivement les GPS du Secteur ! Rubens repris son souffle appuyé contre un muret, à l'ombre et l'écho du soldat qui le surveillait lui parvient. Faut que je me grouille… merdre elle m'a pas suivit ?! Ca sert à quoi de lui prouver qu'elle a tord si elle n'est même pas là pour le savoir ?! Bordel elle fout quoi ? … Elle est tombée sur un pote à elle ? Sa famille ? … Le premier sentiment de jalousie à l'image d'un grand atrien musclé au sourire charmeur à la Ken abordant Megara disparu par l'idée de voir à quoi ressemblait sa famille. Faut que je la trouve. Rubens n'attendit même pas que Megara n'arrive – elle n'avait qu'à le suivre – pour se mettre à grimper à une échelle. Les toits, de là il pourra la voir !

Si Rubens n'arrivait toujours pas à se repérer dans le Secteur ou a parler correctement le Sondiv, il avait assez souvent visité la « ville » pour ne plus s'en émerveiller. Ainsi il grimpait rapidement, ignorant les remarques, ne se disant pas qu'il pourrait vraiment se faire agresser : seul comptait le but final. Enfin il arriva sur le toit, surplombant le Secteur il se mis à chercher dans cette immense fourmilière Megara.   
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MessageSujet: Re: Dans ta vie je ne sers qu'à décorer [Rubara]   Dim 10 Mai - 21:29


So I cross my heart and I hope die
That I'll only stay with you one more night

Rubara
Meg leva les yeux au ciel, exaspérée. Pouvait-on faire agir de manière plus immature et impulsive que Rubens ? Probablement pas. Quoique... son frère pouvait aussi prétendre au titre parfois. Tant pis pour lui, lui soufflait sa raison. S'il veut jouer à l'imbécile et perdre son temps dans le secteur, ça le regardait, non ? Meg n'allait certainement pas abandonner ses fantastiques projets pour la journée pour ses beaux yeux. Et puis il risquait quoi, au juste ?  Tomber sur son agresseur imaginaire ? Les risques étaient limités. Qu'y avait-il d'autre de dangereux dans ce labyrinthe ? Certes, il y avait son frère, qui ne portait pas Rubens dans son cœur mais... Len' avait beau être un Adetir, on ne pouvait pas exactement le qualifier de menaçant. Même gabarit que Rubens et mêmes capacités combatives... au pire ils finiraient tous les deux avec une griffure sur la joue et un genou égratigné. A part ça... Ouais, bon, il y avait bien Anas, son oncle. Un homme pas très commode qui n'avait jamais porté Rubens dans son cœur, qui se ferait même probablement un plaisir de l'exterminer, et qui était ACCESSOIREMENT à la tête de l'organisation criminelle la plus dangereuse chez les Atriens, avec sous ses ordres une mini-armée de gens plus ou moins sains d'esprit, la plupart avec une envie d'en découvre avec les humains, et peu de scrupules à torturer ou tuer... Le cœur de Meg faillit manquer un battement : et si ce crétin de Rubens échappait à la surveillance de son garde du corps et se retrouvait nez à nez avec un de ceux là ? Pire ! Et s'il tombait sur Cathleen, cette nana un peu folle dingue qui avait décidé sans raison solide qu'elle détesterait Meg et ferait de sa vie en enfer ? Officiellement, Meg avait fait savoir à tout le monde que Rubens et elle, c'était fini, et qu'elle le détestait plus que tout mais... mais on n'était jamais sûr. D'autant moins sûr que Megara savait qu'elle n'était pas l'actrice de l'année.

Elle se maudit intérieurement et se traita de tous les noms fleuris humains qu'elle connaissait -et Rubens lui en avait appris un paquet- alors qu'elle pivotait sur ses talons. Ouf, il n'était pas encore passé. Pour une fois, l'atrienne bénissait la paperasse humaine faisant barrage à tout entrant ou sortant. Elle accéléra malgré tout le pas, ne voulant pas qu'il lui échappe. Elle fut gratifiée à son arrivée d'une question amicale de Rubens, à qui elle répondit par un sourire forcé :

« Pas que ça te regarde mais... J'ai oublié quelque chose chez moi »

Double bonne raison de mentir : elle ne voulait pas que Rubens se doute qu'elle avait la trouille pour lui -même si techniquement, elle n'avait pas grand espoir de le duper sur ce coup- et puis, si les gardiens se rendaient compte qu'elle stalkait un humain, elle allait avoir de sérieux soucis. Sa paperasse à elle fut plus rapide que celle de Rubens : elle venait de sortir et n'était donc pas difficile à identifier, et puis elle était atrienne, le secteur était son terrain, elle ne craignait pas grand chose. Difficile de ne pas l'identifier en tant qu'alien avec les tâches éparses sur ses épaules découvertes. Certains atriens s'efforçaient de les cacher, sans doute trop effrayés de ce qui pourrait leur arriver parmi les humains, mais Meg était une guerrière, et elle était fière : pas de quoi cacher sa véritable nature. Elle aimait bien ses marques de naissance, elle, particulièrement celle en forme de canard dans le creux de son cou, elle la trouvait rigolote.

Elle lui laissa une longueur d'avance pour pouvoir le suivre. La discrétion et Meg, ça faisait 2, et le garde du corps temporaire de Rubens lui jeta quelques regards inquisiteurs en coin, ne sachant pas trop s'il devait se méfier ou non de cette demie portion. Tant et si bien que lorsque Rubens se mit à galoper comme un chevreuil sans bonne raison apparente, le garde le perdit rapidement de vue, trop occupé à zieuter Megara. Il démarra au quart de tour, s'efforçant de suivre son protégé. La brunette quant à elle, hésita un instant, songeant qu'elle se grillerait totalement si elle se mettait elle aussi à leur courir après. Un instant de trop, car la seconde suivante, elle ne les avait plus dans son champ de vision, n'ayant aucune idée d'où ils avaient pu déguerpir.... Et merde !

De rage, la demoiselle agrippa ses boucles brunes, laissant échapper un grognement de frustration ! Comment avait-elle pu le laisser s'enfuir comme ça ? Et s'il lui arrivait malheur ? Du mal, Meg lui en avait souhaité encore et encore mais... Du gentil mal. Du genre...se brûler avec la casserole, se renverser une tartine de nutella -cette drôle de pâte brune délicieuse- sur le t-shirt blanc, ou se cogner le petit orteil contre un meuble mastoc, PAS se faire trucider par des trags de mauvaise humeur. Elle se mit même à s'en vouloir, songeant que c'était sa faute en un sens s'il s'était lancé dans cette aventure comme un imbécile. Son cœur se serra à cette idée mais réveilla son côté battant : hey, c'était le secteur, SON terrain de jeu ! Ce labyrinthe, elle le connaissait par cœur, elle était rapide, elle le retrouverait, et avant les autres tarés !

Alors elle se mit à courir. Sa course, rapide, c'était une atrienne, une adetir qui plus est après tout, n'était interrompue que par de brefs interruptions, des questions à des passants. Vous avez pas vu un humain ? Quelques nons, quelques ouis, des indications un peu vagues, ouais il est parti par là, non je sais pas s'il a tourné à gauche ou à droite...Pourquoi les gens ne sont-ils pas plus attentifs aux humains ? Un ou deux « si je l'avais vu, crois moi il ne serait plus en état de se balader »... Eh merde, les anti-humains sont partout ! Elle ferme les yeux un moment, espère que Rubens n'est pas tombé sur l'un d'entre eux, que son garde du corps est efficace, plus efficace qu'elle. Où n'a-t-elle pas été ? Les toîts ! De là-haut, on doit bien voir en plus, elle aurait du y foncer directement.

Elle ne s'encombre pas d'une échelle : quand on est atrien et qu'on vit dans le secteur depuis tant d'année, la moindre gouttière, la moindre tôle fait office de mur d'escalade. Elle se hisse sur les hauteurs et se fait accueillir par une bourrasque. Avec la vue dégagée, il ne lui fallut pas bien longtemps pour repérer la tignasse si caractéristique de son bourreau de cœur. Elle inspira un grand coup, plaquant ses mains sur ses tempes dans un geste de soulagement : il était vivant, il était là, il avait l'air entier.

La colère submergea cependant presqu'immédiatement le soulagement, et c'est d'un pas rapide, saccadé, furibond, qu'elle rejoignit Rubens qui lui faisait dos, scrutant le vide autour de lui. Elle ne sut même pas comment il ne l'entendit pas venir sachant que ses boots martelaient la tôle dans un rythme soutenu. Arrivé à sa hauteur, elle s'empara du col de son t-shirt, le forçant à se retourner et le tirant à elle sans se soucier de lui faire mal, sans réaliser qu'il était proche, très proche d'elle. Elle était trop furieuse pour être sensible à cette proximité, et son visage furax ne laissait pas la moindre place à une quelconque sensualité. Ses yeux ambrés fusillèrent Rubens sur place, comme dans cette chanson humaine qu'il lui avait un jour fait écouter : elle a les yeux revolver.

« Est-ce que ton cerveau s'est fait complètement écrabouiller quand tu t'es ramassé sur cette route ? »

Elle était un peu étonnée que le garde du corps n'ait pas encore bondi pour lui faire une clef de bras et la plaquer au sol alors qu'elle était très clairement en train de l'agresser... même si elle avait une bonne raison. L'avait-il semé, lui aussi ?
Sa main lâcha le col, ses doigts se reserrèrent en un poing qu'elle tapa sur son sternum. Le but n'était, pour une fois, pas de faire mal, juste de manifester son énervement -au cas où Rubens en doutait hein...

« C'est dangereux ici, DANGEREUX, à quoi tu joues bordel ? »

Meg avait beau vivre dans son monde de bisounours, vouloir la paix entre les peuples, chercher à voir le meilleur chez les humains, essayer de voir l'espoir dans les yeux de ses semblables, la tolérance, la curiosité, elle n'était pas non plus 100% naïve. Elle savait que s'il y avait des gardes du corps pour les humains entrant dans le secteur, ce n'était pas que par précaution. Et elle ne comprenait pas POURQUOI Rubens se mettait inutilement en danger !

« J'ai cru que t'étais tombé sur un atrien humanophobe espèce de crétin ! T'imagines ce qui aurait pu t'arriver, oui? »

C'était du plat de la main qu'elle martelait son torse maintenant, espérant sans doute que le message allait mieux passer, que les mots allaient s'encrer, si elle lui tapait dessus en même temps. Typiquement Meg ! Elle perdait tout self control lorsqu'elle s'inquiétait, et ça se vérifiait d'autant plus quand Rubens était concerné... Fichu humain !


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MessageSujet: Re: Dans ta vie je ne sers qu'à décorer [Rubara]   Mer 20 Mai - 0:34


Track 1
On s'fait du mal

Megara & Rubens.
"Ma chérie je suis désolé, j'avoue ton coeur je l'ai cambriolé, j'sais que ton intimité s'est fait violer et que je n'ai pas su te consoler. On s'fait du mal faudrait qu'on passe à autre chose, on s'fait du mal avant que nos coeurs explosent  "
Hé ! Oh c'est elle ! Pas le temps d'être content qu'elle se met à le menacer, il fronce les sourcils avant de sentir s'afficher un petit sourire satisfait sur son propre visage. Elle peut pas se passer de moi en faite. Roh, rabas-joie, ta morale tu peux te la garder il ne va rien m'arriver, roh calme toi, elle voit le mal partout. … sûrement une excuse pour pouvoir encore le frapper ! Tu parles qu'elle s'inquiète ! Il grimaça pour le coup dans le sternum et finit par lui chopper les poignets quand elle décida de faire du tam tam sur son torse.

Un humanophobe, ce qu'il ne faut pas entendre ! Il pouffa en prononçant le mot puis soupira, tu imagines le pire mais que je viennes ici ou pendant les rencontres avec les Prodinas, j'ai jamais été agressé ! Y en a moins qu'on ne le pense. Il se tut pour lui sourire, espérant l'avoir calmé et rassuré. C'est adorable la façon qu'elle avait de s'inquiéter pour lui, d'ailleurs en parlant de s'inquiéter qu'est-ce qu'il foutait son garde du corps ? Bah qu'il prenne son temps il avait un atrien a agresser lui… oh merde ! Enfin je dis ça mais tout à l'heure j'ai vécu la pire agression qui soit ! Un truc sadique, façon ninja ! C'était pas crédible, il parlait comme s'il essayait de rattraper sa bavure mais elle était partie loin, très loin. Si ça se trouve j'ai été attaqué par un humain qui n'aime pas les Prodinas. Allez, change donc de version Rubens, elle ne va y voir que du feu. Doucement il lâcha le poignet gauche de Megara – mais sûrement pas le droit – pour prendre dans la poche de son jean un badge qu'il avait fait en l'honneur de l'association. Elyan avait apprécié l'initiative mais n'avait étrangement pas commercialisé le produit, heureusement pour sa chef il avait eu le temps de le faire et toute la ville pouvait se procurer des petits badges blanc avec E.T dessus et le slogan : « E.T ♥ Prodinas ».  Mince, du coup il allait devoir retourner dans la zone humaine ? Il pourrait lui proposer de le protéger dans le Secteur mais elle avait déjà refusé… il n'allait quand même pas courir pour qu'elle le suive ? … pourquoi pas… naaaaaaan ça serait trop fatiguant.

Qu'est-ce que tu fous Cassidy ?! Tu DOIS rester avec ton garde du corps ! Tu crois qu'on est là pour décorer ?!

Oups, il a mis trop de temps, l'employé du gouvernement a réussi à le retrouver. Il n'avait pas l'air content, pour ne pas dire furieux, ses pieds feraient presque sauter la tôle sous ses pas et il ne parlait pas de son visage crispé. Il aurait eu de la fumée sortant des narines que ça ne l'aurait pas étonné.

Qu'est-ce qu'elle fout là celle-là ?!

Celle-là était évidemment Megara, une pauvre Megara dont le poignet droit était toujours captif de Rubens et ce dernier était toujours immobile, attendant passivement de subir le courroux du garde du corps. Ce type était impressionnant par sa carrure mais plus encore par sa voix, un taureau fait homme, voilà ce que c'était ! Il devait aimer les stéroïdes c'est pas possible… Si je bouge, si je grogne, il m’aplatit comme une crêpe ?

Je t'ai posé une question !

Il sursauta, répondre, faut que je lui répondre, l'appréhension et la peur s'étaient emparées de lui, ses neurones n'arrivaient pas à se connecter, son coeur avait décidé que c'était le moment de battre un record de vitesse. Il voyait la main du garde du corps l'attraper par le col pour le traîner hors du Secteur, il l'imaginait aisément lui donner la raclée qu'il s'était imaginé, pire, il craignait qu'il n'envoie Meg chez elle et tout son beau plan tomberait à l'eau.

Ne me faites pas de mal ! Couina Rubens en se rapprochant de Megara pour se mettre dans son dos. Pour la virilité, on repassera demain. Elle… je me suis enfuie pour vous la livrer ! Et d'un coup franc il apposa ses deux mains à plat dans le dos de Megara et la poussa du mieux qu'il put vers le  garde du corps qui la réceptionna. Quand elle a vu que j'étais un Prodinas elle m'a insulté ! Elle a critiqué les humains et pourtant elle a côtoyé beaucoup : elle était dans le programme d'échange du PIA. Je voulais l'interroger pour la comprendre, vous savez qu'on utilise pas la violence nous, ben elle a refusé et on s'est disputé. C'est tout et là on allait prendre un café du côté humain pour régler nos différents, faire connaissance, toussa toussa et..

Ca sent l'embrouille votre truc. C'est quoi ton nom l'atrienne ? Répond moi, vous foutiez quoi ou je vous embarque au poste de sécurité et on règle ça dans les règles.

Merde, merde, merde ! Il sortait son calpin pour noter l'identité de Megara et pendant ce temps, Rubens se rongeait les ongles ne sachant pas comment échapper au garde du corps tout en gardant Meg avec lui. Il n'avait jamais été un bon menteur, il lui fallait toujours des heures et des heures d'auto-persuasion pour que ses mensonges sonnent crédibles. Là, dans l'action, il avait dit ce qui lui passait par la tête, un mensonge tout frais qui sentait bon la rancune. Fallait pas te détourner de moi et me frapper autant.
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MessageSujet: Re: Dans ta vie je ne sers qu'à décorer [Rubara]   Lun 25 Mai - 12:47


You and I go hard on each others
Like we're going to war
You and I get so, damn dysfunctional
We stopped keeping score

Rubara
Meg n'avait qu'une envie : empoigner sa tête et la cogner très fort à un mur... Ou faire la même chose avec celle de Rubens. Ce type était un abruti, inconscient, immature, égoïste, irréfléchi et dangereux pour lui-même et pour les autres ! Alors pourquoi, ô puissant Walvec, POURQUOI n'arrivait-elle juste pas à le détester ? Oh, elle arrivait à la détester... Mais sa haine était entrecoupée de moments où elle voulait le serrer dans ses bras, l'embrasser ou même... Oui bon hein. Bref. Ce n'était pas une haine pure et limpide, loin de là. Entre s'arracher les cheveux et arracher la tête de Rubens, les pulsions se déchaînaient dans sa tête.

Heureusement -quoique cet adverbe serait à remettre en perspective dans quelques secondes à peine- le garde du corps de Rubens vint les interrompre. Meg sentit le soulagement s'emparer d'elle : avec son garde du corps, il ne craignait pas grand chose. Ces soldats avaient été entraînés à protéger les civils des atriens anti-humains, Meg était rassurée de le voir ici. En tout cas... au début.

Prisonnière de l'emprise de Rubens, elle ne pouvait pas déguerpir, elle se contenta donc de rester immobile. L'humain parlait d'elle à la 3eme personne, comme si elle n'était pas là... Elle n'aimait pas cela, mais savait qu'elle n'avait pas intérêt à la ramener. Elle se tut, posant ses yeux sur Rubens. La question s'adressait à lui, elle attendait qu'il réponde. Ce qu'il fit. Et Megara eut du mal à ne pas tomber à la renverse en l'entendant déblatérer.

Les yeux couleur ambre de Megara, toujours obstinément fixés sur Rubens, s'élargissaient de plus en plus alors qu'elle l'écoutait raconter n'importe quoi sur son compte.

« Quoi ? Mais c'est n'importe quoi ! »

Cria-t-elle, ne pouvant pas retenir son indignation plus longtemps. Est-ce qu'il se rendait compte des ennuis qu'il allait lui coller en racontant ces conneries ? Il n'en avait pas l'air. Non, comme toujours, Rubens improvisait, et quand il improvisait, 9 fois sur 10, ça finissait en catastrophe. Sur des sujets un peu moins graves, Meg avait ri de sa maladresse, plus d'une fois, elle en avait même été attendrie. Mais là... Non ce n'était pas drôle. D'ailleurs le garde du corps n'avait pas l'air de trouver ça drôle non plus.
Le voilà qui sortait la grosse voix et le calepin, sans doute pour l'impressionner... et ça marchait plutôt bien à vrai dire. La brunette ouvrit et ferma la bouche plusieurs fois, imitant le poisson rouge, ne sachant pas comment se sortir de ce mauvais pas.

« Ecoutez monsieur... »

Commença-t-elle, faisant un pas vers lui, posant sa main sur l'avant bras du type dans un geste qu'elle pouvait apaisant.

« Bouge pas l'atrienne ! »

Le rugissement du garde surgit de sa gorge alors même qu'il lui faisait une clef de bras. Ca, Meg ne l'avait pas vu venir. Elle lâcha d'ailleurs un petit cri, plus de surprise que de douleur, même si pour sûr la clef de bras ne faisait pas du bien. Mais elle était une Adetir, des clefs de bras, Kleve lui en avait fait à gogo, elle pouvait supporter. Elle n'aimait juste pas beaucoup la tournure que prenait les choses. Elle vit le garde palper ses poches, sûrement à la recherche d'une paire de menottes, et elle paniqua. Elle ne pouvait pas aller en détention !
Sans trop réfléchir, elle donna un coup de coude de toutes ses forces dans la tête du garde du corps. Cela suffit à le faire la lâcher, elle put enchaîner par un coup de boule suivi d'un coup de pied qui suffit à l'assommer... quelques secondes au moins. Tiens, dans ta gueule ! Ne jamais sous estimer une Adetir.

Elle avait maintenant 5 secondes tout au plus pour décider si elle entraînait Rubens dans sa fuite ou non. Il allait la ralentir, pour sûr. Et il mériterait bien qu'elle le laisse en plan ici, avec le garde. Ca lui ferait les pieds. Oui mais voilà... Elle n'avait pas envie qu'il ait des ennuis. Malgré tout ce qu'il avait pu faire et faisait encore, elle ne pouvait juste pas l'abandonner.

« Suis moi ! »

Sans méditer d'avantage, elle s'empara de son poignet, et commença à détaler, le tirant derrière elle, ne lui laissant pas d'autres choix que celui de suivre le rythme.

Là, devant elle, si elle tournait à droite, le garde les perdrait de vue, ils pourraient facilement se faufiler et se fondre dans la première masse qu'ils trouveraient. Et après... Aucune idée. D'abord, il fallait semer l'emmerdeur. Le sourire de Meg s'élargissait alors qu'elle voyait le coin s'approcher, et qu'elle n'entendait toujours pas le garde à leur poursuite. Il devait encore retrouver ses esprits, ils avaient une longueur d'avance. Plus que 10 mètres, ils pouvaient le faire !

C'était en tout cas ce dont elle était persuadée et puis, le noir. Meg heurta de plein fouet l'obstacle qui venait de se dresser comme par magie devant elle. Dans le choc, elle lâcha la main de Rubens, perdit l'équilibre. Alors qu'elle tombait en arrière, presqu'au ralenti, elle eut l'occasion de lever les yeux vers ce qui avait stoppé sa course : un homme, un humain. Elle ferma les yeux, se maudissant : évidemment, l'autre garde avait du appeler des renforts dès qu'il avait retrouvé ses esprits.

Son dos heurta le sol et elle poussa un grognement de douleur. Bon sang, avait-on idée de faire un sol aussi solide ? Elle eut à peine le temps de finir de compter les points douloureux, que la montagne l'ayant stoppée s'emparait de son bras, la redressant de force, et la menottant dans la foulée. Meg était un peu sonnée par la chute, elle avait du mal à appréhender la situation. Ses yeux se tournèrent immédiatement vers Rubens : est-ce qu'il allait bien ? L'autre garde les avait rejoint, passait aussi des menottes à Cassidy. Il avait tenté de s'enfuir : c'était suspect.

« J'en connais 2 qui vont passer la journée au poste, j'espère que vous n'aviez pas trop de projets »

Déclara le 2eme soldat, poussant Megara pour la faire marcher dans la direction qu'il voulait, tout en gardant une main sur son épaule pour ne pas la laisser s'échapper une 2eme fois. Avec ses mains menottées dans son dos, la pauvre Adetir ne pouvait faire grand chose. Alors qu'ils se dirigeaient d'un pas certain vers le commissariat humain, Meg en profita pour jeter un regard noir à Rubens.

« T'es content ? »

Son ton était dur, de toute évidence, elle était en colère. Alors ok, elle avait aggravé les choses. Mais rien de tout cela ne serait arrivé si Rubens n'avait pas eu la BRILLANTE idée de l'accuser de choses 1) qu'elle n'avait pas faites 2) qui risquaient de lui attirer des ennuis majeurs avec l'armée et la justice humaines ! Elle ne comprenait même pas à quoi ça rimait. Est-ce que c'était parce qu'elle lui avait marché dessus ? Ok, c'était pas sympa ! Mais ça ne méritait pas non plus la prison bordel ! Si elle n'avait pas les deux mains attachées, nulle doute que Rubens aurait eu droit à un bon poing dans la figure. Meg s'exprimait toujours mieux avec ses mains...


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MessageSujet: Re: Dans ta vie je ne sers qu'à décorer [Rubara]   Mer 27 Mai - 22:47


Track 1
On s'fait du mal

Megara & Rubens.
"Ma chérie je suis désolé, j'avoue ton coeur je l'ai cambriolé, j'sais que ton intimité s'est fait violer et que je n'ai pas su te consoler. On s'fait du mal faudrait qu'on passe à autre chose, on s'fait du mal avant que nos coeurs explosent  "
Mais...mais… mais ça dégénère complètement ! La suite se déroula extrêmement vite dans un brouhaha inapproprié. Alors que Megara faisait preuve de mauvaise foi en critiquant la vérité vraie de Rubens de gentillesse en s'approchant du garde, ce dernier lui fit une prise de ninja. Nan mais ça va pas ?! Lâchez la !! Elle vous a rien fait !!! . Il était prêt à sauter sur le dos du garde pour qu'il libère Megara, ses genoux étaient pliés, manquait plus que l'élan mais elle s'en sortit très bien toute seule. Un autre aurait pu être déçu de ne pas sortir la panoplie musculaire, Rubens lui en fut très soulagé. Fiou, un soupir de soulagement lui échappa alors que ses  yeux verts brillaient d'admiration. Elle est trop mignonne quand elle fait ça. Ce côté folle furieuse déterminée forçait son respect et ça le rendait toujours tout chose, lui qui n'était pas comme ses parents ou sa sœur, pas comme elle, incapable de tout ça… et puis sait pas, ça a quelque chose de très attirant quand même une fille qui….

aaah !.

Elle dissipa la rêverie en l'entraînant loin du garde, bonne idée ! Bien meilleur que fantasmer sur son ex en pleine action pour sûr mais Ruby n'a pas le sens pratique. Il courut tant bien que mal, faisant un effort pour se maintenir à sa hauteur car même s'il était un bon coureur elle le dépassait de très loin. Aucune idée où elle l'entraîne mais c'était un détail, de toute façon il n'était pas en état de réfléchir actuellement, bien trop pris par la situation.

Meg !

Trop tard, le molosse avait arrêté sa sauveuse avant qu'elle ne l'entende. Il sentait bien que courir en la regardant n'était pas la meilleure idée qui soit ! La route ça aurait été mieux mais en même temps, pourquoi elle faisait pas gaffe ?! Bordel ! Une diversion et vite ! OH UN VAISS.... Trop tard, à l'instar de Megara il goûta le sol. Il eut juste le temps d'avoir le réflexe de mettre les mains en avant, à défaut d'amortir la chute son visage avait été épargné. Il sentait de tout petits cailloux dans ses paumes, ses genoux le lançaient et quand il fut remis debout il remarqua que son jean était un peu déchiré. Clic ! Des cercles de fer lui serrèrent les poignets, doucement ! grogna t-il mais le garde ne lui répondit pas, pourquoi s'embêter à discuter avec un morveux quand se taire l'énerve encore plus ? Rubens râlait, se faisait du mal à tirer sur ses bras pour casser ses menottes, couinait pour attirer la pitié du garde qui restait stoïque.

Puis ce fut le drame.

Ils ne pouvaient PAS les emmener au poste, nan, tout ça il le savait c'était une mascarade sadique pour leur faire peur mais c'était du vent ! Rien de sérieux ! C'était une MAUVAISE BLAGUE ! AHAHA ! Voilà, on s'marre et c'est bouclé, à plus dans le bus on s'fait une petite bouffe.  Megara tombe dans leur piège, l'engueule mais il ne réplique pas, elle a pas tord mais elle se plante : c'est une blague.

T'inquiète, c'est pour nous faire peur, on va juste à leur poste et puis c'est bon

Mais oui c'était ça, juste une p'tite frayeur ! Il avait failli y croire, persuasif le mec ! Pfouh l'adrénaline de la course, le plaquage au sol, les menottes, ils avaient pas lésiné sur les moyens ! C'est pas des tires au flanc dans l'armée ! Ils marchèrent en silence, les deux gardes muets et aussi expressifs que des tombes, Meg pas contente et Rubens qui avait un demi sourire. Ca va aller, ils s'étaient grillés en parlant du poste, ja-mais ils ne l'emmènerait LUI là-bas. Ja-mais. C'est con votre plan était bien rodé les mecs mais vous vous êtes grillés tout seuuuul.

_Pourquoi on a dépassé le Secteur ? On va pas au poste hein ?
_Si, on vous l'a dis
_Ah mais nan c'est pas possible ! Vous blaguez!
Silence, bordel ils sont chiant à se la fermer quand faut parler !
_Vous ne savez pas qui je suis ?! Cassidy ça vous dis rien?!!!
_On sait qui tu es Rubens mais ça change rien
_Vous allez être VIRE ! VIRE si vous m'emmenez là-bas !…. Nan mais répondez moi, j'dis ça pour vous ! Vous allez être viré si vous faites ça !

On sentait la panique dans sa voix. Rubens n'était pas hautain, il les avertissait comme il pouvait qu'à ses yeux ils les conduisaient tous dans les ténèbres ! Que c'était la fin pour les gardes et pour eux deux aussi ! Mort assurée à la fin de la route ! We're on the highwaaaaaaaay to heeeeeeell  ♫

Arrête de te tortiller ! Ca ne changera rien tu viens avec nous !

Ils mirent plus de temps que prévu à se rendre au commissariat. Rubens ayant tenté une fuite mais tomba, puis fit un seeting sur le sol mais fut vite relevé, quand il se mis à chanter – faux – If this is our last, last dance. Move a bit closer, just let it take over. And if this is our final chance. Lets make it worth it and dance until we stop the world, toute la chanson en boucle, le plus grand garde l'attrapa et le mis sur ses épaules tel un sac. Une fois devant le commissariat il fut remis sur ses pieds et sans attendre les deux adolescents furent conduit au bureau du commissaire.

_ Monsieur, vous nous avez dis de ne pas faire de distinction entres les personnes…. Une gène passa sur le visage du garde, un bref moment d'hésitation mais il fit néanmoins signe à son collègue d'avancer Megara et Rubens alors qu'il reprenait la parole d'une voix automatique. Ils étaient sur un toit du Secteur, Rubens est amoché et ils se disputaient, comme leur histoire n'était pas clair et qu'ils ont essayé de s'enfuir nous avons jugé préférable de vous les emmener. Elle s'appelle Megara Hendrickson.

_ Vous avez bien fais. Laissez nous, vous deux, asseyez-vous.

Il l'avait vu froncer les yeux en entendant le prénom de Meg, vague écho des repas de famille où Rubens les bassinaient de long en large par des : « vous avez tords Megara elle n'est pas comme ça » ou « Je devrais apprendre à faire ton rôti papa, Meg est très curieuse de notre culture, ça devrait lui plaire ». Son regard se fut plus noir quand il le posa sur Megara, Rubens baissa les yeux et se pris de passion pour un petit fil de son jean abîmé.

Le commissariat était un lieu bruyant, vivant, les téléphones n'arrêtaient pas de sonner et il y avait toujours quelqu'un pour demander un truc à un autre situé à l'autre bout. Assommant de bruit, pourtant entre les trois il n'y avait que du silence. Il attend que je dise quelque chose, que je fasse quelque chose. Je sens son regard sur moi, pas envie de voir la déception et pourquoi il n'a pas engueulé ses collègues ? J'suis son fils, c'est la honte que je sois là, assis devant son bureau, ça la fout mal pour notre famille : il aurait dû nous éviter ça ! Le silence se brise, Rubens toussote, il n'a pas trouvé mieux.

_Regarde moi
_Meg, je te présente mon père, papa c'est elle dont je t'ai parlé… surpriiiise
_Tu trouves ça drôle Ben ?
_… un peu ?
_Non.

Il avait tenté une pauvre blague avec un sourire en carton mais son père semblait hermétique, comme à chaque fois qu'il en avait gros sur les nerfs, un vrai bloc. Un bloc qui explose sans prévenir. il pose à nouveau son regard sur Megara, Rubens frémit.

_ Votre version de faits Mademoiselle Hendrickson ? Pourquoi il est dans cet état ?
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MessageSujet: Re: Dans ta vie je ne sers qu'à décorer [Rubara]   Mer 3 Juin - 19:53


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Alors que Rubens semblait persuadé que les policiers n'allaient pas les traîner de force au commissariat, Meg semblait nettement moins convaincue. Elle leva les yeux au ciel, exaspérée de le voir nier la réalité, mais ne dit rien. Plus elle se ferait remarquer, et moins enviable son sort deviendrait, elle le sentait bien. Rubens, lui, était fidèle à lui-même : il braillait, il gigotait, il faisait son intéressant, se faisait remarquer, tentait de s'enfuire, de protester... Meg se demandait un peu ce qu'il essayait de faire. Les choses devinrent encore plus bizarre alors qu'elle les écoutait parler entre eux. « On sait qui tu es Rubens » … Ah bon ? Est-ce qu'il finissait tellement souvent chez les flics qu'ils avaient fini par l'identifier ?

Arrivés au commissariat, les surprises n'étaient pas finies. Les deux gardes évoquaient Rubens par son prénom, comme s'il était connu comme le loup blanc ici. Meg haussa un sourcil, se demandant ce qu'il pouvait bien foutre pour finir aussi souvent là... Ok, il était un peu turbulent, mais tout de là à se faire arrêter, tout de même !
Elle s'assit quand on le lui demanda, songeant que s'il se focalisait sur Rubens le voyou, il allait peut être oublier qu'elle était Atrienne, ce qui en soit était une circonstance aggravante dans ce genre de cas.

Les yeux s'arrondirent d'abord sous la surprise avant de rétrécir, se transformant à nouveau en un regard noir : sérieusement Rubens ? Les présentations à la famille ? "Salut papa je te présente mon ex" ? Bon techniquement il n'avait pas dit "mon ex", mais le père devait tout de même savoir qui elle était. Elle n'avait, pour sûr, pas vu venir la suite.

Elle s'attendit à se prendre une douche froide -ou à ce que Rubens s'en prenne une- elle n'eut droit qu'à du silence. Cassidy avait l'air... mal à l'aise. Et le commissaire continuait de les fixer -enfin surtout lui- sans mot dire. Il y avait CLAIREMENT quelque chose de louche dans l'air, elle ne savait juste pas quoi. Et puis, ce fut la révélation.

Les yeux s'arrondirent d'abord sous la surprise, quelques longues secondes, avant de rétrécir, se transformant à nouveau en un regard noir : sérieusement Rubens ? Les présentations à la famille ? "Salut papa je te présente mon ex" ? Bon techniquement il n'avait pas dit "mon ex", mais le père devait tout de même savoir, au moins vaguement, qui elle était.  Elle n'eut guère plus de temps pour s'en remettre, voilà que le « papounet » s'adressait directement à elle.

A la question du commissaire Meg se mordit un peu trop violemment la lèvre, s'interdisant de répondre impulsivement. Ce qu'elle avait envie de lui répondre ? « Parce que vos gorilles ont la délicatesse d'un sanglier ivre » Ah merde, est-ce qu'elle venait de balancer ça à voix haute ? Apparemment. Elle détourna les yeux, s'infligeant une claque mentale. Apprends à la fermer, ma fille. Au moins, elle avait ravalé la fin de sa phrase, où, après avoir traité ses hommes de gorille, elle traitait son fils de sauterelle incapable de tenir en place. Meg avait bien révisé son bestiaire terrien aujourd'hui -entre les gorilles, sangliers et sauterelles- mais elle doutait que ça lui donne des bons points pour le coup. Quelque chose lui disait que quoiqu'elle ait à dire, elle allait s'en prendre plein la gueule.

Décidant de reprendre plus calmement, elle se redressa un peu sur sa chaise, cherchant une position plus confortable alors qu'elle posait ses yeux sur le commissaire, essayant d'avoir l'air la plus... Inoffensive possible.

« Les ... » Pas gorilles, pas gorilles « ...policiers l'ont mis à terre pour l'empêcher de s'enfuir et lui passer les menottes »

Expliqua-t-elle, se gardant bien de dire qu'elle lui avait auparavant marché dessus et martelé de coups de poing furieux. Inutile de lui dévoiler directement tout son emploi du temps, ça ne ferait pas avancer le schmilblik, dans son cas ça le ferait peut être même reculer. Et puis ça n'enlèvait rien au fait que ces deux gardes soient des brutes épaisses qui avaient malmené Rubens. Certes, il l'avait cherché, à courir partout, s'agiter, refuser d'avancer, et tout le tintouin... Mais quand même.

« Je ne lui voulais pas de mal. Je voulais qu'il parte du secteur avant qu'il ne lui arrive quelque chose... »

Ajouta-t-elle, jetant au passage un regard noir à Rubens qui, au lieu de l'écouter, avait fait sa tête de mule, se demandant si elle allait s'attirer des honneurs ou des ennuis en disant cela -probablement les seconds étant donné le regard peu avenant que lui jetait son interlocuteur. Elle ne savait pas exactement ce que Rubens avait pu raconter sur son compte, mais de toute évidence, cela n'avait pas fait de son père un grand fan. Elle ne pouvait pas dire qu'elle ne s'y attendait pas... Même ses parents, les atriens les plus "humains-friendly" qu'elle connaisse, n'étaient pas très adepte des couples mixtes. Ils ne lui avaient jamais rien reproché vis à vis de Rubens, mais ils ne se privaient pas de faire quelques commentaires fourbes, du type "il faut faire ses expériences à son âge", ce qui en langage Hendricksonien signifiait "pour faire joujou un humain c'est sympa, ça t'occupera d'ici à ce que tu trouves le grand amour ATRIEN de ta vie". Et ça, c'était des pro-humains. On ne parlait même pas des anti-humains... Rien que d'imaginer ce qui aurait pu arriver à Rubens s'il était tombé sur l'un d'eux, elle en avait des sueurs froides. Lui, il ne voulait pas prendre la menace au sérieux, elle, elle savait ce qui se tramait dans l'ombre, et elle n'aurai pas cela. Elle ne comprenait pas que la police puisse être aussi négligeante. Et tiens, puisqu'elle les avait sous la main....

« D'ailleurs elle fout quoi la police pendant que le fils du commissaire se balade TOUT SEUL dans le secteur ? Si les gardes du corps se font semer aussi facilement faut les renommer des perd-le-corps... »

Elle avait, une fois de plus, oublié de se taire. Critiquer les sbires du commissaire ? NOT a good idea. Un peu trop tard pour s'en rendre compte ceci dit. De toute façon si Meg avait sa langue dans sa poche, si elle savait faire preuve de sagesse et de raison plutôt que de franchise un peu trop brute, ça se saurait. Rubens ne devait même pas être surpris de la voir s'énerver comme ça... Pour sur, si son père s'était attendu à une poupée de chiffons bien docile, il allait être déçu. Mais son père ne s'attendait probablement à rien du tout, surtout pas à ce que son fiston ramène son ex alien de copine en menottes.


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MessageSujet: Re: Dans ta vie je ne sers qu'à décorer [Rubara]   Dim 21 Juin - 16:46


Track 1
On s'fait du mal

Megara & Rubens.
"Ma chérie je suis désolé, j'avoue ton coeur je l'ai cambriolé, j'sais que ton intimité s'est fait violer et que je n'ai pas su te consoler. On s'fait du mal faudrait qu'on passe à autre chose, on s'fait du mal avant que nos coeurs explosent  "
C'était pas du tout comme ça qu'il avait imaginé présenter Meg à sa famille. Autour d'un café, cela aurait été quand même vachement plus sympathique et son père aurait pu se défouler sur les gâteaux ! Il savait le patriarche peut aimant vis-à-vis des atriens, ce n'était pas pour rien qu'il avait planqué Meg et décidé – en partit – de rompre. Qu'allait-il faire ? L'arrêter pour avoir entraîné son fils ici ? Pour l'avoir dévergondé ? Pour lui avoir refilé le virus de l'atriens mania  ? Le suspense est à son comble, Rubens ne tient plus en place et ça se voit, il commence à bouger sur sa chaise. Heureusement il se rassurait en se disant que Megara saurait avoir la répartie adéquate qui allait les disculper tous les deux. Un truc de fille qui allait la rendre adorable aux yeux du paternel et … oh mais oui idée de génie ! Meg DOIT jouer à l'ex parfaite pour que son père comprenne que les atriens sont des gens biens et qu'ils doivent être aimés ! Vas-y Meg, il croit en toi ! Balance lui ton regard le plus trognon, ta voix la plus sensuelle et en avant l'hypnose, Rubens prépare les badges Prodi' pour son papou.

C'est la pire réponse du monde. Il vit le regard de son père s'enflammer, brièvement, juste assez pour que Ruby déglutisse et décale bruyamment sa chaise de Megara. Nan mais je la connais pas, on a rompu y a une éternitéééé, depuis y a eu Cyan et y en aura pleeeein d'autres après. Elle, tu peux la manger aux oignons mon papounet que j'aime fort.

Il croisa les bras et alors qu'elle osait reprendre la parole, darda sur elle un regard sombre : t'as intérêt à rattraper le coup ! Pour le coup il l'a trouvait moins adorable qu'habituellement, ça faisait pas de mal de ne pas avoir ses fantasmes en ce moment. Ca aurait été UN PEU ennuyeux qu'il revasse alors que son père commençait à s'impatienter. Clairement il avait l'impression que Megara se foutait de lui et ça, Ruby était sûr que c'était sur lui que ça allait retomber au dîner.

Deuxième tentative plus réussie mais son père n'avait pas Alzheimer, il se rappellerait les sangliers…  ROH MAIS CEST PAS VRAI ! Une vraie harpie celle-là ! Voilà qu'elle l'accusait ?! Ben fait moi passer pour une crétin auprès de mon père et toi, pour ma sauveuse ! On a dit « nous en sortir bien tous les deux », pas juste toi ! Bon okay techniquement il ne lui avait pas dis, mais penser, mais c'était pareil. Son père, forcément, eut un regard sombre pour Meg mais pour son fils ce fut pire : il l'ignora. Nan mais pa… là il savait que ça allait chauffer pour lui et tout ça, c'était la faute de Megara. Elle n'avait qu'à pas le faire passer pour un crétin ! Elle pouvait pas mentir ?! Ruru ou l'art de la mauvaise foi, volume 40.

Meg était lancée, plus rien ne l'arrêtait, après les sangliers ivres, les paroles réconfortantes et l'inévitable « votre fils est stupide », place à la redresseuse de tords ! La voilà qui critique le système, s'insurge et s'il trouve ça adorable en temps normal, là, il a envie de la faire taire. C'est pas un flic lambda bordel c'est mon père ! P-E-R-E ! Papou Cassidy qui peut déjà PAS te voir en peinture ! Tais toi Meg ! D'ailleurs il va la faire se taire ! Aussitôt pensé, aussitôt fait ! Rubens bondit vers Megara et plaqua sa main sur sa bouche, bien fort pour qu'elle ne puisse pas s'en défaire. Il en profita pour se lever, sans la lâcher, et lui prit les épaules pour la serrer contre lui au cas où elle  aurait l'idée folle de se débattre et de chercher à s'exprimer. Chut, gentille Meg, tu te tais.

- Quelle chouette rencontre ! Elle a du caractère hein ? Ahah elle est comme Cora et maman, j'ai pris de toi !

C'était minable comme humour, vraiment et le regard morne de son père le lui confirma. J'aime pas quand il ne parle pas, ça me fait toujours parler.

- On va y aller hein, c'était super sympa papa on se voit ce soir !
- Je prend note jeune fille, je crains que ce garde n'ait été un peu trop négligeant car il s'agissait de mon fils. Merci d'avoir veillé sur lui.

Il pris son téléphone, pianota un numéro et leur fit signe d'attendre. Rubens tenait toujours Meg, sa main sur sa bouche, n'appréciant même pas la proximité tellement il était concentré sur son père. Il est d'accord avec elle ? Elle aurait réussi le test ? Il ne me dit pas de la lâcher… Ah, ça décroche au bout du fil !

- Oui, c'est Cassidy. C'était pour vous prévenir que le prénommé Rubens Cassidy était dorénavant interdit de Secteur jusqu'à nouvel ordre. Oui je sais… oui… écoutez certains humains ne comprennent pas les risques qu'ils y encourent, c'est le seul moyen que j'ai trouvé pour qu'il apprenne la leçon. Il raccrocha alors que Rubens était devenu tout pâle. Je n'aime pas le ton que vous avez employé mademoiselle mais j'apprécie votre honnêteté, maintenant sortez et pour l'amour de Dieu Rubens lâche la elle va s'étouffer !

Il obéit, stupéfait, hésitant à faire un tapage pour défendre son droit constitutionnel (si si) à entrer dans le Secteur mais il préféra ne rien en faire. Ils en parleront en privé ce soir… C'était bizarre cette histoire mais c'était bien. Il pouvait souffler, son père appréciait Megara semblait-il, alors si lui paie leurs bêtises au moins y a un truc de gagné. Sans un mot, il attrapa le bras de Meg et la traîna hors du commissariat.

Sympa ! Maintenant je suis punis ! Merci ! Il se tut, la dévisagea, l'air toujours aussi furieux et la voix exaspérée, quelle traitresse, double traitresse qui lui a marché dessus et qui maintenant lui plante un couteau dans le dos. Au moins mon père t'as à la bonne ! Il vous déteste mais toi ça passe ? Sérieux ! Ca m'étonne même pas ! Faut croire que tu sais faire que ça ! Envoûter du Cassidy pour ensuite les trahir ! T'aurais pu mentir pour me protéger ! T'es vraiment qu'une espèce d'orque ! T'as l'air adorable comme Willie mais t'es vicieuse et tu bouffes des phoques !

Ruru et la mauvaise foi, volume 41… et sérieusement, il doit arrêter de regarder la chaîne animalière.

Dans le commissariat, l'inspecteur Cassidy ouvrait un fichier au nom de Megara Hendrickson. Sourire, être compréhensif, pour garder son emploi, pour faire son job mais ne pas tomber dans le piège. Il ne la sentait pas, celle là. Il n'en sentait aucun.
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MessageSujet: Re: Dans ta vie je ne sers qu'à décorer [Rubara]   Dim 21 Juin - 19:47


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Meg était bien partie pour déballer tout ce qu'elle avait sur le cœur et dans la tête, oubliant un peu à qui elle avait à faire... Dur de dire ce qui était le pire : manquer de respect au commissaire de la ville ou à l'ex beau papa ? Aux yeux de n'importe qui, le premier, sans nul doute. Aux yeux de Rubens, sûrement le 2eme. Il lui jetait des oeillades réprobatrices, elle les ignorait volontairement, ne lachant pas Papa Cassidy des yeux. Fallait pas briser son ptit cœur, Rubens, maintenant, faire des efforts, ce n'est clairement pas sa priorité.

C'est ce moment que choisit Rubens, probablement lassé d'être ignoré, pour littéralement lui bondir dessus. Meg sursauta sur sa chaise, mais ne put émettre aucune protestation car déjà la main de l'humain se plaquait sur sa bouche. Elle grogna, essaya de le mordre,mais tout ce qu'elle parvint à faire, c'était à lui baver sur la paume... Bordel il avait une grande main mine de rien !
Elle ne l'écouta même pas déblatérer, essayant comme elle pouvait de se dégager de son étreinte. C'était pas possible ça ! ELLE, une Adetir, qui n'arrivait pas à se débarrasser d'un simple humain N'importe quoi ! Elle s'auto-énervait, mais n'arrivait pas à se dégager.

Ce fut finalement la voix du commissaire qui la calme instantanément. Minute... hein ?
Meg trouvait ça un peu bizarre que le commissaire soit si facilement d'accord avec elle... A ce stade elle s'était presque attendue à ce qu'il lui ordonne de la fermer et la jette en prison pour outrage à agent- il aurait pu, franchement dit. A la place il la... remerciait ? Euh... sérieusement là ?
Toujours immobilisée par Rubens, la brunette fronça les sourcils, incertaine de la réaction à avoir. De toute façon, avec son pot de colle d'ex sur elle, elle ne pouvait pas dire grand chose.

Elle profita de la stupeur de Rubens pour lui filer un coup de coude et se dégager, en vain. Ce fut finalement le commissaire qui fut remarquer à son fils qu'il était en train de la faire suffoquer. Ah bah QUAND MËME !
Elle lui jeta un regard tueur, mais ne dit rien, songeant qu'elle n'allait pas encore aggraver son cas. Elle remercia le commissaire du bout des lèvres avant de suivre Rubens dehors -même si « se faire traîner dehors par Rubens » était probablement plus juste.

Arrivés à l'extérieur, elle tira furieusement son bras pour le dégager. Est-ce qu'il allait arrêter de la brimer à tout va ouais ? Elle s'apprêta à pousser une gueulante pour lui remettre le cerveau à l'endroit, mais il la devança dans les engueulades. Mais quel con !

« C'est pour ton bien, triple buse ! Combien de fois faut te dire que le secteur est dangereux ? »

Beaucoup, beaucoup, beaucouuuuup de fois. A ce stade il fallait enregistrer une cassette récitant « Le secteur est dangereux pour moi » et la lui passer en boucle pour être sûr qu'il captait le message. Et encore... pas sûr que ça marche avec une tête de brique comme lui. Mais Rubens ne l'écoutait déjà plus, partant, une fois n'était pas coutume, dans des délires multiples. Meg ouvrit de grands yeux outrés.

« Envoûter les Cassidys puis les trahir ? Mais TU T'ENTENDS OUI ? »

Non, il ne s'entendait pas, et pas sûr qu'il ne l'entende elle. Il était déjà parti loin avec ses histoires d'orques, Meg n'avait pas la moindre idée de qui était ce Willy, et si en temps normal elle se serait empressée de demander plus d'explications pour découvrir un nouvel aspect de la culture humaine, là, elle était juste trop énervée.

« Qui est-ce qui M'A envoutée pour ensuite me tromper avec la première humaine venue ? Hein ? QUI ? »

Elle ne lui laissa pas le temps de répondre, déjà la claque était partie, s'abattant sur sa joue dans un bruit fort. Vu le bruit, ça avait du faire mal, au moins un peu. Mais elle s'en foutait. Il avait dépassé les bornes, elle n'avait pas envie de l'écouter l'accuser de tous les torts, tout ça pour ne pas admettre que c'était lui, le salaud.
D'ailleurs elle ne voulait plus l'entendre parler, alors elle allait dans le seul endroit où elle serait maintenant sûre de ne plus le trouver : le Secteur. La journée avait pourtant si bien commencé...


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